Insee
Insee Conjoncture Grand Est · Janvier 2023 · n° 35
Insee Conjoncture Grand EstEmploi toujours orienté à la hausse et stabilité du chômage Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2022

Liliane Clément, François Couzinie-Devy, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Béatrice Neiter, Olivasoa Razafindramanana, Loïc Rousseau, Karina Mom (Insee)

Au 3e trimestre 2022, les mises en chantier de logements augmentent dans le Grand Est, tandis qu’elles stagnent en France. Les défaillances d’entreprises sont toujours plus nombreuses dans la région, sans pour autant atteindre leur niveau d’avant-crise sanitaire. La progression du nombre de créations d’entreprises profite surtout à l’industrie. La région gagne 3 200 emplois, légèrement plus qu’au trimestre précédent. Comme en France métropolitaine, le taux de chômage s’élève à 7,1 % de la population active, variant de 6,2 % dans le Bas-Rhin à 9,5 % dans l’Aube. Le nombre de demandeurs d’emploi diminue encore, mais moins rapidement que les trimestres précédents. Le niveau de fréquentation  touristique dépasse ceux de l’an passé et de l’avant-crise.

Insee Conjoncture Grand Est
No 35
Paru le : Paru le 24/01/2023
Avertissement sur l’emploi salarié

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations ont été réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. En particulier, au troisième trimestre 2022, une bascule vers la source DSN a été opérée pour la fonction publique de l’État. Ce changement de source a pu entraîner une rupture de la saisonnalité de la mesure de l’emploi public ; les ruptures les plus nettes ont été neutralisées, mais certaines moins évidentes et plus légères peuvent subsister.

L’emploi reste bien orienté

Au 3e trimestre 2022, l’emploi salarié augmente de 0,2 %, soit + 3 200 emplois dans le Grand Est, une évolution comparable à celle du 2e trimestre. Cette hausse est portée par l’emploi privé (+ 0,4 %), l’emploi public étant en baisse (- 0,5 %). Au niveau national, le nombre de salariés progresse à un rythme deux fois plus soutenu (+ 0,4 %).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,7 100,0 99,7 100,0
2ᵉ trim. 2015 99,7 100,2 99,6 100,2
3ᵉ trim. 2015 99,8 100,3 99,7 100,3
4ᵉ trim. 2015 99,6 100,4 99,6 100,5
1ᵉ trim. 2016 99,7 100,6 99,6 100,7
2ᵉ trim. 2016 99,9 100,8 99,9 101,0
3ᵉ trim. 2016 100,1 101,1 100,2 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,0 101,2 100,1 101,4
1ᵉ trim. 2017 100,4 101,6 100,5 101,9
2ᵉ trim. 2017 100,7 102,0 100,9 102,4
3ᵉ trim. 2017 100,8 102,1 101,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 101,1 102,5 101,5 103,2
1ᵉ trim. 2018 101,0 102,7 101,4 103,5
2ᵉ trim. 2018 100,8 102,8 101,4 103,7
3ᵉ trim. 2018 100,6 102,8 101,1 103,7
4ᵉ trim. 2018 100,6 103,1 101,2 104,1
1ᵉ trim. 2019 100,9 103,6 101,6 104,8
2ᵉ trim. 2019 100,9 103,9 101,6 105,0
3ᵉ trim. 2019 101,2 104,3 101,8 105,6
4ᵉ trim. 2019 101,2 104,6 101,9 106,0
1ᵉ trim. 2020 99,0 102,5 99,1 103,2
2ᵉ trim. 2020 98,4 101,9 98,6 102,7
3ᵉ trim. 2020 100,2 103,9 100,6 104,8
4ᵉ trim. 2020 100,1 103,8 100,5 104,6
1ᵉ trim. 2021 100,8 104,4 101,4 105,5
2ᵉ trim. 2021 101,6 105,7 102,5 107,0
3ᵉ trim. 2021 102,3 106,7 103,3 108,3
4ᵉ trim. 2021 102,8 107,2 104,1 109,1
1ᵉ trim. 2022 102,9 107,6 104,3 109,6
2ᵉ trim. 2022 103,1 108,0 104,6 110,0
3ᵉ trim. 2022 103,2 108,4 105,0 110,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi intérimaire repart à la hausse

Après deux trimestres consécutifs de baisse, l’emploi intérimaire repart à la hausse au 3e trimestre 2022 (+ 1,9 %, après - 2,9 % au 2e trimestre et - 3,1 % au 1er trimestre). L’évolution est identique au niveau national (+ 1,9 %).

Entre juin et septembre 2022, la région gagne 850 emplois en intérim dans l’industrie, 200 dans la construction, 400 dans les services marchands et en perd 250 dans les services non marchands. Le nombre d’intérimaires diminue fortement dans la Meuse (- 17,4 %), dans les Ardennes (- 4,5 %) et dans une moindre mesure dans la Haute-Marne (- 1,9 %) et dans l’Aube (- 1,1 %). Il est stable dans la Marne et en hausse dans les autres départements de la région.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,1 99,8
2ᵉ trim. 2015 102,2 103,7
3ᵉ trim. 2015 106,3 107,5
4ᵉ trim. 2015 111,0 109,9
1ᵉ trim. 2016 108,9 110,0
2ᵉ trim. 2016 109,9 112,6
3ᵉ trim. 2016 110,9 116,8
4ᵉ trim. 2016 117,0 121,9
1ᵉ trim. 2017 122,1 126,8
2ᵉ trim. 2017 129,2 132,7
3ᵉ trim. 2017 134,7 137,3
4ᵉ trim. 2017 141,9 142,3
1ᵉ trim. 2018 139,1 143,4
2ᵉ trim. 2018 138,6 141,0
3ᵉ trim. 2018 136,2 141,0
4ᵉ trim. 2018 130,7 137,5
1ᵉ trim. 2019 135,6 142,3
2ᵉ trim. 2019 131,8 140,9
3ᵉ trim. 2019 129,9 140,3
4ᵉ trim. 2019 123,6 137,8
1ᵉ trim. 2020 71,8 84,7
2ᵉ trim. 2020 90,9 103,0
3ᵉ trim. 2020 112,3 125,5
4ᵉ trim. 2020 118,7 130,2
1ᵉ trim. 2021 123,6 133,3
2ᵉ trim. 2021 123,7 137,1
3ᵉ trim. 2021 127,4 138,8
4ᵉ trim. 2021 139,3 146,3
1ᵉ trim. 2022 134,9 143,5
2ᵉ trim. 2022 131,0 140,2
3ᵉ trim. 2022 133,5 142,8
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi industriel continue son redressement

L’emploi dans l’industrie est en hausse ce trimestre (+ 0,3 %). Il progresse depuis début 2021, mais reste en recul par rapport à son niveau d’avant crise sanitaire fin 2019 (- 1,3 %).

L’emploi augmente également de 0,3 % dans les services marchands hors intérim, il continue ainsi sa hausse depuis le 1er trimestre 2021. Il est stable dans la construction et en baisse de 0,3 % dans les services non marchands.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,9 99,4 99,9 99,8
2ᵉ trim. 2015 97,8 98,9 100,0 99,9
3ᵉ trim. 2015 97,1 98,4 100,1 99,8
4ᵉ trim. 2015 96,6 97,9 100,0 99,7
1ᵉ trim. 2016 96,5 97,4 100,6 99,8
2ᵉ trim. 2016 96,1 97,1 100,9 99,8
3ᵉ trim. 2016 95,8 96,9 101,1 99,9
4ᵉ trim. 2016 95,2 96,3 101,5 99,8
1ᵉ trim. 2017 95,9 96,0 101,6 99,9
2ᵉ trim. 2017 96,2 96,0 102,1 100,0
3ᵉ trim. 2017 96,5 95,7 102,5 99,6
4ᵉ trim. 2017 96,5 95,7 102,6 99,7
1ᵉ trim. 2018 96,8 95,7 102,7 99,5
2ᵉ trim. 2018 97,1 95,4 102,9 99,2
3ᵉ trim. 2018 97,2 95,1 102,6 99,1
4ᵉ trim. 2018 97,4 95,1 102,9 99,0
1ᵉ trim. 2019 98,7 95,1 103,0 99,2
2ᵉ trim. 2019 99,2 95,0 103,1 99,1
3ᵉ trim. 2019 100,1 95,0 103,7 99,3
4ᵉ trim. 2019 100,9 94,9 104,2 99,2
1ᵉ trim. 2020 100,9 94,3 102,8 98,9
2ᵉ trim. 2020 100,8 93,6 101,3 97,9
3ᵉ trim. 2020 102,3 93,1 103,2 99,3
4ᵉ trim. 2020 103,1 92,6 102,2 99,4
1ᵉ trim. 2021 104,4 92,8 103,1 99,7
2ᵉ trim. 2021 104,7 92,8 104,8 99,9
3ᵉ trim. 2021 105,5 93,0 106,2 100,0
4ᵉ trim. 2021 106,0 93,2 106,9 99,8
1ᵉ trim. 2022 106,2 93,2 107,4 99,6
2ᵉ trim. 2022 106,0 93,4 108,1 99,6
3ᵉ trim. 2022 106,0 93,7 108,5 99,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi diminue dans la Meuse

L’emploi salarié diminue sensiblement dans la Meuse (- 0,7 %), en lien avec une baisse particulièrement forte de l’emploi intérimaire dans ce département (- 17,4 %). L’emploi baisse également dans une moindre mesure dans la Haute-Marne (- 0,2 %). Le nombre de salariés est stable dans les Ardennes, l’Aube, le Haut-Rhin et les Vosges. Il augmente de 0,2 % à 0,4 % dans les quatre autres départements de la région, porté par la hausse de l’emploi dans les services marchands et dans l’industrie.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2ᵉ trim. 2022 3ᵉ trim. 2022
Ardennes 0,1 -0,1
Aube -0,6 0,1
Marne 0,3 0,3
Haute-Marne 0,0 -0,2
Meurthe-et-Moselle 0,1 0,3
Meuse 0,2 -0,7
Moselle 0,0 0,4
Bas-Rhin 0,4 0,2
Haut-Rhin 0,1 -0,1
Vosges -0,1 0,1
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

La baisse du nombre de demandeurs d'emploi ralentit

Au 3e trimestre 2022 dans le Grand Est, 239 250 personnes sont inscrites à Pôle emploi et n’ont exercé aucune activité (catégorie A). Le nombre de demandeurs d’emploi poursuit la baisse amorcée au 3e trimestre 2020. Cependant, ce recul est moins important qu’au cours du 1er semestre 2022 (- 0,8 % ce trimestre, après - 1,4 % au 2ᵉ trimestre 2022 et - 5,8 % au 1er trimestre 2022). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A chute de 12,7 %.

À l’échelle de la France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est stable ce trimestre après des replis de 0,6 % au 2ᵉ trimestre 2022 et de 5,3 % au 1er trimestre 2022.

Il augmente de 0,3 % dans la Haute-Marne et de 0,6 % dans les Vosges ; il reste stable dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin et continue de diminuer dans les autres départements de la région.

Chez les moins de 25 ans, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente de 0,7 % dans le Grand Est après une hausse de 1,3 % au trimestre précédent. À l’inverse, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A diminue de 0,6 % chez les 25-49 ans et de 1,7 % chez les plus de 50 ans.

En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) s’établit à 419 080 dans la région, en diminution de 0,3 % ce trimestre. Sur un an, ce nombre a reculé de 7,4 %, soit beaucoup moins que celui des seuls demandeurs d’emploi de catégorie A.

Stabilité du chômage

Au 3e trimestre 2022 dans le Grand Est, le taux de chômage s’établit à 7,1 % de la population active, au même niveau qu’en France métropolitaine. Comme au trimestre précédent, il reste quasi stable (- 0,1 point).

Dans les départements, le taux de chômage varie de 6,2 % dans le Bas-Rhin à 9,5 % dans l’Aube. Il diminue dans les Ardennes, la Marne et la Moselle et ne varie pas dans les autres départements.

Dans les zones d’emploi, le chômage reste stable, hormis dans celles de Forbach et de Sarreguemines (- 0,5 et - 0,3 point). Dans la zone de Forbach, la baisse du chômage est certes la plus forte, mais le taux de chômage y est aussi le plus élevé de la région (11,1 %). Avec moins de 5 % de la population active, il est le plus faible dans les zones de Sélestat, d’Épernay et de Haguenau.

Figure 5Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 10,4 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,2 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,4 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,3 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,1 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,1 10,2
2ᵉ trim. 2016 9,9 10,0
3ᵉ trim. 2016 9,8 9,9
4ᵉ trim. 2016 9,9 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,5 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,4 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,3 9,5
4ᵉ trim. 2017 8,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 8,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,7 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,4 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,4 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,9 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,7 7,9
2ᵉ trim. 2020 7,0 7,1
3ᵉ trim. 2020 8,7 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,8 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,7 7,9
3ᵉ trim. 2021 7,8 8,0
4ᵉ trim. 2021 7,3 7,4
1ᵉ trim. 2022 7,1 7,3
2ᵉ trim. 2022 7,2 7,4
3ᵉ trim. 2022 7,1 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2022

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2022 - Lecture : dans la zone d'emploi de Forbach, le taux de chômage au 3e trimestre 2022 atteint 11,1 %, en baisse de 0,5 point par rapport 2e trimestre 2022. Ce taux est 1,7 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Sarreguemines, en baisse, qui atteint 6,7 % au 3e trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
CNTR Code Géographique Libellé Taux de chômage (en %) Évolution par rapport au trimestre précédent (en points de %)
BE BE3 Région wallonne 8,0 -0,6
CH CH_NW Suisse du Nord-Ouest 4,1 0,2
DE DE1 Bade-Wurtemberg 3,7 0,2
DE DEB Rhénanie-Palatinat 5,0 0,2
DE DEC Sarre 6,5 0,5
LU LU Luxembourg 4,9 0,2
FR 0054 Beauvais 7,7 -0,1
FR 0056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,9 0,3
FR 0060 Nevers 6,9 0,1
FR 1101 Cergy-Vexin 7,0 -0,2
FR 1102 Coulommiers 5,7 -0,1
FR 1103 Étampes 5,4 -0,1
FR 1104 Évry 7,0 -0,1
FR 1105 Fontainebleau-Nemours 7,0 0,0
FR 1106 Marne-la-Vallée 6,1 -0,2
FR 1107 Meaux 7,2 -0,1
FR 1108 Melun 7,3 -0,3
FR 1109 Paris 6,9 -0,1
FR 1110 Provins 7,9 0,0
FR 1111 Rambouillet 4,5 0,0
FR 1112 Roissy 9,1 -0,2
FR 1113 Saclay 5,7 -0,1
FR 1114 Seine-Yvelinoise 7,3 -0,1
FR 1115 Versailles-Saint-Quentin 5,3 -0,1
FR 2701 Autun 7,6 -0,1
FR 2702 Auxerre 6,8 0,0
FR 2703 Avallon 6,2 0,1
FR 2704 Beaune 4,2 0,2
FR 2705 Belfort 8,1 0,0
FR 2706 Besançon 6,0 -0,1
FR 2707 Chalon-sur-Saône 6,6 -0,1
FR 2708 Charolais 5,4 0,2
FR 2709 Châtillon-Montbard 5,5 0,2
FR 2710 Creusot-Montceau 8,3 0,0
FR 2711 Dijon 6,1 0,0
FR 2712 Dole 5,8 0,0
FR 2713 Lons-le-Saunier 4,9 0,0
FR 2714 Montbéliard 9,1 0,1
FR 2715 Pontarlier 4,7 0,0
FR 2716 Saint-Claude 6,0 0,2
FR 2717 Sens 7,2 -0,1
FR 2718 Vesoul 6,5 0,0
FR 2756 Cosne-Cours-sur-Loire - partie Bourgogne Franche Comté 7,3 0,2
FR 2759 Mâcon - partie Bourgogne Franche Comté 5,8 -0,1
FR 2760 Nevers - partie Bourgogne Franche Comté 6,8 0,1
FR 3201 Abbeville 7,7 0,1
FR 3202 Amiens 9,0 -0,1
FR 3203 Arras 5,9 -0,2
FR 3204 Berck 6,3 -0,1
FR 3205 Béthune 8,6 -0,1
FR 3206 Boulogne-sur-Mer 8,2 0,0
FR 3207 Calais 11,2 0,0
FR 3208 Cambrai 10,3 0,2
FR 3209 Château-Thierry 8,9 -0,1
FR 3210 Compiègne 7,7 -0,1
FR 3211 Creil 7,6 -0,1
FR 3212 Douai 11,3 -0,2
FR 3213 Dunkerque 8,4 -0,1
FR 3214 Laon 9,5 0,0
FR 3215 Lens 10,4 -0,2
FR 3216 Lille 6,8 0,0
FR 3217 Maubeuge 12,1 -0,3
FR 3218 Roubaix-Tourcoing 11,1 -0,2
FR 3219 Saint-Omer 7,5 0,0
FR 3220 Saint-Quentin 11,2 -0,1
FR 3221 Soissons 8,4 -0,1
FR 3222 Valenciennes 12,0 -0,1
FR 3254 Beauvais - partie Hauts de France 7,8 0,0
FR 3258 La Vallée de la Bresle - Vimeu - partie Hauts de France 8,0 0,3
FR 4401 Bar-le-Duc 6,9 0,1
FR 4402 Châlons-en-Champagne 6,7 -0,1
FR 4403 Charleville-Mézières 10,1 -0,1
FR 4404 Chaumont 5,6 0,1
FR 4405 Colmar 5,2 -0,1
FR 4406 Épernay 4,7 0,0
FR 4407 Épinal 7,4 0,0
FR 4408 Forbach 11,1 -0,5
FR 4409 Haguenau 4,6 -0,1
FR 4410 Metz 7,1 -0,2
FR 4411 Mulhouse 8,0 -0,1
FR 4412 Nancy 6,7 -0,2
FR 4413 Reims 8,0 -0,2
FR 4414 Remiremont 6,5 0,1
FR 4415 Romilly-sur-Seine 8,8 -0,2
FR 4416 Saint-Avold 7,7 0,0
FR 4417 Saint-Dié-des-Vosges 9,8 0,1
FR 4418 Saint-Louis 5,8 -0,2
FR 4419 Sarrebourg 5,3 -0,1
FR 4420 Sarreguemines 6,7 -0,3
FR 4421 Sedan 8,9 -0,1
FR 4422 Sélestat 4,9 -0,1
FR 4423 Strasbourg 6,9 -0,1
FR 4424 Thionville 6,8 -0,2
FR 4425 Troyes 9,1 -0,2
FR 4426 Verdun 7,5 0,0
FR 4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 7,8 0,0
  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Note : données provisoires pour le 3e trimestre 2022.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : dans la zone d'emploi de Forbach, le taux de chômage au 3e trimestre 2022 atteint 11,1 %, en baisse de 0,5 point par rapport 2e trimestre 2022. Ce taux est 1,7 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Sarreguemines, en baisse, qui atteint 6,7 % au 3e trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

Figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2022

  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Note : données provisoires pour le 3e trimestre 2022.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : dans la zone d'emploi de Forbach, le taux de chômage au 3e trimestre 2022 atteint 11,1 %, en baisse de 0,5 point par rapport 2e trimestre 2022. Ce taux est 1,7 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Sarreguemines, en baisse, qui atteint 6,7 % au 3e trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

Créations d’entreprises en hausse, notamment dans l’industrie

Au 3e trimestre 2022, 16 200 entreprises sont créées dans le Grand Est, soit 1,4 % de plus qu’au trimestre précédent. Hors micro-entrepreneurs, cette hausse atteint 2,6 %. Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises croit beaucoup plus fortement, de 9,1 %.

Les créations d’entreprises augmentent fortement dans l’industrie (+ 17,8 % et + 39,8 % hors micro-entrepreneurs). C’est aussi le cas, mais à un degré moindre, dans les secteurs de la construction (+ 3,9 %) et des services (+ 0,6 %). A contrario, dans les activités du commerce, du transport et de l’hébergement-restauration, leur nombre diminue de 1,6 %.

Le cumul régional des créations brutes sur douze mois (d’octobre 2021 à septembre 2022) progresse de 0,6 % par rapport au cumul mesuré de juillet 2021 à juin 2022. Dans ce contexte de légère hausse, les immatriculations reculent dans seulement trois départements : les Ardennes, les Vosges et la Meurthe-et-Moselle (respectivement de - 1,1 %, - 1,1 % et - 0,6 %). Elles sont stables dans le Bas-Rhin et augmentent dans le reste du Grand Est, notamment dans les départements de l’Aube, de la Meuse et de la Moselle (respectivement + 3,2 %, + 2,2 % et + 1,7 %).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Grand Est y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 88,7 93,3 88,2 94,7
2ᵉ trim. 2015 91,6 93,4 88,0 94,2
3ᵉ trim. 2015 96,0 97,0 89,2 95,8
4ᵉ trim. 2015 105,4 100,4 94,3 98,6
1ᵉ trim. 2016 109,9 104,0 97,5 100,0
2ᵉ trim. 2016 106,8 107,6 97,6 104,4
3ᵉ trim. 2016 103,9 106,5 95,3 103,1
4ᵉ trim. 2016 107,1 110,5 95,0 104,6
1ᵉ trim. 2017 113,3 110,6 98,3 106,2
2ᵉ trim. 2017 118,0 111,8 100,3 107,3
3ᵉ trim. 2017 120,5 115,3 105,9 115,3
4ᵉ trim. 2017 122,0 117,7 109,0 118,5
1ᵉ trim. 2018 120,0 116,9 111,3 122,9
2ᵉ trim. 2018 124,0 118,6 115,8 127,2
3ᵉ trim. 2018 120,9 116,2 113,0 128,5
4ᵉ trim. 2018 123,7 119,7 118,2 133,9
1ᵉ trim. 2019 131,2 125,6 126,4 145,0
2ᵉ trim. 2019 124,9 124,8 125,3 145,6
3ᵉ trim. 2019 132,4 124,9 136,5 150,3
4ᵉ trim. 2019 126,1 120,9 141,7 152,9
1ᵉ trim. 2020 103,7 114,3 126,8 139,2
2ᵉ trim. 2020 91,3 86,6 108,8 114,4
3ᵉ trim. 2020 134,5 132,6 166,5 179,2
4ᵉ trim. 2020 132,1 134,3 165,8 178,6
1ᵉ trim. 2021 131,2 135,9 170,5 182,5
2ᵉ trim. 2021 130,9 139,5 171,3 178,8
3ᵉ trim. 2021 126,1 136,2 170,1 173,5
4ᵉ trim. 2021 128,0 136,6 172,0 176,1
1ᵉ trim. 2022 125,7 134,4 164,4 177,3
2ᵉ trim. 2022 123,0 136,9 170,6 172,8
3ᵉ trim. 2022 126,2 144,5 172,9 188,5
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les défaillances d’entreprises continuent d’augmenter

Entre octobre 2021 et septembre 2022 dans le Grand Est, 2 600 entreprises sont placées en redressement ou en liquidation judiciaire, soit 10,0 % de plus que le précédent cumul annuel mesuré fin juin 2022. La hausse observée lors des deux trimestres précédents se poursuit. Le nombre de défaillances d’entreprises reste toutefois inférieur à son niveau d’avant la crise liée à la Covid-19 (3 900 défaillances sur l’année 2019). Au niveau national, les défaillances augmentent un peu plus fortement que dans la région (+ 11,1 %) ce trimestre.

Les défaillances d’entreprises augmentent fortement dans l’industrie et le commerce (respectivement + 13,5 % et + 13,0 %) et plus modérément dans la construction et les services (+ 7,6 % et + 9,0 %). Elles progressent dans l’ensemble des départements du Grand Est à l’exception de l’Aube, où elles baissent de 9,9 %. Les hausses sont les plus fortes dans la Meurthe-et-Moselle, la Haute-Marne et les Vosges (respectivement + 21,7 %, + 17,9 % et + 17,9 %).

Figure 8Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2014
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2014)
Grand Est France entière
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 100,1 100,5
févr. 2015 100,0 100,3
mars 2015 100,6 102,1
avr. 2015 100,5 102,2
mai 2015 97,9 100,0
juin 2015 99,7 101,4
juil. 2015 99,1 101,0
août 2015 99,1 100,6
sept. 2015 97,5 100,7
oct. 2015 95,6 99,4
nov. 2015 96,1 99,6
déc. 2015 96,0 100,9
janv. 2016 95,6 99,7
févr. 2016 94,7 99,1
mars 2016 94,3 97,8
avr. 2016 94,6 96,8
mai 2016 98,1 99,1
juin 2016 96,2 97,8
juil. 2016 94,5 96,4
août 2016 94,5 96,2
sept. 2016 93,9 95,2
oct. 2016 94,3 94,9
nov. 2016 92,9 94,5
déc. 2016 90,5 93,0
janv. 2017 90,8 92,7
févr. 2017 89,1 91,8
mars 2017 89,5 91,6
avr. 2017 88,0 90,4
mai 2017 87,9 90,4
juin 2017 86,2 89,3
juil. 2017 86,5 88,9
août 2017 86,6 89,0
sept. 2017 85,9 87,9
oct. 2017 86,2 87,6
nov. 2017 84,1 87,0
déc. 2017 84,6 87,2
janv. 2018 82,9 86,5
févr. 2018 81,9 86,0
mars 2018 80,4 84,9
avr. 2018 79,3 85,2
mai 2018 78,5 84,3
juin 2018 79,3 84,4
juil. 2018 80,7 84,8
août 2018 79,7 85,2
sept. 2018 81,3 85,5
oct. 2018 81,8 86,3
nov. 2018 83,7 86,3
déc. 2018 83,5 86,4
janv. 2019 84,8 87,0
févr. 2019 86,4 87,0
mars 2019 86,6 86,6
avr. 2019 86,7 86,8
mai 2019 85,7 86,6
juin 2019 85,3 85,8
juil. 2019 84,9 85,7
août 2019 85,0 84,7
sept. 2019 83,2 84,0
oct. 2019 81,4 83,0
nov. 2019 80,2 82,3
déc. 2019 79,6 81,7
janv. 2020 76,1 79,8
févr. 2020 73,6 78,6
mars 2020 69,6 75,4
avr. 2020 65,0 70,5
mai 2020 61,1 66,3
juin 2020 59,1 64,2
juil. 2020 56,5 61,6
août 2020 55,8 60,8
sept. 2020 53,4 58,4
oct. 2020 50,5 55,2
nov. 2020 48,1 52,6
déc. 2020 46,4 49,9
janv. 2021 45,2 47,7
févr. 2021 43,2 45,0
mars 2021 42,9 44,8
avr. 2021 44,2 45,9
mai 2021 44,9 46,9
juin 2021 43,7 46,2
juil. 2021 42,3 44,9
août 2021 41,8 44,8
sept. 2021 40,1 43,9
oct. 2021 39,6 43,5
nov. 2021 39,6 43,6
déc. 2021 39,6 44,1
janv. 2022 40,5 44,9
févr. 2022 41,2 46,5
mars 2022 43,6 48,3
avr. 2022 45,2 50,2
mai 2022 47,1 51,8
juin 2022 48,4 53,7
juil. 2022 50,3 55,9
août 2022 51,1 56,9
sept. 2022 53,4 59,7
oct. 2022 56,1 61,9
  • Notes : données mensuelles brutes au 05 janv. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 05 janv. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

La construction globalement bien orientée

Entre octobre 2021 et septembre 2022, 38 000 logements ont été autorisés à la construction dans le Grand Est et 511 000 en France, soit des progressions de respectivement 15 % et 10 % par rapport au cumul d’octobre 2020 à septembre 2021. Les départements du Haut-Rhin, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle contribuent à eux seuls à hauteur de 90 % à l’évolution régionale. La croissance du nombre de logements autorisés repose essentiellement sur les logements collectifs et en résidence (+ 28 %). La Haute-Marne et l’Aube sont les seuls départements où ce nombre baisse (- 37 % et - 17 %).

Au 3e trimestre 2022, les mises en chantier de logements restent bien orientées avec une augmentation de 4 % sur un an alors qu’elles stagnent en France. C’est en Meurthe-et-Moselle et dans le Bas-Rhin que la progression est la plus forte (+ 32 % et + 19 %). Dans les Ardennes, la hausse est de 21 %, mais sur des volumes plus restreints. Le nombre de logements commencés se contracte de 36 % dans la Marne et de 32 % dans la Haute-Marne. Au niveau régional, les ouvertures de chantier augmentent de 12 % dans l’individuel groupé et de 10 % dans l’individuel pur, tandis qu’elles reculent de 1 % dans les logements collectifs et en résidence.

Entre octobre 2021 et septembre 2022, les surfaces de locaux autorisées bondissent de 25 % par rapport au cumul annuel précédent. Ce dynamisme est principalement porté par la Moselle qui représente près de la moitié de l’augmentation. Dans les départements de la Marne et des Vosges, les hausses sont respectivement de 69 % et de 66 %. À l’inverse, le repli est de 46 % dans l’Aube.

Dans le secteur non résidentiel, les surfaces mises en chantier s’accroissent de 2 % sur un an, contre 7 % au niveau national. Les évolutions sont très contrastées : bond de 75 % dans le Haut-Rhin, de 65 % dans les Vosges et de 20 % en Meurthe-et-Moselle, mais chute de 51 % en Haute-Marne et de 40 % en Moselle.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2014)
Grand Est France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 99,2 99,7
févr. 2015 96,2 99,1
mars 2015 93,2 98,0
avr. 2015 93,2 99,1
mai 2015 88,0 98,4
juin 2015 89,5 99,6
juil. 2015 86,8 99,4
août 2015 88,3 100,5
sept. 2015 86,1 101,5
oct. 2015 87,2 102,3
nov. 2015 88,7 104,7
déc. 2015 88,0 106,2
janv. 2016 89,5 106,6
févr. 2016 93,2 108,4
mars 2016 91,4 108,8
avr. 2016 94,4 110,1
mai 2016 97,0 112,6
juin 2016 98,5 113,0
juil. 2016 97,4 114,3
août 2016 98,1 115,7
sept. 2016 101,9 118,4
oct. 2016 103,4 119,2
nov. 2016 104,1 120,4
déc. 2016 106,4 121,8
janv. 2017 110,5 122,7
févr. 2017 110,5 123,0
mars 2017 111,7 125,6
avr. 2017 108,3 125,4
mai 2017 108,3 126,4
juin 2017 107,9 127,8
juil. 2017 111,7 129,4
août 2017 112,4 129,9
sept. 2017 113,9 130,3
oct. 2017 115,8 130,9
nov. 2017 115,4 129,8
déc. 2017 115,0 129,4
janv. 2018 113,9 129,8
févr. 2018 113,9 130,5
mars 2018 113,2 128,9
avr. 2018 117,7 129,0
mai 2018 119,5 128,7
juin 2018 120,7 127,0
juil. 2018 119,5 125,4
août 2018 119,9 124,9
sept. 2018 115,8 123,8
oct. 2018 113,2 123,6
nov. 2018 112,8 123,3
déc. 2018 108,6 121,6
janv. 2019 107,9 121,0
févr. 2019 104,9 119,1
mars 2019 109,0 118,3
avr. 2019 105,6 118,6
mai 2019 104,5 117,9
juin 2019 104,5 117,7
juil. 2019 104,9 118,3
août 2019 101,5 117,1
sept. 2019 102,3 115,7
oct. 2019 104,9 116,4
nov. 2019 108,3 116,5
déc. 2019 110,9 118,3
janv. 2020 111,3 119,1
févr. 2020 113,9 120,4
mars 2020 111,3 120,2
avr. 2020 107,9 114,6
mai 2020 105,3 110,4
juin 2020 103,0 109,2
juil. 2020 102,3 106,4
août 2020 103,0 105,7
sept. 2020 104,1 105,7
oct. 2020 104,1 103,9
nov. 2020 100,0 104,1
déc. 2020 100,8 103,0
janv. 2021 101,1 102,1
févr. 2021 102,3 101,8
mars 2021 101,5 102,7
avr. 2021 108,6 108,3
mai 2021 111,7 112,9
juin 2021 116,5 115,0
juil. 2021 119,5 118,3
août 2021 121,1 119,5
sept. 2021 123,7 121,4
oct. 2021 122,2 121,8
nov. 2021 122,6 121,8
déc. 2021 124,4 122,4
janv. 2022 126,3 123,5
févr. 2022 131,6 126,5
mars 2022 142,9 129,8
avr. 2022 141,0 131,0
mai 2022 148,5 132,7
juin 2022 148,5 133,1
juil. 2022 145,5 133,4
août 2022 148,1 136,5
sept. 2022 142,9 133,8
oct. 2022 141,7 130,6
nov. 2022 140,6 128,6
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

La fréquentation touristique dépasse celle de 2019

Dans le Grand Est, de juillet à septembre 2022, les hébergements touristiques marchands enregistrent 8,2 millions de nuitées, un niveau supérieur de 23,8 % à celui de la même période de 2021. La clientèle non résidente, encore absente en 2021, est de retour (+ 60,5 %). Par rapport au 3e trimestre 2019, la fréquentation touristique augmente de 1,2 %, mais moins qu’en France métropolitaine (+ 3,1 %).

Ce trimestre, la région enregistre 4,4 millions de nuitées dans les hôtels, soit 0,9 % de plus qu’en 2019, un peu en dessous de la moyenne métropolitaine (+ 1,1 %).

La fréquentation hôtelière des touristes résidents est en baisse de 1,6 % par rapport à 2019. Celle des non-résidents croît de 4,5 %, portée par la clientèle en provenance de trois pays : l’Allemagne (+ 4 %), la Belgique (+ 7 %) et les Pays-Bas avec un bond de 61 %. Plus de la moitié des nuitées totales des touristes venant de l’étranger sont dues à ces trois nationalités.

Dans les départements de l’Aube, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et du Haut-Rhin, le nombre de nuitées dans les hôtels est supérieur à celui de 2019, avec une croissance de la fréquentation comprise entre 2 % et jusqu’à 14 % pour la Haute-Marne.

Dans les autres départements, Ardennes, Meuse, Bas-Rhin et Vosges, la fréquentation est en repli par rapport à 2019. Dans le Bas-Rhin, qui concentre plus d’un quart des nuitées totales de la région, le recul atteint 6 %.

La fréquentation des hôtels haut de gamme classés 4 ou 5 étoiles bondit de 18 %, portée par la clientèle résidente (+ 22 %) et la clientèle non-résidente (+ 14 %).

Inversement, la fréquentation des hôtels non classés chute de 23 %.

Le 3e trimestre 2022 est marqué par une embellie dans les campings avec 2,5 millions de nuitées dans la région, en progression de 8,8 % par rapport à 2019 (+ 6,1 % au niveau national). Cette hausse est portée par les touristes résidents (+ 15,3 %), et dans une moindre mesure par les non-résidents (+ 3,7 %) essentiellement en provenance de trois pays : les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, qui concentrent 85 % des nuitées des touristes en provenance de l’étranger. Près de la moitié des nuitées non résidentes sont néerlandaises dans les hébergements de plein-air.

Avec 1,3 million de nuitées, la fréquentation des AHCT reste en retrait de 9,7 % comparée à la situation d’il y a trois ans. Les résidents comme les non-résidents ne sont pas encore revenus aussi nombreux (- 9,1 % et - 11,1 %).

Figure 10Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,2 100,3
2ᵉ trim. 2015 100,3 100,5
3ᵉ trim. 2015 100,2 101,0
4ᵉ trim. 2015 99,5 100,3
1ᵉ trim. 2016 100,4 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,2 99,7
3ᵉ trim. 2016 100,1 98,5
4ᵉ trim. 2016 101,5 99,5
1ᵉ trim. 2017 101,6 100,1
2ᵉ trim. 2017 103,1 101,8
3ᵉ trim. 2017 104,8 103,5
4ᵉ trim. 2017 105,8 104,6
1ᵉ trim. 2018 106,8 105,5
2ᵉ trim. 2018 107,0 105,8
3ᵉ trim. 2018 107,0 106,5
4ᵉ trim. 2018 106,8 106,8
1ᵉ trim. 2019 106,6 106,6
2ᵉ trim. 2019 107,2 107,3
3ᵉ trim. 2019 107,7 107,4
4ᵉ trim. 2019 108,3 107,7
1ᵉ trim. 2020 103,8 86,7
2ᵉ trim. 2020 80,0 61,6
3ᵉ trim. 2020 69,2 50,0
4ᵉ trim. 2020 51,5 35,1
1ᵉ trim. 2021 44,1 42,8
2ᵉ trim. 2021 49,8 50,1
3ᵉ trim. 2021 54,0 55,6
4ᵉ trim. 2021 68,4 67,5
1ᵉ trim. 2022 76,8 77,4
2ᵉ trim. 2022 93,2 94,2
3ᵉ trim. 2022 100,0 100,8
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 10Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Encadré 1 - Transfrontalier - Croissance en Suisse, en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique malgré le contexte international

Le PIB de la Suisse continue de progresser légèrement, de 0,2 % au 3e trimestre 2022, après + 0,1 % au 2e trimestre. Cette croissance est soutenue par l’économie intérieure : la consommation privée augmente de 0,7 % et celle des administrations publiques de 0,2 %. Le commerce rebondit, à + 2,3 % après un recul de 2,4 % au trimestre précédent. L’hôtellerie-restauration continue son redressement grâce au retour des touristes étrangers après la crise sanitaire. Toujours dans le secteur des services, la valeur ajoutée augmente dans les activités de santé (+ 0,7 %) et des services aux entreprises (+ 0,6 %). En revanche, elle baisse dans les services financiers (- 4,4 %). Les exportations et les importations bondissent respectivement de 5,9 % et de 4,9 %. Au cours de l’été 2022, l’emploi progresse de 0,2 % par rapport au printemps et de 2,2 % comparé à la même période d’il y a un an. Le taux de chômage au sens du BIT fléchit de 0,8 point par rapport au 3e trimestre 2021, pour s’établir à 4,3 % de la population active.

En Allemagne, le PIB continue sa progression à l’été 2022 (+ 0,4 %) suite à celles des deux premiers trimestres de l’année (+ 0,8 % et + 0,1 %). Il augmente de 1,2 % par rapport à la même période de 2021. La consommation privée gagne 1,0 % tandis que celle des administrations publiques reste stable par rapport au trimestre précédent. Les exportations et les importations s’améliorent ce trimestre (+ 2,0 % et + 2,4 % en un trimestre). L’Allemagne compte 45,6 millions d’emplois au 3e trimestre 2022, soit 22 000 personnes de plus qu’au trimestre précédent et + 1,1 % comparé au 3e trimestre 2021. Le taux de chômage au sens du BIT reste stable entre juin et septembre 2022 à 2,9 %.

Au Luxembourg, le PIB progresse de 1,1 % au 3e trimestre et de 3,0 % en un an. La valeur ajoutée des secteurs du commerce, du transport, de l’hébergement et de la restauration diminue de 0,5 %. Les consommations privée et publique augmentent respectivement de 1,4 % et de 1,6 %. Les exportations se contractent de 0,2 % et les importations de 0,4 %. Le taux de chômage croît de 0,2 point entre juin et septembre 2022 pour s’établir à 4,9 %, soit 14 800 chômeurs. Le nombre de frontaliers continue d’augmenter (+ 0,7 %) atteignant 222 500 personnes en septembre.

En Belgique, l’évolution du PIB reste bien orientée ce trimestre, à + 1,9 %, après + 4,1 % le trimestre précédent. En valeur ajoutée, les secteurs de l’industrie et de la construction croissent de 1,2 % et les services de 2,5 %. Les exportations bondissent de 4,6 % et les importations de 4,1 %. Le taux de chômage fléchit légèrement entre juin et septembre, passant de 5,8 % à 5,4 %.

Encadré 2 - Contexte international – L’économie mondiale en ralentissement

Au troisième trimestre 2022, l’activité économique a ralenti dans la plupart des pays européens et s’est même contractée au Royaume-Uni. Le rebond ponctuel de l’activité en Chine et aux États-Unis masque quant à lui une dynamique plus générale de ralentissement économique depuis plusieurs trimestres. Les économies occidentales demeurent confrontées à des niveaux d’inflation élevés, toutefois en repli fin 2022 suite au recul des prix de marché de l’énergie depuis l’été. Les difficultés de production dans certains secteurs, en lien avec les prix énergétiques, l’augmentation du coût du crédit sous l’effet des resserrements monétaires et le manque de dynamisme de la demande mondiale pourraient contraindre l’activité économique début 2023.

Encadré 3 - Contexte national – En France, ralentissement en cours

Le PIB français a ralenti au troisième trimestre 2022 (+ 0,2 % après + 0,5 %). L’activité dans les services n’a en effet plus bénéficié des effets de rattrapage ayant porté son rebond au trimestre précédent, tandis que dans l’industrie, la production d’électricité a continué de baisser. L’emploi a néanmoins conservé son dynamisme du premier semestre, porté par l’essor de l’apprentissage. Malgré les mesures de soutien au revenu des ménages, leur consommation est demeurée atone, dans un contexte où l’inflation est restée au second semestre 2022 autour de 6 % sur un an. En fin d’année, les difficultés persistantes du parc nucléaire, l’effet ponctuel des grèves dans les raffineries et la hausse des coûts de production dans certains secteurs énergo-intensifs pourrait conduire à un léger fléchissement de l’activité française.

Publication rédigée par : Liliane Clément, François Couzinie-Devy, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Béatrice Neiter, Olivasoa Razafindramanana, Loïc Rousseau, Karina Mom (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

« Refroidissement » Note de conjoncture, Insee, décembre 2022.

Tableau de bord Grand Est, janvier 2023.

« L’emploi augmente, notamment dans l’hébergement-restauration », Insee Conjoncture Grand Est n° 34, octobre 2022.

« Au troisième trimestre 2022, l’emploi salarié augmente dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 13, janvier 2023.