Insee Conjoncture Réunion ·
Janvier 2026 · n° 40
L’emploi salarié augmente légèrement ce trimestre Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025
À La Réunion, au 3e trimestre 2025, dans un contexte de stabilité de l’activité économique et de fléchissement de l’inflation, l’emploi salarié augmente légèrement (+0,2 %). Cette hausse concerne les secteurs public et privé. Au niveau national, l’emploi est stable.
Dans le privé, sur l’île, l’emploi croît dans les secteurs des services aux entreprises, de l’industrie et du commerce. En revanche, dans la construction, il poursuit la baisse amorcée au 4e trimestre 2023. L’emploi recule aussi au 3e trimestre 2025 dans l’agriculture et l’intérim. Les créations d’entreprises baissent par rapport au 2e trimestre.
Dans ce contexte, le chômage concerne 16 % de la population active.
- L’activité économique est stable et l’inflation reflue à La Réunion
- L’emploi en légère hausse dans les secteurs public et privé
- L’emploi augmente dans les secteurs des services aux entreprises, de l’industrie et du commerce
- L’emploi baisse dans la construction, l’agriculture et l’intérim
- L’emploi en très légère hausse dans les secteurs non marchands
- Le chômage s’établit en moyenne à 16 %
- Baisse des créations d’entreprises
- Encadré - Contexte national - Consolidation modérée, croissance ravivée
L’activité économique est stable et l’inflation reflue à La Réunion
Au niveau national, l’activité économique mesurée par le volume des heures rémunérées baisse de 0,3 % au 3e trimestre 2025 par rapport au même trimestre de l’année précédente. À La Réunion, les heures rémunérées sont stables sur un an après deux trimestres de baisse.
L’inflation reflue à La Réunion et retrouve le niveau national. Sur un an, entre septembre 2024 et septembre 2025, les prix à la consommation augmentent de 1,2 % à La Réunion, comme au niveau national. En juin dernier, les prix à la consommation augmentaient de 1,5 % sur un an (+1,0 % en France).
Sur un an, les trois quarts de l’augmentation des prix sont liés aux services. L’alimentation continue d’augmenter à un rythme légèrement supérieur au niveau national mais les prix des produits frais retrouvent leur niveau de septembre 2024, après les fortes hausses du second trimestre suite au passage du cyclone Garance. Les prix des produits manufacturés augmentent sur un an, alors qu’ils reculent au niveau national. Quant à l’énergie, ses prix baissent entre septembre 2024 et septembre 2025, davantage qu’au niveau national.
L’emploi en légère hausse dans les secteurs public et privé
Fin septembre 2025, 293 800 personnes sont salariées à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Au 3e trimestre, l’emploi salarié est en légère hausse : +0,2 %, soit une augmentation de 500 emplois, après plusieurs trimestres de stabilité (figure 1). Au niveau national, l’emploi est stable après avoir légèrement crû au trimestre précédent (+0,2 %) (encadré).
Au 3e trimestre 2025, l’emploi dans le secteur privé augmente très légèrement : +0,1 %, soit une hausse de 300 emplois, après une stagnation au 2e trimestre. Au niveau national, l’emploi salarié privé diminue également très légèrement (-0,1 %), après une hausse le trimestre précédent (+0,2 %).
Les contrats d’apprentissage diminuent tant à La Réunion (-3,1 %) qu’au niveau national (-2,5 %). Sur l’île, ils concernent 12 600 jeunes fin septembre 2025, soit 400 apprentis de moins qu’un an auparavant.
Dans le secteur public, l’emploi est également en légère hausse : +0,2 % soit une hausse de 200 emplois, après deux trimestres de baisse. Sur un an, l’emploi public baisse légèrement, sous l’effet du recul des contrats aidés non marchands « Parcours emploi compétences » (PEC). Fin septembre 2025, 8 400 personnes bénéficient d’un contrat PEC à La Réunion, soit 1 600 de moins qu’un an auparavant. Au niveau national, l’emploi public continue d’augmenter légèrement au 3e trimestre 2025 : +0,3 % après +0,1 % le trimestre précédent.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - La Réunion | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - La Réunion | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 102,4 | 100,7 | 103,1 | 100,8 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 103,3 | 100,9 | 103,9 | 101,0 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 104,0 | 101,1 | 105,0 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 105,0 | 101,5 | 105,8 | 101,8 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 104,6 | 99,6 | 104,9 | 99,4 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 104,2 | 99,1 | 104,8 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 106,6 | 101,2 | 108,0 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 108,0 | 101,2 | 109,7 | 101,3 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 110,1 | 101,9 | 112,7 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 111,3 | 103,0 | 114,1 | 103,5 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 113,0 | 103,8 | 115,9 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 113,7 | 104,4 | 117,3 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 114,2 | 104,9 | 118,0 | 105,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 114,9 | 105,1 | 118,9 | 106,1 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 115,3 | 105,4 | 119,6 | 106,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 116,0 | 105,8 | 120,7 | 107,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 116,5 | 106,0 | 121,0 | 107,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 117,0 | 106,2 | 121,5 | 107,3 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 117,5 | 106,3 | 121,9 | 107,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 117,4 | 106,5 | 121,9 | 107,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 117,9 | 106,8 | 122,2 | 107,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 117,8 | 106,6 | 122,0 | 107,5 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 117,9 | 106,8 | 121,8 | 107,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 118,0 | 106,5 | 121,6 | 107,4 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 117,9 | 106,5 | 122,0 | 107,2 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 117,9 | 106,7 | 122,0 | 107,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 118,1 | 106,6 | 122,2 | 107,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’emploi augmente dans les secteurs des services aux entreprises, de l’industrie et du commerce
Au 3e trimestre, hors intérim, l’emploi progresse sensiblement dans le secteur des services aux entreprises (+0,8 %, soit +200 emplois), dans l’industrie (+0,7 % soit +200 emplois) et dans le commerce (+0,4 %, soit +100 emplois) (figure 2).
Les créations d’emplois sont faibles dans le secteur de l’hébergement-restauration, malgré une hausse de la fréquentation hôtelière par rapport au même trimestre de l’année précédente.
L’emploi baisse dans la construction, l’agriculture et l’intérim
Dans le secteur de la construction, la baisse de l’emploi, amorcée au 4e trimestre 2023, se poursuit : -1 % au 3e trimestre 2025 soit une diminution de 200 emplois. Sur un an, les effectifs baissent de 3,9 %, soit 700 emplois de moins. Les structures de moins de 10 salariés, qui regroupent 40 % de l’emploi dans ce secteur, sont majoritairement à l’origine de cette baisse, notamment celles de la « maçonnerie générale et gros œuvre du bâtiment ».
Le recul de l’emploi dans la construction est lié à une baisse de l’activité du secteur. Ainsi, le chiffre d’affaires cumulé sur un an se réduit ainsi de 5 %, plus fortement qu’au niveau national (-1 %) (avertissement sur les indices de chiffres d’affaires).
Néanmoins, avec 6 600 permis délivrés sur un an, les autorisations de construction de logements augmentent de 3 % par rapport à la même période un an auparavant.
Au niveau national, l’emploi dans le secteur de la construction est stable ce trimestre après dix trimestres consécutifs de recul.
Au 3e trimestre 2025, l’emploi diminue dans l’agriculture : -2 %, soit 100 emplois de moins.
Dans le secteur de l’intérim, l’emploi baisse également : -1,2 %, soit 100 emplois de moins ce trimestre. Sur un an, l’emploi diminue de 2,5 %. Au niveau national, l’intérim se replie également (-0,6 % sur un trimestre et -2,9 % sur un an).
L’emploi en très légère hausse dans les secteurs non marchands
Fin septembre 2025, 126 400 personnes sont salariées dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Elles travaillent majoritairement dans le public (75 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.).
Au 3e trimestre 2025, l’effectif des secteurs non marchands croît très légèrement (+0,1 %). Sur un an, l’emploi est en légère hausse : +0,2 % soit 300 emplois supplémentaires.
tableauFigure 2 – Niveau et évolution de l’emploi salarié par secteur d’activité détaillé à La Réunion
| Secteur | Emploi salarié (en milliers) | Évolution Trimestrielle (en %) | Évolution Annuelle (en %) |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 293,8 | 0,2 | 0,2 |
| Privé | 201,5 | 0,1 | 0,4 |
| Public | 92,2 | 0,2 | -0,2 |
| Par secteur d'activité | |||
| Agriculture | 3,5 | -2,0 | -1,0 |
| Industrie | 20,8 | 0,7 | 0,7 |
| dont Agro-alimentaire | 8,3 | 0,3 | 0,8 |
| Construction | 16,7 | -1,0 | -3,9 |
| Tertiaire marchand | 126,4 | 0,4 | 0,7 |
| Commerce | 37,6 | 0,4 | 0,4 |
| Transports | 13,5 | 0,4 | 3,1 |
| Hébergement - restauration | 14,2 | 0,4 | 3,8 |
| Information et communication | 3,8 | 0,7 | 1,8 |
| Services financiers | 6,7 | 0,0 | 0,8 |
| Services immobiliers | 2,3 | -0,9 | -0,7 |
| Services aux entreprises* | 24,9 | 0,8 | 0,7 |
| Intérim | 4,2 | -1,2 | -2,5 |
| Services aux ménages | 19,3 | 0,4 | -2,0 |
| Tertiaire non marchand | 126,4 | 0,1 | 0,2 |
- * Hors intérim.
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre. L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
- Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Le chômage s’établit en moyenne à 16 %
À La Réunion, au 3e trimestre 2025, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 16 % de la population active, bien en deçà de sa valeur de fin 2018 (24 %) (figure 3). Au niveau national, le chômage concerne 7,7 % de la population active ; il est quasi stable (+0,1 point) par rapport au 2e trimestre 2025.
tableauFigure 3 – Taux de chômage
| Période | Taux de chômage (BIT) - La Réunion | Taux de chômage « lissé » - La Réunion | Taux de chômage (BIT) - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 23,5 | 23,7 | 8,8 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 22,3 | 22,8 | 8,8 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 22,1 | 21,9 | 8,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 20,4 | 20,7 | 8,3 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 20,1 | 19,5 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 18,9 | 18,1 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 13,4 | 17,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 19,5 | 16,9 | 8,9 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 17,0 | 17,0 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 17,4 | 17,5 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 16,7 | 17,9 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 18,5 | 18,1 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 19,0 | 18,0 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 18,4 | 17,7 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 18,7 | 17,7 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 17,4 | 17,8 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 16,9 | 18,2 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 18,4 | 18,8 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 18,5 | 19,0 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 20,1 | 19,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 18,5 | 18,7 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 18,6 | 18,1 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 16,5 | 17,6 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 17,5 | 17,1 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 16,9 | 16,8 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 16,5 | 16,5 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 15,4 | 16,2 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 16,7 | 16,1 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Baisse des créations d’entreprises
À La Réunion, 3 440 entreprises sont créées au cours du 3e trimestre 2025 dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles, soit 2 % de moins qu’au 2e trimestre 2025. À l’inverse, le nombre de créations d’entreprises augmente au niveau national (+4 %).
Les créations sous le régime de la micro-entreprise représentent, comme au niveau national, 65 % des nouvelles entreprises. Elles reculent par rapport au trimestre précédent (-5 %), alors que les créations d’entreprises classiques (sociétés et entreprises individuelles) augmentent (+3 %).
Entre octobre 2024 et septembre 2025, 1 050 entreprises sont déclarées en défaillance, soit 30 de moins qu’entre octobre 2023 et septembre 2024 (-3 %). Au niveau national, le nombre de défaillances augmente (+6 %).
Depuis le deuxième trimestre 2023, l’Insee produit et met à disposition des indices de chiffre d’affaires (ICA) régionaux. Cette source, toujours en phase d’expertise, est à considérer avec prudence.
Ces indices permettent de mesurer mensuellement l'évolution de l'activité des entreprises. Ils sont élaborés chaque mois à partir des déclarations mensuelles de TVA faites par les entreprises mono et quasi-mono régionales relevant du régime fiscal réel normal pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les séries sont en valeur et corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier (cvs-cjo).
Encadré - Contexte national - Consolidation modérée, croissance ravivée
La France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance de +0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.
Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait sa baisse entamée cet été. L’emploi salarié serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Le chômage s’élèverait un peu, à 7,8 % mi-2026.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.
Les services aux ménages sont composés des activités des organisations associatives, des activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels, en particulier les services pour les particuliers employeurs.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations rapides no 3, janvier 2026.
(3) Insee, « En septembre 2025 à La Réunion, les prix à la consommation reculent de 0,7 % sur un mois et augmentent de 1,2 % sur un an », Insee Flash Réunion no 298, octobre 2025.
(4) Insee, « Consolidation modérée, croissance ravivée », Note de conjoncture, décembre 2025.
(5) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable », Informations rapides no 302, novembre 2025.
(6) Deal La Réunion, « Ouvrir dans un nouvel ongletConstruction neuve à La Réunion », Note de conjoncture, novembre 2025.
(7) Insee, « Bilan économique 2024 – En 2024, la croissance économique marque le pas », Insee Conjoncture Réunion no 38, juillet 2025.
(8) Les séries longues sur le « Tableau de bord de la conjoncture à La Réunion ».
(9) « Ouvrir dans un nouvel ongletTableau de bord économique de La Réunion », Cerom.
