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Insee Conjoncture Normandie · Janvier 2026 · n° 50
Insee Conjoncture NormandieL’économie normande toujours terne au 3e trimestre 2025 Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025

Thomas Balcone, Stéphanie Gosselin, Laura Le Mains (Insee)

Dans un contexte national de croissance ravivée, l’activité économique marque à nouveau le pas en Normandie au 3e trimestre 2025. L’emploi salarié est stable dans un contexte où l’emploi intérimaire ne s’érode plus. Le taux de chômage demeure stable à 7,3 % de la population active normande. Les créations d’entreprises sont toujours en hausse dans la région, en dépit de la baisse observée dans la construction. Les défaillances continuent d’augmenter mais à un rythme nettement moins soutenu.

Insee Conjoncture Normandie
No 50
Paru le :Paru le12/01/2026

Consolidation modérée, croissance ravivée

La France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance de +0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.

Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait sa baisse entamée cet été. L’ serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Le chômage s’élèverait un peu, à 7,8 % mi-2026.

L’activité économique recule en Normandie sur un an

Au 3e trimestre 2025, l’activité économique, mesurée à l’aide du volume d’, est en recul sur un an en Normandie (-0,4 % ; figure 1), dans le sillage de l’industrie (-0,3 point ; -1,2 % sur un an ; figure 3). Parmi les autres secteurs, seul le non marchand garde un certain dynamisme sur un an (+0,6 %). Dans la construction, l’activité ralentit (-0,7 %) mais la forte hausse, sur un an, du nombre de (+12,9 %) dans la région peut être vue comme un signe de rebond à venir dans ce secteur. Les services marchands connaissent, quant à eux, un léger recul (-0,2 %) malgré une fréquentation touristique record dans la région durant la saison 2025 [Hurard, Delamare, 2025 ; pour en savoir plus (5)].

Figure 1Contributions sectorielles à l'évolution annuelle des heures rémunérées – par trimestre – Normandie

(contributions en point et évolution en %)
Contributions sectorielles à l'évolution annuelle des heures rémunérées – par trimestre – Normandie ((contributions en point et évolution en %))
Trimestre Construction Industrie Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale (en %)
2023T1 0,1 0,6 1,2 0,4 2,1
2023T2 0,0 0,4 0,8 0,2 1,3
2023T3 -0,1 0,0 0,5 0,2 0,6
2023T4 0,1 0,2 0,5 0,2 1,0
2024T1 -0,2 -0,1 0,6 0,2 0,5
2024T2 -0,2 -0,2 0,4 0,2 0,3
2024T3 -0,2 -0,2 0,4 0,3 0,2
2024T4 -0,3 -0,3 0,3 0,1 -0,2
2025T1 -0,2 -0,5 -0,1 0,1 -0,7
2025T2 -0,2 -0,4 0,1 0,1 -0,4
2025T3 -0,1 -0,3 -0,1 0,1 -0,4
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles à l'évolution annuelle des heures rémunérées – par trimestre – Normandie

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

L’emploi salarié reste stable en Normandie

Au 3e trimestre 2025, l’emploi salarié total (incluant l’intérim) est stable en Normandie comme au niveau national par rapport au second trimestre 2025 (figure 2). Le secteur privé, qui regroupe plus de trois salariés sur quatre dans la région, voit son nombre d’emplois baisser légèrement (-0,2 % sur le trimestre, -1 600 emplois), alors que l’emploi public bénéficie d’une légère hausse (+0,2 % ; +700 emplois). Cette stabilité de l’emploi salarié se retrouve dans le Calvados, l’Eure et la Manche. En revanche, le nombre d’emplois diminue dans l’Orne (-0,6 %) et en Seine-Maritime (-0,2 %). Sur un an, l’emploi est toujours en recul dans la région (-0,4 % après -0,2 % au 2e trimestre 2025) et repart à la baisse au niveau national (-0,2 %).

La construction est le seul secteur créateur net d’emplois salariés dans la région (+0,3 % sur le trimestre). Le nombre d’emplois diminue dans l’agriculture (-0,8 %), l’industrie (-0,3 %) et le tertiaire marchand hors intérim (-0,2 %). Il est quasi stable dans les services non marchands (+300 emplois). À l’échelle nationale, la baisse est plus prononcée dans l’agriculture (-3,5 %), alors que le tertiaire non marchand est plus dynamique (+0,2 %). Les autres secteurs sont atones. En évolution annuelle, l’emploi normand augmente uniquement dans l’agriculture (+1,3 %).

Pour la première fois depuis le 2e trimestre 2023, le recours à l’ ne baisse plus en Normandie (+0,3 % sur le trimestre), alors qu’il repart à la baisse au niveau national (-0,6 %). Sur un an, le nombre d’intérimaires poursuit son repli mais à un rythme moins soutenu (-1,6 %) que celui mesuré de juin 2024 à juin 2025 (-4,4 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2018)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2018))
Période Emploi salarié total - Normandie Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Normandie Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2018 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2019 100,7 100,7 100,8 100,8
2ᵉ trim. 2019 100,6 100,9 100,7 101,0
3ᵉ trim. 2019 100,5 101,1 100,8 101,3
4ᵉ trim. 2019 100,9 101,5 101,1 101,8
1ᵉ trim. 2020 98,8 99,6 98,5 99,4
2ᵉ trim. 2020 98,6 99,1 98,6 99,1
3ᵉ trim. 2020 100,6 101,2 100,8 101,3
4ᵉ trim. 2020 100,8 101,2 101,0 101,3
1ᵉ trim. 2021 101,3 101,9 101,7 102,2
2ᵉ trim. 2021 102,1 103,0 102,7 103,5
3ᵉ trim. 2021 103,1 103,8 103,7 104,5
4ᵉ trim. 2021 103,4 104,4 104,2 105,3
1ᵉ trim. 2022 103,6 104,9 104,5 105,8
2ᵉ trim. 2022 103,6 105,1 104,5 106,1
3ᵉ trim. 2022 104,1 105,4 105,0 106,5
4ᵉ trim. 2022 104,2 105,8 105,2 107,0
1ᵉ trim. 2023 104,3 106,0 105,2 107,1
2ᵉ trim. 2023 104,5 106,2 105,4 107,3
3ᵉ trim. 2023 104,4 106,3 105,4 107,4
4ᵉ trim. 2023 104,7 106,5 105,5 107,5
1ᵉ trim. 2024 105,0 106,8 105,8 107,8
2ᵉ trim. 2024 104,7 106,6 105,4 107,5
3ᵉ trim. 2024 104,8 106,8 105,5 107,7
4ᵉ trim. 2024 104,5 106,5 105,2 107,4
1ᵉ trim. 2025 104,4 106,5 105,0 107,2
2ᵉ trim. 2025 104,5 106,7 105,0 107,5
3ᵉ trim. 2025 104,4 106,6 104,9 107,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage est toujours stable

Au 3e trimestre 2025, le est stable (+0,1 point), en Normandie comme au niveau national, par rapport au trimestre précédent. Il touche 7,3 % de la population active régionale contre 7,5 % en France métropolitaine [Alleaume, Delver-Custos, 2025 ; pour en savoir plus (4)].

Sur un an, le taux de chômage augmente faiblement en Normandie (+0,2 point) comme en France métropolitaine (+0,3 point). Il progresse dans tous les départements de la région (de +0,2 point dans le Calvados et dans l’Eure à +0,4 point en Seine-Maritime et dans l’Orne), excepté dans la Manche qui bénéficie toujours du taux de chômage le plus faible de la région (5,4 %).

Le taux de chômage régional se situe en dessous du niveau observé à l’échelle nationale depuis le 4e trimestre 2020.

Une fois de plus un niveau record pour les créations d’entreprises…

Au 3e trimestre 2025, le nombre de poursuit sa progression en Normandie et atteint une fois de plus un niveau record. Plus de 10 200 entreprises ont été créées dans la région, soit une hausse de 1,3 % par rapport au trimestre précédent (+4,1 % au niveau national). Les deux tiers de ces créations sont le fait de micro-entrepreneurs. L’augmentation du nombre de créations est principalement portée par les sociétés et entreprises individuelles (+3,0 % sur le trimestre), alors que celle-ci est plus modérée pour les micro-entrepreneurs (+0,4 %). Ce dynamisme profite à tous les secteurs d’activité, excepté la construction.

Cette évolution trimestrielle s’inscrit dans une tendance annuelle à la hausse (+11,9 %). La reprise est de même ampleur au niveau national (+11,6 %). La construction est le seul secteur à ne pas bénéficier de cet important rebond dans la région (-8,3 %).

…une hausse moins marquée pour les défaillances

Entre octobre 2024 et septembre 2025, plus de 2 700 entreprises sont en situation de en Normandie, un chiffre en hausse de 7,5 % par rapport aux 12 mois précédents (+6,1 % à l’échelle nationale). Toutefois, cette croissance est nettement moins forte que celles observées en septembre 2024 (+28,4 %) et en septembre 2023 (+36,5 %) dans la région.

La hausse régionale est limitée par la baisse à nouveau significative des défaillances dans le Calvados (-15,7 % après -17,7 % en juin 2025) et la faible hausse observée dans l’Eure (+1,3 %). Parmi les autres départements de la région, seule la Seine-Maritime est confrontée à une augmentation de même ampleur qu’au 2e trimestre 2025 (+23,6 % après +25,1 %).

Figure 3Autres indicateurs conjoncturels

(en %)
Autres indicateurs conjoncturels ((en %))
Indicateurs Taux de croissance en glissement trimestriel Taux de croissance en glissement annuel
Normandie National Normandie National
Heures rémunérées
Industrie /// /// -1,2 -0,3
Construction /// /// -0,7 -1,1
Services principalement marchands /// /// -0,2 -0,4
Services principalement non marchands /// /// 0,6 0,5
Emploi salarié
Agriculture -0,8 -3,5 1,3 -4,2
Industrie -0,3 -0,1 -0,8 -0,3
Construction 0,3 0,0 -0,7 -1,3
Tertiaire marchand hors intérim -0,2 0,0 -0,6 -0,1
Intérim 0,3 -0,6 -1,6 -2,9
Tertiaire non marchand 0,1 0,2 0,1 0,3
Construction
Logements autorisés -9,5 -3,2 12,9 21,8
Logements commencés -5,2 9,5 2,3 9,4
Locaux autorisés (surface de plancher) 32,5 12,4 2,1 5,1
Locaux commencés (surface de plancher) -8,6 14,1 -15,4 13,1
  • /// : Absence de résultat due à la nature des choses.
  • Sources : DSN, traitement Insee ; Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee ; SDES, Sitadel.
Publication rédigée par :Thomas Balcone, Stéphanie Gosselin, Laura Le Mains (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations Rapides no 3, janvier 2026.

(3) « Consolidation modérée, croissance ravivée », Note de conjoncture nationale, décembre 2025.

(4) Alleaume F., Delver-Custos D., « Au 3ᵉ trimestre 2025, le taux de chômage est quasi stable à 7,3 % en Normandie », Insee Flash Normandie no 156, décembre 2025.

(5) Delamare J., Hurard C., « En Normandie, une fréquentation touristique record durant la saison 2025 », Insee Flash Normandie no 154, décembre 2025.

(6) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord de la conjoncture Normandie.