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Insee Conjoncture Hauts-de-France · Juin 2022 · n° 31
Insee Conjoncture Hauts-de-FranceBilan économique 2021 - Hauts-de-FranceL’activité économique retrouve des couleurs à l’été

Après une année 2020 fortement dégradée par la crise sanitaire, l’activité économique des Hauts-de-France reprend progressivement. Le début d’année 2021 est encore marqué par les restrictions, mais le retour à une situation d’avant-crise s’observe à partir du milieu d’année. Le volume d’heures rémunérées retrouve son niveau de 2019 dès le mois de juin dans la région, soit trois mois plus tôt qu’au niveau national. La consommation des ménages, fortement liée à la levée des restrictions qui touchent l’ouverture des commerces, reste dynamique de l’été jusqu’à la fin d’année. La reprise s’accompagne d’une moindre mobilisation de l’activité partielle et l’emploi salarié rebondit. De même, le chômage recule et les demandeurs d’emploi sont moins nombreux qu’un an auparavant. Les créations d’entreprises poursuivent leur essor. Les marchés agricoles et la construction se portent bien. À l’inverse, bien que la situation s’améliore, le niveau d’avant-crise n’est pas retrouvé dans le tourisme et les transports.

Insee Conjoncture Hauts-de-France
No 31
Paru le : Paru le 21/06/2022

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2021 publiés par l'Insee.
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Emploi salarié - Rebond de l’emploi salarié : une dynamique après crise plus vive qu’avantBilan économique 2021

Caroline Victoor (Insee), Louise Obein (Dreets)

Bénéficiant de la dynamique du secteur privé, l’emploi régional progresse de 2,4 % en un an, soit 48 000 postes supplémentaires. Il rattrape rapidement son niveau d’avant‑crise et le dépasse dès le 2ᵉ trimestre. Tous les départements gagnent des emplois, même si l’Aisne est un peu en retrait. La hausse concerne tous les secteurs, en particulier les services marchands (+ 4,3 %) et la construction (+ 2,1 %), alors que l’emploi intérimaire augmente de 7,0 %.

Insee Conjoncture Hauts-de-France

No 31

Paru le : 21/06/2022

Avertissement

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données durant la phase de montée en charge du dispositif.

Fin 2021, 2 073 300 personnes sont en emploi dans les Hauts-de-France, soit 48 000 de plus en un an (+ 2,4 %). Après une baisse de 0,7 % en 2020, l’emploi salarié est en hausse sur les quatre trimestres de 2021 et dépasse son niveau d’avant-crise dès le 2ᵉ trimestre. Cette augmentation est toutefois moins marquée dans la région qu’au niveau national (+ 2,8 % en France hors Mayotte) (figure 1). Elle est essentiellement portée par le secteur privé très dynamique (progression de 3,1 %, contre 3,5 % en France) alors qu’il reculait de 1,0 % l’année précédente. En revanche, le secteur public enregistre une croissance atone (+ 0,2 % en région contre + 0,3 % au national), évolution identique à celle de 2020 où il avait résisté à la crise.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Hauts-de-France Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Hauts-de-France Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,9 99,9 100,0 100,0
2ᵉ trim. 2015 100,0 100,2 100,0 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,2 100,3 100,1 100,3
4ᵉ trim. 2015 100,3 100,4 100,3 100,5
1ᵉ trim. 2016 100,3 100,6 100,3 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,5 100,9 100,6 101,0
3ᵉ trim. 2016 100,8 101,2 100,9 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,9 101,3 101,1 101,5
1ᵉ trim. 2017 101,0 101,7 101,2 102,0
2ᵉ trim. 2017 101,3 102,0 101,5 102,4
3ᵉ trim. 2017 101,5 102,3 102,0 102,8
4ᵉ trim. 2017 101,6 102,6 102,4 103,3
1ᵉ trim. 2018 101,6 102,8 102,3 103,6
2ᵉ trim. 2018 101,6 102,9 102,6 103,8
3ᵉ trim. 2018 101,6 103,0 102,6 104,0
4ᵉ trim. 2018 101,5 103,2 102,6 104,2
1ᵉ trim. 2019 101,9 103,7 103,1 104,8
2ᵉ trim. 2019 102,0 103,9 103,2 105,1
3ᵉ trim. 2019 102,0 104,1 103,0 105,3
4ᵉ trim. 2019 102,0 104,4 103,2 105,6
1ᵉ trim. 2020 100,1 102,4 100,7 103,1
2ᵉ trim. 2020 99,5 101,6 100,4 102,3
3ᵉ trim. 2020 101,3 103,2 102,2 104,0
4ᵉ trim. 2020 101,3 103,1 102,2 103,7
1ᵉ trim. 2021 101,9 103,7 103,0 104,6
2ᵉ trim. 2021 102,8 105,0 104,2 106,1
3ᵉ trim. 2021 103,2 105,5 104,6 106,7
4ᵉ trim. 2021 103,7 105,9 105,3 107,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Les Hauts-de-France se classent à la 8ᵉ place des régions de France métropolitaine pour le dynamisme de l’emploi (figure 2). L’emploi y progresse deux fois plus qu’en Bourgogne-Franche-Comté (+ 1,2 %) qui occupe la dernière position. Les régions du Sud et de l’Ouest enregistrent les plus fortes hausses de l’emploi salarié, notamment Auvergne-Rhône-Alpes (+ 3,6 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 3,5 %) et Occitanie (+ 3,4 %).

Figure 2Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021

Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021 (Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021 (en %))
Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021 (en %)
Centre-Val de Loire 2,5
Provence-Alpes-Côte d'Azur 3,5
Île-de-France 2,2
La Réunion 5,0
Auvergne-Rhône-Alpes 3,6
Corse 3,1
Bourgogne-Franche-Comté 1,2
Occitanie 3,4
Bretagne 3,2
Grand Est 2,2
Normandie 2,2
Hauts-de-France 2,4
France hors Mayotte 2,8
Nouvelle-Aquitaine 3,2
Pays de la Loire 3,0
Guadeloupe 1,5
Guyane 2,6
Martinique 2,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2020 et fin 2021France hors Mayotte : 2,8 %

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Au sein de la région, l’emploi croît dans tous les départements (figure 3). Alors que le Nord et le Pas-de-Calais (+ 2,5 %), la Somme (+ 2,3 %) et l’Oise (+ 2,2 %) affichent une dynamique proche de la moyenne régionale, l’Aisne est en retrait (+ 1,3 %).

Figure 3Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au 4ᵉ trimestre de l'année précédente
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au 4ᵉ trimestre de l'année précédente)
Emploi au 31/12/2020 Emploi au 31/12/2021
Aisne -1,7 1,3
Nord -0,3 2,5
Oise -0,9 2,2
Pas-de-Calais -0,8 2,5
Somme -1,2 2,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Reprise de l’emploi dans les services marchands

Fin 2021, la région compte 863 000 salariés exerçant dans les services marchands (hors intérim). L’emploi y rebondit nettement avec la création de 35 600 postes en un an, soit une augmentation de 4,3 %, après une perte de 13 400 emplois en 2020 (– 1,6 %) (figure 4). La reprise, de même ampleur qu’à l’échelle nationale (+ 4,3 %), bénéficie davantage à la Somme (+ 5,3 %) qu’à l’Aisne (+ 2,8 %). Le Nord (+ 4,4 %), le Pas-de-Calais (+ 4,3 %) et l’Oise (+ 3,8 %) se classent entre les deux.

Parmi les services marchands, la progression est plus marquée dans l’hébergement et la restauration (+ 9 400 emplois, soit + 14 %). Ce net rebond efface la perte de 6 300 emplois de l’année précédente. L’augmentation est aussi portée par les « autres activités de services » (+ 5 900 emplois, soit + 7,2 %) et les activités scientifiques, techniques et de soutien administratif (+ 8 400 emplois, soit + 4,2 %). Seul le secteur des activités immobilières perd des emplois (– 200, soit – 1,4 %).

Figure 4Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Hauts-de-France

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Hauts-de-France (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,5 99,5 100,2 99,9
2ᵉ trim. 2015 98,0 98,8 100,3 100,0
3ᵉ trim. 2015 97,2 98,5 100,8 99,9
4ᵉ trim. 2015 96,8 98,3 100,9 100,0
1ᵉ trim. 2016 96,4 97,7 101,2 100,0
2ᵉ trim. 2016 96,1 97,2 101,8 99,9
3ᵉ trim. 2016 95,8 96,9 102,2 100,0
4ᵉ trim. 2016 95,4 96,3 102,5 100,1
1ᵉ trim. 2017 95,2 96,0 102,7 100,2
2ᵉ trim. 2017 95,5 95,7 103,1 100,4
3ᵉ trim. 2017 95,1 95,6 103,6 100,1
4ᵉ trim. 2017 95,4 95,3 104,0 99,5
1ᵉ trim. 2018 96,2 95,1 104,1 99,6
2ᵉ trim. 2018 96,7 95,1 104,6 99,1
3ᵉ trim. 2018 96,8 94,9 105,0 98,9
4ᵉ trim. 2018 97,0 94,8 105,1 98,7
1ᵉ trim. 2019 98,1 94,7 105,7 98,7
2ᵉ trim. 2019 98,3 94,7 106,1 98,9
3ᵉ trim. 2019 98,5 94,3 106,1 99,0
4ᵉ trim. 2019 98,7 93,9 106,6 98,8
1ᵉ trim. 2020 99,2 93,5 105,5 98,6
2ᵉ trim. 2020 98,8 92,8 104,4 97,4
3ᵉ trim. 2020 99,9 92,5 105,5 98,8
4ᵉ trim. 2020 100,3 92,1 104,9 99,1
1ᵉ trim. 2021 102,2 92,2 106,0 99,4
2ᵉ trim. 2021 102,3 92,1 108,0 99,6
3ᵉ trim. 2021 102,2 92,2 108,8 99,7
4ᵉ trim. 2021 102,4 92,3 109,5 99,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Hauts-de-France

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire non marchand poursuit sa progression

Fin 2021, en Hauts-de-France, 719 000 salariés travaillent dans le tertiaire non marchand. Après une légère augmentation de 0,3 % en 2020, les emplois du secteur progressent de nouveau de 0,6 % en 2021, tout comme au niveau national. La région gagne ainsi 4 000 emplois en un an, en particulier dans l’enseignement (+ 2 700 emplois, soit + 1,8 %) et les activités pour la santé humaine (+ 2 000 emplois, soit + 1,3 %). C’est dans le département du Nord que le secteur est le plus dynamique (+ 0,9 %, soit + 2 900 emplois). L’évolution est plus faible dans le Pas-de-Calais (+ 0,5 %), l’Oise (+ 0,4 %) et la Somme (+ 0,2 %). En revanche, dans l’Aisne, les emplois liés aux services non marchands reculent de 0,3 % (‑ 170 postes).

L’industrie maintient ses emplois

Alors que l’industrie régionale perdait des emplois en 2020 (– 2,0 % contre – 1,7 % au niveau national), elle en gagne 700 en 2021 pour un total de 281 300 salariés (+ 0,3 % en Hauts-de-France contre + 0,7 % en France). Dans la Somme (+ 0,9 %) et le Pas-de-Calais (+ 0,8 %), la tendance est à la hausse. L’emploi est stable dans l’Oise (+ 0,1 %) et le Nord (0,0 %) tandis qu’il recule dans l’Aisne (– 0,6 %).

Dans la région, la dynamique de l’emploi est principalement soutenue par l’industrie agroalimentaire (+ 3,9 %), qui compense le recul accusé par la fabrication de matériels de transport (– 2,2 %).

Consolidation dans la construction

Dans la construction, l’augmentation des effectifs salariés se poursuit en 2021 avec 2 300 emplois supplémentaires, soit + 2,1 % après + 1,6 % en 2020. Le secteur est toutefois moins dynamique dans les Hauts-de-France qu’à l’échelle nationale (+ 2,5 %). Fin 2021, la construction rassemble 112 700 salariés dans la région. L’emploi y progresse fortement dans le Pas-de-Calais (+ 3,6 %), moins dans les autres départements avec des croissances qui s’échelonnent de + 0,2 % dans l’Oise à + 2,3 % dans la Somme.

Rebond dans l’intérim

Le nombre d’intérimaires dans la région culmine à 75 400 en fin d’année 2021, plus haut niveau observé depuis 4 ans. Cela représente 4 900 emplois supplémentaires sur un an, soit une hausse de 7 %, contre + 13 % en France (figure 5). Si l’intérim est moins dynamique qu’à l’échelle nationale cette année, il avait nettement mieux résisté l’année dernière, progressant de 0,7 % contre – 5,6 % à l’échelle nationale. La croissance de 2021 se concentre surtout au dernier trimestre, en raison du remplacement de nombreux salariés absents dans un contexte de forte circulation de la Covid‑19.

Tous les départements de la région gagnent des emplois intérimaires, en particulier l’Aisne (+ 14 %) et l’Oise (+ 13 %). La hausse est plus modérée dans le Pas-de-Calais (+ 6 %), le Nord (+ 5 %) et la Somme (+ 3 %).

Relativement stable dans l’agriculture (– 0,3 %) et la construction (+ 0,2 %), l’intérim bondit dans les secteurs tertiaire (+ 5 %) et industriel (+ 13 %). Seule la construction ne retrouve pas son niveau d’emplois intérimaires d’avant-crise. Toutefois, le second semestre 2021 donne des signes positifs de reprise dans ce secteur.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Hauts-de-France France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,2 99,6
2ᵉ trim. 2015 104,9 103,7
3ᵉ trim. 2015 109,0 107,7
4ᵉ trim. 2015 113,1 110,4
1ᵉ trim. 2016 115,0 110,2
2ᵉ trim. 2016 117,5 113,4
3ᵉ trim. 2016 121,1 117,2
4ᵉ trim. 2016 126,3 122,7
1ᵉ trim. 2017 126,8 128,1
2ᵉ trim. 2017 130,1 133,5
3ᵉ trim. 2017 137,3 138,2
4ᵉ trim. 2017 144,1 144,6
1ᵉ trim. 2018 139,3 143,8
2ᵉ trim. 2018 139,0 141,9
3ᵉ trim. 2018 136,2 142,1
4ᵉ trim. 2018 131,8 139,5
1ᵉ trim. 2019 135,5 141,4
2ᵉ trim. 2019 133,5 140,9
3ᵉ trim. 2019 132,3 140,7
4ᵉ trim. 2019 129,7 138,6
1ᵉ trim. 2020 80,5 83,6
2ᵉ trim. 2020 96,1 102,6
3ᵉ trim. 2020 125,1 126,3
4ᵉ trim. 2020 130,7 130,9
1ᵉ trim. 2021 128,8 132,8
2ᵉ trim. 2021 133,0 137,0
3ᵉ trim. 2021 133,1 139,8
4ᵉ trim. 2021 139,8 147,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Publication rédigée par : Caroline Victoor (Insee), Louise Obein (Dreets)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.