Loire-Atlantique : une croissance démographique forte

David Capelle, Amandine Rodrigues, Insee

Avec 1 346 592 habitants au 1er janvier 2014, la Loire-Atlantique est le département le plus peuplé des Pays de la Loire. Entre 2009 et 2014, elle gagne en moyenne chaque année 16 240 habitants. Sa croissance démographique est soutenue : + 1,3 %, soit plus de deux fois plus que la moyenne nationale. La très grande majorité des communes de la Loire-Atlantique sont dans une dynamique positive. Nantes Métropole gagne 7 420 habitants par an en moyenne entre 2009 et 2014. Les communes de la grande couronne nantaise connaissent un dynamisme démographique particulièrement marqué. Seules 22 communes perdent des habitants au cours des cinq dernières années.

Au 1er janvier 2014, la Loire-Atlantique compte 1 346 592 habitants, soit 36 % des habitants des Pays de la Loire. La Loire-Atlantique gagne 81 200 habitants entre 2009 et 2014, soit 16 240 de plus en moyenne chaque année, l'équivalent d'une commune comme Guérande. Seuls le Rhône, la Gironde et la Haute-Garonne gagnent plus d’habitants au cours des cinq dernières années. En Loire-Atlantique, l’excédent des arrivées dans le département sur les départs (solde migratoire) explique 60 % de la croissance démographique et l’excédent des naissances sur les décès (solde naturel) les 40 % restants.

Figure 1 – Loire-Atlantique : 19 communes de plus de 10 000 habitantsNombre d’habitants des communes de Loire-Atlantique en 2014

  • Source : Insee, Recensement de la population (RP) 2014.

Si la Loire-Atlantique rassemble 36 % des résidents de la région, elle contribue à hauteur de 54 % à l’augmentation de la population régionale. Depuis 2009, la population de la Loire-Atlantique progresse de 1,3 % en moyenne chaque année. Ce rythme est plus important que la moyenne régionale (+ 0,8 %), et plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale (+ 0,5 %). Cette croissance situe la Loire-Atlantique au 1er rang des départements de la région, juste devant la Vendée (+ 1,1 % en moyenne chaque année) et au 5e rang au niveau national, derrière la Haute-Savoie, l'Hérault, la Corse-du-sud, et la Haute-Garonne.

Figure 2 – Une croissance positive pour la majorité des communesÉvolution annuelle moyenne de la population des communes de Loire-Atlantique entre 2009 et 2014 (en %)

  • Source : Insee, RP 2009 et 2014.

La très grande majorité des communes du département connaissent une dynamique positive. À Nantes, la population s’est accrue de 15 980 habitants entre 2009 et 2014. Au sein de Nantes Métropole, 10 des 23 autres communes ont vu leur population croître de plus de 1 000 habitants en cinq ans : Sainte-Luce-sur-Loire (+ 2 980), La Chapelle-sur-Erdre (+ 1 790), Vertou (+ 1 770), Couëron (+ 1680), Thouaré-sur-Loire (+ 1 520), Rezé (+ 1 290), Saint-Herblain (+ 1 220), Saint-Sébastien-sur-Loire (+ 1 190), Carquefou (+ 1 120) et Bouguenais (+ 1 050). Sainte-Luce-sur-Loire se démarque par un rythme de croissance très soutenu de + 4,7 % par an en moyenne, le plus fort du département. Au total, Nantes Métropole gagne 37 080 habitants entre 2009 et 2014.

Le dynamisme démographique est également particulièrement important dans les communes de la grande couronne nantaise. Certaines communes gagnent plus de 1 000 habitants entre 2009 et 2014 : Le Loroux-Bottereau (+ 1 420), Sainte-Pazanne (+ 1 100) et Bouaye (+ 1 070). Ces trois communes ont un rythme de croissance supérieur à 3,4 % par an en moyenne. Trois autres communes plus éloignées de Nantes connaissent un taux de croissance supérieur à 4 % en moyenne par an : Jans, Cordemais et Cheix-en-Retz. La communauté de communes Coeur Pays de Retz est ainsi l’intercommunalité qui connaît la croissance la plus rapide avec 2,8 % par an en moyenne entre 2009 et 2014.

Sur la côte, la population de Saint-Nazaire et celle de Saint-Brévin-les-Pins augmentent respectivement de 3 000  et 1 080 habitants en cinq ans. La communauté d'agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (Carene) gagne 6 210 habitants, c’est la 2e plus forte hausse des intercommunalités du département derrière celle de Nantes Métropole.

Cependant, certaines communes côtières situées au nord de la Loire perdent des habitants. Tel est le cas de La Baule-Escoublac (– 690), du Pouliguen (– 490), de Batz-sur-Mer (– 100). La baisse concerne aussi quelques communes du nord du département, notamment Châteaubriant qui perd 180 habitants entre 2009 et 2014. Au total, sur les 212 communes de la Loire-Atlantique, 22 voient leur population diminuer entre 2009 et 2014.

Figure 3 – Une dynamique de la population positive dans l’ensemble des intercommunalitésPopulation et évolution annuelle moyenne des intercommunalités de Loire-Atlantique entre 2009 et 2014

Une dynamique de la population positive dans l’ensemble des intercommunalités
Libellé Intercommunalités Population municipale 2014 Population municipale 2009 Évolution annuelle moyenne entre 2009 et 2014
CC du Pays de Pontchâteau Saint-Gildas-des-Bois 34 346 31 135 2,0
CC du Pays de Redon * 21 261 19 753 1,5
Nantes Métropole 619 240 582 159 1,2
CC de la Région de Machecoul 19 832 18 684 1,2
CC de Grand Lieu 37 728 35 126 1,4
CC de la Vallée de Clisson 38 490 36 159 1,3
CC de la Région de Blain 15 956 14 913 1,4
CC du Castelbriantais 33 245 32 889 0,2
CC du Secteur de Derval 10 879 10 093 1,5
CC d'Erdre et Gesvres 58 835 53 464 1,9
CC Loire Divatte 25 744 23 868 1,5
CC de la Loire Atlantique Méridionale 9 003 8 272 1,7
CC de la Région de Nozay 15 435 14 240 1,6
CC Coeur Pays de Retz 16 850 14 709 2,8
CC du Pays d'Ancenis * 61 672 57 890 1,3
CC de Vallet 20 514 19 112 1,4
CC du Sud-Estuaire 29 038 27 135 1,4
CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) * 67 025 66 150 0,3
CA de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (Carene) 122 165 115 951 1,0
CC Sèvre Maine et Goulaine 14 215 13 847 0,5
CC de Pornic 38 018 35 624 1,3
CC Loire et Sillon 24 910 22 843 1,7
CC Coeur d'Estuaire 12 192 11 364 1,4
  • * Les données des EPCI qui n'appartiennent pas strictement au contour du département correspondent aux communes situées à l'intérieur du département.
  • Note : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2016.
  • Source : Insee, RP 2009 et 2014.

Sources

Pourquoi l’Insee publie en 2017 les chiffres de 2014 ?

Les populations publiées début 2017 sont millésimées 2014 car elles sont calculées à partir des informations collectées lors des enquêtes de recensement de 2012 à 2016 et ramenées à une même date : celle du milieu de la période. L'égalité de traitement entre les communes est ainsi assurée.

Dans quelle géographie administrative les chiffres sont-ils publiés ?

Les chiffres de population sont authentifiés par décret pour entrer en vigueur au 1er janvier 2017. Ils sont publiés dans les périmètres géographiques existant au 1er janvier 2016.

Pour en savoir plus

Capelle D. et Rodrigues A., Maine-et-Loire : une croissance démographique assez marquée, Insee Flash Pays de la Loire, n° 57, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Mayenne : la population se stabilise, Insee Flash Pays de la Loire, n° 58, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Sarthe : une croissance démographique faible, Insee Flash Pays de la Loire, n° 59, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Vendée : une croissance démographique soutenue, Insee Flash Pays de la Loire, n° 60, janvier 2017.

Capelle D. et Rodrigues A., Pays de la Loire : un fort dynamisme démographique, Insee Flash Pays de la Loire, n° 61, janvier 2017.