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Insee Focus · Septembre 2026 · n° 387
Insee FocusSaison touristique d’été 2026 Malgré une baisse sur la façade Sud Atlantique, nouvelle hausse de la fréquentation des hébergements collectifs de tourisme

Gilles Valaison (Insee)

La fréquentation des hébergements collectifs de tourisme durant la saison estivale 2026 dépasse celle de la saison 2025, déjà la plus élevée depuis 15 ans. Portée par un début de saison favorable et malgré un cœur de saison moins bien orienté, cette hausse profite à la fois aux hôtels et aux campings. Elle est surtout tirée par la clientèle résidente, alors que la fréquentation des non-résidents est stable. Les touristes en provenance d’autres pays sont un peu plus nombreux dans les hôtels, mais le sont moins dans les campings. Les hébergements du littoral et des massifs de montagne sont plus fréquentés qu’en 2025, tandis que la fréquentation est en retrait dans les grandes villes. La hausse de la fréquentation du littoral est portée notamment par les façades du nord et de l’ouest de la France en cet été marqué par les épisodes caniculaires. Les nuitées sont en revanche moins nombreuses sur la façade Sud Atlantique (-2,3 %), dont la fréquentation est pénalisée par les nombreux incendies de juillet.

Insee Focus
No 387
Paru le :Paru le29/09/2026

Avertissement : Dans cette étude la saison touristique d’été, ou saison estivale, recouvre les mois de mai à août. Les données de juillet et août 2026 sont provisoires.

Une fréquentation estivale de nouveau en hausse en 2026

La fréquentation des hébergements collectifs de français durant la 2026 augmente de 2,8 millions de  par rapport à la saison 2025 (+1,1 %). Elle continue ainsi de progresser pour s’établir à 260,5 millions de nuitées, son plus haut niveau depuis 15 ans, ce malgré la concurrence accrue des réservations entre particuliers (figure 1).

Figure 1 – Nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme pendant la saison d’été depuis 2019

Figure 1 – Nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme pendant la saison d’été depuis 2019 - Lecture : Durant la saison d’été 2026, les hôtels totalisent 92,0 millions de nuitées.
Type d’hébergement Été 2019 Été 2022 Été 2023 Été 2024 Été 2025 Été 2026
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Nuitées
(en millions)
Non-résidents
(en %)
Hôtels 89,6 38,0 90,3 35,6 89,0 37,8 86,6 38,0 90,4 40,2 92,0 39,9
Campings 108,0 29,9 115,5 28,1 118,9 29,3 121,0 30,2 125,1 30,1 126,5 29,6
Autres hébergements collectifs de tourisme, dont : 43,8 17,9 43,0 15,7 41,9 17,8 41,1 18,0 42,2 19,2 42,0 19,0
Résidences de tourisme 30,7 21,4 30,1 17,9 28,8 20,9 28,0 20,7 29,1 21,6 29,6 21,3
Ensemble 241,4 30,8 248,8 28,7 249,8 30,4 248,6 30,9 257,8 31,8 260,5 31,5
  • Notes : La saison d’été couvre les mois de mai à août. Les données 2026 sont provisoires.
  • Lecture : Durant la saison d’été 2026, les hôtels totalisent 92,0 millions de nuitées.
  • Champ : France, hôtels, campings et autres hébergements collectifs de tourisme.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.

Les campings sont le mode d’hébergement le plus prisé pendant la saison estivale. Avec 126,5 millions de nuitées en 2026, la fréquentation des campings continue de croître (+1,1 % en un an, soit 1,4 million de nuitées de plus qu’en 2025). Avec 92,0 millions de nuitées, les hôtels profitent encore davantage de l’embellie estivale de 2026 (+1,7 %, soit 1,6 million de nuitées supplémentaires par rapport à la saison 2025). Seule la fréquentation des recule (-0,4 % soit -0,2 million).

La clientèle confirme sa présence nombreuse dans les hébergements collectifs touristiques français en 2026 et explique la totalité des 2,8 millions de nuitées supplémentaires, la fréquentation résidente augmente de 1,6 % par rapport à la saison 2025. La clientèle résidente représente plus de deux nuitées estivales sur trois dans les hébergements collectifs de tourisme en 2026. En croissance depuis la fin des restrictions de déplacements liées à la crise sanitaire, la fréquentation de la clientèle stagne en revanche en 2026 sur l’ensemble de la saison et recule même en août sur un an.

La hausse de la fréquentation résidente bénéficie à la fois aux campings avec 1,6 million de nuitées résidentes supplémentaires par rapport à la saison 2025 (+1,8 %) et aux hôtels (+2,3 % soit 1,2 million de nuitées supplémentaires). Pour les non-résidents, la hausse modérée de la fréquentation dans les hôtels (0,3 million de nuitées supplémentaires) compense tout juste une fréquentation en légère baisse dans les campings (-0,2 million de nuitées de moins qu’en 2025), quand le nombre de leurs nuitées est presque stable dans les AHCT.

Une fréquentation non résidente globalement atone

La clientèle non résidente ne contribue globalement pas à la hausse de la fréquentation touristique estivale en 2026, mais elle en reste une composante essentielle depuis 3 ans, particulièrement dans les hôtels où elle représente 40 % des nuitées sur la saison 2026. Les touristes britanniques (4,3 millions de nuitées) et allemands (3,9 millions) sont les deux principales clientèles européennes dans les hôtels français (figure 2a). Les fréquentations allemande (+3,9 %), belge (+3,1 %) néerlandaise (+3,0 %), et britannique (+1,2 %) augmentent par rapport à la saison 2025. En revanche, les fréquentations espagnole (-8,5 %) et italienne (-3,0 %) se contractent nettement.

Les évolutions de la fréquentation hôtelière des extra-européens sont également contrastées. Parmi les non-résidents, la clientèle en provenance des États-Unis reste la plus nombreuse dans les hôtels français avec 5,4 millions de nuitées en 2026. Mais la hausse de sa fréquentation (+0,8 %) est moins marquée en 2026 que lors des deux étés précédents.

La fréquentation de la clientèle en provenance d’Asie et d’Océanie, qui reprenait progressivement depuis plusieurs saisons, se contracte en 2026. Notamment les nuitées hôtelières des clientèles chinoises (-9,0 %) et japonaises (-10,8 %) baissent fortement et sont encore loin de leur niveau d’avant crise sanitaire.

Dans les campings, la clientèle non résidente est presque exclusivement européenne (figure 2b). Parmi elle, seuls les touristes en provenance d’Allemagne (9,7 millions de nuitées) sont plus nombreux en 2026 (+1,3 %). La fréquentation néerlandaise, la plus nombreuse avec 11,8 millions de nuitées, diminue en revanche de 3,1 % sur un an.

Figure 2a – Nuitées hôtelières pendant la saison d’été par pays de provenance en 2025 et 2026

en millions
Figure 2a – Nuitées hôtelières pendant la saison d’été par pays de provenance en 2025 et 2026 (en millions) - Lecture : Durant la saison d’été 2026, les touristes non résidents en provenance d’Allemagne ont passé 3,9 millions de nuitées hôtelières.
Pays de provenance Été 2025 Été 2026
Résidents 54,1 55,3
Non-résidents, dont provenant de : 36,4 36,7
États-Unis 5,3 5,4
Royaume-Uni 4,2 4,3
Allemagne 3,7 3,9
Belgique 2,7 2,8
Italie 2,3 2,3
Pays-Bas 2,1 2,2
Espagne 2,2 2,0
Suisse 1,9 1,9
Ensemble 90,4 92,0
  • Notes : La saison d’été couvre les mois de mai à août. Les données 2026 sont provisoires.
  • Lecture : Durant la saison d’été 2026, les touristes non résidents en provenance d’Allemagne ont passé 3,9 millions de nuitées hôtelières.
  • Champ : France, hôtels.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.

Le littoral et la montagne restent attractifs

Avec 106,3 millions de nuitées en 2026, les hébergements collectifs du français sont un moteur de la fréquentation touristique estivale (figure 3). La hausse de la fréquentation du littoral (+1,4 % de nuitées par rapport à 2025) est légèrement supérieure à celle de l’ensemble du territoire. Elle est portée par les façades Manche Est - Mer du Nord (+5,6 %) et Nord Atlantique - Manche Ouest (+5,0 %) qui gagnent 1,8 million de nuitées, plus de la moitié de la hausse totale de la fréquentation de la saison. La fréquentation de la façade Méditerranée augmente à peine (+0,3 %) : un début de saison bien orienté est compensé par une baisse sur un an de la fréquentation en août. Elle concentre toujours près de la moitié de la fréquentation du littoral. Les nuitées sont en revanche moins nombreuses sur la façade Sud Atlantique (-2,3 %), dont la fréquentation a pu être pénalisée par les nombreux incendies de juillet (encadré).

Figure 3 – Nuitées pendant la saison d’été selon les espaces touristiques

Figure 3 – Nuitées pendant la saison d’été selon les espaces touristiques - Lecture : Durant la saison d’été 2026, les hôtels du littoral totalisent 21,4 millions de nuitées.
Espaces touristiques Hôtels
(en millions)
Campings
(en millions)
AHCT1
(en millions)
Ensemble
(en millions)
Part des
non-résidents
(en %)
Été 2025
Littoral, dont : 20,5 68,8 15,4 104,8 26,7
Manche Est - Mer du Nord 2,4 5,2 1,3 8,9 32,3
Nord Atlantique - Manche Ouest 3,3 19,2 2,6 25,2 18,1
Sud Atlantique 2,1 17,6 3,2 22,9 25,2
Méditerranée 11,3 26,8 8,3 46,4 31,5
Massifs de montagne
(hors littoral)
12,0 22,5 9,9 44,4 26,9
Hors littoral et montagne 57,9 33,8 16,9 108,6 38,8
Ensemble 90,4 125,1 42,2 257,8 31,8
Été 2026
Littoral, dont : 21,4 69,7 15,2 106,3 26,9
Manche Est - Mer du Nord 2,6 5,5 1,3 9,4 31,7
Nord Atlantique - Manche Ouest 3,5 20,3 2,6 26,4 17,5
Sud Atlantique 2,2 17,1 3,1 22,4 25,5
Méditerranée 11,7 26,8 8,1 46,6 32,3
Massifs de montagne
(hors littoral)
12,1 22,8 10,1 45,0 27,2
Hors littoral et montagne 58,5 34,0 16,7 109,2 37,8
Ensemble 92,0 126,5 42,0 260,5 31,5
  • 1. AHCT : autres hébergements collectifs de tourisme.
  • Notes : La saison d’été couvre les mois de mai à août. Les données 2026 sont provisoires.
  • Lecture : Durant la saison d’été 2026, les hôtels du littoral totalisent 21,4 millions de nuitées.
  • Champ : France, hôtels, campings et autres hébergements collectifs de tourisme.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.

Les résidents contribuent fortement à la hausse de la fréquentation des façades de la moitié nord de la France, mais pas à celle des façades méridionales.
La fréquentation des campings, qui représente plus des deux tiers des nuitées du littoral (69,7 millions en 2026), augmente fortement sur les façades du nord et de l’ouest de la France, mais elle stagne dans les campings de la façade Méditerranée et diminue sur la façade Sud Atlantique. La fréquentation des hôtels du littoral reste moins nombreuse que celles des campings, mais augmente sur toutes les façades et s’élève à 21,4 millions (+4,0 %) en 2026. Avec 15,2 millions de nuitées estivales, la fréquentation des autres hébergements collectifs de tourisme du littoral est en retrait de 1,5 %.

Les profitent eux aussi du dynamisme estival de 2026 : la fréquentation y augmente de 1,3 % et représente 45,0 millions de nuitées en 2026. Si la fréquentation augmente dans les hôtels et les campings, ce sont les autres hébergements collectifs de tourisme (+2,4 %) qui contribuent le plus à cette hausse. La fréquentation des hébergements hors littoral et montagne progresse en revanche nettement moins qu’en moyenne en 2026 (+0,6 %).

Une fréquentation en baisse dans les grandes villes

L’évolution de la fréquentation est contrastée en milieu urbain : la fréquentation des zones urbaines intermédiaires est en hausse de 2,1 % (+1,6 million de nuitées), mais celle des zones urbaines denses est en net repli (-3,9 %, soit une perte de 2,5 millions de nuitées). La fréquentation des grandes villes recule avec une clientèle résidente un peu moins nombreuse (-0,7 %) et une désaffection de la clientèle non résidente (-7,7 %), notamment dans les hôtels qui concentrent près des trois quarts des nuitées dans l’urbain dense. Elle est probablement pénalisée par les différents épisodes caniculaires.

La fréquentation estivale en milieu rural est en forte hausse en 2026 (+3,2 %, soit 3,7 millions de nuitées de plus qu’en 2025), portée par l’augmentation de la fréquentation des campings qui y représentent plus de deux nuitées sur trois.

Après plusieurs années de baisse continue, le tourisme d’affaires augmente de 7,6 % en 2026 dans l’ensemble des hébergements collectifs de tourisme (hors campings). Le nombre de nuitées réalisées pour motif professionnel est en retrait de 16 millions par rapport à son niveau de 2019, soit une baisse de 36 % en sept ans.

Encadré – Une saison contrastée sur le littoral Sud Atlantique

Sur le littoral Sud Atlantique, la fréquentation touristique en repli de 2,3 % par rapport à 2025, présente des évolutions contrastées au cours de l’été. Malgré un mois d’août moins favorable, le bilan de juillet-août reste globalement bien orienté dans les Pyrénées-Atlantiques et stable dans les Landes.

La situation est plus dégradée en Gironde, où la fréquentation recule nettement, en particulier au mois de juillet et d’août, dans un contexte marqué par les nombreux incendies. Ceux-ci ont pu peser sur l’activité touristique, mais n’expliquent vraisemblablement qu’une partie du recul : la baisse de fréquentation était déjà sensible dès le mois de juin.

Ces premiers constats restent à interpréter avec prudence, les données les plus récentes étant encore provisoires.

Publication rédigée par :Gilles Valaison (Insee)

Sources

L’Insee réalise chaque mois une enquête sur la fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme (EFHCT) en France : hôtels, campings et autres hébergements collectifs touristiques (AHCT).

La fréquentation réalisée par les plateformes de réservation entre particuliers n’est pas mesurée dans le cadre de cette enquête.

La typologie urbain-rural s’appuie sur celle de la grille de densité communale. Dans son premier niveau à trois catégories, la grille de densité permet ainsi de distinguer trois types de communes : les communes urbaines denses, les communes urbaines de densité intermédiaire et les communes rurales.

Définitions

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires ou autres motifs non liés à l'exercice d'une activité rémunérée dans le lieu visité.

La saison estivale correspond dans cette étude à la période de quatre mois comprise entre début mai et fin août. La saison estivale 2026 est comparée à la même période en 2025.

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, ainsi que les centres sportifs.

Les résidents sont les personnes qui, quelle que soit leur nationalité, ont leur domicile principal en France.

Les non-résidents sont les personnes qui, quelle que soit leur nationalité, ont leur domicile principal à l’étranger.

Le littoral regroupe les communes classées en « loi littoral » par la direction générale de l’aménagement du logement et de la nature (DGALN). Sont ici retenues comme communes « littorales » les communes riveraines de la mer seule, riveraines de la mer et d’un lac ou riveraines de la mer et d’un estuaire.

Les massifs de montagne regroupent les communes de France métropolitaine classées au titre de la « loi montagne » par l’agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Ces massifs englobent, non seulement les zones de montagne, mais aussi les zones qui leur sont immédiatement contiguës : piémonts, voire plaines si ces dernières assurent la continuité du massif. Sont ici retenues les communes classées au titre de la « loi montagne » non classées en littoral.

Pour en savoir plus

Retrouvez plus de données en téléchargement.

L’essentiel sur… le tourisme, Chiffres-clés, Insee, septembre 2026.

Valaison G., « Saison touristique d'hiver 2026 : Une saison dynamique portée par la clientèle non résidente », Insee Focus no 382, avril 2026.

Levy D., Baude M., « L'empreinte carbone de la consommation touristique en 2023 », Insee Première no 2099, avril 2026.

Bidault C., « La part du tourisme dans le PIB en 2023 : En 2023 la part du tourisme dans le PIB se stabilise à 3,8 % », Insee Focus no 369, décembre 2025.

Biausque V., Delvainquière J-C., « Moins de déplacements touristiques interrégionaux pendant les Jeux olympiques et paralympiques », Insee Première no 2072, septembre 2025.