Insee Conjoncture Pays de la Loire ·
Avril 2026 · n° 58
L’activité résiste, l’emploi se replie Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, l’activité économique progresserait modérément dans les Pays de la Loire, à un rythme légèrement supérieur au niveau national. Toutefois, l’emploi salarié régional se replie légèrement après plusieurs années de hausse. Les pertes se concentrent dans l’industrie, mais concernent aussi la construction et le tertiaire, tandis que l’intérim se stabilise après deux années de forte baisse. Le taux de chômage augmente, après un niveau bas en 2024. Les créations d’entreprises atteignent un niveau record, portées par les micro-entrepreneurs, tandis que les défaillances poursuivent leur hausse pour la quatrième année consécutive et atteignent un niveau inédit. Dans la construction, les autorisations et les mises en chantier se redressent, mais restent à des niveaux très bas.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Une activité légèrement plus dynamique qu’au national
- En 2025, l’emploi se replie légèrement après plusieurs années de hausse
- La moitié des pertes d’emploi se concentre dans l’industrie, la baisse s’atténue dans la construction
- L’emploi recule légèrement dans le tertiaire, l’intérim se stabilise
- En 2025, le taux de chômage augmente après un niveau bas en 2024
- Un niveau record de créations d’entreprises, porté par les micro-entrepreneurs
- Des défaillances en forte hausse, à un niveau inédit
- Encadré - Reprise des autorisations et des mises en chantier, à partir de niveaux historiquement bas
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, malgré un contexte international marqué par le relèvement des droits de douane américains et un contexte national d’incertitudes politiques, l’économie française profite de la reprise européenne. La croissance atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %), malgré un ralentissement en fin d’année (+0,2 % au quatrième trimestre). La demande publique tire la croissance annuelle, tandis que la demande privée ne se redresse que modestement : la consommation des ménages ralentit et l’investissement des ménages et des entreprises progresse légèrement. En revanche, le commerce extérieur pèse sur l’activité. Du côté de l’offre, l’activité ralentit dans l’industrie, les services marchands et la construction, tandis que l’agriculture rebondit.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. En 2025, l’emploi salarié baisse légèrement (-60 000 emplois), principalement au quatrième trimestre (-40 000 emplois), et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage continuerait d’augmenter, pour atteindre 8,1 % à mi-2026, après 7,9 % fin 2025.
Une activité légèrement plus dynamique qu’au national
Sous l’hypothèse que l’évolution nationale de la valeur ajoutée se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée progresserait en moyenne de 1,2 % en 2025 dans les Pays de la Loire, contre 0,8 % au niveau national. Dans la région, la croissance serait autant portée par l’industrie, dont le poids est plus important qu’au niveau national, que par les services marchands, qui pèsent moins dans la région. En particulier, dans l’industrie, l’activité serait largement portée par la forte hausse du secteur de la cokéfaction-raffinage. L’agriculture contribuerait également davantage à la croissance qu’au niveau national.
Après un ralentissement en fin d’année 2025 (+0,2 % au quatrième trimestre, après +0,6 % au troisième trimestre), la valeur ajoutée continuerait de progresser début 2026, au même rythme qu’au niveau national. La croissance resterait principalement portée par les services, tandis que la contribution de l’industrie s’atténuerait, en particulier au deuxième trimestre.
Cette hausse de la valeur ajoutée ne se reflète pas sur le volume d’heures rémunérées aux salariés. En 2025, il se replie légèrement pour la première fois depuis 2020 (-0,4 %), au même rythme qu’en France hors Mayotte. Ce recul fait suite au ralentissement progressif depuis la reprise post-crise sanitaire. Ces évolutions contraires de la valeur ajoutée et du volume de travail pourraient suggérer un redressement de la productivité apparente du travail, comme au niveau national.
Dans la région, l’industrie contribue aux trois quarts de la baisse du volume d’heures rémunérées : dans le secteur, après un très léger recul en 2024 (-0,2 %), il diminue plus nettement en 2025 (-1,2 %). Dans la construction, le volume d’heures rémunérées diminue pour la deuxième année consécutive, mais la baisse s’atténue (-1,4 %, après -3,0 %). Le tertiaire marchand marque également le pas (0,0 %, après +0,5 % en 2024). En revanche, le tertiaire non marchand est le seul grand secteur où le volume d’heures rémunérées progresse légèrement en 2025 (+0,3 %, après +1,8 % en 2024).
En fin d’année, l’activité demeure orientée à la baisse. Au quatrième trimestre 2025, le volume d’heures rémunérées recule de 0,4 % sur un an dans la région (contre -0,6 % au niveau national), après -0,2 % au trimestre précédent. La baisse s’atténue toutefois dans la construction (-1,2 %) et dans l’industrie (-0,8 %), tandis que les secteurs tertiaires marchand (-0,1 %) et non marchand (0,0 %) sont stables ou quasi stables.
En 2025, l’emploi se replie légèrement après plusieurs années de hausse
En 2025, l’emploi salarié se replie dans les Pays de la Loire (-0,4 % sur un an, contre -0,2 % au niveau national), après une progression moyenne de 1,2 % par an entre 2019 et 2024. Il s’agit de la première baisse depuis la crise financière de 2008-2009, même si elle reste nettement plus modérée. Elle concerne surtout la fin de l’année (-0,3 % au quatrième trimestre), alors que l’emploi est resté globalement stable au cours des trois premiers trimestres. Fin décembre 2025, la région compte ainsi 1 573 800 salariés, soit 5 600 emplois de moins qu’un an auparavant. Malgré ce repli, l’emploi demeure nettement supérieur à son niveau d’avant la crise sanitaire (+6,0 % par rapport à 2019). Le repli concerne à la fois le secteur privé (-0,4 % sur un an, première baisse depuis 2014) et le secteur public (-0,2 %, première baisse depuis 2018). Il intervient dans un contexte de recul de l’alternance, en particulier de l’apprentissage, qui avait nettement contribué à la hausse de l’emploi ces dernières années.
tableauFigure 1 – Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité
| Secteur d'activité | Emploi au 31/12/2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 | Évolution annuelle moyenne entre 2019 et 2024 ¹ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays de la Loire | Pays de la Loire | France hors Mayotte | Pays de la Loire | France hors Mayotte | |
| Agriculture | 28,6 | 1,4 | 0,5 | 1,8 | 1,5 |
| Industrie | 267,8 | -1,0 | -0,5 | 0,9 | 0,5 |
| Industrie agroalimentaire | 67,9 | 1,0 | 0,6 | 1,0 | 1,3 |
| Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage | 21,7 | 0,5 | 1,0 | 2,4 | 1,5 |
| Biens d'équipement | 37,3 | -1,5 | -0,4 | 1,3 | 0,6 |
| Matériels de transport | 34,9 | 0,0 | -0,5 | 1,1 | -0,3 |
| Autres branches industrielles | 106,1 | -2,8 | -1,5 | 0,2 | 0,0 |
| Construction | 96,4 | -0,7 | -1,2 | 1,0 | 1,0 |
| Tertiaire marchand | 722,5 | -0,2 | -0,1 | 1,6 | 1,3 |
| Commerce | 195,0 | -0,7 | -0,6 | 1,4 | 1,0 |
| Transports | 78,4 | 1,0 | 0,6 | 0,9 | 0,6 |
| Hébergement - restauration | 57,3 | 0,7 | 1,0 | 2,2 | 2,2 |
| Information - communication | 44,9 | -1,3 | -2,0 | 3,6 | 2,4 |
| Services financiers | 52,5 | 0,3 | 0,7 | 1,8 | 1,2 |
| Services immobiliers | 11,6 | -1,4 | -0,7 | 1,9 | 0,7 |
| Services aux entreprises hors intérim | 153,5 | -0,1 | 0,1 | 2,8 | 2,1 |
| Intérim | 58,6 | -0,1 | -0,7 | -1,8 | -1,7 |
| Services aux ménages | 70,8 | -0,4 | -0,1 | 1,6 | 1,2 |
| Tertiaire non marchand | 458,5 | -0,3 | 0,1 | 0,9 | 0,8 |
| Total | 1 573,8 | -0,4 | -0,2 | 1,2 | 1,0 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
La moitié des pertes d’emploi se concentre dans l’industrie, la baisse s’atténue dans la construction
La moitié de la baisse de l’emploi régional provient de l’industrie. Dans ce secteur, l’emploi diminue de 1,0 % en 2025 (contre -0,5 % au niveau national), soit 2 800 emplois de moins sur un an. Néanmoins, en fin d’année, l’emploi industriel se stabilise (-0,1 % au quatrième trimestre), après avoir reculé au cours des trimestres précédents.
En 2025, les pertes se concentrent dans le secteur des autres branches industrielles (-2,8 %, soit -3 070 emplois), qui regroupe notamment la métallurgie, la chimie, la plasturgie, le textile ou le bois-papier. L’emploi recule également dans les biens d’équipement (-1,5 %, soit -550 emplois). À l’inverse, l’emploi progresse dans l’industrie agroalimentaire (+1,0 %, soit +700 emplois) et plus modérément dans l’énergie, l’eau, les déchets, la cokéfaction et le raffinage (+0,5 %), tandis qu’il reste stable dans les matériels de transport.
Dans la construction, l’emploi salarié diminue pour la troisième année consécutive : -0,7 %, soit 670 emplois de moins sur un an. La baisse s’atténue toutefois, après s’être accentuée en 2024 (-1,4 %, après -0,8 % en 2023). Elle est également moins marquée qu’au niveau national (-1,2 %). Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’activité encore dégradée dans la construction, malgré les premiers signes de redressement (encadré).
L’emploi recule légèrement dans le tertiaire, l’intérim se stabilise
Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi fléchit légèrement en 2025 (-0,2 %, soit -1 170 emplois), pour la première fois depuis 2009. Cette baisse est proche du niveau national (-0,1 %), et principalement concentrée sur la fin de l’année (-0,2 % au quatrième trimestre, après une quasi-stabilité sur les trois premiers trimestres). Elle s’explique principalement par le recul du commerce (-0,7 % en 2025, soit -1 300 emplois), avec une consommation des ménages moins dynamique. Le recul de l’emploi dans l’information-communication (-1,3 %, soit -610 emplois) y contribue également. Dans certaines activités du secteur, la baisse de l’emploi s’accompagne de gains de productivité apparente, au niveau national, qui pourraient être liés en partie à la diffusion de l’IA, dans un contexte plus large de mutations technologiques. L’emploi diminue également dans les services immobiliers (-1,4 %), tandis qu’il reste quasi stable dans les services aux entreprises (-0,1 %). À l’inverse, l’emploi progresse dans le transport (+1,0 %, soit +790 emplois), l’hébergement-restauration (+0,7 %, soit +410 emplois) et les services financiers (+0,3 %).
L’emploi intérimaire, souvent considéré comme un indicateur avancé de l’évolution de l’emploi, se stabilise en 2025 (-0,1 %, soit 70 emplois de moins sur un an), après deux années de fort recul. Cette stabilité s’inscrit dans un contexte de baisse au niveau national (-0,7 %). Néanmoins, fin 2025, l’emploi intérimaire régional diminue légèrement (-0,4 % au quatrième trimestre), après un redressement au printemps et à l’été. Ainsi, il reste inférieur de 8,8 % à son niveau d’avant-crise. Par ailleurs, la stabilité régionale de 2025 masque des évolutions contrastées selon les secteurs : le recours à l’intérim se redresse dans l’industrie et le commerce, mais recule dans la construction et le reste du tertiaire.
Dans le tertiaire non marchand, l’emploi recule pour la première fois depuis 2018 (-0,3 %, soit -1 300 emplois), alors qu’il reste quasi stable au niveau national (+0,1 %). La baisse, plus marquée en fin d’année (-0,6 % au quatrième trimestre), provient principalement de l’enseignement, tandis que l’emploi est quasi stable dans l’administration publique, recule légèrement dans l’hébergement médico-social et progresse dans la santé.
En 2025, le taux de chômage augmente après un niveau bas en 2024
Fin 2025, le taux de chômage dans les Pays de la Loire augmente de 0,6 point sur un an. Il s’établit à 6,5 % de la population active au quatrième trimestre, après avoir atteint fin 2024 l’un des plus bas niveaux depuis 1982 (5,9 %). Il augmente progressivement tout au long de l’année et retrouve ainsi un niveau proche de celui de fin 2020. Cette hausse intervient dans un contexte d’emploi en léger recul, alors que la population active continue d’augmenter, notamment sous l’effet de la réforme des retraites. Les Pays de la Loire se placent toutefois au deuxième rang des régions au plus faible taux de chômage, juste derrière la Bretagne (6,4 %). En France hors Mayotte, le taux de chômage augmente au même rythme (+0,6 point) pour atteindre 7,9 %.
tableauFigure 2 – Évolution du taux de chômage trimestriel
| Période | Pays de la Loire | France hors Mayotte | France métropolitaine |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,9 | 7,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,1 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 9,0 | 8,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 8,1 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,0 | 8,2 | 8,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,9 | 7,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,1 | 7,4 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,4 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,2 | 7,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 5,7 | 7,1 | 6,9 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 5,6 | 7,1 | 6,9 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,2 | 7,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 5,8 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 5,8 | 7,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,2 | 7,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,3 | 7,7 | 7,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 6,5 | 7,9 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Évolution du taux de chômage trimestriel

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Un niveau record de créations d’entreprises, porté par les micro-entrepreneurs
En 2025, 48 100 entreprises sont créées dans les Pays de la Loire, soit 900 de plus qu’en 2024, un niveau inédit. Les créations augmentent de 2,0 %, un rythme inférieur au niveau national (+4,9 %). Après le net rebond de 2024 (+5,1 %), la dynamique ralentit. Elle reste également contrastée selon les formes juridiques. En effet, la hausse repose presque exclusivement sur les micro-entrepreneurs (+3,7 %), qui représentent 65 % des créations, un record. Hors micro-entrepreneurs, les créations reculent de 1,1 %. Les sociétés progressent légèrement (+0,6 %), tandis que les créations d’entreprises individuelles classiques diminuent à nouveau (-4,5 %) et atteignent leur plus faible niveau depuis 2012.
De plus, les évolutions sont contrastées selon les secteurs. La hausse est portée par le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration (+8,8 %, soit +990 créations), notamment les activités de livraison, de vente à distance et de réparation automobile. Les créations progressent aussi dans les services aux entreprises (+3,8 %, soit +660 créations), notamment dans le nettoyage courant des bâtiments, les services administratifs de bureau et la programmation informatique. À l’inverse, elles diminuent légèrement dans les services aux particuliers (-0,6 %, soit -60 créations) et se replient nettement dans l’industrie (-7,9 %) et la construction (-9,0 %), dans un contexte de marché du logement encore fragilisé. Dans ces deux secteurs, les créations se redressent toutefois en fin d’année et demeurent supérieures à leur niveau d’avant-crise sanitaire.
tableauFigure 3 – Évolution des créations d'entreprises - Pays de la Loire
| Période | Sociétés | Entreprises individuelles classiques | Micro-entrepreneurs | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
| 2019 | 9 150 | 7 926 | 19 291 | 36 367 |
| 2020 | 9 231 | 7 405 | 21 423 | 38 059 |
| 2021 | 11 857 | 7 561 | 26 910 | 46 328 |
| 2022 | 12 705 | 6 080 | 27 789 | 46 574 |
| 2023 | 11 171 | 6 198 | 27 529 | 44 898 |
| 2024 | 11 367 | 5 658 | 30 178 | 47 203 |
| 2025 | 11 440 | 5 402 | 31 293 | 48 135 |
- Note : Nombre de créations brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Évolution des créations d'entreprises - Pays de la Loire

- Note : Nombre de créations brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
Des défaillances en forte hausse, à un niveau inédit
En 2025, les défaillances d’entreprises augmentent à un rythme très soutenu dans les Pays de la Loire : +20,9 % sur un an, soit 3 200 défaillances au total, un niveau inédit. Elles progressent pour la quatrième année consécutive, à un rythme nettement plus élevé qu’au niveau national (+3,5 %). La hausse s’accentue progressivement au cours de l’année. Elle est particulièrement marquée dans la construction (+31,3 %, soit +160 défaillances), alors qu’elles y diminuent en France (-3,1 %). Ce décalage traduit une dégradation plus tardive dans la région, qui se poursuit en 2025. Les défaillances augmentent également dans les services aux particuliers (+26,6 %, soit +60 défaillances), notamment dans les activités immobilières (+66,4 %), ainsi que dans les services aux entreprises (+25,2 %, soit +150 défaillances). Elles progressent aussi dans le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration (+12,7 %, soit +120 défaillances), tirées par l’hébergement-restauration (+20,3 %, soit +70 défaillances). À l’inverse, elles se stabilisent dans l’industrie (+0,4 %).
tableauFigure 4 – Nombre et évolution des défaillances d'entreprises par secteur
| Secteurs | Pays de la Loire | France entière | ||
|---|---|---|---|---|
| Défaillances en 2025 (nombre) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | Défaillances en 2025 (nombre) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | |
| Agriculture | 127 | 46,0 | 1 647 | 13,2 |
| Industrie | 232 | 0,4 | 4 404 | 3,4 |
| Construction | 675 | 31,3 | 14 383 | -3,1 |
| Commerce, transport, hébergement et restauration | 1 089 | 12,7 | 26 396 | 4,0 |
| Services aux entreprises | 759 | 25,2 | 14 850 | 4,5 |
| Services aux particuliers | 305 | 26,6 | 6 741 | 12,6 |
| Ensemble | 3 199 | 20,9 | 68 564 | 3,5 |
- Notes : Données brutes, en date de jugement. La somme des secteurs peut ne pas correspondre au total de la région. Extraction de mars 2026.
- Source : Fiben, Banque de France.
Encadré - Reprise des autorisations et des mises en chantier, à partir de niveaux historiquement bas
Après trois années de forte baisse, dans un contexte de durcissement des conditions de financement et de recul de la demande, les indicateurs du logement se redressent en 2025 dans les Pays de la Loire, mais à partir de niveaux historiquement bas.
En 2025, 26 300 logements sont autorisés à la construction dans les Pays de la Loire. Le nombre de permis de construire repart nettement à la hausse (+31,4 %), après trois années consécutives de baisse. Il s’agit de la plus forte progression annuelle depuis 2010. Ce redressement intervient dans un contexte d’amélioration progressive des conditions de financement, sans que le secteur retrouve toutefois son niveau d’avant-crise sanitaire (-10,2 % par rapport à 2019). En France hors Mayotte, la hausse est moins marquée (+15,6 %), le recul ayant été plus prononcé dans la région en 2024 (-20,0 %, contre -13,2 %). Dans les Pays de la Loire, le redressement concerne à la fois les logements individuels (+25,0 %) et les logements collectifs (+35,8 %).
Les mises en chantier se redressent également, mais plus modérément, ces dernières intervenant généralement plusieurs mois après l’obtention des permis de construire. En 2025, 19 900 logements sont mis en chantier dans la région. Leur nombre augmente de 5,2 %, après trois années consécutives de baisse, dont un net recul en 2024 (-12,1 %). En France hors Mayotte, les mises en chantier progressent à un rythme proche (+5,3 %). Le redressement concerne à la fois les logements individuels (+4,4 %) et les logements collectifs (+6,1 %). Néanmoins, le niveau des mises en chantier demeure historiquement bas, inférieur de 19,8 % à celui d’avant la crise sanitaire. Il s’agit, après 2024, du deuxième plus faible niveau depuis le début des années 2000.
Après sept trimestres consécutifs de hausse, les autorisations se replient en fin d’année dans la région (-12,8 % au quatrième trimestre). Ce recul s’explique par une forte baisse des logements collectifs (-25,0 %), tandis que les logements individuels progressent légèrement (+5,7 %). En revanche, les mises en chantier poursuivent leur progression en fin d’année (+5,4 % au quatrième trimestre), qui concerne aussi bien les logements individuels (+5,1 %) que les logements collectifs (+5,5 %). Elle demeure toutefois moins soutenue qu’au niveau national (+14,4 %).
tableauFigure 5 – Évolution de la construction de logements
| Période | Logements autorisés - Pays de la Loire | Logements commencés - Pays de la Loire | Logements autorisés - France hors Mayotte | Logements commencés - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 2020 | 89,8 | 101,2 | 88,1 | 95,9 |
| 2021 | 113,7 | 116,1 | 104,7 | 107,8 |
| 2022 | 105,5 | 115,3 | 108,9 | 101,3 |
| 2023 | 85,3 | 86,7 | 83,8 | 77,7 |
| 2024 | 68,3 | 76,2 | 72,7 | 67,9 |
| 2025 | 89,8 | 80,2 | 84,1 | 71,5 |
- Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
- Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
- Source : SDES, Sitadel.
graphiqueFigure 5 – Évolution de la construction de logements

- Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
- Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
- Source : SDES, Sitadel.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.
Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.
Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.
Pour en savoir plus
(1) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, mars 2025.
(2) « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations rapides no 165, mars 2026.