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Insee Conjoncture Pays de la Loire · Juillet 2026 · n° 59
Insee Conjoncture Pays de la LoireL’activité suit la tendance nationale, le marché du travail reste peu dynamique Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Yohann Rivillon (Insee)

Au 1er trimestre 2026, l’activité économique régionale s’inscrit dans la tendance nationale. La valeur ajoutée serait quasi stable dans les Pays de la Loire, davantage soutenue par l’industrie, en raison de son poids plus important dans l'économie régionale, tandis que la construction pèserait un peu plus sur l’activité. Sur le marché du travail, l’emploi salarié régional se stabilise, après un recul en fin d’année 2025, uniquement soutenu par le tertiaire non marchand. Le taux de chômage atteint toutefois son plus haut niveau depuis 2021. Les créations d’entreprises poursuivent leur progression et atteignent un nouveau record, toujours portées par les micro-entrepreneurs, tandis que les défaillances demeurent à un niveau élevé.

Insee Conjoncture Pays de la Loire
No 59
Paru le :Paru le02/07/2026

En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup

Au 1er trimestre 2026, dans un contexte international marqué par le conflit au Proche-Orient, le PIB français recule légèrement (-0,1 %), une première depuis la crise sanitaire, alors que la croissance se poursuit dans la zone euro. Cette baisse s’explique principalement par le repli de l’investissement, notamment dans la construction, et par le recul de la consommation des ménages. À l’inverse, dans l’industrie, l’activité se redresse, portée notamment par l’agroalimentaire, le raffinage et l’aéronautique. L’activité rebondirait toutefois au 2e trimestre (+0,3 %). Après la crise énergétique du printemps, les ménages ajusteraient progressivement leurs dépenses, tandis que l’industrie continuerait de soutenir la croissance. Malgré un ralentissement de l’activité au 2e semestre (+0,1 % par trimestre), la croissance atteindrait 0,7 % en moyenne sur l’année 2026.

Au 1er trimestre 2026, en France, l’emploi salarié est stable, tandis que le taux de chômage s’établit à 8,1 %, son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021. Le marché du travail resterait peu dynamique au cours des prochains trimestres et le taux de chômage atteindrait 8,4 % en fin d’année.

Une activité régionale en ligne avec la tendance nationale

Sous l’hypothèse que l’évolution nationale se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée régionale serait quasi stable au 1er trimestre 2026, comme au niveau national. Très présente dans l’économie ligérienne, l’industrie (notamment l’agroalimentaire et les activités de cokéfaction‑raffinage) soutiendrait davantage la valeur ajoutée régionale, tandis que la contribution négative de la construction serait plus marquée.

En glissement annuel, le volume d’heures rémunérées aux salariés diminue toutefois de 0,4 % dans les Pays de la Loire (contre -0,5 % au niveau national), après un recul de 0,3 % au trimestre précédent. Dans la région, le tertiaire marchand en est le principal contributeur (-0,5 %), en particulier le commerce (-0,8 %). Le volume d’heures rémunérées recule également dans la construction (-1,0 %), moins fortement qu’en France (-1,8 %), et dans l’industrie (-0,4 %), où le recul est plus marqué qu’au niveau national (-0,1 %). Dans ce secteur, la baisse est principalement liée aux autres branches industrielles (-2,4 %), notamment à la fabrication de produits métalliques, de produits en caoutchouc et en plastique, ainsi que de meubles et de textiles, tandis que les matériels de transport soutiennent l’activité (+3,4 %). À l’inverse, le volume d’heures rémunérées est quasi stable dans le tertiaire non marchand (+0,1 %).

Au 2e trimestre 2026, la valeur ajoutée régionale progresserait de 0,3 %, comme au niveau national. Les enquêtes de conjoncture auprès des chefs d’entreprise confortent cette prévision : entre décembre 2025 et mars 2026, les soldes d’opinion sur l’activité prévue s’améliorent légèrement, notamment dans l’industrie. Au 3e trimestre, la croissance ralentirait ensuite à +0,1 %, au même rythme qu’au niveau national.

Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié régional se stabilise au 1er trimestre 2026, après un recul en fin d’année 2025

Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié se stabilise dans les Pays de la Loire, après une baisse de 0,3 % en fin d’année 2025. Il reste néanmoins inférieur à son niveau d’un an auparavant (-4 170 emplois, soit -0,3 %).

Dans le secteur privé, l’emploi est stable sur le trimestre et en baisse de 0,2 % sur un an. En revanche, il rebondit dans le secteur public (+0,3 %), après une baisse de 0,6 % au 4e trimestre 2025. Sur un an, il est quasi stable (+0,1 %).

Le tertiaire non marchand, seul soutien de l’emploi régional

Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié se stabilise dans le tertiaire marchand hors intérim, après deux trimestres consécutifs de baisse (-0,2 %) (figure 1). Les évolutions sectorielles y sont de faible ampleur (entre -0,2 % et +0,2 %) et se compensent globalement. Sur un an, l’emploi du tertiaire marchand hors intérim recule de 0,4 %.

L’emploi intérimaire, souvent considéré comme un indicateur avancé de l’évolution de l’emploi, recule pour le 2e trimestre consécutif (-0,5 %, soit -310 emplois), à un rythme proche du niveau national (-0,4 %). Sur un an, il progresse néanmoins de 1,4 %. Pour mémoire, les intérimaires sont comptabilisés dans le tertiaire marchand, secteur des agences d’intérim qui les rémunèrent.

À l’inverse, le tertiaire non marchand constitue le seul soutien à la stabilité de l’emploi régional au 1er trimestre 2026. L’emploi y augmente de 0,4 % (+1 760 emplois), contre +0,2 % au niveau national. Cette hausse est portée principalement par l’enseignement (+1,0 %, soit +1 010 emplois) et les services de santé humaine (+0,5 %, soit +480 emplois). Sur un an, l’emploi dans le tertiaire non marchand est quasi stable (+0,1 %).

Dans l’industrie, l’emploi est quasi stable (-0,1 %, soit -350 emplois), comme au niveau national. Cette légère orientation à la baisse reste principalement liée au recul de la fabrication d’autres produits industriels (-0,5 %, soit -530 emplois), dont l’emploi diminue depuis sept trimestres. À l’inverse, l’industrie agroalimentaire soutient l’emploi du secteur (+0,2 %, soit +170 emplois). Sur un an, l’emploi dans l’industrie recule de 0,9 %.

Enfin, au 1er trimestre 2026, l’emploi est quasi stable dans la construction (-0,1 %, soit -130 emplois), malgré les signes d’amélioration pour le logement neuf, avec une forte progression des permis de construire et un redressement des mises en chantier. Sur un an, l’emploi recule toutefois de 0,7 %, soit 690 emplois de moins dans la région.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,7 100,0 99,0 100,1
2ᵉ trim. 2020 100,5 99,6 98,2 99,3
3ᵉ trim. 2020 101,5 99,4 100,2 100,9
4ᵉ trim. 2020 102,4 99,2 100,5 101,0
1ᵉ trim. 2021 104,0 99,6 101,8 100,9
2ᵉ trim. 2021 104,9 99,9 103,1 101,0
3ᵉ trim. 2021 105,8 100,5 104,9 101,3
4ᵉ trim. 2021 106,4 100,8 105,9 101,5
1ᵉ trim. 2022 107,2 101,2 106,6 101,6
2ᵉ trim. 2022 106,5 101,5 107,1 101,8
3ᵉ trim. 2022 107,2 102,0 107,3 101,8
4ᵉ trim. 2022 107,4 102,1 108,0 102,2
1ᵉ trim. 2023 107,4 102,8 108,6 102,5
2ᵉ trim. 2023 107,1 103,2 108,8 102,8
3ᵉ trim. 2023 106,9 103,5 109,2 102,9
4ᵉ trim. 2023 106,6 103,6 109,5 103,7
1ᵉ trim. 2024 105,9 103,9 109,7 104,0
2ᵉ trim. 2024 105,8 104,1 109,8 104,3
3ᵉ trim. 2024 105,5 104,3 109,9 104,5
4ᵉ trim. 2024 105,0 104,4 109,8 104,5
1ᵉ trim. 2025 104,8 104,1 109,9 104,5
2ᵉ trim. 2025 104,6 103,8 109,9 104,5
3ᵉ trim. 2025 104,6 103,4 109,7 104,8
4ᵉ trim. 2025 104,2 103,3 109,5 104,2
1ᵉ trim. 2026 104,1 103,1 109,5 104,6
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié par secteur - Pays de la Loire

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis le 2e trimestre 2021

Au 1er trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,1 point dans les Pays de la Loire, contre une hausse de 0,2 point au niveau national (figure 2). Il s’établit à 6,6 %, contre 8,1 % en France (hors Mayotte), et demeure supérieur de 0,6 point à son niveau d’un an auparavant (contre +0,7 point en France). Le chômage régional atteint son plus haut niveau depuis le 2e trimestre 2021. Les Pays de la Loire conservent toutefois, avec la Bretagne, le taux de chômage le plus faible de France.

Figure 2Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Pays de la Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 7,0 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,8 9,0
4ᵉ trim. 2020 6,9 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,0 8,2
2ᵉ trim. 2021 6,6 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,5 7,9
4ᵉ trim. 2021 6,1 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,0 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 5,9 7,2
4ᵉ trim. 2022 5,7 7,2
1ᵉ trim. 2023 5,6 7,1
2ᵉ trim. 2023 5,7 7,2
3ᵉ trim. 2023 5,8 7,4
4ᵉ trim. 2023 5,9 7,6
1ᵉ trim. 2024 5,9 7,5
2ᵉ trim. 2024 5,8 7,3
3ᵉ trim. 2024 5,9 7,4
4ᵉ trim. 2024 5,9 7,3
1ᵉ trim. 2025 6,0 7,4
2ᵉ trim. 2025 6,1 7,6
3ᵉ trim. 2025 6,3 7,7
4ᵉ trim. 2025 6,5 7,9
1ᵉ trim. 2026 6,6 8,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Le dynamisme des créations d’entreprises contraste avec un niveau de défaillances toujours élevé

Au 1er trimestre 2026, 13 100 entreprises sont créées dans les Pays de la Loire, un nouveau record. Les créations augmentent de 3,0 % par rapport au trimestre précédent et progressent ainsi pour le quatrième trimestre consécutif. La hausse est toutefois moins prononcée qu’au niveau national (+4,8 %). Sur un an, les créations d'entreprises augmentent de 14,1 % dans la région, au même rythme qu’en France (+14,0 %). La hausse régionale est principalement portée par les immatriculations de micro-entrepreneurs (+4,7 %), qui représentent désormais 67 % des créations d'entreprises. Hors micro-entrepreneurs, les créations sont quasi stables (-0,3 %). Cette quasi-stabilité s'explique par le recul des créations de sociétés (-2,2 %), malgré la progression des entreprises individuelles classiques (+2,6 %). Les évolutions sectorielles demeurent contrastées. Les créations augmentent dans les services (+5,2 %), mais reculent dans l'industrie (-4,7 %), la construction (-1,2 %) ainsi que dans le commerce, les transports et l'hébergement-restauration (-0,7 %).

Après avoir atteint un point historiquement bas à l'automne 2021, les défaillances d’entreprises poursuivent leur progression dans les Pays de la Loire, avec +11,5 % sur un an, nettement plus qu’au niveau national (+5,0 %) (figure 3). Ainsi, entre avril 2025 et mars 2026, 3 140 défaillances d’entreprises sont enregistrées. La hausse est principalement portée par l'hébergement-restauration (+22,3 %), le commerce (+10,5 %) et les services aux entreprises (+15,1 %). La construction y contribue également (+6,3 %). Toutefois, la progression des défaillances ralentit. Le cumul sur les douze derniers mois recule de 2,1 % par rapport à celui arrêté à fin 2025, notamment dans la construction (-7,1 %) et les activités immobilières (-14,4 %).

Figure 3Défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2019)
Défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2019))
Période Pays de la Loire France
déc. 2019 100,0 100,0
janv. 2020 97,8 97,6
févr. 2020 95,7 96,1
mars 2020 91,0 92,2
avril 2020 84,8 86,2
mai 2020 79,7 81,1
juin 2020 76,3 78,5
juil. 2020 72,1 75,3
août 2020 72,4 74,4
sept. 2020 68,1 71,4
oct. 2020 63,7 67,5
nov. 2020 61,0 64,3
déc. 2020 57,6 61,0
janv. 2021 54,9 58,4
févr. 2021 52,4 55,1
mars 2021 52,5 54,8
avril 2021 53,4 56,2
mai 2021 54,0 57,4
juin 2021 54,3 56,5
juil. 2021 51,5 54,9
août 2021 50,6 54,7
sept. 2021 50,2 53,7
oct. 2021 50,5 53,2
nov. 2021 50,8 53,3
déc. 2021 52,0 53,9
janv. 2022 53,2 54,9
févr. 2022 55,0 56,8
mars 2022 57,0 59,1
avril 2022 59,4 61,3
mai 2022 60,5 63,3
juin 2022 63,7 65,6
juil. 2022 67,7 68,3
août 2022 68,7 69,6
sept. 2022 71,1 73,0
oct. 2022 72,9 75,8
nov. 2022 76,3 78,7
déc. 2022 77,1 80,6
janv. 2023 79,7 84,0
févr. 2023 81,9 86,4
mars 2023 86,5 89,5
avril 2023 88,0 91,5
mai 2023 92,9 94,1
juin 2023 93,6 96,5
juil. 2023 96,2 98,5
août 2023 96,2 99,3
sept. 2023 99,9 101,1
oct. 2023 103,9 104,4
nov. 2023 104,4 107,4
déc. 2023 106,2 110,0
janv. 2024 109,1 112,1
févr. 2024 111,2 114,9
mars 2024 110,9 116,0
avril 2024 113,6 118,3
mai 2024 112,7 120,0
juin 2024 114,3 121,6
juil. 2024 117,1 124,4
août 2024 117,3 124,0
sept. 2024 117,0 125,8
oct. 2024 117,2 127,4
nov. 2024 117,5 127,7
déc. 2024 119,4 129,3
janv. 2025 119,0 129,4
févr. 2025 122,4 129,6
mars 2025 127,2 130,2
avril 2025 130,0 131,3
mai 2025 132,0 131,4
juin 2025 132,8 131,9
juil. 2025 135,3 132,1
août 2025 135,4 132,2
sept. 2025 137,9 133,4
oct. 2025 141,2 133,4
nov. 2025 143,1 133,7
déc. 2025 145,0 134,1
janv. 2026 146,4 134,9
févr. 2026 145,0 135,8
mars 2026 142,0 136,8
avril 2026 141,0 137,3
  • Notes : Données mensuelles brutes au 19 juin 2026, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 3Défaillances d'entreprises

  • Notes : Données mensuelles brutes au 19 juin 2026, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.
Publication rédigée par :Yohann Rivillon (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel des Pays de la Loire sur insee.fr.

(2) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, juin 2026.

(3) Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions , Informations Rapides n°145, juin 2026.