Bilan économique de Bourgogne

En 2014, l'emploi salarié régional diminue de 0,9 % et le nombre de demandeurs d'emploi progresse encore. Le ralentissement de l'activité affecte tous les secteurs. Plus de la moitié des emplois détruits dans la région se concentrent dans l'industrie, mais les effectifs se replient aussi dans la construction et le tertiaire marchand hors intérim. L'année est aussi difficile dans le transport, avec un nouveau repli du fret routier de marchandises et dans l'agriculture où les variations météorologiques perturbent le développement des cultures. Seule la fréquentation dans les hôtels bourguignons s'inscrit à la hausse. Pourtant, plus de 9 800 entreprises ont été créées en Bourgogne, soit une progression de 2,7 % sur un an alors que les défaillances d'entreprises reculent pour la deuxième année consécutive.

Insee Conjoncture Bourgogne
Paru le : 21/05/2015
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Agriculture - Les variations météorologiques perturbent le développement des cultures

La moisson des céréales est retardée par les pluies et une grande quantité de la récolte est déclassée en fourrager. Les cours des céréales et oléoprotéagineux s'affaissent encore en 2014, en raison des récoltes mondiales abondantes. La vendange bourguignonne renoue avec la normale cette année. Mais les transactions et les exportations pâtissent du manque de stocks. La production d'herbe est sauvée par l'été pluvieux et l'automne clément. Le marché des broutards est toujours en réduction. En revanche, les abattages de bovins gras sont en progression, mais les prix faiblissent. La production et le prix du lait sont encore bien orientés.

Insee Conjoncture Bourgogne
No 5
Paru le : 20/05/2015

Les variations météorologiques, sécheresse d’avril à juin, pluies incessantes en juillet et août, perturbent le développement des cultures. La moisson des céréales est retardée par les pluies. Une grande quantité de la récolte est déclassée en fourrager. Le rendement des orges de printemps chute de plus de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale. Au contraire, celui du maïs, favorisé par les conditions climatiques de fin de cycle, atteint un niveau historique, en progression de 14,4 %. En l’absence d’insectes ravageurs, le colza enregistre son meilleur résultat depuis 2010.

Les cours des céréales et oléoprotéagineux s'affaissent encore en 2014, du fait de récoltes abondantes au niveau mondial. Cette situation est aggravée pour les agriculteurs bourguignons en raison notamment de l’importante fraction de la récolte déclassifiée en blé fourrager. Toutefois, la dépréciation de l’euro par rapport au dollar rend le blé français compétitif.

La vendange bourguignonne renoue avec la normale cette année, la production approche les 1,53 millions d’hectolitres. Mais les transactions et les exportations pâtissent du manque de stocks. Les transactions entre la viticulture et le négoce régressent de 4 %, du seul fait des vins blancs. En revanche, c’est quasiment l’ensemble des appellations qui sont concernées par le recul des exportations des vins AOP.

La production d'herbe est sauvée par l'été pluvieux et l'automne clément.

Le marché des broutards est toujours en réduction, la conjoncture italienne demeurant défavorable pour l’exportation. Cependant, les abattages de bovins gras progressent de 5 % sur l’année, mais les prix faiblissent.

Les livraisons laitières se maintiennent à un niveau supérieur de 6,5 % en moyenne par rapport à 2013. Quant au prix du lait, il atteint 0,380 €/l en moyenne annuelle, contre 0,359 €/l en 2013, qui était déjà un record.

Figure 1 – Le rendement du maïs atteint un niveau historique

Le rendement du maïs atteint un niveau historique
Rendement en quintaux/hectare sauf vins Bourgogne France métropolitaine
Récolte en 2014 Moyenne 2009 - 2013 2014/moyenne (%) Récolte en 2014
Blé tendre 62 66 - 6 75
Orge d'hiver 64 61 5 69
Orge de printemps 46 52 - 11 61
Maïs grain 105 92 14 104
Colza 34 31 10 37
Tournesol 24 25 - 3 24
Vins AOP (milliers d'hectolitres) 1 533 1 509 2 21 748
  • Source : Draaf