Maine-et-Loire : une croissance démographique assez marquée

David Capelle, Amandine Rodrigues, Insee

Le Maine-et-Loire compte 805 835 habitants au 1er 2014, ce qui en fait le 2e département le plus peuplé des Pays de la Loire. Entre 2009 et 2014, il gagne environ 4 955 personnes en moyenne chaque année, soit une hausse de 0,6 %. Cette progression de population est légèrement supérieure à la moyenne nationale. Elle se concentre principalement dans les communes périurbaines de la grande couronne d’Angers et le long de l’axe routier Angers-Laval. Trois communes sur dix perdent des habitants au cours des cinq dernières années.

Au 1er janvier 2014, le Maine-et-Loire compte 805 835 habitants. Le département gagne 24 775 habitants entre 2009 et 2014, soit environ 4 955 personnes en moyenne chaque année, l'équivalent d'une commune comme Beaucouzé. Cette augmentation situe le département au 22e rang du classement national. Sa croissance s’explique pour les trois quarts par l’excédent des naissances sur les décès (solde naturel), et pour le quart restant par l’excédent des arrivées sur les départs (solde migratoire).

Si le Maine-et-Loire rassemble 22 % des résidents de la région, il contribue seulement à hauteur de 16 % à l’augmentation de la population régionale. En effet, son rythme de croissance est moins soutenu que celui de la région dans son ensemble : entre 2009 et 2014, la population du Maine-et-Loire ne progresse que de 0,6 % en moyenne chaque année contre 0,8 % pour la région. Cette croissance est toutefois légèrement supérieure à celle connue sur l’ensemble de la France métropolitaine (+ 0,5 %). Elle place le département au 26e rang au niveau national.

Entre le 15 décembre 2015 et le 1er janvier 2016, les regroupements de communes ont donné naissance à 25 communes nouvelles, dont 8 de plus de 10 000 habitants (Baugé-en-Anjou, Beaupréau-en-Mauges, Chemillé-en-Anjou, Loire-Authion, Mauges-sur-Loire, Montrevault-sur-Èvre, Orée d’Anjou et Sèvremoine). Le Maine-et-Loire compte désormais 14 communes de plus de 10 000 habitants.

Figure 1 – Maine-et-Loire : 14 communes de plus de 10 000 habitantsNombre d’habitants des communes du Maine-et-Loire en 2014

  • Source : Insee, Recensement de la population (RP) 2014.

Figure 2 – Une croissance inégale de la population Évolution annuelle moyenne de la population des communes du Maine-et-Loire entre 2009 et 2014 (en %)

  • Source : Insee, RP 2009 et 2014.

Le taux de croissance de la population d’Angers est identique à celui de France métropolitaine : 0,5 % en moyenne chaque année. Le dynamisme démographique est plus important dans les communes de la grande couronne angevine ainsi que le long de l’axe routier Angers-Laval, et dans une moindre mesure le long des axes Angers-Le Mans et Angers-Poitiers. Les gains les plus importants entre 2009 et 2014 concernent les communes de Sévremoine (+ 1 650 habitants), Trélazé (+ 1 400) et Orée d'Anjou (+ 1 010).

Ces communes ont un rythme de croissance au moins deux fois plus soutenu que la moyenne départementale. Quatre communes ont un taux de croissance annuel moyen supérieur à 4 %. Parmi elles, Forges gagne plus de 5 % de population en moyenne chaque année.

Parmi les intercommunalités, la communauté urbaine Angers Loire Métropole gagne le plus d’habitants (+ 9 390 habitants au cours des cinq dernières années). La progression est la plus forte dans la communauté de communes de la Région du Lion d’Angers (+ 2 % par an en moyenne entre 2009 et 2014).

A contrario, une diminution de la population s'observe sur un croissant est du département allant de Montreuil-Bellay à Genneteil. Au total 75 communes voient leur population diminuer parmi les 250 communes du département. Les deux plus grandes villes du département après Angers perdent toujours des habitants : – 770 pour Saumur et – 270 pour Cholet entre 2009 et 2014, soit des diminutions respectives de 0,6 % et 0,1 % en moyenne par an. Si l’évolution démographique de la communauté d'agglomération du Choletais reste positive, ce n'est pas le cas de celle de Saumur Loire Développement qui perd 360 habitants en cinq ans. La population diminue à un rythme encore plus soutenu dans les communautés de communes de la Région de Noyant et du Pays d'Ancenis. Outre Saumur et Cholet, deux autres communes perdent plus de 100 habitants au cours des cinq dernières années : Sainte-Gemmes-sur-Loire (– 455) et Saint-Mélaine-sur-Aubance (– 110), dans l’aire urbaine d’Angers.

Figure 3 – Une croissance positive de la population pour une grande majorité des intercommunalitésPopulation et évolution annuelle moyenne des intercommunalités du Maine-et-Loire entre 2009 et 2014

Une croissance positive de la population pour une grande majorité des intercommunalités
Libellé Intercommunalités Population municipale 2014 Population municipale 2009 Évolution annuelle moyenne entre 2009 et 2014
CA Mauges Communauté 119 900 114 393 0,9
CC du Pays d'Ancenis * 2 561 2 586 -0,2
CU Angers Loire Métropole 274 705 265 319 0,7
CA Saumur Loire Développement 62 366 62 724 -0,1
CC de la Région du Lion-d'angers 15 925 14 455 2,0
CC du Canton de Segré 17 579 17 038 0,6
CC du Bocage 9 418 9 057 0,8
CA du Choletais 82 997 82 111 0,2
CC des Coteaux du Layon 13 475 12 727 1,1
CC de Loir et Sarthe 7 368 7 106 0,7
CC du Gennois 8 192 7 651 1,4
CC de la Région de Pouancé-Combrée 10 499 10 340 0,3
CC Loire-Longué 18 132 18 171 0,0
CC Communauté Candéenne de Coopérations Communales 7 756 7 616 0,4
CC Loire Layon 23 702 22 708 0,9
CC du Haut Anjou 10 445 10 071 0,7
CC Ouest Anjou 9 119 8 431 1,6
CC de Beaufort-En-Anjou 17 440 16 354 1,3
CC du Loir 11 683 11 149 0,9
CC de la Région de Noyant 6 026 6 163 -0,4
CC de la Région de Doué-La-Fontaine 12 899 12 614 0,4
CC du Vihiersois Haut-Layon 10 493 10 299 0,4
CC les Portes de l'Anjou 8 370 8 219 0,4
CC Loire Aubance 17 340 17 008 0,4
  • * Les données des EPCI qui n'appartiennent pas strictement au contour du département correspondent aux communes situées à l'intérieur du département.
  • Note : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2016.
  • Source : Insee, RP 2009 et 2014.

Sources

Pourquoi l’Insee publie en 2017 les chiffres de 2014 ?

Les populations publiées début 2017 sont millésimées 2014 car elles sont calculées à partir des informations collectées lors des enquêtes de recensement de 2012 à 2016 et ramenées à une même date : celle du milieu de la période. L'égalité de traitement entre les communes est ainsi assurée.

Dans quelle géographie administrative les chiffres sont-ils publiés ?

Les chiffres de population sont authentifiés par décret pour entrer en vigueur au 1er janvier 2017. Ils sont publiés dans les périmètres géographiques existant au 1er janvier 2016.

Pour en savoir plus

Capelle D. et Rodrigues A., Loire-Atlantique : une croissance démographique forte, Insee Flash Pays de la Loire, n° 56, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Mayenne : la population se stabilise, Insee Flash Pays de la Loire, n° 58, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Sarthe : une croissance démographique faible, Insee Flash Pays de la Loire, n° 59, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Vendée : une croissance démographique soutenue, Insee Flash Pays de la Loire, n° 60, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Pays de la Loire : un fort dynamisme démographique, Insee Flash Pays de la Loire, n° 61, janvier 2017.