Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes ·
Juillet 2026 · n° 52
Le chômage au plus haut depuis cinq ans Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026
En Auvergne‑Rhône‑Alpes, l'activité est en retrait au premier trimestre 2026 mais dans une moindre mesure qu'au niveau national. Le nombre d'heures rémunérées poursuit son recul, l'emploi diminue légèrement, y compris l'emploi intérimaire. Le taux de chômage atteint 7 %, une première depuis le deuxième trimestre 2021.
En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
Au premier trimestre 2026, la vigueur des exportations asiatiques tire le commerce mondial (+2,3 %). De son côté, le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones géographiques et aux secteurs les plus dynamiques. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et continue de croître grâce à une demande intérieure se relevant progressivement. Déclenchée en février, la guerre au Proche‑Orient viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, l’activité se replie légèrement au premier trimestre 2026 (‑0,1 % après +0,2 %), mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), grâce à l’industrie. Chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. L’aéronautique et le naval caracolent, avec des carnets de commandes pleins, tant sur le plan civil que militaire.
À l’inverse, la consommation des ménages se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai puis +1,8 % en juin, l’inflation s’élèverait à +2,7 % en fin d’année. En outre, cette croissance modeste se ferait sans création d’emploi.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’activité baisse moins qu’au niveau national
Le nombre d'heures rémunérées recule de nouveau au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l'année précédente. La baisse est toutefois moins marquée en Auvergne‑Rhône‑Alpes (‑0,2 %) qu'au niveau national hors Mayotte (‑0,5 %).
Le repli est particulièrement prononcé dans la construction (‑1,0 % dans la région, ‑1,8 % en France), avec un point bas observé en février (‑2,4 % au régional comme au national) (figure 1).
tableaufigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Auvergne-Rhône-Alpes
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Auvergne-Rhône-Alpes | Ensemble - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 0,7 | -4,0 | 1,3 | 1,8 | 0,8 | 0,9 |
| févr. 2024 | 1,3 | -1,6 | 1,3 | 2,2 | 1,1 | 1,3 |
| mars 2024 | -1,3 | -4,1 | 0,1 | 0,5 | -0,5 | -0,5 |
| avril 2024 | 1,9 | -1,7 | 1,6 | 2,9 | 1,5 | 1,8 |
| mai 2024 | -0,5 | -4,8 | 0,7 | 1,6 | 0,0 | 0,4 |
| juin 2024 | -2,2 | -3,9 | -0,5 | -0,2 | -1,2 | -1,0 |
| juil. 2024 | 1,3 | -0,2 | 1,3 | 2,5 | 1,3 | 1,4 |
| août 2024 | -1,2 | -4,2 | -0,1 | 0,8 | -0,5 | -0,3 |
| sept. 2024 | -0,2 | -2,2 | 0,1 | 1,5 | 0,0 | 0,2 |
| oct. 2024 | 0,3 | -1,5 | 0,5 | 2,1 | 0,5 | 0,5 |
| nov. 2024 | -1,4 | -1,8 | -0,6 | 0,4 | -0,8 | -0,7 |
| déc. 2024 | 0,2 | -5,0 | 0,5 | 1,7 | 0,2 | 0,1 |
| janv. 2025 | -0,4 | -0,1 | -0,1 | 0,9 | 0,0 | -0,1 |
| févr. 2025 | -1,3 | -2,0 | -0,7 | -0,3 | -0,9 | -1,2 |
| mars 2025 | -0,4 | -2,5 | -0,3 | 0,9 | -0,4 | -0,5 |
| avril 2025 | -0,4 | -1,0 | -0,2 | 0,6 | -0,2 | -0,3 |
| mai 2025 | -0,9 | -1,5 | -0,6 | 0,3 | -0,6 | -0,7 |
| juin 2025 | 0,5 | -1,7 | 0,2 | 1,4 | 0,2 | 0,1 |
| juil. 2025 | -0,1 | -1,1 | -0,2 | 0,4 | -0,2 | -0,3 |
| août 2025 | -0,7 | -1,7 | -0,5 | 0,3 | -0,5 | -0,8 |
| sept. 2025 | 0,7 | -0,4 | 0,1 | 1,2 | 0,3 | 0,1 |
| oct. 2025 | -0,2 | -1,0 | -0,2 | 0,5 | -0,2 | -0,4 |
| nov. 2025 | -0,9 | -3,2 | -1,0 | -0,3 | -1,1 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,8 | -1,9 | 0,3 | 1,0 | 0,3 | 0,0 |
| janv. 2026 | -0,7 | -0,3 | -0,6 | -0,2 | -0,5 | -0,9 |
| févr. 2026 | -0,2 | -2,3 | -0,2 | 0,7 | -0,3 | -0,5 |
| mars 2026 | 0,7 | -0,1 | 0,0 | 0,9 | 0,2 | 0,0 |
| avril 2026 | -0,4 | -2,0 | -0,4 | 0,2 | -0,5 | -0,7 |
- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiquefigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Auvergne-Rhône-Alpes

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- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Les services marchands poursuivent également leur recul (‑0,3 % dans la région, ‑0,5 % en France), pour le cinquième trimestre consécutif. Les télécommunications (‑4,6 %), la production audiovisuelle et la diffusion (‑4,5 % dans les deux cas), ainsi que les services informatiques (‑3,1 %), portent principalement ce repli régional. À l'inverse, le transport par eau (+7,2 %) et les activités d'assurance (+4,0 %) progressent de manière notable.
L'industrie se stabilise, comme au niveau national. La croissance enregistrée en mars compense les replis observés en janvier et en février. La dynamique est similaire nationalement. Seules les heures rémunérées des services non marchands augmentent (+0,4 %), alors qu'elles baissent légèrement en France (‑0,3 %). La santé humaine (+1,0 %) et l'hébergement médico‑social (+1,6 %) compensent le recul des heures rémunérées dans l'enseignement (‑1,3 %) et l'administration publique (‑0,4 %).
Cette dynamique défavorable de l’activité se répercuterait sur l'évolution de la richesse créée dans la région, au ralenti pour le premier trimestre, sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles nationales de la valeur ajoutée se déclinent uniformément entre régions. Au deuxième trimestre 2026, la richesse créée repartirait à la hausse, malgré des résultats aux enquêtes de conjoncture qui dénotent d’un certain pessimisme des chefs d'entreprises, dans les secteurs du commerce et des services marchands notamment.
L’année 2026 démarre sur une légère diminution de l’emploi salarié
L’emploi salarié décline légèrement dans la région par rapport au trimestre précédent (‑0,1 %), alors qu’il est stable au niveau national. Sur un an, il recule de 0,1 %, contre ‑0,2 % en France, soit une perte de 4 450 emplois dans la région.
Le secteur privé (‑0,1 % sur le trimestre, ‑0,2 % sur un an) porte intégralement cette baisse, tandis que l’emploi public reste stable sur trois mois et progresse faiblement sur un an (+0,1 %).
Au niveau départemental, l’effectif salarié de la Savoie se replie le plus fortement sur un trimestre, tous secteurs confondus (‑0,4 % soit ‑680 emplois), suivi de ceux de la Loire et du Rhône (‑0,2 % chacun, soit ‑580 et ‑2 080 emplois). Le Cantal (+0,3 %), la Drôme (+0,2 %), l'Allier, l'Isère et la Haute‑Loire (+0,1 %) progressent.
Sur un an, le Rhône concentre l'essentiel des pertes en volume (‑4 300 emplois), tandis que la Loire et l'Allier accusent les reculs relatifs les plus prononcés (‑0,6 % chacun). À l’inverse, la Drôme se distingue en gagnant 1 200 emplois (+0,6 %).
Au niveau sectoriel, l'emploi industriel baisse encore, avec ‑1 630 emplois sur le trimestre (‑0,3 %)(figure 2), portant le cumul annuel à ‑3 940 emplois (‑0,8 %), une situation plus dégradée qu'au national (respectivement ‑0,1 % et ‑0,5 %). Les biens d'équipement concentrent les pertes les plus importantes (‑0,7 % et ‑1,9 % sur un an), tandis que les autres produits industriels, un emploi industriel régional sur deux, se replient également (‑0,4 % et ‑1,3 %). Sur un an, l’industrie iséroise diminue le plus (‑1,7 % soit ‑1 450 emplois).
La construction enchaîne un seizième trimestre consécutif de baisse (‑0,3 %), avec des pertes annuelles de ‑1,3 %, identiques à celles du niveau national. La reprise des permis de construire et des démarrages de chantier pourrait soutenir l'emploi dans ce secteur, même si les incertitudes internationales nuisent à ces perspectives.
Le tertiaire marchand hors intérim est stable ce trimestre comme sur un an. Les services immobiliers (‑0,4 %) et les transports et entreposage (‑0,3 % soit ‑460 emplois) reculent, compensés par les services aux ménages (+0,5 % soit +610 emplois).
Le tertiaire non marchand est le seul secteur en croissance, tant dans la région (+0,1 % soit +740 emplois) qu'en France (+0,2 %).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Auvergne-Rhône-Alpes
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 100,0 | 99,8 | 97,7 | 99,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,2 | 99,4 | 96,8 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,7 | 99,3 | 99,4 | 100,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,2 | 97,6 | 101,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,0 | 99,9 | 98,6 | 101,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 105,5 | 100,4 | 102,0 | 101,3 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 106,2 | 100,9 | 103,7 | 101,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,3 | 101,0 | 104,3 | 101,6 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 106,7 | 101,4 | 105,2 | 101,7 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 106,2 | 101,8 | 105,6 | 101,8 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 106,2 | 102,2 | 105,9 | 101,9 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 106,0 | 102,4 | 106,6 | 102,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 105,6 | 102,8 | 106,9 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 105,4 | 103,1 | 107,0 | 102,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 105,0 | 103,3 | 107,3 | 102,9 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 104,7 | 103,4 | 107,5 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 104,4 | 103,6 | 107,7 | 103,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 103,9 | 103,7 | 107,6 | 104,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 103,5 | 103,7 | 107,7 | 104,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 103,0 | 103,7 | 107,8 | 104,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 102,7 | 103,8 | 107,7 | 104,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,3 | 103,7 | 107,9 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 102,0 | 103,5 | 107,7 | 104,6 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 101,7 | 103,3 | 107,7 | 104,3 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 101,3 | 103,0 | 107,7 | 104,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Auvergne-Rhône-Alpes

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’intérim recule après trois trimestres de croissance
L'emploi intérimaire s'établit à 102 500 emplois dans la région fin mars 2026, soit 3,2 % de l'emploi salarié régional, une part supérieure au niveau national (2,6 %). Après trois trimestres consécutifs de hausse, l’emploi intérimaire se replie de ‑0,5 % (‑520 emplois). À l'échelle nationale, le recul est plus modéré (‑0,1 %) mais prolonge une baisse continue depuis 2023.
Sur le trimestre, le Rhône est le principal contributeur au recul en volume (‑815 emplois soit ‑2,2 %). La baisse est toutefois plus marquée en proportion en Ardèche (‑9,0 %, soit ‑250 emplois) et en Savoie (‑4,0 % soit ‑180 emplois). Un effet de contrecoup explique en partie la forte diminution ardéchoise : l'emploi intérimaire y avait bondi de +24,7 % au troisième trimestre 2025, sous l'effet des besoins ponctuels d'une entreprise industrielle. Sur un an, l'intérim progresse en Auvergne‑Rhône‑Alpes (+1,8 % soit +1 840 emplois), tandis qu'il diminue légèrement en France (‑0,1 %). L'Isère (+1 090 emplois soit +7,1 %) porte principalement cette croissance annuelle. Les reculs enregistrés dans le Rhône (‑1,0 %), la Loire (‑1,7 %) et l’Ardèche (‑2,3 %), pour une perte cumulée de 550 emplois, limitent la hausse.
Le taux de chômage atteint 7 %
Au premier trimestre 2026, le chômage augmente encore dans la région et s’élève à 7,0 %, soit 0,1 point de plus que fin 2025 (figure 3). Ce niveau n'avait plus été atteint depuis le deuxième trimestre 2021, il y a cinq ans. Cette progression est toutefois moins importante qu’au niveau national (hors Mayotte), où le taux de chômage croît de 0,2 point pour s’établir à 8,1 %.
tableauFigure 3 – Taux de chômage
| Période | Auvergne-Rhône-Alpes | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,1 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,5 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,9 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,1 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,4 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,0 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,9 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,4 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,3 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,4 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,2 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,1 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,0 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,2 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,4 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,5 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,4 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,3 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,4 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,3 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,4 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,5 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,6 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 6,9 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 7,0 | 8,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
L’Ain, le Rhône et le Puy‑de‑Dôme subissent les plus fortes hausses sur le trimestre (+0,2 point chacun), tandis que la situation dans la Drôme, la Haute‑Loire et la Savoie reste stable. L’évolution se limite à +0,1 point dans les autres départements de la région.
En évolution annuelle, le chômage s’accroît de 0,6 point dans la région et de 0,7 point en France. L’augmentation la plus nette concerne le Rhône (+0,8 point), suivi du Puy‑de‑Dôme (+0,7 point). En Haute‑Loire (+0,2 point) et dans les Savoie, la croissance annuelle du chômage est la plus limitée (+0,3 point).
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 145, juin 2026.
(2) « Une fin d'année à l'image d'une année morose », Insee Conjoncture Auvergne‑Rhône‑Alpes no 51, avril 2026.
(3) « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture, juin 2026.