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Insee Conjoncture Hauts-de-France · Janvier 2026 · n° 49
Insee Conjoncture Hauts-de-FranceChômage à la hausse et bilan contrasté pour la construction Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025

Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee), Jérémy Warmoes (Dreal).

Au 3e trimestre 2025, l’emploi salarié se contracte très légèrement dans les Hauts-de-France, après une augmentation au trimestre précédent. Le taux de chômage poursuit sa tendance haussière entamée deux trimestres auparavant. Il s’établit à 9,2 % de la population active régionale ce trimestre. La construction affiche un bilan contrasté : alors que les autorisations de construction de logements progressent, la vente de logements neufs est toujours en berne.

Insee Conjoncture Hauts-de-France
No 49
Paru le :Paru le15/01/2026

Consolidation modérée, croissance ravivée

La France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance de +0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.

Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait sa baisse entamée cet été. L’emploi salarié serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Le chômage s’élèverait un peu, à 7,8 % mi-2026.

Dans les Hauts-de-France, l’activité économique progresse

Sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles soient uniformes sur le territoire national, l’activité économique augmenterait de 0,5 % au 3e trimestre 2025 dans les Hauts-de-France. L’ensemble des secteurs bénéficierait de cette reprise, avec une hausse notable dans l’industrie et le tertiaire marchand.

Léger recul de l’emploi salarié

Après deux trimestres consécutifs de faible hausse, l’emploi salarié marque un arrêt dans les Hauts-de-France au 3e trimestre 2025 et se contracte très légèrement (-0,1 %) (figure 1). En France hors Mayotte, l’emploi se stabilise ce trimestre (-0,0 %) après une progression de 0,2 % au 2e trimestre 2025. Avec une perte de 2 500 emplois dans le secteur privé (-0,2 %) et un gain de 200 emplois dans le secteur public (+0,0 %) ce trimestre, la région compte 2 138 400 salariés fin septembre 2025.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2018)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2018))
Période Emploi salarié total - Hauts-de-France Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Hauts-de-France Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2018 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2019 100,5 100,7 100,7 100,8
2ᵉ trim. 2019 100,7 100,9 100,8 101,0
3ᵉ trim. 2019 100,8 101,1 100,7 101,3
4ᵉ trim. 2019 101,0 101,5 101,1 101,8
1ᵉ trim. 2020 99,2 99,6 98,8 99,4
2ᵉ trim. 2020 98,8 99,1 98,8 99,1
3ᵉ trim. 2020 101,0 101,2 101,0 101,3
4ᵉ trim. 2020 101,2 101,2 101,3 101,3
1ᵉ trim. 2021 101,8 101,9 102,2 102,2
2ᵉ trim. 2021 102,7 103,0 103,3 103,5
3ᵉ trim. 2021 103,5 103,8 104,1 104,5
4ᵉ trim. 2021 104,1 104,4 104,9 105,3
1ᵉ trim. 2022 104,2 104,9 105,0 105,8
2ᵉ trim. 2022 104,3 105,1 105,1 106,1
3ᵉ trim. 2022 104,4 105,4 105,3 106,5
4ᵉ trim. 2022 104,4 105,8 105,4 107,0
1ᵉ trim. 2023 104,5 106,0 105,4 107,1
2ᵉ trim. 2023 104,5 106,2 105,5 107,3
3ᵉ trim. 2023 104,4 106,3 105,4 107,4
4ᵉ trim. 2023 104,6 106,5 105,4 107,5
1ᵉ trim. 2024 104,8 106,8 105,6 107,8
2ᵉ trim. 2024 104,6 106,6 105,3 107,5
3ᵉ trim. 2024 104,8 106,8 105,6 107,7
4ᵉ trim. 2024 104,5 106,5 105,4 107,4
1ᵉ trim. 2025 104,5 106,5 105,3 107,2
2ᵉ trim. 2025 104,7 106,7 105,4 107,5
3ᵉ trim. 2025 104,6 106,6 105,3 107,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié dans la Somme progresse légèrement (+0,1 %) alors qu’il recule de 0,3 % dans l’Aisne et de 0,1 % dans les autres départements. Les effectifs du secteur public sont en hausse de 0,2 % ce trimestre dans l’Aisne, le Nord et l’Oise. Ils restent stables dans la Somme (+0,0 %) et reculent de 0,4 % dans le Pas-de-Calais. Le nombre d’emplois privés augmente de 0,1 % dans la Somme et stagne dans le Pas-de-Calais (+0,0 %) ; il diminue de 0,1 % dans l’Oise, 0,2 % dans le Nord et 0,5 % dans l’Aisne.

Alors que les effectifs intérimaires baissent de nouveau en France hors Mayotte (-0,6 %) au 3e trimestre 2025, ils marquent un arrêt (-0,1 %) dans les Hauts-de-France après la forte hausse des deux trimestres précédents (+1,1 % puis +1,3 %). La région compte ainsi 65 200 intérimaires fin septembre 2025 (figure 2).

Figure 2Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur

Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur
Secteur d’activité Emploi au 3e trimestre 2025 (en nombre) Évolution par rapport au 2e trimestre 2025 Évolution annuelle (en %)
En nombre En % France hors Mayotte (en %)
Agriculture 22 300 -500 -2,2 -3,5 -0,2
Industrie 288 400 -800 -0,3 -0,1 -0,6
Construction 116 800 -100 -0,1 0,0 -1,1
Tertiaire marchand hors intérim 886 700 -900 -0,1 0,0 -0,3
Intérim 65 200 0 -0,1 -0,6 1,2
Tertiaire non marchand 759 000 -100 0,0 0,2 0,1
Ensemble 2 138 400 -2 400 -0,1 0,0 -0,2
  • Note : Données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Après deux trimestres consécutifs de hausse, le nombre de salariés du tertiaire non marchand stagne dans la région (0,0 %). L’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim, en progression de 0,1 % au 2e trimestre 2025, recule de 0,1 % ce trimestre (soit -900 emplois). Deux secteurs contribuent fortement à cette baisse : les activités d’information et de communication (-1,1 % soit -400 emplois) et les autres activités de services (-1,0 % , soit -800 salariés). Les effectifs salariés du secteur de la construction reculent pour le 4e trimestre consécutif, de 0,1 % ce trimestre. Les emplois dans l’industrie diminuent de 0,3 % au 3e trimestre 2025, soit 800 salariés, poursuivant la tendance engagée depuis fin 2024. Ce recul est porté par l’activité de fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (-0,6 %), la fabrication d’autres produits industriels (-0,5 %) et la fabrication de matériels de transport (-0,3 %). Seule la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines poursuit sa tendance à la hausse des derniers trimestres (+1,4 %).

Dans l’agriculture, les effectifs salariés baissent fortement ce trimestre dans la région (-2,2 % soit -500 emplois) et au niveau national (-3,5 %). Ce repli provient essentiellement de vendanges particulièrement précoces en 2025 plus concentrées en août que d’habitude, ce qui a entraîné un nombre inhabituellement faible d’emplois dans le secteur en fin de 3e trimestre.

Nouvelle hausse du chômage

Le taux de chômage augmente de 0,1 point au 3e trimestre 2025 dans les Hauts-de-France comme à l’échelle nationale (figure 3). Avec cette troisième hausse consécutive, il s’établit à 9,2 % de la population active régionale (7,7 % en France hors Mayotte), soit le taux le plus élevé de métropole, à égalité avec l’Occitanie. Sur un an, il progresse de 0,2 point dans la région contre 0,3 point en France hors Mayotte.

Figure 3Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Hauts-de-France France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2018 10,9 8,8
1ᵉ trim. 2019 10,9 8,8
2ᵉ trim. 2019 10,4 8,4
3ᵉ trim. 2019 10,2 8,3
4ᵉ trim. 2019 10,1 8,2
1ᵉ trim. 2020 9,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 10,6 8,9
4ᵉ trim. 2020 9,5 8,1
1ᵉ trim. 2021 9,7 8,2
2ᵉ trim. 2021 9,3 7,9
3ᵉ trim. 2021 9,4 7,9
4ᵉ trim. 2021 8,9 7,4
1ᵉ trim. 2022 8,8 7,4
2ᵉ trim. 2022 9,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 8,6 7,2
4ᵉ trim. 2022 8,7 7,1
1ᵉ trim. 2023 8,7 7,1
2ᵉ trim. 2023 8,9 7,2
3ᵉ trim. 2023 9,1 7,4
4ᵉ trim. 2023 9,3 7,5
1ᵉ trim. 2024 9,2 7,5
2ᵉ trim. 2024 9,0 7,3
3ᵉ trim. 2024 9,0 7,4
4ᵉ trim. 2024 8,8 7,3
1ᵉ trim. 2025 9,0 7,5
2ᵉ trim. 2025 9,1 7,6
3ᵉ trim. 2025 9,2 7,7
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 3Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Au sein de la région, le taux de chômage croît dans tous les départements au 3e trimestre 2025, excepté dans l’Oise où il se stabilise à 7,7 %. Il progresse en particulier dans le Nord (+0,2 point) pour atteindre 10,0 % ce trimestre. Il est en légère hausse (+0,1 point) dans les trois autres départements pour atteindre 8,5 % dans la Somme, 8,6 % dans le Pas-de-Calais et 10,3 % dans l’Aisne. Le taux de chômage de l’Aisne demeure l’un des plus élevés de France métropolitaine, derrière celui des Pyrénées-Orientales (12,2 %), de la Seine-Saint-Denis (10,8 %), de l’Hérault (10,6 %) et de l’Aude (10,5 %).

Les autorisations de construction de logements repartent à la hausse

Au 3e trimestre 2025 dans les Hauts-de-France, 7 200 logements ont été autorisés à la construction, soit 9,1 % de plus qu’au 3e trimestre 2024 (figure 4). Cette hausse est moins marquée que celle observée en France hors Mayotte (+26,6 %). Sur les douze derniers mois (d’octobre 2024 à septembre 2025), 25 500 permis de construire ont été délivrés, soit une hausse de 5,4 % par rapport aux douze mois précédents (d’octobre 2023 à septembre 2024). Cette hausse est portée par le Nord (+13,6 %) et l’Aisne (+14,5 %), et dans une moindre mesure par l’Oise (+4,2 %). À l’inverse, les autorisations sont en baisse dans le Pas-de-Calais (-1,9 %) et la Somme (-11,9 %). Au niveau national, les autorisations augmentent de 10,6 % sur cette période.

Figure 4Évolution du nombre de logements autorisés à la construction et mis en chantier dans les Hauts-de-France

Évolution du nombre de logements autorisés à la construction et mis en chantier dans les Hauts-de-France
Année Trimestre Logements autorisés Logements commencés
2020 T1 7 336 6 154
T2 5 640 3 928
T3 5 954 4 984
T4 6 496 7 331
2021 T1 7 133 5 780
T2 8 197 5 774
T3 8 257 5 813
T4 7 638 9 522
2022 T1 9 967 6 007
T2 9 974 6 824
T3 8 674 4 332
T4 5 262 8 469
2023 T1 4 952 4 987
T2 7 139 4 659
T3 8 648 3 641
T4 6 541 5 654
2024 T1 5 681 3 474
T2 5 376 5 280
T3 6 592 3 420
T4 5 420 7 086
2025 T1 5 658 3 789
T2 7 226 5 065
T3 7 193 4 035
  • Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.

Figure 4Évolution du nombre de logements autorisés à la construction et mis en chantier dans les Hauts-de-France

  • Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.

Ce trimestre, 4 000 mises en chantier ont été enregistrées dans la région, soit une hausse de 18,0 % par rapport au 3e trimestre 2024. Sur une année glissante, 20 000 logements ont été commencés, une progression par rapport aux douze mois précédents (+12,0 %). En France (hors Mayotte), la hausse des mises en chantier est moins marquée (+4,1 %). Au sein de la région, la hausse sur une année glissante est portée par le Nord (+14,8 %), le Pas-de-Calais (+19,9 %) et l’Aisne (+15,3 %). Les mises en chantier ont reculé dans l’Oise (-3,3 %) et dans la Somme (-3,6 %).

La vente de logements neufs est toujours en berne

Au 3e trimestre 2025, dans les Hauts-de-France, près de 550 logements neufs ont été vendus ou réservés, soit 33,3 % de moins qu’au 3e trimestre 2024 (figure 5). Sur une année glissante, 2 700 logements ont été vendus ou réservés dans la région. Sur cette période, les ventes sont également en baisse (-21,2 %).

Ce trimestre, 560 logements ont été mis en vente dans la région, un nombre en progression par rapport au 3e trimestre 2024 (+11,6 %). Sur une année glissante, les mises en ventes sont également en hausse (2 800 logements, soit +23,8 %).

Le stock de logements proposés à la vente à la fin du 3e trimestre 2025 diminue de 12,2 % par rapport à la même période en 2024. Il s’établit à un peu moins de 5 700 logements. Si les ventes de logements se poursuivent au même rythme que celui des deux trimestres précédents, il faudra environ 26 mois pour qu’un logement soit vendu contre 21 mois un an auparavant.

Figure 5Commercialisation des logements neufs dans les Hauts-de-France

Commercialisation des logements neufs dans les Hauts-de-France
Année Trimestre Encours (échelle de gauche) Mises en vente (échelle de droite) Ventes (échelle de droite)
2020 T1 6 182 910 1 299
T2 6 510 1 361 1 013
T3 6 740 1 689 1 433
T4 6 265 956 1 662
2021 T1 5 955 1 258 1 713
T2 6 657 2 621 2 025
T3 7 126 1 764 1 553
T4 6 745 1 546 2 128
2022 T1 6 896 1 765 2 000
T2 7 876 3 042 2 109
T3 7 667 1 101 1 434
T4 8 543 2 249 1 473
2023 T1 8 639 1 233 1 252
T2 8 795 1 419 1 242
T3 8 734 815 803
T4 8 326 802 819
2024 T1 7 801 415 813
T2 7 044 582 1 021
T3 6 457 498 820
T4 5 821 499 800
2025 T1 6 227 971 606
T2 5 847 817 784
T3 5 672 556 547
  • Source : SDES, enquête sur la commercialisation des logements neufs (ECLN).

Figure 5Commercialisation des logements neufs dans les Hauts-de-France

  • Source : SDES, enquête sur la commercialisation des logements neufs (ECLN).
Publication rédigée par :Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee), Jérémy Warmoes (Dreal).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations Rapides no 3, janvier 2026.

(3) Tableau de bord de la conjoncture des Hauts-de-France sur insee.fr.

(4) Belhakem N., Bourlard T., Bresner J., De-Vos E., Victoor C., « Reprise de l’emploi salarié et démarrage dynamique de la saison touristique », Insee Conjoncture Hauts-de-France, no 48, septembre 2025.

(5) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable », Informations Rapides no 302, novembre 2025.

(6) Insee, « Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage s’établit à 7,7 %, en hausse de 0,3 point sur un an », Informations Rapides no 279, novembre 2025.

(7) Insee, « Consolidation modérée, croissance ravivée », Insee Note de conjoncture, décembre 2025.

(8) Dreets, « Ouvrir dans un nouvel ongletLes inscrits à France Travail en Hauts-de-France au 3e trimestre 2025 », Dreets Hauts-de-France, octobre 2025.

(9) Urssaf, « Ouvrir dans un nouvel ongletLéger recul des effectifs salariés au 3e trimestre 2025 en Hauts-de-France », Urssaf, Stat’UR no 51, décembre 2025