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Insee Conjoncture Pays de la Loire · Juillet 2023 · n° 45
Insee Conjoncture Pays de la LoireEmploi et activité poursuivent leur progression, des signes de fragilité apparaissent − 1er trimestre 2023 − 2e trimestre 2023 Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2023

Au 1er trimestre 2023, l’emploi salarié poursuit sa progression dans les Pays de la Loire, grâce au dynamisme des secteurs tertiaire marchand et industriel, tandis que l’emploi intérimaire se replie nettement. Le taux de chômage recule, à 5,6 %, soit le plus faible taux de chômage français. L’activité économique accélère au 1er trimestre mais ralentit nettement en avril. Dans la construction, le recul des permis de construire s’accentue et les mises en chantier diminuent de nouveau. Les créations d’entreprises sont en baisse tandis que les défaillances poursuivent leur hausse. La fréquentation hôtelière reste en dessous de son niveau d’avant-crise, principalement en Loire-Atlantique.

Insee Conjoncture Pays de la Loire
No 45
Paru le :Paru le07/07/2023

L’emploi continue de progresser au 1er trimestre 2023

Au 1er trimestre 2023, dans les Pays de la Loire, l’emploi salarié progresse (+0,5 %), après +0,4 % au 4e trimestre 2022. La région compte ainsi 1,58 million d’emplois salariés, soit une création nette de 7 250 emplois. En France, l’emploi progresse également (+0,3 %) dans un contexte de normalisation des conditions de production et de légère progression de la croissance économique. Au total, au 1er trimestre 2023, l’emploi salarié dépasse de 1,6 % (soit +25 350 emplois) son niveau d’un an auparavant et de 7,3 % son niveau d’avant-crise du 1er trimestre 2019 (contre respectivement +1,3 % et +4,5 % en France). Sur un an, environ un quart de cette hausse s’explique par le dynamisme des contrats en alternance.

L’emploi augmente dans tous les départements de la région : +0,7 % en Loire-Atlantique, +0,5 % en Mayenne, +0,4 % en Vendée et +0,3 % dans la Sarthe. Il est quasi stable en Maine-et-Loire (+0,1 %). La région bénéficie d’une croissance de l’emploi privé (+0,6 %) tandis que l’emploi public est stable. Sur un an, l’emploi privé augmente de 1,8 % dans la région, et de 1,6 % en France. Sur la même période, l’emploi public augmente de 0,9 % dans la région tandis qu’il est quasi stable en France (+0,1 %).

L’emploi accélère dans le tertiaire marchand, l’intérim se replie nettement

Dans le secteur tertiaire marchand hors intérim, l’emploi salarié accélère nettement au 1er trimestre 2023 : +0,9 %, après +0,1 % au 4e trimestre 2022, soit une création nette de 5 610 emplois. En France, la hausse est un peu plus modérée (+0,7 %). La hausse trimestrielle est portée en premier lieu par l’emploi dans les services aux entreprises (+1,3 %, +2 020 emplois), puis dans les services aux ménages (+1,8 %, +1 300 emplois). L’emploi augmente également dans l’information-communication (+1,8 %, +790 emplois), dans l’hébergement-restauration (+1,2 %, +680 emplois), dans les transports (+0,5 %, +400 emplois) et dans les services financiers (+0,5 %,+240 emplois). Il est quasi stable dans le commerce et les services immobiliers (+0,1 %). L’emploi dans le tertiaire marchand croît fortement en Vendée, en Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire et dans la Sarthe (de +0,7 % à +1,1 %). La hausse est plus timide en Mayenne (+0,2 %). Sur un an, l’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim augmente de 2,7 %, contre +2,3 % en France.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Emploi salarié total - Pays de la Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Pays de la Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,0 99,9 100,1 100,0
2ᵉ trim. 2015 100,4 100,2 100,5 100,1
3ᵉ trim. 2015 100,6 100,3 100,8 100,3
4ᵉ trim. 2015 100,9 100,4 101,2 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,5 100,6 101,8 100,7
2ᵉ trim. 2016 101,8 100,8 102,2 101,0
3ᵉ trim. 2016 102,2 101,1 102,5 101,3
4ᵉ trim. 2016 102,5 101,2 102,9 101,4
1ᵉ trim. 2017 103,3 101,7 103,9 102,0
2ᵉ trim. 2017 103,9 102,1 104,6 102,6
3ᵉ trim. 2017 104,3 102,1 105,1 102,7
4ᵉ trim. 2017 104,9 102,5 105,8 103,2
1ᵉ trim. 2018 105,3 102,8 106,3 103,6
2ᵉ trim. 2018 105,5 102,9 106,7 103,9
3ᵉ trim. 2018 105,5 102,8 106,7 103,7
4ᵉ trim. 2018 105,9 103,0 107,2 104,1
1ᵉ trim. 2019 106,6 103,6 107,9 104,8
2ᵉ trim. 2019 106,9 104,0 108,3 105,2
3ᵉ trim. 2019 107,1 104,2 108,5 105,5
4ᵉ trim. 2019 107,7 104,6 109,2 105,9
1ᵉ trim. 2020 105,6 102,7 106,4 103,4
2ᵉ trim. 2020 105,9 102,5 107,1 103,6
3ᵉ trim. 2020 107,8 104,4 109,1 105,5
4ᵉ trim. 2020 108,0 104,3 109,3 105,4
1ᵉ trim. 2021 108,7 105,0 110,5 106,3
2ᵉ trim. 2021 110,1 106,3 112,1 107,9
3ᵉ trim. 2021 111,1 107,3 113,3 109,1
4ᵉ trim. 2021 112,1 108,0 114,5 110,0
1ᵉ trim. 2022 112,5 108,3 115,0 110,5
2ᵉ trim. 2022 113,0 108,8 115,5 111,1
3ᵉ trim. 2022 113,4 109,1 116,0 111,6
4ᵉ trim. 2022 113,8 109,4 116,4 111,9
1ᵉ trim. 2023 114,3 109,7 117,0 112,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,6 99,8 100,2 100,0
2ᵉ trim. 2015 97,9 99,6 100,7 100,4
3ᵉ trim. 2015 97,5 99,5 100,9 100,5
4ᵉ trim. 2015 96,9 99,5 101,4 100,5
1ᵉ trim. 2016 97,2 99,6 102,2 100,6
2ᵉ trim. 2016 97,4 99,6 102,7 100,9
3ᵉ trim. 2016 97,1 99,6 103,1 101,3
4ᵉ trim. 2016 96,8 100,1 103,3 101,3
1ᵉ trim. 2017 97,7 100,4 104,0 101,7
2ᵉ trim. 2017 98,1 101,1 104,6 101,7
3ᵉ trim. 2017 98,7 101,2 105,1 101,3
4ᵉ trim. 2017 99,1 101,7 105,9 101,5
1ᵉ trim. 2018 99,8 102,1 106,6 101,4
2ᵉ trim. 2018 100,2 102,4 107,5 101,2
3ᵉ trim. 2018 100,8 103,0 107,3 101,0
4ᵉ trim. 2018 100,8 103,6 108,3 101,2
1ᵉ trim. 2019 102,1 104,3 108,9 101,4
2ᵉ trim. 2019 102,2 104,4 109,5 101,5
3ᵉ trim. 2019 103,0 104,8 109,6 101,7
4ᵉ trim. 2019 103,0 105,2 110,9 101,8
1ᵉ trim. 2020 103,6 105,1 109,8 101,9
2ᵉ trim. 2020 104,2 104,8 109,9 101,1
3ᵉ trim. 2020 104,7 104,5 111,5 102,6
4ᵉ trim. 2020 105,6 104,4 111,4 102,9
1ᵉ trim. 2021 107,0 104,7 112,7 102,6
2ᵉ trim. 2021 108,0 105,1 114,8 102,9
3ᵉ trim. 2021 109,0 105,6 116,8 103,0
4ᵉ trim. 2021 109,7 106,2 118,1 103,5
1ᵉ trim. 2022 110,1 106,5 118,7 103,6
2ᵉ trim. 2022 110,4 106,9 119,9 103,8
3ᵉ trim. 2022 110,0 107,7 120,7 103,6
4ᵉ trim. 2022 110,0 108,1 120,9 104,0
1ᵉ trim. 2023 110,0 108,6 121,9 104,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le nombre d’intérimaires, comptabilisés dans le tertiaire quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission, se replie nettement : -2,4 %, soit -1 630 emplois, pénalisé par une baisse des effectifs dans les services et dans une moindre mesure dans l’industrie. Ce recul fait plus que compenser la hausse des deux trimestres précédents : +1,1 % aux 3e et 4e trimestres 2022. En France, la baisse est du même ordre (-2,2 %). Hormis en Mayenne où il augmente de 3,8 %, l’intérim recule dans tous les autres départements (de -1,4 % à -5,2 %).

Sur un an, l’emploi intérimaire recule de 1,1 % dans la région et de 2,2 % en France. Il dépasse cependant son niveau d’avant-crise dans la région (+4,7 %) mais reste en deçà en France (-1,4 %).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Pays de la Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 102,3 99,8
2ᵉ trim. 2015 106,5 103,8
3ᵉ trim. 2015 111,5 107,6
4ᵉ trim. 2015 117,2 109,9
1ᵉ trim. 2016 122,3 110,0
2ᵉ trim. 2016 124,1 112,8
3ᵉ trim. 2016 129,2 116,9
4ᵉ trim. 2016 133,1 121,6
1ᵉ trim. 2017 139,7 126,7
2ᵉ trim. 2017 146,7 133,1
3ᵉ trim. 2017 156,5 137,6
4ᵉ trim. 2017 161,8 141,8
1ᵉ trim. 2018 161,3 143,1
2ᵉ trim. 2018 157,8 141,7
3ᵉ trim. 2018 157,6 141,3
4ᵉ trim. 2018 152,6 136,7
1ᵉ trim. 2019 156,6 141,9
2ᵉ trim. 2019 157,7 141,8
3ᵉ trim. 2019 157,4 140,6
4ᵉ trim. 2019 157,1 136,8
1ᵉ trim. 2020 99,8 84,5
2ᵉ trim. 2020 116,2 103,9
3ᵉ trim. 2020 141,1 125,7
4ᵉ trim. 2020 145,7 129,1
1ᵉ trim. 2021 153,1 132,9
2ᵉ trim. 2021 160,3 138,4
3ᵉ trim. 2021 161,1 139,0
4ᵉ trim. 2021 166,9 144,9
1ᵉ trim. 2022 165,9 143,2
2ᵉ trim. 2022 164,4 141,6
3ᵉ trim. 2022 166,2 142,9
4ᵉ trim. 2022 168,0 143,2
1ᵉ trim. 2023 164,0 140,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi progresse encore dans l’industrie et se stabilise dans la construction

L’emploi industriel progresse de nouveau au 1er trimestre 2023 dans la région : +0,5 %, après +0,3 % au trimestre précédent. En France, il augmente plus faiblement (+0,3 %). La hausse est plus marquée en Loire-Atlantique (+0,9 %) et en Maine-et-Loire (+0,7 %) que dans les autres départements (de +0,2 % à +0,3 %). L’emploi croît plus fortement dans les secteurs de la cokéfaction et raffinage (+1,8 %) et des biens d’équipement (+1,4 %). La hausse est plus modérée dans les matériels de transports (+0,5 %) et l’industrie agro-alimentaire (+0,3 %). Sur un an, l’emploi industriel progresse de 2,0 % dans la région et de 1,2 % en France.

Dans la construction, l’emploi est stable, après +0,1 % au trimestre précédent. En France, il l’est également (-0,1 %). L’emploi progresse légèrement en Vendée (+0,3 %). Il est stable en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire tandis qu’il recule dans la Sarthe (-0,3 %) et en Mayenne (-0,5 %). Sur un an, l’emploi dans la construction est quasi stable dans la région (-0,1 %) alors qu’il progresse en France (+0,4 %).

Figure 4Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Pays de la Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 9,0 10,5
1ᵉ trim. 2015 8,9 10,3
2ᵉ trim. 2015 9,1 10,5
3ᵉ trim. 2015 9,0 10,3
4ᵉ trim. 2015 8,8 10,2
1ᵉ trim. 2016 8,8 10,2
2ᵉ trim. 2016 8,5 10,0
3ᵉ trim. 2016 8,4 9,9
4ᵉ trim. 2016 8,4 10,0
1ᵉ trim. 2017 8,0 9,6
2ᵉ trim. 2017 7,9 9,5
3ᵉ trim. 2017 7,8 9,5
4ᵉ trim. 2017 7,4 9,0
1ᵉ trim. 2018 7,6 9,3
2ᵉ trim. 2018 7,4 9,1
3ᵉ trim. 2018 7,3 9,0
4ᵉ trim. 2018 7,2 8,8
1ᵉ trim. 2019 7,2 8,8
2ᵉ trim. 2019 7,0 8,4
3ᵉ trim. 2019 7,0 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,0 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,8 9,0
4ᵉ trim. 2020 6,9 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 6,6 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,5 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,1 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,0 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,0 7,3
4ᵉ trim. 2022 5,7 7,1
1ᵉ trim. 2023 5,6 7,1
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Le taux de chômage en légère baisse au 1er trimestre

Au 1er trimestre 2023, le taux de chômage dans les Pays de la Loire est en légère baisse : -0,1 point, à 5,6 % de la population active. En France, il est stable et s’établit à 7,1 %. Dans la région, le taux de chômage est inférieur de 0,4 point à son niveau d’un an auparavant et atteint son plus bas niveau depuis le 1er trimestre 2008. La région Pays de la Loire détient le plus faible taux de chômage français. Le taux de chômage est stable en Vendée et recule légèrement dans les autres départements (de -0,1 à -0,2 point). La Mayenne (4,8 %) et la Vendée (5,1 %) se situent respectivement aux 3e et 7e rang des départements français ayant les plus faibles taux de chômage.

Après avoir connu une baisse tendancielle durant sept trimestres, puis s’être stabilisé aux 2e et 3e trimestres 2022, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A baisse pour la seconde fois consécutive : -1,2 %, après -5,4 % au trimestre précédent. Il se situe à 7,3 % au-dessous de son niveau du 1er trimestre 2022. On dénombre ainsi 130 500 demandeurs d’emploi de catégorie A en moyenne au 1er trimestre 2023 dans la région.

L’activité économique accélère au 1er trimestre mais ralentit nettement en avril

Mesurée par le nombre d’heures de travail payées par les employeurs (donc hors activité partielle), l’activité dans la région accélère au 1er trimestre 2023 : +8 % par rapport à la même période de 2019, après +5 % aux 3e et 4e trimestres 2022. En France, l’activité reste moins dynamique (+6 % au 1er trimestre).

Au premier trimestre, le volume d’heures rémunérées est nettement supérieur à celui d’avant-crise en Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire et en Vendée (+9 %). Il l’est plus modérément en Mayenne (+4 %) et dans la Sarthe (+3 %), pénalisé par un secteur tertiaire marchand moins dynamique mais aussi par certains secteurs industriels où persistent encore quelques difficultés, notamment la fabrication de matériel de transports, ainsi que le secteur des autres branches industrielles en Mayenne. Dans la région, l’ensemble du tertiaire marchand accélère (+11 % au 1er trimestre 2023, après +8 % au 4e trimestre 2022), et reste le principal contributeur à la hausse d’activité. L’hébergement restauration, très dynamique au 2d semestre 2022, accélère nettement au 1er trimestre 2023 (+11 %, après +7 % au 4e trimestre 2022). L’activité accélère également fortement dans la construction (+6 %, après +2 % au trimestre précédent). Elle augmente plus modérément dans le tertiaire non marchand (+8 %, après +7 % au trimestre précédent) ainsi que dans l’industrie (+2 %, après +1 % au trimestre précédent). Le secteur de la fabrication de matériel de transports progresse nettement et revient à un niveau proche de son niveau d’avant-crise (-1 %, après -6 % au 4e trimestre 2022).

En avril 2023, l’activité ralentit nettement par rapport au 1er trimestre (+5 %). Le tertiaire marchand et la construction sont particulièrement concernés par ce ralentissement tandis que l’industrie repasse sous son niveau d’avant-crise.

Figure5Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Pays de la Loire

(en %)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Pays de la Loire ((en %))
Mois Industrie Construction Tertiaire marchand Tertiaire non marchand
octobre 2021 -0,7 0,3 2,4 0,3
novembre 2021 -0,1 0,4 3,0 0,5
décembre 2021 -0,3 0,1 2,9 0,5
janvier 2022 -0,9 0,6 2,8 0,4
février 2022 -0,3 0,5 3,8 0,5
mars 2022 0,0 0,6 4,4 0,7
avril 2022 -0,7 0,2 3,4 0,5
mai 2022 -0,5 0,5 3,9 0,7
juin 2022 0,2 0,5 4,5 0,7
juillet 2022 -0,9 0,1 3,1 0,5
août 2022 0,1 0,1 4,0 0,8
septembre 2022 0,3 0,6 4,2 0,9
octobre 2022 -0,2 0,2 3,8 0,6
novembre 2022 0,5 0,4 4,4 0,8
décembre 2022 0,2 0,1 4,1 0,8
janvier 2023 0,3 0,7 5,4 1,0
février 2023 0,5 0,6 5,6 0,9
mars 2023 0,8 0,6 5,6 1,0
avril 2023 -0,5 0,1 4,2 0,7
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure5Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Pays de la Loire

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Le recul des permis de construire s’accentue, nouvelle baisse des logements commencés

Dans les Pays de la Loire, 27 400 logements sont autorisés à la construction entre avril 2022 et mars 2023, soit 12,1 % de moins par rapport au cumul annuel enregistré trois mois plus tôt. Ce recul au 1er trimestre s’amplifie par rapport aux baisses des deux trimestres précédents. Il est plus marqué qu’au niveau national (-8,7 %). Depuis septembre 2022, le nombre d’autorisations n’a cessé de refluer. Cette baisse continue s’explique notamment par la hausse des coûts de construction dans le sillage de la guerre en Ukraine et par la hausse des taux d’intérêt, conjuguée à la réglementation financière, qui a rendu plus difficile l’accès au crédit pour les particuliers. La baisse des autorisations est plus forte pour les logements individuels (-17,2 %) que pour le parc collectif (-5,7 %). Les autorisations reculent nettement en Maine-et-Loire, en Vendée et dans la Sarthe (respectivement -15,7 %, -15,5 % et -13,8 %). Le repli est plus modéré en Loire-Atlantique (-9,9 %). En revanche, les autorisations de construction progressent en Mayenne (+4,6 %). Sur un an, le nombre de logements autorisés dans les Pays de la Loire diminue fortement (-22,6 %), soit nettement plus qu’en France (-11,1 %).

Fin mars 2023, 26 000 logements sont commencés (mis en chantier) en cumul sur un an dans les Pays de la Loire. Au 1er trimestre 2023, la construction de logements diminue par rapport au 4e trimestre 2022 (-5,0 %), suivant la tendance nationale (-4,8 %). Les logements commencés diminuent dans le parc collectif (-5,3 %) comme pour les logements individuels (-4,7 %). Les logements commencés diminuent dans quatre départements de la région (de -5,0 % en Loire-Atlantique à -6,9 % dans la Sarthe), mais progressent légèrement en Mayenne (+2,4 %). Sur un an, les mises en chantier diminuent de 3,6 % dans la région, contre une baisse de 10,5 % en France.

Figure 6Évolution du nombre de logements commencés

(indice base 100 en décembre 2014)
Évolution du nombre de logements commencés ((indice base 100 en décembre 2014))
Pays de la Loire France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 101,0 99,3
févr. 2015 99,5 99,4
mars 2015 101,0 99,3
avr. 2015 102,5 98,3
mai 2015 102,9 97,6
juin 2015 102,9 98,3
juil. 2015 102,9 97,7
août 2015 101,5 98,2
sept. 2015 101,5 98,6
oct. 2015 101,0 98,8
nov. 2015 108,8 100,0
déc. 2015 113,2 101,3
janv. 2016 113,7 101,6
févr. 2016 114,7 102,9
mars 2016 111,3 102,0
avr. 2016 109,3 103,0
mai 2016 111,3 105,7
juin 2016 108,3 106,0
juil. 2016 112,3 106,3
août 2016 112,7 106,4
sept. 2016 117,2 106,8
oct. 2016 120,1 108,1
nov. 2016 116,2 108,9
déc. 2016 115,7 109,9
janv. 2017 116,2 112,0
févr. 2017 118,1 112,8
mars 2017 121,6 116,3
avr. 2017 127,9 117,5
mai 2017 126,5 117,7
juin 2017 129,4 119,2
juil. 2017 127,9 121,3
août 2017 128,9 121,9
sept. 2017 127,0 122,7
oct. 2017 127,0 123,6
nov. 2017 129,9 125,7
déc. 2017 130,9 129,2
janv. 2018 130,4 128,5
févr. 2018 131,4 128,0
mars 2018 131,4 126,6
avr. 2018 130,9 126,6
mai 2018 132,4 126,7
juin 2018 130,4 126,5
juil. 2018 129,9 125,3
août 2018 129,9 124,7
sept. 2018 126,5 124,0
oct. 2018 128,4 124,4
nov. 2018 124,5 122,9
déc. 2018 122,1 119,5
janv. 2019 122,5 119,6
févr. 2019 121,1 119,7
mars 2019 118,6 118,8
avr. 2019 116,7 118,7
mai 2019 116,2 117,5
juin 2019 116,7 116,1
juil. 2019 115,2 116,7
août 2019 115,2 116,2
sept. 2019 119,1 116,3
oct. 2019 117,2 114,9
nov. 2019 122,1 114,9
déc. 2019 121,6 115,0
janv. 2020 122,5 114,6
févr. 2020 123,5 114,3
mars 2020 123,5 112,0
avr. 2020 117,2 106,8
mai 2020 115,7 105,3
juin 2020 117,6 106,0
juil. 2020 119,1 105,5
août 2020 118,6 106,5
sept. 2020 118,1 106,1
oct. 2020 117,6 106,1
nov. 2020 117,2 105,3
déc. 2020 117,6 104,2
janv. 2021 117,6 103,4
févr. 2021 117,2 103,8
mars 2021 122,1 107,6
avr. 2021 128,4 112,5
mai 2021 132,4 114,7
juin 2021 133,3 114,8
juil. 2021 134,3 113,9
août 2021 134,3 113,7
sept. 2021 134,3 114,1
oct. 2021 134,8 115,0
nov. 2021 133,3 115,8
déc. 2021 132,8 116,2
janv. 2022 134,3 116,9
févr. 2022 134,3 116,6
mars 2022 132,4 116,5
avr. 2022 132,4 115,3
mai 2022 130,4 114,6
juin 2022 131,9 114,2
juil. 2022 135,8 113,5
août 2022 135,8 112,8
sept. 2022 136,3 112,2
oct. 2022 134,3 110,4
nov. 2022 133,8 109,1
déc. 2022 134,3 109,6
janv. 2023 132,8 108,2
févr. 2023 131,9 106,9
mars 2023 127,5 104,3
avr. 2023 124,5 102,9
mai 2023 121,6 101,9
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Une fréquentation hôtelière en dessous de son niveau d’avant-crise

Au 1er trimestre 2023, dans les Pays de la Loire, les hôtels enregistrent 1,27 million de nuitées, soit une fréquentation hôtelière inférieure au 1er trimestre 2019 (-5,4 %), alors que la France métropolitaine retrouve son niveau d’avant-crise.

La fréquentation est néanmoins supérieure au 1er trimestre 2022 (+5,3 %) où l’activité des hôtels avait été impactée par la recrudescence de l’épidémie et les restrictions associées.

La baisse de fréquentation par rapport à l’avant-crise concerne aussi bien la clientèle française (-5,1 %) que la clientèle étrangère (-8,5 %). Elle se retrouve principalement en Loire-Atlantique (-12,8 % au 1er trimestre par rapport à la même période de 2019), où la clientèle française et étrangère fait défaut. La Vendée retrouve son niveau de fréquentation d’avant-crise et la dynamique se poursuit dans les hôtels du Maine-et-Loire (+5,6 %).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Pays de la Loire France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,5 100,3
2ᵉ trim. 2015 102,1 100,5
3ᵉ trim. 2015 103,7 101,0
4ᵉ trim. 2015 104,9 100,3
1ᵉ trim. 2016 106,7 100,7
2ᵉ trim. 2016 107,4 99,7
3ᵉ trim. 2016 109,3 98,5
4ᵉ trim. 2016 111,2 99,5
1ᵉ trim. 2017 111,2 100,1
2ᵉ trim. 2017 112,5 101,8
3ᵉ trim. 2017 112,1 103,5
4ᵉ trim. 2017 112,5 104,6
1ᵉ trim. 2018 113,8 105,5
2ᵉ trim. 2018 114,9 105,8
3ᵉ trim. 2018 116,7 106,5
4ᵉ trim. 2018 117,6 106,8
1ᵉ trim. 2019 117,6 106,6
2ᵉ trim. 2019 118,2 107,3
3ᵉ trim. 2019 118,6 107,4
4ᵉ trim. 2019 118,7 107,7
1ᵉ trim. 2020 115,0 86,7
2ᵉ trim. 2020 87,9 61,6
3ᵉ trim. 2020 82,2 50,0
4ᵉ trim. 2020 71,3 35,1
1ᵉ trim. 2021 66,0 42,8
2ᵉ trim. 2021 77,2 50,1
3ᵉ trim. 2021 82,5 55,6
4ᵉ trim. 2021 92,6 67,5
1ᵉ trim. 2022 99,5 77,4
2ᵉ trim. 2022 115,2 94,2
3ᵉ trim. 2022 116,7 100,8
4ᵉ trim. 2022 117,0 104,0
1ᵉ trim. 2023 118,0 107,4
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d’entreprises doivent obligatoirement s’effectuer sur le guichet électronique des formalités d’entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d’entreprises, en raison notamment d’une modification des délais d’enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d’entreprises enregistrées sur les premiers mois de l’année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence et peuvent faire l’objet de révisions significatives.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l’onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Par ailleurs, par rapport à la note portant sur le quatrième trimestre 2022, les créations d’entreprises enregistrées en 2022 ont été révisées en retirant, en données brutes au niveau national, environ 10 000 créations qui avaient finalement été invalidées.

Les créations d’entreprises baissent, les défaillances poursuivent leur hausse

Au 1er trimestre 2023, 11 220 entreprises sont créées dans les Pays de la Loire. Ce nombre diminue de 5,7 % par rapport au trimestre précédent. Il s’agit du second trimestre consécutif de baisse. En France, les créations d’entreprises diminuent au même rythme (-5,0 %). Dans la région, les créations d’entreprises individuelles et de sociétés se replient nettement (-13,4 %, après +9,5 % au trimestre précédent). Dans le même temps, les immatriculations de micro-entrepreneurs sont stables (+0,0 %, après -10,8 % au trimestre précédent). Les créations d’entreprises reculent davantage dans la construction (-7,6 %) et les services (-6,7 %). Elles diminuent dans une moindre mesure dans l’industrie (-3,4 %) et dans le commerce, les transports et l’hébergement-restauration (-2,9 %). Sur un an, les créations d’entreprises baissent dans la région (-2,2 %), un peu moins au niveau national (-1,2 %).

Figure 8Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Pays de la Loire hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Pays de la Loire y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 97,3 93,3 94,5 94,6
2ᵉ trim. 2015 95,6 93,3 92,3 94,1
3ᵉ trim. 2015 97,9 97,3 92,8 95,9
4ᵉ trim. 2015 107,4 100,5 100,7 98,7
1ᵉ trim. 2016 108,4 104,1 99,0 100,0
2ᵉ trim. 2016 110,2 108,0 99,8 104,7
3ᵉ trim. 2016 110,2 106,6 96,5 103,0
4ᵉ trim. 2016 116,2 110,3 98,5 104,4
1ᵉ trim. 2017 128,7 111,2 107,8 106,5
2ᵉ trim. 2017 116,0 112,0 99,9 107,4
3ᵉ trim. 2017 127,3 115,1 113,8 115,0
4ᵉ trim. 2017 124,8 117,6 109,3 118,4
1ᵉ trim. 2018 116,2 117,3 109,3 123,1
2ᵉ trim. 2018 125,7 118,6 121,4 127,1
3ᵉ trim. 2018 119,3 116,2 119,6 128,4
4ᵉ trim. 2018 126,0 119,4 122,9 133,7
1ᵉ trim. 2019 136,8 126,1 140,2 145,2
2ᵉ trim. 2019 137,3 124,9 138,3 145,7
3ᵉ trim. 2019 139,2 124,7 142,6 149,9
4ᵉ trim. 2019 128,3 120,4 143,0 152,5
1ᵉ trim. 2020 121,3 115,0 133,8 139,7
2ᵉ trim. 2020 100,6 86,7 106,2 114,4
3ᵉ trim. 2020 139,2 132,2 158,3 178,9
4ᵉ trim. 2020 151,4 133,7 182,2 178,0
1ᵉ trim. 2021 152,1 137,1 175,7 183,3
2ᵉ trim. 2021 148,4 140,5 177,0 179,6
3ᵉ trim. 2021 157,5 135,5 177,3 173,1
4ᵉ trim. 2021 140,9 135,4 177,5 175,1
1ᵉ trim. 2022 138,0 136,7 176,3 178,7
2ᵉ trim. 2022 137,1 137,9 163,9 172,7
3ᵉ trim. 2022 144,8 142,8 188,8 185,6
4ᵉ trim. 2022 158,5 139,8 182,9 185,8
1ᵉ trim. 2023 137,2 130,2 172,4 176,6
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Fin mars 2023, 1 920 défaillances d’entreprises sont enregistrées sur les douze derniers mois dans les Pays de la Loire, après 1 710 défaillances fin décembre 2022. Le nombre de défaillances d’entreprises continue de croître (+12,1 % au 1er trimestre, après +8,8 % au trimestre précédent). Les défaillances progressent dans une moindre mesure en France (+10,6 %). Sur un an, les défaillances d’entreprises augmentent de 52,0 % dans la région, au même rythme qu’au niveau national (+50,9 %).

Encadré 1 - Contexte international - L’économie mondiale entre normalisation des chaînes d’approvisionnement et resserrements monétaires

En 2023, l’économie mondiale apparaît moins contrainte qu’en 2022 en raison du recul des cours de l’énergie, de la levée des restrictions sanitaires en Chine et de l’amélioration des chaînes d’approvisionnement. Cependant, d’autres facteurs de ralentissement se manifestent, notamment le durcissement des conditions monétaires et financières, qui pèse, entre autres, sur les marchés immobiliers. Les prix à la consommation demeurent quant à eux élevés même s’ils progressent moins vite qu’en 2022. Au premier trimestre, le PIB a ainsi augmenté modérément dans les économies occidentales, et même reculé en Allemagne. Cette faible croissance de l’économie mondiale se poursuivrait courant 2023.

Encadré 2 - Contexte national - En France, la croissance a été modeste en début d’année et resterait hésitante

En France, l’activité a progressé modestement au premier trimestre 2023 (+0,2 %). Après son net repli fin 2022, la consommation des ménages est restée quasi-stable (+0,1 %), dans un contexte d’inflation élevée, notamment dans l’alimentation. L’investissement, quant à lui, a reculé, sur fond de remontée des taux d’intérêt, tandis que les échanges extérieurs ont soutenu l’activité, compte tenu notamment de la baisse des importations et du dynamisme des exportations d’énergie en lien avec la reprise de la production d’électricité. L’emploi est resté allant (+0,3 % entre fin décembre et fin mars), conduisant le taux de chômage à demeurer à un niveau historiquement bas (7,1 %). D’ici la fin de l’année, l’inflation pourrait refluer quelque peu mais l’activité serait peu dynamique, faute de moteur de la demande à court terme.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, juin 2023.

(2) Bilan économique 2022, Insee Conjoncture Pays de la Loire, juin 2023.

(3) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel des Pays de la Loire sur insee.fr.