Insee Conjoncture Pays de la Loire ·
Septembre 2026 · n° 60
L’activité reste atone, le marché du travail se dégrade progressivement Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
Au 2e trimestre 2026, l’activité régionale reste atone. Comme au niveau national, la valeur ajoutée serait stable dans les Pays de la Loire, mais elle serait davantage pénalisée par le recul de l’agriculture. Sur le marché du travail, si l’emploi salarié régional est quasi stable au 2e trimestre, il reste orienté à la baisse sur un an. Il recule notamment dans l’intérim et l’agriculture. Le taux de chômage augmente pour le sixième trimestre consécutif et atteint son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021. Dans la construction, la reprise du logement neuf se confirme malgré le repli des autorisations et des mises en chantier au 2e trimestre, mais l’emploi reste en retrait.
- Vigilance orange sur la croissance française
- L’activité régionale fait du surplace, comme au niveau national
- L’emploi salarié régional reste quasi stable, comme au niveau national
- La baisse de l’emploi intérimaire s’accentue
- L’emploi baisse dans l’agriculture et la construction
- L’emploi reste stable dans l’industrie et le tertiaire hors intérim
- Le taux de chômage augmente pour le sixième trimestre consécutif
- Encadré - Construction : la reprise du logement se confirme, mais l’emploi reste en retrait
Vigilance orange sur la croissance française
Au 2e trimestre 2026, malgré le choc énergétique, l’activité mondiale reste dynamique, portée notamment par les investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans les principales économies de la zone euro, la croissance se maintient à +0,3 %. La France fait toutefois exception : l’activité stagne (+0,0 %), après avoir reculé au trimestre précédent (-0,2 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce décrochage. La demande intérieure reste peu dynamique. De plus, l’investissement public recule, notamment dans les travaux publics, en lien avec les élections municipales du printemps. Par ailleurs, l’activité agricole baisse nettement (-3,1 %), affectée par les vagues de chaleur. L’activité recule également dans la construction, tandis qu’elle progresse légèrement dans l’industrie manufacturière et les services marchands.
Au second semestre, la France renouerait avec une croissance timide (+0,1 % au 3e trimestre puis +0,2 % au 4e trimestre). En moyenne sur l’année, la croissance s’établirait à +0,4 % en 2026, après +0,9 % en 2025. Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardements des raffineries russes, l’inflation bondit cet été dans la zone euro (+3,3 % en août) et en France (+2,4 %).
Sur le marché du travail, la situation est plus dégradée en France que dans les principales économies européennes. L’emploi salarié est quasi stable au 2e trimestre (-0,1 %) et diminuerait légèrement au second semestre, principalement sous l’effet du recul de l’alternance lié à la réduction des soutiens publics. Le taux de chômage augmente de 0,2 point au 2e trimestre, à 8,3 %, et atteindrait 8,6 % en fin d’année.
L’activité régionale fait du surplace, comme au niveau national
Sous l’hypothèse que l’évolution nationale se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée régionale serait stable au 2e trimestre 2026, après un léger recul au trimestre précédent, comme au niveau national. Le recul de l’agriculture pèserait toutefois davantage sur l’activité régionale, en raison du poids plus important de ce secteur dans l’économie ligérienne. À l’inverse, les services non marchands soutiendraient l’activité, tandis que les contributions de l’industrie, de la construction et des services marchands seraient de faible ampleur.
Sur un an, le volume d’heures rémunérées aux salariés reste toutefois orienté à la baisse dans les Pays de la Loire, avec -0,5 % au 2e trimestre 2026 après -0,4 % au 1er trimestre. Ce recul est toutefois plus modéré qu’au niveau national (-0,7 %). Dans la région, il provient principalement du tertiaire marchand (-0,6 %), en particulier du commerce et des activités financières et d’assurance. Le volume d’heures rémunérées recule également dans la construction (-1,6 %), moins fortement qu’en France (-2,0 %), et dans l’industrie (-0,2 %, contre -0,5 % au niveau national). Dans l’industrie, la baisse est principalement liée au secteur de la fabrication d’autres produits industriels (-2,0 %), notamment au textile et à l’habillement, ainsi qu’à la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, de produits métalliques ou encore de meubles. À l’inverse, le volume d’heures rémunérées augmente dans les matériels de transport (+2,9 %) et dans l’industrie agroalimentaire (+1,1 %). Dans le tertiaire non marchand, le volume d’heures rémunérées augmente de 0,5 % tandis qu’il recule de 0,2 % en France.
Au second semestre, la valeur ajoutée régionale progresserait faiblement, comme au niveau national. Elle resterait quasi stable au 3e trimestre, avant de progresser légèrement au 4e trimestre. Le recul de l’agriculture continuerait de peser sur l’activité régionale, tandis que l’industrie et les services marchands la soutiendraient davantage en fin d’année.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, notamment dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, les congés des salariés y sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs, et ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés (congés de fin d’année, ponts, périodes estivales, etc.), un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre. Cela peut entraîner des variations marquées des heures rémunérées, sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié régional reste quasi stable, comme au niveau national
Au 2e trimestre 2026, l’emploi salarié est quasi stable dans les Pays de la Loire comme au niveau national (-0,1 %, soit -2 050 emplois), après +0,1 % au trimestre précédent. Il reste toutefois orienté à la baisse sur un an (-0,3 %, soit -5 080 emplois).
L’emploi recule dans le secteur privé (-0,2 % sur le trimestre et -0,4 % sur un an). En revanche, il est stable dans le secteur public sur le trimestre, et quasi stable sur un an (+0,1 %).
La baisse de l’emploi intérimaire s’accentue
La baisse de l’emploi s’accentue dans l’intérim, souvent considéré comme un indicateur avancé de l’évolution de l’emploi. L’emploi y recule de 0,9 % (soit -550 emplois), à un rythme proche du niveau national (-1,0 %), après une baisse de 0,2 % au trimestre précédent (figure 1). Sur un an, l’emploi intérimaire diminue de 0,6 %. Pour mémoire, les intérimaires sont comptabilisés dans le tertiaire marchand, secteur des agences d’intérim qui les rémunèrent.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi intérimaire
| Période | Pays de la Loire | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 63,4 | 61,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 72,3 | 75,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 90,1 | 91,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 92,7 | 94,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 97,1 | 97,1 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 101,4 | 100,6 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 102,7 | 101,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,0 | 105,8 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 105,3 | 104,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,2 | 102,8 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 105,6 | 104,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 106,6 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 104,4 | 102,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 104,1 | 101,3 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 100,8 | 98,9 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 98,9 | 97,7 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 98,7 | 97,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 95,7 | 94,8 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 93,5 | 93,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 91,5 | 91,8 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 89,9 | 91,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 90,9 | 91,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 91,6 | 91,1 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 91,4 | 91,2 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 91,2 | 91,0 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 90,3 | 90,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi intérimaire

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’emploi baisse dans l’agriculture et la construction
L’emploi agricole diminue fortement au 2e trimestre (-4,0 %, soit -1 150 emplois), dans un contexte climatique défavorable qui affecte notamment les productions légumières, viticoles et fourragères. Ce recul est nettement plus élevé qu’au niveau national (-2,6 %). Sur un an, l’emploi agricole baisse de 4,3 %.
L’emploi recule également dans la construction (-0,6 %, soit -530 emplois), davantage qu’en France (-0,4 %). Sur un an, il recule ainsi de 1,1 %, soit 1 100 emplois de moins dans la région. Néanmoins, la reprise du logement se confirme (encadré).
L’emploi reste stable dans l’industrie et le tertiaire hors intérim
Dans l’industrie, l’emploi reste stable, après deux trimestres de quasi-stabilité (-0,1 % chacun). Il baisse de 0,6 % sur un an. Sur le trimestre, les hausses dans l’industrie agroalimentaire (+0,5 %, +320 emplois) et les matériels de transport (+0,5 %, +160 emplois) compensent le recul dans la fabrication d’autres produits industriels (-0,5 %, -480 emplois), en baisse continue depuis huit trimestres.
Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi salarié reste stable au 2e trimestre, en recul de 0,3 % sur un an. Sur le trimestre, il est pénalisé par des baisses dans les services aux ménages (-0,5 %, -340 emplois) et les activités immobilières (-2,2 %, -260 emplois). À l’inverse, l’hébergement-restauration soutient l’emploi tertiaire marchand (+0,4 %, +220 emplois).
Le tertiaire non marchand est également quasi stable (+0,1 %), après avoir soutenu l’emploi au trimestre précédent (+0,4 %). Sur un an, l’emploi y progresse légèrement de 0,2 %.
Le taux de chômage augmente pour le sixième trimestre consécutif
Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point dans les Pays de la Loire, comme au niveau national (figure 2). Il s’établit à 6,8 % de la population active, contre 8,3 % en France, et demeure supérieur de 0,7 point à son niveau d’un an auparavant, comme en France. Le taux de chômage régional augmente pour le sixième trimestre consécutif et atteint son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021. Les Pays de la Loire conservent toutefois, avec la Bretagne, le taux de chômage le plus faible de France.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Pays de la Loire | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,0 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,1 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 5,7 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 5,6 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 5,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 5,8 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,0 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,3 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 6,5 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 6,6 | 8,1 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 6,8 | 8,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Encadré - Construction : la reprise du logement se confirme, mais l’emploi reste en retrait
Après plusieurs années de crise, la reprise de la construction de logements neufs se confirme dans les Pays de la Loire. Elle bénéficie de l’amélioration des conditions de financement, de mesures de soutien public et d’un effet de rattrapage après la crise immobilière de 2022-2024. Cette reprise reste toutefois fragile, notamment dans un contexte de légère remontée des taux des crédits immobiliers et de contraintes persistantes sur le secteur. Au niveau national, le climat des affaires dans le bâtiment reste stable entre mars et juin, en léger repli par rapport à sa moyenne de longue période. Dans la région, la reprise du logement neuf ne se traduit pas encore par un redressement de l’ensemble du secteur : au 2e trimestre 2026, le volume d’heures rémunérées dans la construction diminue de 1,6 % sur un an. L’emploi recule de 0,6 % sur le trimestre et de 1,1 % sur un an.
Au 2e trimestre 2026, les autorisations de logements neufs se replient de 21,1 %, après la forte hausse du trimestre précédent (+35,2 %) (figure 3). Ce recul concerne principalement les logements collectifs ou en résidence (-35,3 %), tandis que les autorisations de logements individuels sont quasi stables (+1,0 %). Les mises en chantier diminuent plus légèrement (-3,0 %, après +14,2 %). Celles de logements individuels continuent de progresser (+7,9 %) tandis que celles de logements collectifs ou en résidence reculent (-13,0 %). Malgré ces replis trimestriels, la reprise reste nette sur une période plus longue : de juillet 2025 à juin 2026, les autorisations progressent de 23,5 % et les mises en chantier de 16,2 % par rapport aux douze mois précédents. Ces dernières restent néanmoins près de 12 % inférieures à leur moyenne décennale.
Pour les locaux non résidentiels, les surfaces de plancher autorisées reculent de 3,9 % au 2e trimestre, moins fortement qu’en France (-8,9 %), tandis que les surfaces commencées progressent légèrement (+1,0 %, contre -2,5 %). Sur une période plus longue, les signaux restent contrastés : de juillet 2025 à juin 2026, les surfaces autorisées diminuent de 22,4 % par rapport aux douze mois précédents, tandis que les surfaces commencées progressent de 7,6 %.
Par ailleurs, les créations d’entreprises dans la construction se stabilisent au 2e trimestre (+0,2 %). Elles restent en hausse sur un an (+10,8 %), portées exclusivement par les créations de micro-entrepreneurs (+22,0 %), tandis que les créations hors micro-entrepreneurs diminuent (-3,4 %). Par ailleurs, de juillet 2025 à juin 2026, les défaillances diminuent de 3,0 % par rapport aux douze mois précédents, après plus de quatre années de hausse.
tableauFigure 3 – Évolution du nombre de logements
| Période | Logements autorisés - Pays de la Loire | Logements autorisés - France hors Mayotte | Logements commencés - Pays de la Loire | Logements commencés - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 91,2 | 96,1 | 97,7 | 93,2 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 64,5 | 57,7 | 76,1 | 78,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 95,2 | 80,0 | 103,5 | 108,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 107,3 | 93,8 | 102,9 | 99,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 109,0 | 94,1 | 112,6 | 107,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 110,4 | 96,8 | 117,2 | 106,3 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 118,8 | 98,6 | 105,6 | 105,3 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 110,6 | 98,0 | 105,2 | 106,3 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 138,0 | 117,1 | 114,1 | 108,7 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 109,9 | 109,5 | 108,4 | 99,0 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 90,8 | 103,0 | 120,5 | 98,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 80,4 | 76,5 | 92,9 | 94,5 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 87,6 | 82,5 | 83,8 | 85,3 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 93,8 | 79,3 | 80,0 | 79,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 74,1 | 73,8 | 71,9 | 69,9 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 83,9 | 77,2 | 82,2 | 68,7 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 61,4 | 69,4 | 73,5 | 64,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 64,7 | 64,1 | 67,2 | 67,5 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 70,9 | 66,0 | 69,9 | 65,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 73,8 | 67,2 | 72,0 | 66,4 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 82,0 | 70,4 | 69,3 | 62,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 85,6 | 83,6 | 63,0 | 62,2 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 99,7 | 78,6 | 72,9 | 63,6 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 83,7 | 74,9 | 76,5 | 73,8 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 113,2 | 82,6 | 87,4 | 79,8 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 89,4 | 74,7 | 84,7 | 78,6 |
- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
graphiqueFigure 3 – Évolution du nombre de logements

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- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Système d’information et de traitement automatisé des données élémentaires sur les logements et les locaux ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. Ils sont regroupés en différentes catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité. Historiquement, ils sont classés en cinq catégories. Depuis janvier 2025, deux nouvelles catégories ont été créées.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Indicateur synthétique du climat des affaires :
L’indicateur synthétique du climat des affaires résume la tonalité des enquêtes européennes de conjoncture : plus il est haut, plus les industriels considèrent favorablement la conjoncture.
Cet indicateur synthétique est calculé par analyse factorielle. Cette technique permet de résumer l'évolution concomitante de plusieurs variables dont les mouvements sont très corrélés. L'évolution de l'indicateur synthétique résume ainsi de manière pertinente la phase conjoncturelle, influant l'ensemble des soldes d’opinion des enquêtes de conjoncture.
Construction à caractère individuel (maison) ou collectif :
On distingue une construction selon son caractère individuel (maison) ou collectif. La maison correspond à un bâtiment ne comportant qu’un seul logement et disposant d’une entrée particulière. On distingue deux types de maisons :
- individuel pur (maison individuelle résultant d’une opération de construction ne comportant qu’un seul logement) ;
- individuel groupé (maison individuelle résultant d’une opération de construction comportant plusieurs logements individuels ou un seul logement individuel avec des locaux).
Le terme « collectif » est défini par l’exclusion des deux premiers concepts. Il s’agit de logements faisant partie d’un bâtiment de deux logements ou plus.
Locaux non résidentiels :
Locaux destinés à un usage autre que l’habitation, notamment l’hébergement hôtelier, les bureaux, les commerces, les bâtiments artisanaux, industriels ou agricoles, les entrepôts et les locaux de service public.
Surface de plancher autorisée :
Surface de plancher des locaux non résidentiels ayant fait l’objet d’une autorisation de construire.
Surface de plancher commencée :
Surface de plancher des locaux non résidentiels dont la construction a débuté. Une construction est considérée comme commencée à la réception de la déclaration d’ouverture de chantier.
Pour en savoir plus
(1) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel des Pays de la Loire sur insee.fr.
(2) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, septembre 2026.
(3) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.