Insee Conjoncture Réunion ·
Avril 2026 · n° 41
À La Réunion, l’emploi salarié reste mieux orienté qu’au niveau national en 2025 Synthèse annuelle économique régionale - 2025
À La Réunion, au 4e trimestre 2025, dans un contexte de fléchissement de l’inflation, l’emploi salarié est quasi stable par rapport au trimestre précédent (+0,1 %). Toutefois, sur un an, l’emploi augmente de 0,3 %, alors qu’il baisse au niveau national (-0,2 %). La Réunion est ainsi la deuxième région française où la croissance de l’emploi est la plus forte en 2025, après la Guyane. Cependant, le rythme des créations d’emploi ralentit nettement par rapport aux deux années précédentes.
Le secteur privé porte la dynamique de l’emploi en 2025 à La Réunion. Ainsi, l’emploi dans le privé croît tant au 4e trimestre que sur un an, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les services aux entreprises. Dans le commerce, l’hébergement-restauration et l’intérim, l’emploi est stable sur le dernier trimestre mais augmente sur un an. Dans la construction, si l’emploi cesse de baisser ce trimestre, les effectifs du secteur restent cependant inférieurs fin 2025 à leur niveau d’un an auparavant. L’emploi public, quant à lui, stagne au 4e trimestre et décroît sur l’année.
En 2025, la hausse des créations d’entreprises est accentuée par un dispositif de défiscalisation. La fréquentation des hôtels et autres hébergements collectifs touristiques augmente.
Dans ce contexte, le chômage concerne 16 % de la population active au 4e trimestre 2025 comme en moyenne sur l’année. La situation sur le marché du travail continue de s’améliorer depuis 2019.
Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.
- L’inflation reflue à La Réunion
- L’emploi se maintient au dernier trimestre 2025 et augmente sur l’année grâce au secteur privé
- L’emploi augmente sur le dernier trimestre 2025 et sur l’année dans l’agriculture, l’industrie et les services aux entreprises
- L’emploi est stable au 4e trimestre dans le commerce, l’hébergement-restauration et l’intérim mais augmente sur l’année
- L’emploi cesse de baisser dans la construction au 4e trimestre, mais recule sur un an
- Les créations d’entreprises dopées par un dispositif de défiscalisation
- La fréquentation augmente en 2025 dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques
- Le chômage s’établit en moyenne à 16 %
- Encadré 1 - L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Encadré 2 - Salariés de particuliers-employeurs et secteur d’activité
L’inflation reflue à La Réunion
Au niveau national, l’activité économique mesurée par le volume des heures rémunérées baisse de 0,6 % au 4e trimestre 2025 par rapport au même trimestre de l’année précédente. À La Réunion, les heures rémunérées augmentent sur un an (+0,4 %).
En décembre 2025, l’indice des prix à la consommation est stable sur un mois à La Réunion, après avoir augmenté de 0,2 % en novembre. En moyenne en 2025, à La Réunion, la hausse des prix à la consommation des biens et des services ralentit nettement : l’inflation atteint +1,4 % en moyenne sur l’année, après +2,8 % en 2024. Elle demeure néanmoins plus élevée qu’au niveau national pour la deuxième année consécutive (+0,9 % en 2025 et +2,0 % en 2024).
L’emploi se maintient au dernier trimestre 2025 et augmente sur l’année grâce au secteur privé
Fin décembre 2025, 294 400 salariés travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Au 4e trimestre, l’emploi salarié est quasi stable par rapport au trimestre précédent : +0,1 %, soit une augmentation de 400 emplois (figure 1). Au niveau national, l’emploi salarié est également quasi stable sur le dernier trimestre de l’année (-0,1 %).
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - La Réunion | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - La Réunion | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,5 | 98,2 | 99,2 | 97,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 99,2 | 97,7 | 99,1 | 97,3 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,5 | 99,7 | 102,1 | 99,5 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 102,9 | 99,7 | 103,7 | 99,5 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 104,8 | 100,4 | 106,6 | 100,4 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,0 | 101,4 | 107,9 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 102,3 | 109,6 | 102,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 108,3 | 102,9 | 110,9 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,8 | 103,3 | 111,6 | 104,0 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 109,3 | 103,6 | 112,5 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 109,8 | 103,8 | 113,1 | 104,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 110,4 | 104,2 | 114,1 | 105,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 111,0 | 104,5 | 114,5 | 105,3 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 111,3 | 104,6 | 114,9 | 105,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 111,8 | 104,7 | 115,3 | 105,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 111,7 | 104,9 | 115,2 | 105,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 112,2 | 105,2 | 115,6 | 105,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 112,2 | 105,1 | 115,4 | 105,7 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 112,2 | 105,3 | 115,2 | 105,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 112,4 | 105,1 | 115,1 | 105,7 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 112,5 | 105,1 | 115,5 | 105,7 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 112,3 | 105,1 | 115,4 | 105,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 112,5 | 105,1 | 115,7 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 112,7 | 104,9 | 115,9 | 105,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Sur un an, de fin 2024 à fin 2025, l’emploi augmente de 0,3 % sur l’île (+700 emplois) (figure 2). La Réunion est ainsi la deuxième région française où la hausse de l’emploi est la plus forte après la Guyane. Cependant, l’emploi augmente moins qu’en 2024 (+0,6 %) et bien moins qu’en 2023 (+1,2 %). Au niveau national, l’emploi diminue : son niveau est inférieur de 0,2 % à celui d’un an auparavant (encadré 1).
tableauFigure 2 – Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025
| Zonage | Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025 (en %) |
|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 0,0 |
| Bourgogne-Franche-Comté | -0,6 |
| Bretagne | 0,1 |
| Centre-Val de Loire | -0,3 |
| Corse | -0,4 |
| France hors Mayotte | -0,2 |
| Grand Est | -0,4 |
| Guadeloupe | -0,6 |
| Guyane | 1,0 |
| Hauts-de-France | -0,4 |
| La Réunion | 0,3 |
| Martinique | -0,4 |
| Normandie | -0,4 |
| Nouvelle-Aquitaine | -0,5 |
| Occitanie | -0,2 |
| Pays de la Loire | -0,4 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 0,2 |
| Île-de-France | 0,0 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
- Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
- Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
À La Réunion, la dynamique de l’emploi est portée par le secteur privé en 2025. L’emploi privé progresse ainsi de 0,2 % (+300 emplois) sur le dernier trimestre. Sur l’année, il augmente de 0,6 % (+1 300 emplois), alors qu’il baisse de 0,3 % au niveau national.
Les contrats d’apprentissage diminuent tant à La Réunion (-5,3 %) qu’au niveau national (-4,2 %) au cours des 12 derniers mois. Sur l’île, ils concernent 12 800 jeunes fin décembre 2025, soit 700 apprentis de moins qu’un an auparavant.
Dans le secteur public, l’emploi est stable ce trimestre. Sur un an, il baisse de 0,6 % (-500 emplois), sous l’effet du recul des contrats aidés non marchands « Parcours emploi compétences » (PEC). Fin décembre 2025, 7 900 personnes bénéficient de ce type de contrat alors qu’ils étaient 9 000 fin 2024. Au niveau national, l’emploi public progresse au contraire de 0,2 % sur l’année.
L’emploi augmente sur le dernier trimestre 2025 et sur l’année dans l’agriculture, l’industrie et les services aux entreprises
Dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services aux entreprises, l’emploi croît au 4e trimestre 2025 et sur un an.
Dans le secteur de l’agriculture, l’emploi progresse de 4,1 % au 4e trimestre 2025 (+100 emplois), et de 2,4 % sur l’année.
Dans l’industrie, la hausse de l’emploi s’élève à 0,5 % ce trimestre (+100 emplois) et à 1,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (+300 emplois) (figure 3).
Dans le secteur des services aux entreprises, l’emploi croît de 0,5 % au 4e trimestre (+100 emplois) et de 1,8 % sur l’année (+500 emplois).
L’emploi est stable au 4e trimestre dans le commerce, l’hébergement-restauration et l’intérim mais augmente sur l’année
Dans le commerce, l’intérim et l’hébergement-restauration, l’emploi est stable ce trimestre mais en hausse sur l’année.
Dans un contexte de croissance de la fréquentation des hôtels et autres hébergements touristiques, l’hébergement-restauration gagne 400 emplois entre fin 2024 et fin 2025 (+2,9 %), le commerce 100 emplois (+0,2 %) comme l’intérim (+2,8 %).
L’emploi cesse de baisser dans la construction au 4e trimestre, mais recule sur un an
Pour la première fois depuis le 4e trimestre 2023, l’emploi cesse de baisser dans la construction. Il augmente de 0,5 % au 4e trimestre 2025 (+100 emplois).
Cependant, fin 2025, les effectifs du secteur restent inférieurs à leur niveau de fin 2024 : -1,9 % soit 300 emplois de moins. Les structures de moins de 10 salariés, qui regroupent 40 % de l’emploi dans ce secteur, sont majoritairement à l’origine de cette baisse, notamment celles de la « maçonnerie générale et gros œuvre du bâtiment ». Le recul de l’emploi dans la construction en 2025 est lié à une baisse de l’activité du secteur. Ainsi, le chiffre d’affaires cumulé sur un an se réduit de 1 %, comme au niveau national (avertissement sur les indices de chiffre d’affaires).
Néanmoins, avec 6 200 permis délivrés sur un an, les autorisations de construction de logements augmentent de 3 % par rapport à la même période un an auparavant. Les mises en chantiers croissent également de 3 % sur la même période.
Au niveau national, l’emploi dans le secteur de la construction continue de baisser ce trimestre (-0,4 %) et sur l’année (-1,2 %).
Dans le secteur de l’information-communication, l’emploi recule ce trimestre comme sur un an (-3,4 %).
Au 4e trimestre 2025, dans le secteur des services aux ménages, l’emploi baisse de 3,7 % (-700 emplois), et de 6,6 % sur un an (-1 300 emplois). Ce recul est lié pour partie à un changement de comportement déclaratif des employeurs en 2025 : une partie des salariés des « particuliers-employeurs » sont désormais comptabilisés dans le secteur des services non marchands et non plus dans celui des services aux ménages (encadré 2).
Fin décembre 2025, 127 600 personnes sont salariées dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Elles travaillent majoritairement dans le public (72 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.).
Au 4e trimestre 2025, l’effectif des secteurs non marchands s’accroît : +0,6 %, soit 700 emplois supplémentaires. Sur un an, les effectifs augmentent de 0,7 % (+800 emplois). Ces hausses sont liées au transfert d’une partie des salariés des particuliers-employeurs du secteur des services aux ménages vers l’action sociale (sous-secteur des services non marchands). Sans ce phénomène, l’emploi serait stable dans les services non marchands au 4e trimestre, comme sur un an.
tableauFigure 3 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 100,4 | 100,4 | 99,4 | 100,4 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,7 | 100,0 | 98,5 | 99,7 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 105,3 | 102,1 | 101,0 | 101,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 107,0 | 104,4 | 102,6 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 109,7 | 106,4 | 105,5 | 103,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 110,6 | 107,4 | 106,4 | 104,2 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 111,2 | 109,0 | 108,3 | 105,6 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 113,9 | 109,6 | 109,2 | 105,6 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 113,2 | 109,9 | 110,0 | 106,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 114,4 | 111,6 | 110,9 | 106,1 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 116,6 | 111,5 | 111,3 | 106,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 118,1 | 112,0 | 112,1 | 106,6 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 117,3 | 111,9 | 113,0 | 107,4 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 117,7 | 111,9 | 113,3 | 108,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 117,8 | 112,3 | 113,9 | 108,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 116,6 | 112,5 | 114,0 | 108,4 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 116,3 | 112,5 | 114,3 | 109,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 113,1 | 112,1 | 114,6 | 109,9 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 110,8 | 111,4 | 114,3 | 110,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 109,3 | 111,0 | 114,5 | 111,4 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 107,8 | 111,3 | 114,3 | 111,7 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 107,5 | 111,3 | 114,3 | 111,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 106,6 | 112,1 | 114,8 | 111,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 107,2 | 112,7 | 114,2 | 112,2 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 3 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Les créations d’entreprises dopées par un dispositif de défiscalisation
À La Réunion, 4 650 entreprises sont créées au cours du 4e trimestre 2025 dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles, soit une hausse de 29 % par rapport au trimestre précédent (figure 4).
Cette augmentation s’explique essentiellement par la création massive, en décembre, comme l’année précédente, de sociétés en nom collectif (SNC) en lien avec le dispositif de défiscalisation « Girardin industriel », favorisant les investissements productifs dans les départements et collectivités d’outre-mer (par exemple, pour le financement d’achat de mini-pelles).
Ces SNC augmentent ponctuellement les créations dans le secteur des « autres services » (+53 %). À l’inverse, les créations reculent dans les secteurs de l’industrie (-9 %) et de la construction (-6 %). Au niveau national, les créations d’entreprises se maintiennent.
Au 4e trimestre 2025, 50 % des créations d’entreprises se font sous le régime de la micro-entreprise. Cette part baisse de 12 points en raison des créations massives de SNC qui augmentent la part des créations d’entreprises classiques. De fait, la part des micro-entreprises dans l’ensemble des créations d’entreprises s’éloigne de celle observée au niveau national (65 %).
Sur l’année, 15 400 entreprises sont créées au total à La Réunion, soit 18 % de plus qu’en 2024. Sans les créations massives de SNC en fin d’années 2024 et 2025, le nombre de créations d’entreprises augmenterait de 11 % en 2025, soit davantage qu’au niveau national (+5 %).
Parallèlement, 1 110 entreprises sont déclarées en défaillance en 2025, soit 10 de moins qu’en 2024. Les défaillances d’entreprises sont stables à La Réunion alors qu’elles augmentent au niveau national (+4 %).
tableauFigure 4 – Créations d'entreprises
| Période | La Réunion hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | La Réunion y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 102,7 | 91,2 | 103,3 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 92,3 | 75,0 | 90,8 | 78,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 103,9 | 111,6 | 122,7 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 111,8 | 111,4 | 136,4 | 117,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 101,0 | 112,8 | 127,3 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,3 | 120,0 | 147,5 | 121,4 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 104,0 | 110,0 | 136,4 | 111,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 96,4 | 111,0 | 130,3 | 114,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 103,7 | 114,4 | 142,6 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 102,2 | 111,7 | 139,6 | 113,1 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 105,0 | 114,5 | 141,5 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 102,4 | 114,8 | 144,4 | 120,7 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 94,8 | 101,5 | 138,3 | 111,2 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 103,1 | 102,4 | 145,8 | 113,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 100,8 | 107,5 | 152,4 | 121,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 94,1 | 112,9 | 148,9 | 123,7 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 92,3 | 112,2 | 143,8 | 125,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 103,5 | 109,6 | 147,3 | 126,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 98,0 | 105,2 | 146,5 | 120,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 134,3 | 109,0 | 177,3 | 123,7 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 102,9 | 108,7 | 152,5 | 123,9 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 100,2 | 112,2 | 173,4 | 129,2 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 104,8 | 114,3 | 171,2 | 135,0 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 179,0 | 116,1 | 220,9 | 134,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 4 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
La fréquentation augmente en 2025 dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques
À La Réunion, avec 472 500 nuitées enregistrées au 4e trimestre 2025, la fréquentation dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques augmente par rapport au même trimestre de 2024 (+4 %), avec une hausse tout au long du trimestre (+6 % en octobre, puis +3 % en novembre et en décembre). L’offre de chambres augmente (+5 %), alors que le taux d’occupation recule de 1,6 point et s’élève à 72 % ce trimestre.
La fréquentation croît dans les établissements de l’Ouest (+11 %) par rapport au 4e trimestre 2024, en lien avec une hausse de l’offre de chambres (+7 %). Elle recule dans le Nord-Est (-3 %) sous l’effet du recul du taux d’occupation (-6 points) et malgré une hausse de l’offre (+7 %). Elle baisse également dans le Sud (-3 %) en raison d’une baisse du taux d’occupation (-2 points).
La fréquentation augmente dans les établissements classés de 3 à 5 étoiles (+6 %) alors qu’elle est stable dans ceux non classés et ceux classés en 1 et 2 étoiles.
La fréquentation dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques à La Réunion est portée essentiellement par les clients résidant en France, à l’origine de 91 % des nuitées au 4e trimestre 2025. Par rapport au même trimestre de 2024, la fréquentation augmente tant pour la clientèle résidant en France (+4 %) que pour celle résidant à l’étranger (+13 %).
Sur l’ensemble de l’année 2025, la fréquentation dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques augmente de 5 % par rapport à 2024, avec une hausse plus marquée au 2e trimestre (+8 %) par rapport au même trimestre de 2024.
Le chômage s’établit en moyenne à 16 %
À La Réunion, au 4e trimestre 2025, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 16 % de la population active (figure 5). Au niveau national, le chômage concerne 7,9 % de la population active au 4e trimestre 2025.
En 2025, en moyenne annuelle, le taux de chômage s’établit également à 16 % de la population active. Depuis 2019, la situation sur le marché s’améliore à La Réunion. L’accès à l’emploi augmente : en 2025, 54 % des personnes âgées de 15 à 64 ans ont un emploi, soit 7 points de plus qu’en 2019, avant la crise sanitaire de la Covid-19. La hausse du taux d’emploi sur l’île s’accompagne d’une baisse du taux de chômage (-5 points par rapport à 2019). Il s’agit du niveau le plus faible mesuré à La Réunion, mais il reste élevé en comparaison à l’Hexagone (7,5 %). Par ailleurs, le halo autour du chômage reste important : 10 % de la population réunionnaise souhaiterait travailler mais n’effectue pas de démarches actives de recherche d’emploi ou n’est pas immédiatement disponible pour un emploi. Cette part est deux fois plus élevée qu’au niveau national.
tableauFigure 5 – Taux de chômage
| Période | Taux de chômage (BIT) - La Réunion | Taux de chômage « lissé » - La Réunion | Taux de chômage (BIT) - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 20,1 | 19,5 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 18,9 | 18,1 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 13,4 | 17,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 19,5 | 16,9 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 17,0 | 17,0 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 17,4 | 17,5 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 16,7 | 17,9 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 18,5 | 18,1 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 19,0 | 18,0 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 18,4 | 17,7 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 18,7 | 17,7 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 17,4 | 17,8 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 16,9 | 18,2 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 18,4 | 18,8 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 18,5 | 19,0 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 20,1 | 19,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 18,5 | 18,7 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 18,6 | 18,1 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 16,5 | 17,6 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 17,5 | 17,1 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 16,9 | 16,8 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 16,5 | 16,5 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 15,4 | 16,3 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 16,7 | 16,2 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 16,4 | 16,1 | 7,9 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 5 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
Depuis le deuxième trimestre 2023, l’Insee produit et met à disposition des indices de chiffre d’affaires (ICA) régionaux. Cette source, toujours en phase d’expertise, est à considérer avec prudence.
Ces indices permettent de mesurer mensuellement l'évolution de l'activité des entreprises. Ils sont élaborés chaque mois à partir des déclarations mensuelles de TVA faites par les entreprises mono et quasi-mono régionales relevant du régime fiscal réel normal pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les séries sont en valeur et corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier (cvs-cjo).
Encadré 1 - L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise : la croissance a atteint +0,9 % en 2025 dans les quatre principales économies de la zone euro, et a atteint un rythme de croissance modérée fin 2025 (+0,3 % au troisième trimestre puis +0,2 % au quatrième).
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). Au quatrième trimestre 2025, l’activité a ralenti en France : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. En 2025, l’emploi salarié a baissé légèrement (-60 000 emplois) dont -40 000 au quatrième trimestre, et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 (à 7,9 %) par rapport au troisième trimestre ; il atteindrait 8,1 % mi 2026.
Encadré 2 - Salariés de particuliers-employeurs et secteur d’activité
L’évolution de l’emploi à La Réunion est marquée par des changements de secteur d’activité d’une partie des salariés de particuliers-employeurs. Certains de ces salariés, classés jusqu’en 2024 dans le secteur marchand, le sont maintenant dans le secteur non marchand. Ceci est dû à la suppression de la majoration de la déduction forfaitaire en 2025 à La Réunion. Dans certains cas, il devient plus intéressant financièrement pour les particuliers qui le peuvent de bénéficier de l’exonération des cotisations patronales de sécurité sociale que de la déduction forfaitaire. Ce changement de comportement déclaratif récent des employeurs est susceptible d’évoluer dans les trimestres à venir, et d’être source de révisions pour cette population.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.
Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.
Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.
Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.
Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.
L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.
Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.
Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.
Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.
Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.
Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.
Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.
Pour alléger le coût de l’emploi à domicile, une déduction forfaitaire de 2 € s’applique à chaque heure de travail effectuée. Elle ne peut pas être cumulée avec une exonération de cotisations patronales de Sécurité sociale. Elle est automatiquement appliquée au moment de la déclaration.
Dans les départements d’Outre-mer, le montant de la déduction forfaitaire était majoré :
- 3,70 € pour chaque heure de travail effectuée en Guadeloupe, en Guyane ou en Martinique ;
- 4,20 € pour chaque heure de travail effectuée à La Réunion.
Pour en savoir plus
(1) Rageot F., « La situation sur le marché du travail continue de s’améliorer », Insee Flash Réunion no 308, avril 2026.
(2) Grangé C., « En 2025 à La Réunion, l’inflation en moyenne annuelle ralentit fortement mais reste supérieure au niveau national », Insee Flash Réunion no 309, avril 2026.
(3) Rivière I., « Hausse de la fréquentation dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques en 2025 », Insee Flash Réunion no 310, avril 2026.
(4) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
(5) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.
(6) Deal La Réunion, « Ouvrir dans un nouvel ongletConstruction neuve à La Réunion », Note de conjoncture, mars 2026.
(7) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est quasi stable », Informations rapides no 53, février 2026.
(8) Grangé C., « En décembre 2025 à La Réunion, les prix à la consommation sont stables sur un mois mais augmentent de 0,9 % sur un an », Insee Flash Réunion no 303, janvier 2026.
(9) Insee, « Bilan économique 2024 – En 2024, la croissance économique marque le pas », Insee Conjoncture Réunion no 38, juillet 2025.
(10) Les séries longues sur le « Tableau de bord de la conjoncture à La Réunion ».
(11) « Ouvrir dans un nouvel ongletTableau de bord de la conjoncture à La Réunion », Cerom.
