Economie et Statistique n°398-399 - Femmes, hommes : différences et inégalités

Economie et Statistique
Paru le : 01/03/2007
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Homogamie socioprofessionnelle et ressemblance en termes de niveau d'études : constat et évolution au fil des cohortes d'unions

Mélanie Vanderschelden

En 1999, près d'un couple sur trois est composé de deux personnes de même position sociale, soit deux fois plus que si les couples s'étaient formés au hasard. Cette proportion est un peu moins forte pour les unions formées dans les années 1990 que pour celles ayant débuté dans les années 1930 et 1940. Dans le même temps, la structure socioprofessionnelle de la population a évolué. Ces changements expliquent dans une large mesure l'évolution de l'homogamie socioprofessionnelle sur la période considérée. Mais une fois les modifications de la structure socioprofessionnelle prises en compte, l'évolution de l'homogamie reste indéterminée : il est difficile de dire si les hommes et les femmes se mettent plus ou moins que par le passé en couple avec un conjoint de même catégorie socioprofessionnelle. Les conjoints ont aussi dans la majorité des couples des niveaux d'études identiques. Cependant, la proportion de couples composés de deux personnes de même niveau d'études est moins élevée pour les unions récentes que pour les unions formées dans les années 1950. Cette évolution résulte en partie des changements importants dans le domaine de l'éducation et en particulier de l'élévation du niveau d'études. Mais indépendamment de cet effet structurel, la tendance à l'homogamie en termes de niveau d'études s'est affaiblie. Les facteurs favorisant la proximité entre conjoints du point de vue de leur niveau d'études sont variés mais s'être mis en couple avant la fin de ses études est déterminant.

Economie et Statistique
No 398-399
Paru le : 01/03/2007