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Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur · Juillet 2022 · n° 40
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'AzurLe rebond post-crise sanitaire perdureNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2022

Kendal Masson, Etienne Perron-Bailly (Insee)

Le premier semestre 2022 est marqué par de nouveaux chocs exogènes. La situation sanitaire dégradée, qui a entraîné des confinements sévères en Chine, et la guerre en Ukraine renforcent les difficultés d’approvisionnement et poussent les prix vers le haut. L’activité économique en zone euro marque donc le pas, grevée par une forte inflation. L’activité en France est touchée, directement ou indirectement, par tous ces chocs. En particulier, la consommation des ménages recule au premier trimestre.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’activité progresse encore au premier trimestre, suivant en cela les services marchands. Dans la construction, elle dépasse à nouveau son niveau d’avant-crise et les mises en chantier continuent de combler lentement leur retard. L’industrie ralentit mais semble moins touchée qu’au niveau national. La fréquentation touristique reste en deçà de 2019.

Alors que les créations d’entreprises plafonnent, les défaillances repartent à la hausse, tout en demeurant à un niveau faible. Si le chômage recule encore, la croissance de l’emploi salarié ralentit dans tous les départements. L’emploi tertiaire poursuit sur sa lancée, mais l’intérim s’essouffle. En avril, les perspectives s’assombrissent dans certains secteurs.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 40
Paru le : Paru le 11/07/2022

L’activité progresse encore au premier trimestre

Entre janvier et mars 2022, l’activité mesurée par les heures rémunérées se détache encore un peu plus de son niveau d’avant-crise en Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,8 % au premier trimestre 2022 par rapport au premier trimestre 2019, après +2,3 % au trimestre précédent (figure 1). Elle est portée dans la région par les services principalement marchands (+4,0 % par rapport à leur niveau d’avant-crise), notamment le commerce, et ce même si le transport-entreposage n’a toujours pas complètement retrouvé son niveau de 2019 (–2,4 %). Les services principalement non marchands (+4,7 %) se situent également à un niveau d’activité bien supérieur à l’avant-crise, tout comme la construction (+4,4 %), qui était encore en berne fin 2021. L’industrie reste en terrain positif (+1,6 %) mais marque le pas.

Au niveau national, l’activité est ralentie par la consommation des ménages (encadré 1). Le volume des heures rémunérées demeure supérieur à celui d’avant-crise (+2,8 % au premier trimestre).

Dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le volume d’heures rémunérées poursuit sur sa lancée au premier trimestre. Dans le Var et les Bouches-du-Rhône, l’activité est dynamique (+4,4 % par rapport au premier trimestre 2019), ainsi qu’en Vaucluse et dans les Alpes-de-Haute-Provence (respectivement +3,9 % et +3,8 %). Dans les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes, l’activité est toujours un peu plus en retrait (+1,9 % et +2,3 %), en particulier dans les services marchands.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Provence-Alpes-Côte d'Azur

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Provence-Alpes-Côte d'Azur (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Provence-Alpes-Côte d'Azur Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 0,4 3,5 4,3 1,9 1,6 2,0 1,9
févr. 2020 0,8 3,2 5,1 2,0 1,2 2,1 1,7
mars 2020 -10,1 -30,1 -37,6 -14,0 -8,6 -16,1 -13,3
avr. 2020 -25,9 -56,3 -83,1 -35,1 -21,5 -38,1 -33,2
mai 2020 -18,0 -24,1 -77,7 -23,2 -14,3 -26,3 -22,4
juin 2020 -7,0 -7,0 -41,3 -10,9 -3,8 -12,1 -10,3
juil. 2020 -4,2 -4,8 -21,7 -7,2 -2,2 -7,5 -6,8
août 2020 -3,2 1,3 -15,8 -4,9 -1,4 -5,0 -4,5
sept. 2020 -3,6 -3,6 -20,3 -4,8 -0,2 -5,4 -4,4
oct. 2020 -2,9 -3,6 -29,5 -4,6 -0,1 -5,7 -4,8
nov. 2020 -4,2 -3,0 -63,6 -12,1 -0,7 -12,5 -9,8
déc. 2020 -2,2 -4,0 -63,0 -6,3 1,2 -8,7 -6,7
janv. 2021 -3,2 3,2 -53,4 -4,8 1,7 -6,5 -5,2
févr. 2021 -1,8 2,5 -59,6 -5,1 2,4 -7,0 -5,4
mars 2021 -1,2 1,5 -61,9 -5,4 3,5 -7,3 -5,1
avr. 2021 -3,0 0,0 -66,3 -9,2 -0,1 -11,1 -7,8
mai 2021 -2,6 -2,0 -45,3 -5,6 1,0 -7,6 -5,7
juin 2021 0,6 2,8 -13,1 -0,3 4,3 -0,5 -0,4
juil. 2021 -0,2 -2,2 -2,8 -0,3 2,6 -0,3 -0,8
août 2021 -0,1 -2,4 -2,7 0,1 3,1 0,0 -0,2
sept. 2021 0,6 1,1 -3,2 1,3 3,7 1,1 0,7
oct. 2021 1,0 0,7 -0,2 1,9 2,5 1,6 0,7
nov. 2021 3,0 1,5 2,4 3,1 4,4 3,1 2,4
déc. 2021 1,6 -2,0 0,4 3,0 4,0 2,3 2,1
janv. 2022 -0,1 4,8 -1,0 2,5 3,5 2,3 1,4
févr. 2022 2,0 3,9 2,8 4,8 4,7 4,2 3,1
mars 2022 2,8 4,4 3,6 5,4 6,0 4,9 4,0
avr. 2022 -0,3 0,7 3,1 3,4 3,5 2,6 1,6
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

La construction comble lentement son retard

Dans la construction, l’activité se redresse au premier trimestre après une fin d’année difficile. Le volume des heures rémunérées dépasse franchement son niveau de 2019 pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire (+4,4 % par rapport au premier trimestre 2019).

Au total, sur les douze derniers mois (d’avril 2021 à mars 2022), 31 000 logements neufs ont été mis en chantier en Provence-Alpe-Côte d’Azur, soit une hausse de 6,5 % par rapport au cumul du trimestre précédent (figure 2). Ce nombre reste inférieur à son niveau de fin 2019 dans la région (–4,6 %). Au niveau national, le nombre de logements commencés a retrouvé son niveau d’avant-crise dès la fin 2021, et le dépasse nettement début 2022 (+3,4 % au premier trimestre).

Au premier trimestre 2022, 35 200 permis de construire ont été délivrés sur 12 mois dans la région, en hausse de 2,6 % par rapport au trimestre précédent. À l’image des mises en chantier, le rebond est notable par rapport au point bas du quatrième trimestre 2020 (+26,2 %), mais le nombre de logements autorisés à la construction reste nettement en deçà de son niveau d’avant-crise : –5,9 % par rapport au quatrième trimestre 2019 (−2 200 autorisations). En France métropolitaine, le nombre de permis délivrés sur 12 mois a déjà dépassé son niveau d’avant-crise (+10,1 % par rapport au quatrième trimestre 2019) et poursuit sur une tendance très dynamique (+5,9 % sur un trimestre).

La demande de logements neufs restant assez dynamique [Deruaz, Pekic, 2022], l’encours de logements disponibles à la vente diminue très nettement depuis le début de la crise sanitaire (−20,4 % par rapport à fin 2019, −6,5 % sur un trimestre).

Les difficultés d’approvisionnement demeurent au plus haut [Note de conjoncture, juin 2022], ce qui pousse encore à la hausse les prix de production dans le bâtiment. Sur un an, les coûts de production au niveau national augmentent de 7,6 % (+3,0 % sur le trimestre, pour en savoir plus). Les mises en chantier et les permis de construire diminuent ainsi à nouveau en avril et mai dans la région.

Figure 2Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2014)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 99,7 99,2
févr. 2015 100,0 99,4
mars 2015 100,3 99,3
avr. 2015 97,0 98,3
mai 2015 92,8 97,6
juin 2015 92,1 98,3
juil. 2015 89,2 97,7
août 2015 90,2 98,3
sept. 2015 91,5 98,7
oct. 2015 89,5 98,9
nov. 2015 91,8 100,2
déc. 2015 94,8 101,5
janv. 2016 95,1 101,8
févr. 2016 96,1 103,2
mars 2016 93,8 102,3
avr. 2016 96,7 103,2
mai 2016 102,0 106,0
juin 2016 102,0 106,3
juil. 2016 104,6 106,5
août 2016 103,6 106,6
sept. 2016 105,2 107,1
oct. 2016 107,9 108,3
nov. 2016 110,2 109,1
déc. 2016 108,2 110,1
janv. 2017 112,5 112,2
févr. 2017 112,8 113,0
mars 2017 116,1 116,4
avr. 2017 117,0 117,6
mai 2017 117,7 117,8
juin 2017 122,0 119,4
juil. 2017 121,3 121,6
août 2017 122,0 122,1
sept. 2017 120,0 123,0
oct. 2017 119,7 123,9
nov. 2017 121,6 126,0
déc. 2017 127,9 129,6
janv. 2018 125,6 129,1
févr. 2018 126,9 128,6
mars 2018 123,9 127,5
avr. 2018 125,2 127,7
mai 2018 123,9 127,8
juin 2018 121,3 127,8
juil. 2018 120,7 126,5
août 2018 121,0 125,9
sept. 2018 121,3 125,3
oct. 2018 121,6 125,2
nov. 2018 116,7 123,4
déc. 2018 116,7 119,6
janv. 2019 118,4 119,5
févr. 2019 115,4 119,3
mars 2019 116,1 118,4
avr. 2019 113,8 117,8
mai 2019 110,8 116,6
juin 2019 110,8 115,1
juil. 2019 111,1 115,3
août 2019 108,9 114,9
sept. 2019 108,5 114,7
oct. 2019 108,5 113,7
nov. 2019 109,2 113,8
déc. 2019 106,6 113,8
janv. 2020 102,6 113,8
févr. 2020 103,0 113,6
mars 2020 100,3 111,2
avr. 2020 95,4 106,2
mai 2020 93,8 104,8
juin 2020 94,1 105,4
juil. 2020 93,4 105,1
août 2020 94,8 106,2
sept. 2020 95,1 106,0
oct. 2020 95,7 105,7
nov. 2020 94,4 104,9
déc. 2020 93,4 104,2
janv. 2021 91,5 103,1
févr. 2021 91,1 103,4
mars 2021 93,1 107,3
avr. 2021 97,0 112,2
mai 2021 99,0 114,6
juin 2021 98,4 114,4
juil. 2021 96,4 113,6
août 2021 95,1 113,5
sept. 2021 97,0 113,8
oct. 2021 97,7 114,9
nov. 2021 97,0 116,0
déc. 2021 95,4 116,2
janv. 2022 99,0 116,6
févr. 2022 100,3 116,6
mars 2022 101,3 116,9
avr. 2022 99,3 115,5
mai 2022 98,4 115,2
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 2Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

L’industrie freinée

L’activité industrielle mesurée par les heures rémunérées diminue par rapport au trimestre précédent. Elle demeure toutefois supérieure à son niveau d’avant-crise en Provence-Alpe-Côte d’Azur (+1,6 % par rapport même trimestre en 2019, après +1,9 %), au contraire du niveau national (−2,1 % après −1,5 %).

Ce ralentissement touche en particulier la cokéfaction-raffinage (−0,2 % par rapport à début 2019, après +1,6 %), la fabrication d’autres produits industriels (−0,2 % après +0,0 %), la fabrication de matériels de transport (−1,0 % après +0,1 %) et les industries extractives et l’énergie (−1,4 % après −0,3 %). La production industrielle est plus exposée aux perturbations internationales que les autres secteurs, et pourrait donc davantage subir les conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement mondiales (encadré 2).

Au niveau national, l’inflation alimente la forte hausse des coûts de production sur un an (+25,0 %, pour en savoir plus). Toutefois, les prix des matières premières hors énergie fléchissent en mai, après le point haut de mars (Pour en savoir plus).

La guerre en Ukraine a eu, au niveau national, un impact particulièrement élevé dans certains secteurs industriels, comme l’agroalimentaire, la fabrication de biens d’équipement, la métallurgie ou l’industrie automobile [Note de conjoncture, juin 2022]. Plus de 30 % des difficultés d’approvisionnement de ces secteurs sont en lien direct avec la crise ukrainienne. Ces secteurs représentent une part plus faible de l’activité en Provence-Alpes-Côte d’Azur qu’au niveau national : la perturbation due au conflit pourrait donc être atténuée dans la région.

La fréquentation des hôtels encore en deçà

Dans l’hébergement-restauration, le niveau des heures rémunérées continue à progresser au premier trimestre (+1,8 % par rapport à 2019), après avoir rattrapé le niveau d’avant-crise fin 2021 (+0,8 %). La tendance se poursuivrait au mois d’avril (+3,1 % par rapport à avril 2019).

Le chiffre d’affaires suit également cette tendance. Après une fin d’année en dessous du niveau de référence, le début d’année est plus positif.

Cet hiver, la fréquentation des hôtels de la région est encore bien inférieure à la période ante-Covid (−9,6 % pour les nuitées de novembre 2021 à mars 2022 par rapport à celles de l’hiver 2018-2019). En particulier, les établissements des Alpes-Maritimes (−15,7 %) et des Alpes-de-Haute-Provence (−11,8 %) n’ont pas fait le plein. À l’inverse, le Var bénéficie d’une présence touristique notable (+0,4 %). En France métropolitaine, la baisse est plus importante encore (−14,4 %).

En avril et mai, la fréquentation des hôtels s’améliore dans la région.

Les créations d’entreprises plafonnent, les défaillances remontent

Au premier trimestre 2022, 27 470 entreprises ont été créées en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le nombre de nouvelles entreprises recule de 1,3 % par rapport au trimestre précédent mais dépasse largement le nombre de créations du quatrième trimestre 2019 (+21,9 %, figure 3).

Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui portent la dynamique des créations depuis plusieurs années, se replient légèrement ce trimestre (–2,6 %). Les autres créations sont plus dynamiques (+1,5 %), et toujours bien au-dessus du niveau d’avant-crise (+15,3 % par rapport au quatrième trimestre 2019).

Après s’être installées à un niveau historiquement bas, les défaillances remontent ce trimestre (+9,4 %, figure 4), possiblement en lien avec la fin progressive des moratoires sur les remboursements de prêts garantis par l’État. Elles restent encore loin de leur niveau de fin 2019 (−33,5 %). En particulier, les activités immobilières (+15,1 %), le transport-entreposage (+13,0 %) et l’hébergement-restauration (+11,6 %) sont à surveiller. Le commerce et la réparation automobile repartent également à la hausse avec 750 défaillances ce trimestre (+9,2 % par rapport à fin 2021). Les données les plus récentes indiquent que cette tendance à la hausse des défaillances se poursuivrait en avril (+3,4 %).

Figure 3Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 96,7 93,3 96,8 94,6
2ᵉ trim. 2015 95,6 93,3 95,8 94,1
3ᵉ trim. 2015 98,0 97,0 97,3 95,8
4ᵉ trim. 2015 101,4 100,4 98,0 98,6
1ᵉ trim. 2016 107,6 103,9 100,8 99,9
2ᵉ trim. 2016 108,8 107,5 102,3 104,4
3ᵉ trim. 2016 105,3 106,4 98,7 102,9
4ᵉ trim. 2016 112,1 110,4 100,7 104,6
1ᵉ trim. 2017 113,1 110,6 102,9 106,2
2ᵉ trim. 2017 106,7 111,6 101,7 107,1
3ᵉ trim. 2017 116,4 115,1 109,8 115,1
4ᵉ trim. 2017 118,6 117,7 115,0 118,5
1ᵉ trim. 2018 117,9 116,8 121,9 122,9
2ᵉ trim. 2018 120,9 118,5 122,8 126,9
3ᵉ trim. 2018 120,1 116,1 123,4 128,2
4ᵉ trim. 2018 118,3 119,7 127,1 134,0
1ᵉ trim. 2019 132,1 125,6 140,2 145,0
2ᵉ trim. 2019 126,1 124,6 137,5 145,2
3ᵉ trim. 2019 121,2 124,7 139,7 150,0
4ᵉ trim. 2019 109,8 120,8 151,4 153,0
1ᵉ trim. 2020 107,0 114,3 137,3 139,3
2ᵉ trim. 2020 75,5 86,5 108,0 114,0
3ᵉ trim. 2020 121,0 132,3 167,9 178,8
4ᵉ trim. 2020 125,3 134,3 172,0 178,9
1ᵉ trim. 2021 128,9 136,0 178,0 182,7
2ᵉ trim. 2021 128,2 139,4 187,0 178,3
3ᵉ trim. 2021 126,0 135,8 161,4 173,0
4ᵉ trim. 2021 124,9 136,6 187,1 176,3
1ᵉ trim. 2022 126,7 134,9 184,6 178,0
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 3Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

Figure 4Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2014
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2014)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 101,6 100,5
févr. 2015 101,9 100,3
mars 2015 103,7 102,1
avr. 2015 104,0 102,2
mai 2015 101,0 100,1
juin 2015 103,4 101,5
juil. 2015 103,4 101,1
août 2015 103,2 100,7
sept. 2015 102,2 100,8
oct. 2015 100,0 99,5
nov. 2015 100,8 99,7
déc. 2015 102,2 101,0
janv. 2016 100,9 99,8
févr. 2016 100,4 99,2
mars 2016 98,1 97,9
avr. 2016 97,3 96,8
mai 2016 100,1 99,2
juin 2016 97,3 97,8
juil. 2016 95,2 96,4
août 2016 95,2 96,3
sept. 2016 94,4 95,3
oct. 2016 94,9 95,0
nov. 2016 94,8 94,6
déc. 2016 93,9 93,0
janv. 2017 93,6 92,8
févr. 2017 92,9 91,9
mars 2017 93,5 91,7
avr. 2017 93,4 90,5
mai 2017 93,8 90,4
juin 2017 94,3 89,4
juil. 2017 95,1 89,0
août 2017 94,4 89,1
sept. 2017 94,4 88,0
oct. 2017 94,3 87,7
nov. 2017 94,2 87,1
déc. 2017 94,0 87,3
janv. 2018 92,6 86,5
févr. 2018 91,4 86,0
mars 2018 90,6 85,0
avr. 2018 90,0 85,2
mai 2018 88,1 84,4
juin 2018 86,1 84,4
juil. 2018 84,9 84,8
août 2018 85,3 85,3
sept. 2018 84,3 85,5
oct. 2018 83,8 86,4
nov. 2018 82,2 86,3
déc. 2018 82,0 86,4
janv. 2019 81,6 87,1
févr. 2019 81,4 87,0
mars 2019 80,5 86,7
avr. 2019 80,2 86,9
mai 2019 81,1 86,6
juin 2019 80,6 85,8
juil. 2019 81,9 85,8
août 2019 81,6 84,7
sept. 2019 81,5 84,1
oct. 2019 82,5 83,1
nov. 2019 81,7 82,3
déc. 2019 82,1 81,8
janv. 2020 81,0 79,9
févr. 2020 80,0 78,7
mars 2020 76,7 75,5
avr. 2020 72,3 70,6
mai 2020 68,1 66,4
juin 2020 65,9 64,2
juil. 2020 63,2 61,7
août 2020 62,7 60,9
sept. 2020 61,4 58,5
oct. 2020 58,6 55,3
nov. 2020 56,7 52,7
déc. 2020 53,5 50,0
janv. 2021 51,6 47,9
févr. 2021 49,3 45,2
mars 2021 49,0 45,0
avr. 2021 50,6 46,1
mai 2021 52,2 47,1
juin 2021 52,5 46,3
juil. 2021 50,2 45,1
août 2021 50,2 44,9
sept. 2021 50,6 44,1
oct. 2021 49,7 43,7
nov. 2021 49,8 43,8
déc. 2021 49,9 44,2
janv. 2022 51,2 45,0
févr. 2022 52,9 46,6
mars 2022 54,6 48,3
  • Notes : données mensuelles brutes au 03 juin 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 4Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 03 juin 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

L’emploi salarié ralentit

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au premier trimestre 2022, le nombre de salariés (privé et public confondus) s’élève à 1 974 610, soit 4,0 % de plus qu’au quatrième trimestre 2019 (figure 5). L’emploi salarié ralentit ce trimestre (+0,3 % après +0,9 %). L’emploi privé continue à progresser (+0,4 %) alors que l’emploi public marque le pas (+0,0 %). En France (hors Mayotte), l’emploi salarié total progresse un peu plus faiblement que dans la région ce trimestre (+0,3 %, +2,8 % par rapport à l’avant-crise).

Figure 5Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,0 100,0 99,9 99,9
2ᵉ trim. 2015 100,3 100,2 100,3 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,2 100,3 100,3 100,3
4ᵉ trim. 2015 100,7 100,4 100,7 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,1 100,6 101,2 100,7
2ᵉ trim. 2016 101,5 100,8 101,7 101,0
3ᵉ trim. 2016 101,6 101,1 101,9 101,3
4ᵉ trim. 2016 101,7 101,2 101,9 101,4
1ᵉ trim. 2017 102,2 101,6 102,4 101,9
2ᵉ trim. 2017 102,6 102,0 102,9 102,4
3ᵉ trim. 2017 102,7 102,1 103,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 103,0 102,5 103,8 103,2
1ᵉ trim. 2018 103,5 102,7 104,4 103,5
2ᵉ trim. 2018 103,6 102,8 104,5 103,7
3ᵉ trim. 2018 103,6 102,7 104,7 103,7
4ᵉ trim. 2018 103,8 103,1 105,0 104,1
1ᵉ trim. 2019 104,3 103,6 105,5 104,8
2ᵉ trim. 2019 104,8 103,9 106,2 105,0
3ᵉ trim. 2019 105,3 104,3 106,8 105,6
4ᵉ trim. 2019 105,6 104,6 107,2 106,0
1ᵉ trim. 2020 103,3 102,5 104,2 103,2
2ᵉ trim. 2020 102,4 102,0 103,3 102,8
3ᵉ trim. 2020 104,8 103,8 106,0 104,7
4ᵉ trim. 2020 105,1 103,8 106,2 104,6
1ᵉ trim. 2021 105,8 104,5 107,2 105,6
2ᵉ trim. 2021 107,6 105,8 109,5 107,1
3ᵉ trim. 2021 108,5 106,6 110,8 108,1
4ᵉ trim. 2021 109,5 107,2 112,0 109,0
1ᵉ trim. 2022 109,9 107,5 112,4 109,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’intérim s’essouffle

L’emploi intérimaire recule de 3,0 %, après sept trimestres consécutifs de hausse (figure 6).

Au premier trimestre, le tertiaire marchand (hors intérim) poursuit sur sa lancée et continue de porter l’emploi régional (+0,7 % ce trimestre, +4,9 % par rapport à fin 2019, figure 7). Les activités scientifiques, techniques et de soutien aux entreprises (+1,5 %), l’information-communication (+1,3 %), les autres activités de services (+1,0 %) et les activités financières (+0,7 %) sont dynamiques. Le commerce (+0,4 %), l’hébergement-restauration (+0,2 %) et le transport-entreposage (+0,1 %) ralentissent. Seules les activités immobilières reculent (−0,3 %), mais restent à un niveau historiquement haut.

Dans l’industrie, l’emploi salarié progresse de façon ininterrompue depuis septembre 2020 (+0,3 % ce trimestre). Dans la fabrication d’autres produits industriels, la hausse est particulièrement vive (+0,7 %), suivie de l’agroalimentaire et de la fabrication d’équipements (+0,4 % chacun). En revanche, la fabrication de matériels de transport et le secteur regroupant la cokéfaction, le raffinage, les industries extractives et l’énergie marquent le pas (respectivement −0,3 % et −0,2 %).

Dans la construction, l’emploi progresse très légèrement, alors que les tensions sont prégnantes dans le secteur (+0,2 %).

Enfin, l’emploi tertiaire non marchand est quasi stable (+0,1 % ce trimestre). L’enseignement conserve le rythme de la fin 2021 (+1,1 % après +1,2 %), tandis que l’administration publique et la santé reculent (−0,2 % et −0,4 %). Dans l’hébergement médico-social et l’action sociale, l’emploi salarié progresse encore (+0,3 %).

Figure 6Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 96,2 99,8
2ᵉ trim. 2015 105,8 103,7
3ᵉ trim. 2015 106,8 107,5
4ᵉ trim. 2015 108,5 109,9
1ᵉ trim. 2016 111,0 110,1
2ᵉ trim. 2016 115,8 112,7
3ᵉ trim. 2016 117,3 116,8
4ᵉ trim. 2016 124,3 121,9
1ᵉ trim. 2017 128,2 126,9
2ᵉ trim. 2017 132,1 132,8
3ᵉ trim. 2017 136,8 137,3
4ᵉ trim. 2017 141,2 142,4
1ᵉ trim. 2018 144,1 143,7
2ᵉ trim. 2018 141,9 141,0
3ᵉ trim. 2018 145,2 141,0
4ᵉ trim. 2018 143,2 137,6
1ᵉ trim. 2019 147,8 142,8
2ᵉ trim. 2019 145,3 140,9
3ᵉ trim. 2019 147,3 140,3
4ᵉ trim. 2019 146,1 138,1
1ᵉ trim. 2020 88,3 85,1
2ᵉ trim. 2020 116,2 102,9
3ᵉ trim. 2020 135,8 125,5
4ᵉ trim. 2020 144,0 130,7
1ᵉ trim. 2021 146,6 134,1
2ᵉ trim. 2021 153,4 136,8
3ᵉ trim. 2021 156,5 138,8
4ᵉ trim. 2021 161,9 146,9
1ᵉ trim. 2022 157,1 144,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 6Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 7Évolution de l'emploi salarié par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,3 99,5 100,1 100,2
2ᵉ trim. 2015 98,5 99,6 100,4 100,4
3ᵉ trim. 2015 98,1 99,5 100,5 100,1
4ᵉ trim. 2015 98,1 99,5 100,9 100,6
1ᵉ trim. 2016 98,3 99,5 101,5 100,7
2ᵉ trim. 2016 98,4 99,2 101,8 101,1
3ᵉ trim. 2016 98,2 99,0 102,1 101,3
4ᵉ trim. 2016 98,4 98,7 102,0 101,5
1ᵉ trim. 2017 98,9 98,7 102,4 101,6
2ᵉ trim. 2017 99,4 98,9 103,0 101,8
3ᵉ trim. 2017 99,7 99,1 103,3 101,3
4ᵉ trim. 2017 100,1 99,3 103,9 100,9
1ᵉ trim. 2018 101,1 99,6 104,7 100,9
2ᵉ trim. 2018 101,4 100,0 104,8 100,7
3ᵉ trim. 2018 102,5 100,2 104,9 100,4
4ᵉ trim. 2018 103,1 100,3 105,2 100,6
1ᵉ trim. 2019 105,3 100,6 105,6 100,6
2ᵉ trim. 2019 106,3 101,1 106,3 100,9
3ᵉ trim. 2019 107,0 101,3 106,9 101,2
4ᵉ trim. 2019 108,2 101,9 107,4 101,3
1ᵉ trim. 2020 107,5 101,3 105,2 101,1
2ᵉ trim. 2020 108,8 101,0 102,8 100,3
3ᵉ trim. 2020 111,0 101,2 105,9 101,4
4ᵉ trim. 2020 112,1 101,3 105,1 102,5
1ᵉ trim. 2021 113,9 102,2 105,7 102,7
2ᵉ trim. 2021 114,5 102,7 109,0 103,1
3ᵉ trim. 2021 115,3 103,5 110,9 102,7
4ᵉ trim. 2021 116,2 104,1 111,9 103,6
1ᵉ trim. 2022 116,3 104,4 112,6 103,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 7Évolution de l'emploi salarié par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

La croissance de l’emploi ralentit dans tous les départements

Au premier trimestre, la croissance de l’emploi salarié ralentit dans tous les départements de la région (figure 8). Elle faiblit particulièrement dans les Alpes-Maritimes (+0,5 % après +1,3 %) mais la décélération touche aussi les autres départements. Malgré le ralentissement, l’emploi reste dynamique dans les Alpes-de-Haute-Provence (+1,0 % après +1,3 %).

Figure 8Évolution de l’emploi salarié total par département

indice base 100 au 1er trimestre 2019
Évolution de l’emploi salarié total par département (indice base 100 au 1er trimestre 2019)
Trimestre Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’Azur
2019 T1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2019 T2 100,0 99,2 100,6 100,5 100,4 100,9 100,5
2019 T3 99,6 99,5 100,6 101,4 101,2 101,1 101,0
2019 T4 100,9 100,8 101,0 101,5 101,5 101,0 101,3
2020 T1 96,2 97,7 98,3 99,6 99,8 98,8 99,1
2020 T2 96,1 96,8 96,5 99,3 98,7 97,8 98,2
2020 T3 99,7 100,2 98,5 101,6 100,8 100,1 100,5
2020 T4 100,0 95,0 99,0 101,9 101,4 101,0 100,8
2021 T1 101,0 96,7 99,1 102,8 101,9 101,4 101,5
2021 T2 103,5 102,6 100,9 104,2 103,7 103,2 103,2
2021 T3 103,8 102,7 101,7 105,1 104,7 104,0 104,1
2021 T4 105,2 103,1 103,1 106,1 105,3 105,0 105,1
2022 T1 106,2 103,4 103,6 106,3 105,5 105,3 105,4
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 8Évolution de l’emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage recule encore légèrement

En forte baisse fin 2021, le taux de chômage diminue encore de 0,1 point ce trimestre dans la région. Il s’établit à 8,2 % de la population active (figure 9), plus d’un point sous le niveau d’avant-crise (9,3 % fin 2019). En France (hors Mayotte), la baisse du chômage est identique (–0,1 point ce trimestre, 7,3 % de la population active).

Le taux de chômage recule un peu plus vite en Vaucluse et dans les Alpes-Maritimes (−0,2 point) et ne progresse faiblement que dans les Hautes-Alpes (+0,1 point).

Figure 9Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 11,6 10,5
1ᵉ trim. 2015 11,4 10,3
2ᵉ trim. 2015 11,7 10,5
3ᵉ trim. 2015 11,5 10,3
4ᵉ trim. 2015 11,4 10,2
1ᵉ trim. 2016 11,4 10,2
2ᵉ trim. 2016 11,2 10,0
3ᵉ trim. 2016 11,1 9,9
4ᵉ trim. 2016 11,4 10,0
1ᵉ trim. 2017 10,9 9,6
2ᵉ trim. 2017 10,8 9,5
3ᵉ trim. 2017 10,8 9,5
4ᵉ trim. 2017 10,3 9,0
1ᵉ trim. 2018 10,6 9,3
2ᵉ trim. 2018 10,4 9,1
3ᵉ trim. 2018 10,3 9,0
4ᵉ trim. 2018 10,1 8,7
1ᵉ trim. 2019 10,1 8,7
2ᵉ trim. 2019 9,6 8,4
3ᵉ trim. 2019 9,5 8,4
4ᵉ trim. 2019 9,3 8,2
1ᵉ trim. 2020 8,9 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,2 7,2
3ᵉ trim. 2020 10,2 9,1
4ᵉ trim. 2020 9,1 8,1
1ᵉ trim. 2021 9,2 8,1
2ᵉ trim. 2021 9,1 8,0
3ᵉ trim. 2021 9,0 8,0
4ᵉ trim. 2021 8,3 7,4
1ᵉ trim. 2022 8,2 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 9Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Le nombre de demandeurs d’emploi décroît encore

Au premier trimestre 2022, 461 750 demandeurs d’emplois en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 2,7 % de moins que trois mois auparavant (figure 10). En particulier, le nombre d’inscrits en catégorie A continue de décroître (–4,8 % sur un trimestre). Par rapport à l’avant-crise, le nombre de DEFM dans les catégories A, B et C diminue de 4,7 %, dont une baisse de 10,6 % pour les inscrits sans aucune activité.

Au niveau national, le recul est identique à celui de la région ce trimestre, pour la catégorie A comme pour l’ensemble des catégories A, B et C.

Figure 10Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 102,1 101,7
2ᵉ trim. 2015 104,6 103,9
3ᵉ trim. 2015 104,8 104,1
4ᵉ trim. 2015 105,9 105,0
1ᵉ trim. 2016 106,6 105,3
2ᵉ trim. 2016 106,3 104,6
3ᵉ trim. 2016 107,4 105,1
4ᵉ trim. 2016 108,3 105,4
1ᵉ trim. 2017 109,4 106,1
2ᵉ trim. 2017 110,4 106,9
3ᵉ trim. 2017 111,7 107,8
4ᵉ trim. 2017 112,8 108,3
1ᵉ trim. 2018 113,1 108,4
2ᵉ trim. 2018 113,2 108,4
3ᵉ trim. 2018 113,2 108,4
4ᵉ trim. 2018 113,2 108,2
1ᵉ trim. 2019 113,2 108,1
2ᵉ trim. 2019 111,9 107,2
3ᵉ trim. 2019 110,5 106,2
4ᵉ trim. 2019 109,5 105,2
1ᵉ trim. 2020 109,1 105,0
2ᵉ trim. 2020 116,9 111,3
3ᵉ trim. 2020 115,4 110,8
4ᵉ trim. 2020 113,6 110,1
1ᵉ trim. 2021 113,8 109,9
2ᵉ trim. 2021 113,3 108,8
3ᵉ trim. 2021 110,5 106,8
4ᵉ trim. 2021 107,3 103,8
1ᵉ trim. 2022 104,4 101,0
  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 10Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.
Avertissement sur l’emploi salarié localisé

Les Estimations trimestrielles d’emploi au premier trimestre 2022 sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement, car elles bénéficient de plusieurs changements méthodologiques.

La Caisse nationale de l’Urssaf a, en juin 2021, basculé l’ensemble de son système statistique vers la source des déclarations sociales nominatives (DSN), générant des révisions des séries longues du nombre de postes salariés sur le champ privé hors intérim. Cette révision est maintenant prise en compte dans les séries diffusées par l’Insee. S’y ajoute la révision, habituelle, liée à la mise à jour des modèles calculant les corrections des variations saisonnières.

Par ailleurs, les alternants (en apprentissage ou contrat de professionnalisation) sont désormais inclus explicitement dans la dynamique de l’emploi salarié sur les années récentes. Cela conduit à comptabiliser 240 000 créations d’emplois supplémentaires entre fin 2019 et fin 2021, l’apprentissage ayant fortement augmenté entre fin 2019 et fin 2021.

Enfin, les niveaux d’emploi en séries longues des Estimations trimestrielles d’emploi sont calés sur les Estimations annuelles d’emploi, qui ont été l’objet d’un rebasement au printemps 2022.

Ces différentes révisions sont détaillées dans la note méthodologique sur l’emploi salarié.

Encadré 1 - Contexte national – En France, l’activité s’est repliée début 2022

Début 2022, l’activité française s’est légèrement repliée (–0,2 % au premier trimestre). La consommation des ménages, en particulier, a nettement reculé (–1,5 %), du fait d’une situation sanitaire dégradée et d’une hausse continue de l’inflation, accentuée fin février par le déclenchement de la guerre en Ukraine (+4,5 % d’inflation sur un an en mars après +2,9 % en janvier). L’emploi, en revanche, a continué de progresser, tout en ralentissant. Il a notamment été porté par l’alternance et de possibles besoins de main-d’œuvre pour pallier les absences liées à la pandémie. Au deuxième trimestre, l’amélioration de la situation sanitaire aurait conduit l’activité à se redresser, tirée par les secteurs ayant pâti de la vague pandémique (hébergement-restauration, services de transport…). La consommation ne se serait reprise que modérément, la hausse de l’inflation continuant de peser sur les décisions d’achat des ménages.

Encadré 2 - Contexte international – L’économie mondiale face aux chocs

Début 2022, les principales économies mondiales ont été confrontées à une situation sanitaire dégradée ainsi qu’au déclenchement de la guerre en Ukraine qui, notamment, a accentué les tensions sur les prix. L’activité économique a ainsi marqué le pas dans les principales économies occidentales, grevée en zone euro par l’inflation et le recul de la consommation des ménages. Au Royaume-Uni et aux États-Unis en revanche, la consommation a progressé, soutenue par les hausses de salaire et la baisse du taux d’épargne des ménages. Au deuxième trimestre, l’activité mondiale aurait progressé à un rythme modéré, affectée par les confinements en Chine et la hausse de l’inflation, et ce malgré l’amélioration de la situation sanitaire en zone euro.

Publication rédigée par : Kendal Masson, Etienne Perron-Bailly (Insee)

Définitions

Pour chaque salarié employé, le volume de travail rémunéré est calculé en ajoutant au volume du contrat travail les heures supplémentaires et en retranchant les absences non rémunérées (comme les heures d’activité partielle ou des arrêts maladie).

L’estimation du volume de travail rémunéré a mobilisé différentes rubriques de la déclaration sociale nominative (DSN), notamment :

  • le volume de travail porté sur le contrat de travail. Il correspond à la durée que devrait réaliser le salarié sur le mois, en ne prenant en compte que les repos hebdomadaires prévus par la loi (2 jours consécutifs par semaine) ;
  • les heures supplémentaires ou complémentaires aléatoires. Elles correspondent aux heures supplémentaires réalisées lorsqu’il y a un surplus d’activité temporaire, nécessitant la présence du salarié en plus de ses horaires de travail habituels. Pour un salarié à temps partiel, on parle d’heures complémentaires aléatoires dès lors qu’il réalise plus d’heures que ce qui est prévu par son contrat de travail ;
  • la durée d’absence non rémunérée. Elle correspond à la somme, sur la période considérée, des durées de toutes les absences n’ayant donné lieu à aucune rémunération. Un congé sans solde, un arrêt maladie avec ou sans maintien de salaire, les périodes d’activité partielle sont des absences non rémunérées. Les congés payés des salariés du bâtiment pris en charge par une caisse de congés payés sont déclarés comme des absences non rémunérées ;
  • les heures d’activité partielle. Elles correspondent au nombre d’heures chômées à indemniser. La mise en activité partielle n’ouvre pas droit au paiement d’un salaire pour les salariés mais au versement d’une allocation spécifique correspondant dans le cas général à 70 % de leur salaire horaire brut par heure chômée. L’employeur verse directement à ses salariés cette allocation ; il se fait ensuite indemniser par les administrations publiques. L’activité partielle étant un motif de suspension du contrat de travail, elle est déclarée dans la DSN.

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La déclaration sociale nominative (DSN) est un fichier mensuel produit à partir des données de paie des salariés. Elle a notamment pour but de remplacer un grand nombre de déclarations administratives qui étaient adressées jusqu’alors à des acteurs différents (CPAM, Urssaf, AGIRC-ARRCO, organismes complémentaires, Pôle emploi, Centre des impôts, Caisses régimes spéciaux, etc.). La DSN regroupe des informations sur le salarié dans une déclaration unique pour communiquer ensuite les informations nécessaires à la gestion de la protection sociale des salariés aux organismes concernés.

Les données transmises dans la DSN mensuelle sont donc le reflet de la situation d’un salarié au moment où la paie a été réalisée ; elle relate les évènements survenus (activité partielle, maladie, maternité, fin de contrat de travail…) dans le mois ayant eu un impact sur la paie.

Pour en savoir plus

« Guerre et Prix », Note de conjoncture, juin 2022.

Deruaz B., Pekic C., « Construction - L’activité repart en 2021, mais reste en retrait par rapport à l’avant-crise », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur, n°39, juin 2022.

Masson K., Perron-Bailly E., « Fin 2021, l’activité dépasse son niveau d’avant-crise », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur, n° 38, avril 2022.

Tableau de bord de la conjoncture : Provence-Alpes-Côte d'Azur.

« Au premier trimestre 2022, les coûts de production dans la construction augmentent de 3,0 % », Informations rapides n° 161, juin 2022.

« En mai 2022, le prix du pétrole rebondit, ceux des matières premières hors énergie refluent », Informations rapides n° 156, juin 2022.

« En mai 2022, les prix de production de l’industrie française augmentent de 0,3 % sur un mois et de 25,0 % sur un an », Informations rapides n° 172, juin 2022.