Insee Conjoncture Hauts-de-France ·
Avril 2026 · n° 50
Repli de l’emploi et hausse du chômage, mais dynamisme entrepreneurial Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025
Au 4e trimestre 2025, l’emploi salarié se contracte dans les Hauts-de-France, seul le département de la Somme résiste. Le taux de chômage continue d’augmenter pour le quatrième trimestre consécutif. Il s’établit à 9,5 % de la population active régionale ce trimestre. Les créations d’entreprises maintiennent leur dynamique positive au 4e trimestre. Sur l’ensemble de l’année 2025, 71 800 entreprises ont été créées dans la région, une hausse de 2,7 % par rapport à 2024.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Dans les Hauts-de-France, l’activité économique, mesurée par la richesse dégagée, progresse
- Repli de l’emploi salarié
- Nouvelle hausse du chômage
- Les créations d’entreprises à la hausse
- En 2025, 71 800 entreprises créées dans les Hauts-de-France
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. La zone euro a pu compter sur le dynamisme de sa demande intérieure, pour atteindre un rythme de croissance modérée fin 2025 (+0,3 % au 3e trimestre puis +0,2 % au 4e).
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. Au 4e trimestre 2025, l’activité a cependant ralenti en France : +0,2 % après +0,5 % au 3e trimestre.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au 1er semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. La baisse de l’emploi salarié (-40 000 emplois au 4e trimestre 2025) se poursuivrait d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage, en hausse de 0,2 point au 4e trimestre 2025 (7,9 %) atteindrait 8,1 % mi 2026.
Dans les Hauts-de-France, l’activité économique, mesurée par la richesse dégagée, progresse
Sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles de la valeur ajoutée soient uniformes sur le territoire national, la richesse dégagée augmenterait de 0,1 % au 4e trimestre 2025 dans les Hauts-de-France. La croissance serait portée par le tertiaire marchand.
Repli de l’emploi salarié
Au 4e trimestre 2025, l’emploi salarié poursuit sa tendance baissière (-0,3 %) dans les Hauts-de-France après une diminution de 0,1 % au trimestre précédent [Insee, 2026 ; pour en savoir plus (1)]. En France hors Mayotte, l’emploi se contracte légèrement (-0,1 %) après s’être stabilisé (-0,0 %) au 3e trimestre 2025. Avec une perte de 3 100 emplois dans le secteur privé (-0,2 %) et 2 600 emplois dans le secteur public (-0,5 %) ce trimestre, la région compte 2 132 500 salariés fin décembre 2025.
Comme au 3e trimestre, l’emploi salarié maintient une légère progression (+0,1 %) dans la Somme alors qu’il continue de se replier dans les autres départements : -0,2 % dans le Nord, -0,3 % dans l’Aisne, -0,4 % dans le Pas-de-Calais et -0,7 % dans l’Oise.
Au 4e trimestre, les effectifs du secteur privé diminuent dans le Nord (-0,1 %), l’Aisne (-0,2 %), le Pas-de-Calais (-0,3 %) et l’Oise (-0,5 %), mais augmentent dans la Somme (+0,2 %). Ceux du secteur public reculent de 0,2 % dans le Nord et la Somme, de 0,7 % dans l’Aisne et le Pas-de-Calais, et de 1,4 % dans l’Oise.
Dans l’agriculture, les effectifs salariés se rétablissent dans les Hauts-de-France (+2,2 %, soit 500 emplois) (figure 1), après une forte baisse au trimestre précédent (-2,3 %), en ligne avec la tendance nationale (+3,9 % contre -3,2 % au 3e trimestre). Le repli du 3e trimestre provient de vendanges particulièrement précoces à l’été 2025, plus concentrées en août que d’habitude, ce qui a entraîné un nombre inhabituellement faible d’emplois dans le secteur en septembre.
L’intérim maintient sa hausse amorcée dans les Hauts-de-France depuis le 1er trimestre 2025. Avec un gain de +0,3 % au 4e trimestre, la région compte 65 600 intérimaires fin décembre 2025. À l’inverse, en France hors Mayotte, l’emploi intérimaire diminue de nouveau (-0,2 %) après une baisse de 0,3 % au 3e trimestre.
tableauFigure 1 – Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur
| Secteur d’activité | Emploi au 4e trimestre 2025 (en nombre) | Évolution par rapport au 3e trimestre 2025 | Évolution annuelle (en %) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| En nombre | En % | France hors Mayotte (en %) | |||
| Agriculture | 22 700 | 500 | 2,2 | 3,9 | 0,7 |
| Industrie | 287 800 | -600 | -0,2 | -0,1 | -0,7 |
| Construction | 116 200 | -700 | -0,6 | -0,4 | -1,2 |
| Tertiaire marchand hors intérim | 885 800 | -1 900 | -0,2 | -0,1 | -0,4 |
| Intérim | 65 600 | 200 | 0,3 | -0,2 | 3,0 |
| Tertiaire non marchand | 754 400 | -3 200 | -0,4 | -0,3 | -0,3 |
| Ensemble | 2 132 500 | -5 700 | -0,3 | -0,1 | -0,4 |
- Note : Données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Au niveau régional, l’essoufflement de l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim se poursuit ce trimestre (-0,2 % après -0,1 % au 3e trimestre). Les secteurs les plus contributeurs à cette baisse de 1 900 emplois sont les activités de commerce avec une perte de 1 300 emplois (soit -0,5 %) et les activités scientifiques et techniques avec un recul de 500 emplois (soit -0,3 %). Toutefois, le secteur du transport et entreposage atténue cette érosion avec une hausse de 500 emplois (+0,4 %).
Dans le secteur de la construction, les effectifs salariés reculent pour le 5e trimestre consécutif, de 0,6 % ce trimestre.
Dans l’industrie, le nombre d’emplois diminue de 0,2 % au 4e trimestre 2025 (soit -600 salariés), poursuivant la tendance engagée depuis fin 2024. Ce recul est porté par la fabrication de matériels de transport (-1,2 %) et la fabrication d’autres produits industriels (-0,4 %).
Enfin, dans le tertiaire non marchand, les effectifs salariés qui s’étaient stabilisés au trimestre dernier se dégradent dans la région (-0,4 %, soit -3 200 emplois) comme au niveau national (-0,3 %).
Nouvelle hausse du chômage
Au 4e trimestre 2025, le taux de chômage augmente de 0,2 point dans les Hauts-de-France comme à l’échelle nationale (figure 2). Avec cette quatrième hausse consécutive, il s’établit à 9,5 % de la population active régionale (7,9 % en France hors Mayotte), soit le taux le plus élevé de France métropolitaine. Sur un an, il progresse de 0,8 point dans la région contre 0,6 point en France hors Mayotte.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Hauts-de-France | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 10,1 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 9,8 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 8,6 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 10,6 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 9,5 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 9,7 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 9,3 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 9,4 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 8,9 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 8,8 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 9,0 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 8,6 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 8,7 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 8,7 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 8,9 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 9,1 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 9,3 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 9,2 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 9,0 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 9,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 9,0 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 9,1 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 9,3 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 9,5 | 7,9 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Au sein de la région, le taux de chômage croît dans tous les départements au 4e trimestre 2025. Il progresse en particulier dans le Nord et le Pas-de-Calais (+0,3 point) pour atteindre respectivement 10,3 % et 9,0 %. Il est en légère hausse (+0,2 point) dans les trois autres départements et se fixe à 8,0 % dans l’Oise, 8,7 % dans la Somme, et 10,6 % dans l’Aisne. Le taux de chômage de l’Aisne demeure l’un des plus élevés de France métropolitaine, derrière celui des Pyrénées-Orientales (12,7 %) et proche de ceux de la Seine-Saint-Denis, de l’Hérault et de l’Aude (10,8 % chacun).
Les créations d’entreprises à la hausse
Au 4e trimestre 2025, 18 600 entreprises sont créées dans les Hauts-de-France (en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) [Insee, 2026 ; pour en savoir plus (1)]. Le nombre de créations, en hausse constante depuis le 4e trimestre 2024, augmente de 2,7 % sur les trois derniers mois, tandis qu’un léger repli est observé au niveau national (-0,5 %).
Le nombre de créations d’entreprises classiques, c’est-à-dire les sociétés et les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs, progresse plus fortement dans les Hauts-de-France (+4,3 %) qu’en moyenne française (+1,5 %). Par ailleurs, les créations sous le statut de micro-entreprises sont également en hausse dans la région (+2,0 %) malgré un recul observé au niveau national (-1,6 %).
La croissance du nombre de créations d’entreprises au 4e trimestre 2025 est essentiellement portée par le secteur des services (+6,7 %). Le nombre de créations reste stable dans le secteur de la construction (+0,2 %) et décline dans les secteurs du commerce, des transports, de l’hébergement et de la restauration (-1,5 %) ainsi que dans l’industrie (-1,4 %).
En 2025, 71 800 entreprises créées dans les Hauts-de-France
Durant l’année 2025, en données brutes, 71 800 entreprises ont été créées dans les Hauts-de-France (figure 3). Sur un an, le volume de créations d’entreprises est à la hausse dans la région (+2,7 %), mais à un rythme plus faible qu’au niveau national (+4,9 %).
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Zonage | Nombre de créations des trois derniers mois (de oct. 2025 à déc. 2025) | Variation (en %) (*) | Nombre de créations des douze derniers mois (de janv. 2025 à déc. 2025) | Variation (en %) (**) |
|---|---|---|---|---|
| Aisne | 1 300 | 6,3 | 5 180 | 3,6 |
| Nord | 9 230 | 5,7 | 35 210 | 1,9 |
| Oise | 2 750 | 5,2 | 10 610 | 2,4 |
| Pas-de-Calais | 3 920 | 12,8 | 14 760 | 4,3 |
| Somme | 1 520 | 6,1 | 6 020 | 3,2 |
| Hauts-de-France | 18 730 | 7,1 | 71 780 | 2,7 |
| France | 306 760 | 9,2 | 1 165 810 | 4,9 |
- (*) Trois derniers mois par rapport aux mêmes trois mois de l'année précédente.
- (**) Douze derniers mois par rapport aux douze mois précédents.
- Note : Données brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Cette hausse concerne l’ensemble des départements des Hauts-de-France. Elle est ainsi observée dans le Pas-de-Calais (+4,3 %), l’Aisne (+3,6 %), la Somme (+3,2 %) et l’Oise (+2,4 %), elle est plus modérée dans le Nord (+1,9 %), département qui enregistre près de la moitié des créations d’entreprises de la région.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Tableau de bord de la conjoncture des Hauts-de-France sur insee.fr.
(2) « Chômage à la hausse et bilan contrasté pour la construction », Insee Conjoncture Hauts-de-France, no 49, janvier 2026.
(3) « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est quasi stable », Informations Rapides no 53, février 2026.
(4) « Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage atteint 7,9 %, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,6 point sur un an », Informations Rapides no 34, février 2026.
(5) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Insee Note de conjoncture, mars 2026.
(6) « Ouvrir dans un nouvel ongletLes inscrits à France Travail au cours du 4e trimestre 2025 en Hauts-de-France », Dreets Hauts-de-France, janvier 2026.
(7) « Ouvrir dans un nouvel ongletNouveau recul des effectifs salariés au 4e trimestre 2025 en Hauts-de-France », Urssaf, Stat’UR no 52, mars 2026.
(8) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.