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Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté · Avril 2026 · n° 51
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-ComtéLe marché du travail se dégrade en Bourgogne-Franche-Comté Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Bénédicte Piffaut (Insee), Laurent Barralis (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Florent Maire (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), Lionel Durand, Émilie Vivas (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), Jeanne-Clémence Andrey (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Bourgogne), Isabelle Wehr (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Franche-Comté)

Les incertitudes politiques n’ont pas affaibli outre mesure l’activité économique de la France en 2025, bien que l’inflation soit ravivée et la croissance fragilisée début 2026. Dans la région, le ralentissement de l’activité économique, amorcé en 2024, s’est confirmé en 2025. Les effectifs ont diminué dans la quasi-totalité des secteurs. L’intérim et la construction perdent encore des effectifs. L’emploi dans l’industrie poursuit sa lente érosion. Le taux de chômage a augmenté sur un an ainsi que le nombre de défaillances d’entreprises. Toutefois le recours des entreprises à l’activité partielle a été moins fréquent.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 51
Paru le :Paru le02/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Bénédicte Piffaut (Insee), Laurent Barralis (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Florent Maire (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), Lionel Durand, Émilie Vivas (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), Jeanne-Clémence Andrey (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Bourgogne), Isabelle Wehr (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Franche-Comté)

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. L’économie française profite de la reprise européenne, malgré les incertitudes politiques. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit 0,2 point en dessous de 2024. Au quatrième trimestre 2025, elle a ralenti : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.

En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2,0 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à la mi-année.

Le marché du travail national profiterait peu de cette croissance. En 2025, l’emploi salarié a baissé légèrement et continuerait de baisser d’ici juin 2026. Le taux de chômage s’établit à 7,9 % au quatrième trimestre 2025, +0,2 point par rapport au troisième trimestre. Il atteindrait 8,1 % mi-2026.

En 2025, le recul de l’emploi salarié s’est confirmé dans la région

En Bourgogne-Franche-Comté, la dynamique économique est moins favorable. Dans la région, après plus de deux ans de quasi-stabilité, le repli de l’emploi salarié amorcé fin 2024 s’est confirmé en 2025 dans un environnement économique peu dynamique. Ainsi, l’activité économique de la région, mesurée par les heures rémunérées, s’est replié dans la grande majorité des secteurs. Elle se situe en dessous de son niveau d’un an auparavant (-0,9 %). Sur l’année, seul le nombre d’heures rémunérées dans l’industrie est resté stable.

Avec 988 900 emplois fin 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, les effectifs salariés se sont repliés de 0,6 % en un an, malgré une quasi-stabilité sur le dernier trimestre (figure 1). En France, l’emploi demeure inférieur de 0,2 % à son niveau enregistré un an plus tôt. Cette tendance confirme la dégradation progressive du climat de l’emploi depuis 2023, qui reste d’actualité début 2026.

L’emploi du secteur privé a diminué nettement dans la région comme au niveau national, avec respectivement -0,8 % et -0,3 % sur l’année. Tous les grands sous-secteurs ont perdu des effectifs, de -0,5 % pour les services marchands à -2,8 % pour l’intérim. L’emploi public régional s’est stabilisé après deux années de hausse et ne compense désormais plus les pertes enregistrées dans le secteur privé. En France, il continue de progresser (+0,2 %).

Dans ce contexte, tous les départements de la région ont perdu des emplois locaux en 2025, de -0,3 % en Saône-et-Loire à -1,4 % dans le Territoire de Belfort (encadré 1). Les départements de l’est de la région sont les plus touchés. Toutefois les emplois frontaliers de leurs résidents sont toujours en progression, +0,5 % sur un an, moins prononcée cependant qu’en 2024. Leur nombre atteint 48 300 fin 2025. L’emploi frontalier a reculé dans l’industrie, notamment dans l’horlogerie (-1,5 %) où travaillent 8 400 personnes. À l’inverse, il est en hausse d’environ 2,0 % dans le tertiaire et le commerce. Ces deux secteurs cumulent 26 300 frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté. Moins sensible aux fluctuations économiques, le secteur de la santé suisse poursuit sa forte progression, avec une croissance de 6,1 % des emplois frontaliers.

Figure 1Évolutions de l’emploi salarié et du taux de chômage par département au 4e trimestre 2025

Évolutions de l’emploi salarié et du taux de chômage par département au 4e trimestre 2025
Département Emploi salarié Taux de chômage
Effectifs Évolution (en %) Taux (en %) Évolution (en pt)
T4/T3 annuelle T4/T3 annuelle
Côte-d’Or 224 100 +0,3 -0,4 6,3 +0,2 +0,6
Doubs 196 800 -0,4 -0,9 7,7 +0,2 +0,8
Jura 87 000 -0,4 -0,9 5,8 +0,2 +0,6
Nièvre 63 800 0,0 -0,7 7,3 +0,2 +0,7
Haute-Saône 67 900 -0,6 -0,8 7,2 +0,3 +0,7
Saône-et-Loire 191 700 0,0 -0,3 7,0 +0,2 +0,6
Yonne 109 300 -0,4 -0,5 7,9 +0,3 +0,8
Territoire de Belfort 48 200 0,0 -1,4 9,5 +0,2 +0,7
Bourgogne-Franche-Comté 1 000 -0,1 -0,6 7,1 +0,2 +0,6
France hors Mayotte 1 000 -0,1 -0,2 7,9 +0,2 +0,6
  • Note : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, taux de chômage localisés, estimations d’emploi ; Dares, Insee, estimations trimestrielles Urssaf-Caisse nationale.

L’emploi s’est replié dans le tertiaire, marchand comme non marchand

En 2025, les effectifs du secteur tertiaire ont nettement baissé. Le tertiaire marchand hors intérim était stable en 2024 et le non marchand progressait légèrement (figure 2). Malgré une embellie au deuxième trimestre 2025, l’intérim a continué de perdre des effectifs. Cette baisse est toutefois moins importante que durant les deux années précédentes. L’emploi industriel continue sa lente érosion et a perdu 0,9 % de ses effectifs en 2025. Les pertes sont particulièrement marquées dans la fabrication de matériels de transport (-3,2 %) et dans la fabrication d’autres produits industriels (-1,6 %). À l’inverse l’industrie agro-alimentaire a été dynamique et gagne toujours des effectifs depuis mi-2023.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bourgogne-Franche-Comté

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bourgogne-Franche-Comté ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,4 99,5 98,9 99,8
2ᵉ trim. 2020 99,9 98,9 97,6 99,2
3ᵉ trim. 2020 101,0 98,5 99,4 100,0
4ᵉ trim. 2020 102,2 98,2 98,9 100,5
1ᵉ trim. 2021 103,9 98,6 99,5 100,2
2ᵉ trim. 2021 104,6 98,9 100,6 100,3
3ᵉ trim. 2021 105,5 98,7 101,8 100,9
4ᵉ trim. 2021 105,6 98,6 102,5 100,5
1ᵉ trim. 2022 105,7 98,6 103,0 100,5
2ᵉ trim. 2022 106,0 98,7 103,1 100,4
3ᵉ trim. 2022 106,2 98,7 103,3 100,2
4ᵉ trim. 2022 106,1 98,7 103,5 100,4
1ᵉ trim. 2023 105,7 98,4 103,6 100,9
2ᵉ trim. 2023 105,5 98,4 103,8 100,9
3ᵉ trim. 2023 105,1 98,4 103,8 100,9
4ᵉ trim. 2023 105,1 98,6 103,8 101,6
1ᵉ trim. 2024 104,8 98,6 104,0 101,8
2ᵉ trim. 2024 104,0 98,6 103,8 101,8
3ᵉ trim. 2024 103,6 98,3 104,0 102,1
4ᵉ trim. 2024 103,1 98,3 103,9 101,9
1ᵉ trim. 2025 102,6 98,0 103,6 101,7
2ᵉ trim. 2025 102,5 97,7 103,5 101,8
3ᵉ trim. 2025 102,3 97,6 103,3 101,8
4ᵉ trim. 2025 101,9 97,3 103,2 101,5
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Au sein du tertiaire non marchand, seules les activités pour la santé humaine ont vu leurs emplois progresser en 2025. Côté marchand, seul l’hébergement-restauration a gagné des effectifs (+0,8 %). Ce secteur a pu profiter cette année d’une embellie nationale de fréquentation touristique portée notamment par la clientèle étrangère durant l’été. Dans la région, le nombre de nuitées dans l’hôtellerie demeure toutefois en dessous du niveau d’avant la crise sanitaire. La fréquentation dans les campings a été quant à elle au plus haut depuis six ans.

Enfin, l’emploi agricole a progressé de 3 % en 2025. Cette évolution s’inscrit dans des dynamiques de filières agricoles contrastées (encadré 2).

L’atonie des mises en chantier pèse sur l’emploi dans la construction

Malgré une amélioration mi-2025, le secteur de la construction (bâtiments, rénovations et travaux publics) a perdu au final 1,2 % de ses effectifs durant l’année. Dans les activités immobilières, l’emploi a été stable sur l’année grâce au rebond du second semestre.

Après deux années de fort recul, la construction de logements en Bourgogne-Franche-Comté montre des signes de reprise depuis l’été 2025 (figure 3). Ainsi, sur l’ensemble de l’année, 10 200 nouveaux logements ont été autorisés, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique est plus marquée pour les logements collectifs (+41 %) que pour la construction individuelle (+13 %).

Cette reprise des autorisations tarde cependant à se concrétiser sur les mises en chantier. En effet, 7 300 logements ont été mis en chantier en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, soit seulement une centaine de plus qu’en 2024. En France métropolitaine, la reprise des mises en chantier a été plus vive (+7 %). Dans la région, les mises en chantier de maisons individuelles, notamment par lotissement, maintiennent l’activité. Celles de logements collectifs sont toujours en berne (-4 %). Sur ce segment, une reprise est cependant observée au dernier trimestre 2025.

Cette morosité est également perceptible sur le marché de la promotion immobilière. En 2025, les opérations commerciales d’au moins cinq logements ont débouché sur moins de 1 100 ventes, soit -8,6 % sur un an. Dans ce contexte, le prix moyen est stable à 3 690 €/m2 et les promoteurs font preuve de frilosité : ils ont commercialisé moins de 1 000 logements, moitié moins que la moyenne 2015-2023.

Figure 3Évolution de la construction de logements

(indice base 100 en décembre 2019)
Évolution de la construction de logements ((indice base 100 en décembre 2019))
Période Logements autorisés - Bourgogne-Franche-Comté Logements commencés - Bourgogne-Franche-Comté Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - France hors Mayotte
2019 100,0 100 100,0 100,0
2020 97,5 104 88,1 95,9
2021 114,3 114 104,7 107,8
2022 112,6 114 108,9 101,3
2023 84,0 83 83,8 77,7
2024 67,2 72 72,7 67,9
2025 83,2 71 84,1 71,5
  • Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
  • Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
  • Source : SDES, Sitadel.

Figure 3Évolution de la construction de logements

  • Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
  • Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
  • Source : SDES, Sitadel.

Le marché du travail s’est dégradé

Fin 2025, le taux de chômage s’établit à 7,1 % de la population active en Bourgogne-Franche-Comté, contre 7,9 % en France (figure 4). Il est en hausse, dans la région comme au niveau national, de 0,6 point par rapport à 2024. Le taux de chômage a augmenté sensiblement cette année dans la totalité des départements de la région, de 0,6 à 0,8 point (figure 1). Le Jura reste le département le plus épargné de la région, suivi de la Côte-d’Or. Seuls l’Yonne et le Territoire de Belfort affichent des taux égaux ou supérieurs au taux national. De même, la hausse du chômage a concerné l’intégralité des zones d’emploi de Bourgogne-Franche-Comté. La zone d’emploi de Montbéliard a enregistré la plus forte progression annuelle (+1,7 point). Elle a également le taux de chômage le plus élevé de la région (11,8 %). À l’inverse, la zone d’emploi de Beaune demeure la moins exposée de la région avec un taux de chômage de 4,4 %. La dégradation du marché du travail s’observe également avec la hausse du nombre d’inscrits à France Travail, amplifiée toutefois par l’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi (encadré 3).

Figure 4Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 7,2 8,2
1ᵉ trim. 2020 6,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,4 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,8 9,0
4ᵉ trim. 2020 6,7 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 6,8 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,6 7,9
4ᵉ trim. 2021 6,2 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,2 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,3 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,3 7,2
4ᵉ trim. 2022 6,2 7,1
1ᵉ trim. 2023 6,2 7,1
2ᵉ trim. 2023 6,3 7,2
3ᵉ trim. 2023 6,5 7,4
4ᵉ trim. 2023 6,6 7,5
1ᵉ trim. 2024 6,6 7,5
2ᵉ trim. 2024 6,5 7,3
3ᵉ trim. 2024 6,6 7,4
4ᵉ trim. 2024 6,5 7,3
1ᵉ trim. 2025 6,7 7,5
2ᵉ trim. 2025 6,9 7,6
3ᵉ trim. 2025 6,9 7,7
4ᵉ trim. 2025 7,1 7,9
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

La hausse du chômage sur l’année s’est accompagnée de celle du nombre de défaillances d’entreprises (figure 5). Les défaillances ont atteint ainsi un niveau élevé par rapport aux dix dernières années. Elles ont progressé au même rythme en Bourgogne-Franche-Comté qu’au niveau national, soit +3,5 %. Cette tendance est toutefois en net ralentissement par rapport aux années précédentes. De plus, le nombre d’emplois menacés dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire est en diminution.

Figure 5Évolution des défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2019)
Évolution des défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2019))
Période Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2019 100,0 100,0
janv. 2020 100,0 97,6
févr. 2020 100,6 96,1
mars 2020 96,7 92,2
avril 2020 90,9 86,2
mai 2020 85,6 81,1
juin 2020 84,6 78,5
juil. 2020 80,6 75,3
août 2020 79,3 74,4
sept. 2020 74,6 71,4
oct. 2020 68,2 67,5
nov. 2020 65,9 64,3
déc. 2020 63,4 61,0
janv. 2021 58,9 58,4
févr. 2021 53,7 55,1
mars 2021 51,9 54,8
avril 2021 52,8 56,2
mai 2021 53,5 57,4
juin 2021 52,0 56,5
juil. 2021 51,7 54,9
août 2021 51,2 54,7
sept. 2021 50,5 53,7
oct. 2021 50,7 53,2
nov. 2021 50,9 53,3
déc. 2021 50,8 53,9
janv. 2022 51,1 54,9
févr. 2022 53,5 56,8
mars 2022 57,9 59,1
avril 2022 59,5 61,3
mai 2022 63,1 63,3
juin 2022 64,7 65,6
juil. 2022 67,0 68,3
août 2022 67,9 69,6
sept. 2022 71,2 73,0
oct. 2022 73,4 75,8
nov. 2022 74,6 78,7
déc. 2022 75,5 80,6
janv. 2023 79,3 84,0
févr. 2023 82,1 86,4
mars 2023 84,9 89,5
avril 2023 86,3 91,5
mai 2023 86,2 94,1
juin 2023 88,0 96,5
juil. 2023 91,1 98,5
août 2023 91,9 99,3
sept. 2023 94,7 101,1
oct. 2023 98,9 104,4
nov. 2023 102,3 107,4
déc. 2023 104,8 110,0
janv. 2024 107,2 112,1
févr. 2024 108,0 114,9
mars 2024 107,1 116,0
avril 2024 108,7 118,3
mai 2024 111,0 120,0
juin 2024 113,1 121,7
juil. 2024 115,5 124,4
août 2024 115,6 124,1
sept. 2024 115,0 125,8
oct. 2024 114,4 127,5
nov. 2024 112,1 127,9
déc. 2024 113,3 129,5
janv. 2025 111,2 129,6
févr. 2025 112,5 129,8
mars 2025 113,3 130,4
avril 2025 113,1 131,5
mai 2025 112,6 131,6
juin 2025 112,7 132,1
juil. 2025 111,8 132,3
août 2025 112,2 132,4
sept. 2025 114,2 133,6
oct. 2025 115,1 133,5
nov. 2025 117,4 133,8
déc. 2025 117,4 134,1
  • Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 5Évolution des défaillances d'entreprises

  • Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
  • Source : Fiben, Banque de France.

En 2025, le recours à l’activité partielle a continué de baisser dans la région. Près de 960 000 heures ont été indemnisées (données provisoires) contre 1,8 millions en 2024. Le nombre de salariés placés en activité partielle a également diminué (2 800 en moyenne par mois contre 5 700 en 2024). La réglementation a réintroduit l’activité partielle de longue durée (APLD) dans le courant de l’année, mais uniquement pour les entreprises dont la baisse d’activité ne compromet pas leur pérennité (APLD rebond). Ce nouveau dispositif a concerné 18 % des heures indemnisées en 2025.

Les créations d’entreprises, quant à elles, ont atteint un nouveau record en 2025. Avec + 5,4 %, la hausse est particulièrement soutenue dans la région. Cette dynamique est toujours portée par les immatriculations de micro-entreprises qui représentent les deux tiers des 35 100 créations.

Encadré 1 - Une baisse départementale de l’emploi souvent liée à la structure économique locale

En Côte-d’Or, l’emploi a diminué de 0,4 % en 2025, essentiellement dans les services aux entreprises, secteur clé pour ce département. L’intérim recule plus fortement qu’à l’échelle régionale. En revanche, l’industrie résiste grâce à sa diversité, et à des gains dans l’agroalimentaire et les activités de réparation et installations de machines.

Le Doubs affiche une perte de 0,9 %. L’industrie, très dépendante de l’automobile, tire les effectifs vers le bas, entraînant des pertes dans les autres secteurs. Les services, notamment dans l’action sociale et l’hébergement médico-social, affichent un recul plus marqué que dans la région. L’intérim chute fortement en particulier dans le secteur des services. Par ailleurs, le travail frontalier marque le pas.

Le Jura enregistre la même dégradation (-0,9 %), principalement dans les services hors intérim et le commerce. L’industrie recule également, notamment dans la fabrication de meubles et les activités de réparation et installation de machines. Traditionnel moteur, l’agroalimentaire stagne.

La Nièvre, malgré une baisse globale de 0,7 %, se distingue par une hausse dans les services, portée par les services administratifs et de soutien. L’industrie reste fragilisée et l’intérim baisse davantage que dans l’ensemble de la région.

En Haute-Saône (-0,8 %), l’industrie recule fortement, surtout dans le bois-papier. Les services hors intérim diminuent aussi. La construction se stabilise enfin et l’intérim progresse, compensant partiellement les pertes d’emplois permanents.

La Saône-et-Loire affiche le recul le plus faible (-0,3 %), portée par une industrie en croissance, notamment dans l’agroalimentaire et la métallurgie.

Dans l’Yonne, la croissance de l’emploi dans l’hébergement-restauration limite la baisse des effectifs salariés (-0,5 %). L’intérim progresse également, à rebours de la tendance régionale, soutenant l’industrie et le commerce.

Enfin, le Territoire de Belfort subit une baisse de 1,4 %, imputable à l’industrie, notamment la fabrication de matériels de transport. Les services progressent nettement et l’intérim augmente, amortissant une partie des pertes.

Encadré 2 - Un bilan agricole régional marqué par la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine en fin d’année et par une deuxième année difficile pour les céréaliers

L’année 2025 reste une année de tension sur les prix des céréales. Dans un contexte de forte concurrence internationale, le prix du blé s’est replié à 180 € la tonne, soit une baisse d’un quart comparée à la moyenne 2020-2025. Dans le même temps, la production de céréales à paille a été en forte hausse et atteindrait 38 millions de tonnes.

Côté viticulture, la production progresserait de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, les viticulteurs font face à une baisse tendancielle de la consommation et à un recul des exportations de vins de Bourgogne vers les États-Unis, leur principal client. La demande en vins rouges baisse fortement y compris sur le marché national. En revanche, les ventes de vins blancs et les crémants demeurent en croissance mais pour certaines appellations, telles les Régionales Mâcon, en consentant des baisses de prix.

L’élevage bovin a été fortement perturbé en fin d’année par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Pour les bovins viande, la production diminue toujours plus vite que la consommation, entraînant une flambée des cours : +40 % en un an pour les bovins destinés à l’engraissement et +30 % pour ceux à abattre. La production de lait de vache, sur onze mois, est restée quant à elle stable par rapport à la moyenne triennale, et les prix ont progressé de 6 %. Les tendances à la baisse des livraisons pour le lait standard et à la hausse pour celui du « Massif du Jura » se poursuivent.

Encadré 3 - L’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi a entraîné une hausse mécanique des inscrits à France Travail

La politique de l’emploi de l’État a connu une évolution importante en 2025 avec l’entrée en vigueur de la loi du 18 décembre pour le plein emploi. Cette loi rend automatique, auprès de France Travail, l’inscription des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), des jeunes accompagnés par les missions locales en contrat d’engagement jeune (CEJ) ou en parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA), ainsi que des personnes en situation de handicap accompagnées par Cap emploi. L’ensemble de ces publics bénéficie d’un accompagnement rénové destiné à améliorer leurs chances de retour à l’emploi. La loi introduit également un nouveau régime de sanction et de contrôle pour augmenter l’implication des bénéficiaires dans leur parcours. Enfin, elle crée le réseau public pour l’emploi afin de mieux coordonner les actions de France Travail, des missions locales, des Cap emploi et des conseils départementaux.

L’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et des jeunes en CEJ ou PACEA ainsi que le nouveau régime de sanction a entraîné une rupture de série au 1er janvier 2025 dans les statistiques de la demande d’emploi.

Encadré 4 - Partenariats

Cette note de conjoncture est réalisée en partenariat avec la Draaf de Bourgogne-Franche-Comté, la Dreal de Bourgogne-Franche-Comté, la Dreets de Bourgogne-Franche-Comté, l’Urssaf de Bourgogne et l’Urssaf de Franche-Comté.

Publication rédigée par :Bénédicte Piffaut (Insee), Laurent Barralis (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Florent Maire (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), Lionel Durand, Émilie Vivas (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), Jeanne-Clémence Andrey (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Bourgogne), Isabelle Wehr (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Franche-Comté)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Construction :

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.

Nomenclature :

Publication rédigée par :Bénédicte Piffaut (Insee), Laurent Barralis (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Florent Maire (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), Lionel Durand, Émilie Vivas (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), Jeanne-Clémence Andrey (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Bourgogne), Isabelle Wehr (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Franche-Comté)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Nomenclature d'activités française / NAF :

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômage partiel :

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Catégories des inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. L’inscription sur ces listes est soumise à certaines conditions. Selon leur situation vis‑à‑vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité, les inscrits à France Travail sont regroupés en cinq catégories.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Contrat d'apprentissage :

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Contrat d’engagement jeune :

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.

Contrat de professionnalisation :

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Contrat unique d'insertion / CUI :

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

Demande d'indemnisation pour activité partielle :

Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.

Emplois francs :

Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.

Insertion par l’Activité Économique (IAE) :

L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.

En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.

Parcours emploi compétences (PEC) :

Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Cessation d'entreprise :

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Micro-entrepreneur :

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Services rendus aux entreprises :

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Services rendus aux particuliers :

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

Nomenclature agrégée 2008 / NA 2008 :

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

Entreprise :

L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.

Établissement / Siret :

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).


Logement collectif :

Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel :

Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.

Immatriculations de véhicules neufs :

Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Arrivées :

Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.

Séjour :

Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.

Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein air) :

Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.

Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air, autres hébergements) :

Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.

Taux d'ouverture :

Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.

Pour en savoir plus