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Insee Conjoncture Corse · Avril 2023 · n° 43
Insee Conjoncture CorseL’activité régionale reste soutenue en fin d’année et l’emploi se maintient Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2022

Marie-Pierre Nicolaï (Insee)

Au 4ᵉ trimestre 2022, l’activité économique régionale fait toujours preuve de résilience. L’emploi régional conserve une progression modérée et les déclarations d’embauche, supérieures à leur niveau pré-Covid ¹⁹, restent dynamiques en fin d’année. Le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant aucune activité continue de diminuer et le taux de chômage reste un des plus bas de France. En revanche, les créations d’entreprises et les mises en chantier se replient nettement. La fréquentation touristique dans les hôtels de la région, en lien avec le trafic de voyageurs aériens et maritimes, dépasse son niveau de 2021.

Insee Conjoncture Corse
No 43
Paru le :Paru le11/04/2023

Ralentissement de la croissance économique nationale

Au 4ᵉ trimestre, dans un contexte de chocs sur les coûts du gaz et électricité, l’inflation généralisée et le repli de la consommation contribuent au ralentissement de l’activité économique mondiale et nationale. Le PIB français progresse mais plus faiblement qu’au trimestre précédent (+0,1 % après +0,2 % au 3e trimestre).

L’activité économique régionale reste dynamique par rapport à l’avant crise sanitaire

En région, sur la base du suivi des heures de travail rémunérées, l’activité demeure supérieure de 4 % à son niveau du 4e trimestre 2019 (figure 1). La tendance nationale est similaire avec une hausse d’activité de 4 %. Les services marchands y contribuent nettement. En effet, l’activité insulaire est encore très dynamique dans l’hébergement-restauration où elle dépasse de 13 % son niveau d’avant crise sanitaire. Dans le commerce, le rebond atteint 5 %. De même, la hausse s’élève à 4 % dans la construction et à 1 % dans la fabrication des denrées alimentaires-boissons&tabac.

En début d’année, l’activité économique garde le cap. Tous secteurs confondus, les heures rémunérées sont encore supérieures de 6 % à leur niveau de janvier 2019.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse

(en %)
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse ((en %))
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Corse Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 4,6 6,1 6,7 0,6 4,0 2,7 1,9
févr. 2020 1,2 3,9 6,9 0,9 3,9 2,3 1,7
mars 2020 -21,6 -32,1 -36,5 -19,8 -8,7 -22,0 -13,3
avr. 2020 -45,6 -64,2 -86,1 -47,8 -19,4 -51,5 -33,2
mai 2020 -30,6 -19,5 -87,1 -34,8 -12,9 -38,6 -22,4
juin 2020 -17,5 -4,3 -60,5 -21,0 -4,6 -24,5 -10,3
juil. 2020 -11,6 1,4 -30,1 -13,1 -1,1 -13,7 -6,8
août 2020 -8,6 16,4 -21,7 -10,1 -1,6 -10,6 -4,5
sept. 2020 -7,8 0,2 -21,4 -8,4 -0,4 -8,9 -4,4
oct. 2020 -6,4 0,5 -18,9 -6,4 -0,1 -6,3 -4,8
nov. 2020 -14,3 1,6 -59,1 -16,8 -1,5 -15,4 -9,8
déc. 2020 -13,0 -2,0 -63,9 -9,1 1,4 -11,6 -6,7
janv. 2021 -9,0 7,6 -52,1 -6,9 4,5 -6,8 -5,2
févr. 2021 -9,3 5,4 -54,7 -7,1 6,5 -7,2 -5,4
mars 2021 -9,7 5,3 -59,1 -7,5 6,2 -8,3 -5,1
avr. 2021 -10,3 3,6 -70,0 -15,1 3,3 -16,5 -7,8
mai 2021 -8,5 4,0 -49,7 -10,1 5,5 -12,8 -5,7
juin 2021 -4,1 4,8 -13,7 -4,0 5,5 -3,7 -0,4
juil. 2021 -3,6 5,7 -5,2 -2,4 5,5 -1,3 -0,8
août 2021 -3,7 3,9 -4,4 -2,5 4,2 -2,0 -0,2
sept. 2021 -1,8 4,5 -1,5 -1,4 4,4 -0,1 0,7
oct. 2021 -0,9 5,9 9,2 1,1 2,7 2,9 0,7
nov. 2021 -0,6 4,9 13,0 2,6 3,7 3,7 2,4
déc. 2021 -3,4 -0,2 7,2 1,8 4,9 1,9 2,1
janv. 2022 1,4 9,4 10,5 2,2 5,6 4,3 1,4
févr. 2022 0,7 8,3 10,4 3,8 9,5 5,5 3,1
mars 2022 0,9 7,0 9,5 4,9 9,4 5,9 4,1
avr. 2022 -0,2 3,8 6,9 2,7 7,3 3,7 2,2
mai 2022 3,0 5,0 9,3 2,7 7,5 4,7 3,8
juin 2022 2,9 5,7 9,2 2,5 8,5 4,9 4,6
juil. 2022 0,7 5,5 6,3 1,1 5,8 3,2 1,7
août 2022 0,9 3,9 4,8 0,7 7,7 2,6 3,6
sept. 2022 2,2 4,0 6,0 1,0 7,4 3,1 3,8
oct. 2022 0,8 5,9 15,4 2,6 5,9 5,0 3,0
nov. 2022 0,4 5,0 13,6 3,3 7,2 4,7 4,6
déc. 2022 -2,6 -0,8 6,4 2,6 9,0 2,8 3,6
janv. 2023 3,4 6,6 12,8 3,5 10,7 5,6 4,8
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi régional résiste mais sa croissance ralentit

Au 4e trimestre 2022, l’emploi salarié régional augmente de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, soit une évolution identique à la tendance nationale (avertissement) (figure 2). La région totalise 128 260 emplois fin décembre. La progression est portée par le secteur privé (+0,4 %) à contre courant du secteur public (-0,5 %). L’emploi régional, dont le niveau est supérieur de 6,3 % à son niveau d’avant-crise (4e trimestre 2019) retrouve un rythme de croissance plus modéré à l’image de celui d’avant Covid ¹⁹.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Emploi salarié total - Corse Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Corse Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,1 100,0 100,0 99,9
2ᵉ trim. 2015 100,4 100,2 100,4 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,7 100,3 100,8 100,3
4ᵉ trim. 2015 100,8 100,4 100,7 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,1 100,6 101,3 100,7
2ᵉ trim. 2016 101,6 100,8 102,1 101,0
3ᵉ trim. 2016 101,8 101,1 102,5 101,3
4ᵉ trim. 2016 101,2 101,2 102,3 101,4
1ᵉ trim. 2017 102,2 101,7 103,6 102,0
2ᵉ trim. 2017 102,9 102,1 104,5 102,5
3ᵉ trim. 2017 102,3 102,2 104,0 102,7
4ᵉ trim. 2017 103,0 102,5 105,0 103,2
1ᵉ trim. 2018 104,3 102,8 107,0 103,6
2ᵉ trim. 2018 105,3 102,9 108,3 103,8
3ᵉ trim. 2018 104,9 102,8 107,7 103,8
4ᵉ trim. 2018 104,6 103,0 107,1 104,0
1ᵉ trim. 2019 106,3 103,7 109,5 104,8
2ᵉ trim. 2019 107,0 103,9 110,3 105,1
3ᵉ trim. 2019 107,3 104,3 110,6 105,5
4ᵉ trim. 2019 107,2 104,5 110,5 105,8
1ᵉ trim. 2020 107,0 102,7 110,3 103,5
2ᵉ trim. 2020 101,4 102,5 102,8 103,5
3ᵉ trim. 2020 106,2 104,4 108,9 105,6
4ᵉ trim. 2020 108,3 104,3 111,7 105,3
1ᵉ trim. 2021 108,5 105,0 112,1 106,2
2ᵉ trim. 2021 108,9 106,2 112,7 107,8
3ᵉ trim. 2021 110,3 107,2 114,6 109,0
4ᵉ trim. 2021 111,9 107,9 116,6 110,0
1ᵉ trim. 2022 112,7 108,3 117,5 110,5
2ᵉ trim. 2022 113,4 108,7 118,3 111,0
3ᵉ trim. 2022 113,7 109,1 118,7 111,5
4ᵉ trim. 2022 113,9 109,3 119,2 111,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire marchand hors intérim porte cette croissance avec +0,4 % par rapport au 3e trimestre 2022. L’hébergement & restauration, encore dynamique en fin d’année, enregistre la plus forte augmentation (+1,2 %). L’emploi est bien orienté également dans les secteurs où les effectifs sont moindres. Il est également en hausse dans les activités financières et d’assurance (+ 1,0 %). Les effectifs progressent dans les mêmes proportions dans les activités scientifiques&techniques-services administratifs et soutien, ainsi que dans les autres activités de services (respectivement +1,0 % et +1,2 %). La progression est plus modérée dans l’information et communication (+0,4 %) et dans les activités immobilières (+0,5 %).

Dans le secteur du commerce & réparations automobiles, ainsi que dans le transport et entreposage la situation est moins favorable à l’emploi (respectivement -0,3 % et -0,7 %).

Sur l’île, les effectifs salariés de la construction se stabilisent ce trimestre (-0,2 %) à un niveau élevé.

L’industrie marque le pas (-1,2 %) pour le 2ᵉ trimestre consécutif. En effet, l’emploi se contracte nettement dans le secteur de la fabrication de denrées alimentaires, boissons et tabac (-2,5 %), ainsi que dans les activités de production d’énergie, eau et gestion des déchets (-0,7 %).

Dans le tertiaire non marchand, l’emploi stagne par rapport au 3e trimestre 2022 (+0,1 %). Les effectifs s’étoffent dans l’hébergement médico-social et l’action sociale (+1,0 %) et dans les activités de santé humaine (+ 0,8 %). En revanche, ils diminuent nettement dans l’enseignement (-1,3 %), ce qui explique cette moindre progression. Enfin, l’intérim est stable ce trimestre avec 615 salariés fin décembre.

Avertissement sur l’emploi salarié

Pour cette publication de l’emploi salarié au quatrième trimestre 2022, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) sont révisées sur le passé (voir note méthodologique) :

  • elles ont été calées sur les Estimations annuelles d’emploi de fin 2020, elles-mêmes révisées en janvier 2023 avec pour principal impact de réhausser le niveau de l’emploi salarié en 2020 (voir l’Insee Focus no 288 « En 2021, l’emploi augmente de façon inédite ») ;
  • les séries sur l’alternance dans le secteur privé ont été révisées, en raison notamment d’une nouvelle correction des variations saisonnières, avec pour conséquence une légère révision de la dynamique infra-annuelle de l’emploi salarié privé depuis 2020.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations ont été réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. En particulier, au troisième trimestre 2022, une bascule vers la source DSN a été opérée pour la fonction publique de l’État. Ce changement de source a pu entraîner une rupture de la saisonnalité de la mesure de l’emploi public ; les ruptures les plus nettes ont été neutralisées, mais certaines moins évidentes et plus légères peuvent subsister. Les évolutions du troisième et quatrième trimestre 2022 sont donc à considérer avec prudence sur ce champ.

Un niveau de recrutements supérieur à celui de 2019

Au 4e trimestre 2022, hors contrats d’intérim, les Déclarations Préalables à l’Embauche (DPAE) excèdent de 10 % leur niveau de 2019 (figure 3). Le bon niveau de recrutements dans le secteur du commerce, en fin d’année, porte entre autres, cette progression avec +6 % de DPAE par rapport au 4e trimestre 2019. Malgré un volume plus faible, les intentions d’embauche augmentent de 5 % dans les transports et entreposage. Particulièrement dynamiques dans le secteur de l’information et communication, les déclarations bondissent avec plus de 1600 intentions d’embauches en CDD, pic qui correspondrait aux besoins ponctuels des productions audiovisuelles du cinéma et de la télévision. En revanche, elles régressent de 6 % dans le secteur important de l’hébergement & restauration. Par rapport à leur niveau d’avant crise, les intentions d’embauche affichent le repli le plus fort dans la construction (-16 %). Les intentions d’embauche restent néanmoins bien orientées, aux mois de janvier et février, elles dépassent de 11 % leur niveau de 2019.

Figure 3Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021, 2022

Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021, 2022
Mois 2019 2020 2021 2022
Janv. 4 704 4 657 3 893 5350
fév. 3 711 4 113 3 284 4200
mars 5 690 4 230 4 337 5659
avril 10 995 1 618 5 398 11489
mai 10 353 2 801 11 186 12268
juin 10 628 10 509 13 515 11994
juil. 11 943 12 909 11 827 11800
août 5 625 5 550 5 830 6217
sept. 6 723 6 373 7 216 7717
oct. 5 621 5 329 5 869 6286
nov. 4 424 3 384 5 040 4949
dec. 4 016 2 968 3 997 4254
  • Source : Urssaf-Acoss, déclarations préalables à l’embauche 2019, 2020, 2021, 2022.

Figure 3Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021, 2022

  • Source : Urssaf-Acoss, déclarations préalables à l’embauche 2019, 2020, 2021, 2022.

Le nombre d’inscrits à pôle emploi progresse

Au 4e trimestre 2022, 18 930 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à pôle emploi en catégorie A, B, C en Corse (données corrigées des variations saisonnières). Leur nombre augmente de +1,6 % par rapport au trimestre précédent dans un contexte de repli national (-0,8 %).

En un an, la baisse du nombre d’inscriptions en Corse est proche de celle en France (-5,1 % contre -5,4 %).

Contrairement au 3ᵉ trimestre, le nombre de demandeurs âgés de 50 ans ou plus progresse de 2,5 % tandis que celui des moins de 25 ans diminue nettement (-2,6 %). Le nombre d’inscrits âgés de 25 ans à 49 ans se réoriente à la hausse (+2,0 %). La tendance s’inverse aussi ce trimestre chez les demandeurs inscrits depuis un an ou plus, en légère progression (+0,6 %).

Néanmoins, le nombre de demandeurs inscrits en catégorie A diminue de 1,9 %. Dans le même temps, le repli national est encore plus marqué (-3,6 %). Sur un an, cet effectif de demandeurs d’emplois n’ayant aucune activité continue de baisser, de 7,3 % dans l’île, dans un contexte national également en net recul (-9,3 %).

Avertissement sur les demandeurs d’emploi

La généralisation du nouveau formulaire d’actualisation en fin de mois des demandeurs d’emploi, intervenue par étapes au cours de l’année 2022, a un impact pérenne à la baisse sur le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, en contrepartie d’une hausse des catégories B et C liées à la meilleure déclaration des heures d’activité réduite et d’une légère hausse des sorties de listes.

Pour plus de détails, voir la note de la Dares : « Ouvrir dans un nouvel ongletIncidents et changements de procédure » (page 4 et 5).

Le taux de chômage insulaire reste parmi les plus bas de France

Au 4e trimestre 2022, en Corse, le taux de chômage localisé s’établit à 6,0 % de la population active. En léger repli par rapport au 3ᵉ trimestre (-0,1 point), il recule de 0,2 point sur un an et se maintient encore bien en dessous du taux de chômage national. En France hors Mayotte, le chômage concerne 7,0 % de la population active, soit un taux inférieur de 0,3 point à son niveau du 4e trimestre 2021 (figure 4). Seules, les régions de Bretagne et Pays-de-la-Loire affichent un taux de chômage inférieur à celui de la Corse (5,8 % de la population active).

Figure 4Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Corse France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 10,5 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,4 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,6 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,4 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,2 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,2 10,2
2ᵉ trim. 2016 10,0 10,0
3ᵉ trim. 2016 9,8 9,9
4ᵉ trim. 2016 10,0 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,7 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,5 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,5 9,5
4ᵉ trim. 2017 9,1 9,0
1ᵉ trim. 2018 9,3 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,8 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,6 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,5 8,8
1ᵉ trim. 2019 8,6 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,0 8,4
3ᵉ trim. 2019 7,8 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,6 7,9
2ᵉ trim. 2020 7,5 7,1
3ᵉ trim. 2020 9,2 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,0 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,1 7,9
3ᵉ trim. 2021 6,9 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,2 7,5
1ᵉ trim. 2022 6,3 7,3
2ᵉ trim. 2022 6,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,1 7,3
4ᵉ trim. 2022 6,0 7,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Les créations d’entreprises marquent le pas

En Corse, au 4e trimestre 2022, 1 556 entreprises sont créées (données corrigées des variations saisonnières), soit un repli de 3 % par rapport au trimestre précédent. Cette inflexion s’inscrit à contrario de la tendance nationale (+3 %) (figure 5) et de la dynamique de création des micro-entreprises (+4 %). Ce repli succède à des périodes d’augmentation particulièrement marquées, et affecte très marginalement une évolution dans le temps orientée à la hausse.

Contrairement au précédent trimestre, sur l’île, les créations diminuent dans presque tous les secteurs. Le repli est de 6 % dans la construction, de 4 % dans le commerce-transport-hébergement-restauration et de 5,5 % dans les services. Les créations dans l’industrie redémarrent, en hausse de 28 % par rapport au 3e trimestre, mais les créations du secteur représente 8,5 % de l’ensemble régional.

Le nombre d’entreprises nouvelles dépasse ainsi de 12 % son niveau du 4e trimestre 2019 (+26 % au niveau national). Le succès du statut des microentreprises (+62 %) ne faiblit pas tandis que les créations d’entreprises classiques demeurent inférieures de 27 % à leur niveau d’avant crise.

Figure 5Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Corse hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Corse y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 82,3 93,3 93,2 94,6
2ᵉ trim. 2015 81,3 93,4 95,7 94,2
3ᵉ trim. 2015 87,6 97,0 96,2 95,9
4ᵉ trim. 2015 88,8 100,4 97,6 98,6
1ᵉ trim. 2016 96,6 104,0 102,5 100,0
2ᵉ trim. 2016 100,0 107,4 99,5 104,3
3ᵉ trim. 2016 100,2 106,4 99,7 102,9
4ᵉ trim. 2016 102,3 110,5 101,5 104,7
1ᵉ trim. 2017 104,8 110,6 104,9 106,1
2ᵉ trim. 2017 106,9 111,7 104,7 107,1
3ᵉ trim. 2017 103,8 115,2 103,7 115,3
4ᵉ trim. 2017 123,0 117,6 116,1 118,4
1ᵉ trim. 2018 108,2 116,8 114,0 122,8
2ᵉ trim. 2018 114,9 118,6 116,0 127,1
3ᵉ trim. 2018 118,9 116,1 116,2 128,3
4ᵉ trim. 2018 126,3 119,7 122,6 134,0
1ᵉ trim. 2019 143,8 125,7 130,8 145,0
2ᵉ trim. 2019 143,2 124,6 125,0 145,4
3ᵉ trim. 2019 151,2 124,7 136,5 150,0
4ᵉ trim. 2019 149,0 120,8 140,1 152,9
1ᵉ trim. 2020 129,3 114,3 121,9 139,2
2ᵉ trim. 2020 73,9 86,5 77,3 114,2
3ᵉ trim. 2020 159,8 132,3 155,2 179,0
4ᵉ trim. 2020 158,1 134,5 153,4 178,8
1ᵉ trim. 2021 135,6 136,1 142,4 182,6
2ᵉ trim. 2021 123,8 139,1 144,0 178,5
3ᵉ trim. 2021 120,8 135,7 151,3 173,1
4ᵉ trim. 2021 125,0 136,8 149,5 176,0
1ᵉ trim. 2022 125,3 134,7 166,3 177,5
2ᵉ trim. 2022 110,9 136,3 139,1 172,3
3ᵉ trim. 2022 126,5 143,5 162,2 187,3
4ᵉ trim. 2022 109,0 142,9 157,0 192,5
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Par ailleurs, les défaillances d’entreprises, progressent fortement ce trimestre (+19 %) en lien avec la reprise des procédures judiciaires suspendues pendant la crise sanitaire. Avec 230 procédures en cumul sur 12 mois, elles prolongent la tendance haussière réamorcée au précédent trimestre, mais restent toutefois inférieures au niveau de défaillances de la même période de 2019. La Corse enregistre une augmentation nette de 63 % de ces procédures par rapport au même trimestre de 2021. Au niveau national, la tendance est identique, en cumul annuel, les défaillances progressent de 10 % au cours du trimestre et de 49,5 % sur un an.

Une situation contrastée dans la construction

Fin décembre 2022, 4 800 permis de construire sont validés en Corse pendant l’année. Les autorisations de construire se stabilisent au 4e trimestre par rapport au trimestre précédent (figure 6). La tendance baissière s’accentue en Haute-Corse, qui regroupe les deux tiers des autorisations. Dans ce département, les permis de construire diminuent de 6 % et contrastent avec le dynamisme (+13 %) amorcé en Corse-du-Sud au 3ᵉ trimestre. Sur un an, le rebond des autorisations reste néanmoins nettement plus fort en Corse (+ 20 %) qu’en France hors Mayotte (+3 %).

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

(indice base 100 en décembre 2014)
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction ((indice base 100 en décembre 2014))
Corse France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 94,4 99,7
févr. 2015 91,7 99,1
mars 2015 100,0 98,0
avr. 2015 100,0 99,1
mai 2015 100,0 98,4
juin 2015 100,0 99,6
juil. 2015 94,4 99,4
août 2015 97,2 100,5
sept. 2015 97,2 101,5
oct. 2015 105,6 102,3
nov. 2015 133,3 104,7
déc. 2015 205,6 106,2
janv. 2016 205,6 106,6
févr. 2016 216,7 108,4
mars 2016 213,9 108,8
avr. 2016 222,2 110,1
mai 2016 216,7 112,6
juin 2016 219,4 113,0
juil. 2016 213,9 114,3
août 2016 208,3 115,7
sept. 2016 211,1 118,4
oct. 2016 208,3 119,2
nov. 2016 180,6 120,4
déc. 2016 119,4 121,8
janv. 2017 130,6 122,7
févr. 2017 125,0 123,0
mars 2017 133,3 125,7
avr. 2017 127,8 125,4
mai 2017 136,1 126,4
juin 2017 144,4 127,8
juil. 2017 172,2 129,4
août 2017 172,2 130,0
sept. 2017 172,2 130,3
oct. 2017 169,4 130,9
nov. 2017 169,4 129,8
déc. 2017 166,7 129,4
janv. 2018 161,1 129,8
févr. 2018 155,6 130,5
mars 2018 147,2 128,9
avr. 2018 150,0 129,1
mai 2018 155,6 128,7
juin 2018 158,3 127,0
juil. 2018 136,1 125,4
août 2018 136,1 124,9
sept. 2018 155,6 123,8
oct. 2018 161,1 123,6
nov. 2018 175,0 123,4
déc. 2018 180,6 121,6
janv. 2019 183,3 121,0
févr. 2019 188,9 119,2
mars 2019 191,7 118,4
avr. 2019 194,4 118,7
mai 2019 186,1 118,0
juin 2019 177,8 117,7
juil. 2019 177,8 118,3
août 2019 180,6 117,2
sept. 2019 163,9 115,6
oct. 2019 158,3 116,4
nov. 2019 147,2 116,4
déc. 2019 138,9 118,3
janv. 2020 133,3 119,1
févr. 2020 127,8 120,4
mars 2020 127,8 120,3
avr. 2020 116,7 114,7
mai 2020 108,3 110,5
juin 2020 102,8 109,2
juil. 2020 102,8 106,5
août 2020 100,0 105,8
sept. 2020 100,0 105,9
oct. 2020 100,0 104,0
nov. 2020 94,4 104,3
déc. 2020 91,7 103,1
janv. 2021 88,9 102,2
févr. 2021 94,4 101,8
mars 2021 91,7 102,7
avr. 2021 97,2 108,3
mai 2021 102,8 112,9
juin 2021 102,8 115,1
juil. 2021 102,8 118,5
août 2021 102,8 119,7
sept. 2021 102,8 121,6
oct. 2021 102,8 122,1
nov. 2021 111,1 122,1
déc. 2021 111,1 122,8
janv. 2022 116,7 124,0
févr. 2022 113,9 127,1
mars 2022 113,9 130,4
avr. 2022 127,8 131,7
mai 2022 133,3 133,6
juin 2022 138,9 134,0
juil. 2022 136,1 134,4
août 2022 136,1 137,3
sept. 2022 133,3 134,6
oct. 2022 133,3 131,6
nov. 2022 127,8 129,5
déc. 2022 133,3 126,5
janv. 2023 127,8 124,6
févr. 2023 127,8 120,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Au 4e trimestre 2022, avec 2 800 logements commencés en cumul annuel, le nombre de mises en chantier se replie encore de 10 % par rapport au trimestre précédent. Par rapport à la même période de 2021, la baisse est plus prononcée (-22 %) (figure 7).

La diminution très nette des mises en chantier en région est imputable à la Corse-du-Sud. Dans ce département le nombre de chantiers débutés sur 12 mois recule de 21 % ce trimestre tandis que celui de Haute-Corse reste stable. Par rapport à décembre 2021, la baisse est plus marquée dans le département du sud de l’île (-39 %) que dans celui du nord (-6 %).

Figure 7Évolution du nombre de logements commencés

(indice base 100 en décembre 2014)
Évolution du nombre de logements commencés ((indice base 100 en décembre 2014))
Corse France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 90,9 99,3
févr. 2015 87,9 99,4
mars 2015 81,8 99,3
avr. 2015 84,8 98,3
mai 2015 87,9 97,6
juin 2015 87,9 98,3
juil. 2015 90,9 97,7
août 2015 97,0 98,2
sept. 2015 90,9 98,6
oct. 2015 84,8 98,8
nov. 2015 84,8 100,1
déc. 2015 84,8 101,3
janv. 2016 87,9 101,6
févr. 2016 97,0 103,0
mars 2016 100,0 102,1
avr. 2016 100,0 103,1
mai 2016 97,0 105,8
juin 2016 103,0 106,1
juil. 2016 103,0 106,3
août 2016 100,0 106,4
sept. 2016 112,1 106,9
oct. 2016 142,4 108,1
nov. 2016 145,5 108,9
déc. 2016 145,5 110,0
janv. 2017 148,5 112,1
févr. 2017 142,4 112,9
mars 2017 145,5 116,3
avr. 2017 145,5 117,5
mai 2017 145,5 117,7
juin 2017 139,4 119,2
juil. 2017 139,4 121,4
août 2017 139,4 121,9
sept. 2017 130,3 122,7
oct. 2017 103,0 123,6
nov. 2017 109,1 125,7
déc. 2017 109,1 129,2
janv. 2018 115,2 128,6
févr. 2018 112,1 128,0
mars 2018 109,1 126,6
avr. 2018 109,1 126,7
mai 2018 106,1 126,8
juin 2018 106,1 126,6
juil. 2018 106,1 125,5
août 2018 106,1 124,8
sept. 2018 106,1 124,2
oct. 2018 109,1 124,6
nov. 2018 106,1 123,1
déc. 2018 112,1 119,7
janv. 2019 106,1 119,9
févr. 2019 112,1 120,0
mars 2019 118,2 119,2
avr. 2019 121,2 119,0
mai 2019 121,2 117,8
juin 2019 121,2 116,3
juil. 2019 130,3 116,9
août 2019 130,3 116,4
sept. 2019 130,3 116,5
oct. 2019 130,3 115,0
nov. 2019 127,3 115,0
déc. 2019 130,3 115,0
janv. 2020 130,3 114,9
févr. 2020 127,3 114,4
mars 2020 121,2 112,1
avr. 2020 118,2 106,9
mai 2020 118,2 105,4
juin 2020 118,2 106,1
juil. 2020 109,1 105,6
août 2020 109,1 106,7
sept. 2020 106,1 106,3
oct. 2020 103,0 106,2
nov. 2020 106,1 105,4
déc. 2020 106,1 104,4
janv. 2021 106,1 103,4
févr. 2021 106,1 103,7
mars 2021 106,1 107,5
avr. 2021 109,1 112,4
mai 2021 109,1 114,7
juin 2021 112,1 114,8
juil. 2021 112,1 113,8
août 2021 112,1 113,6
sept. 2021 115,2 114,0
oct. 2021 115,2 115,0
nov. 2021 115,2 115,7
déc. 2021 109,1 116,0
janv. 2022 106,1 116,6
févr. 2022 103,0 116,3
mars 2022 106,1 116,2
avr. 2022 103,0 115,0
mai 2022 103,0 114,4
juin 2022 100,0 113,8
juil. 2022 100,0 113,0
août 2022 100,0 112,5
sept. 2022 93,9 112,0
oct. 2022 90,9 110,5
nov. 2022 84,8 109,3
déc. 2022 84,8 110,2
janv. 2023 87,9 109,5
févr. 2023 84,8 108,9
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 7Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Une fin d’année excédentaire dans le transport de voyageurs

Les conditions météorologiques de l’arrière-saison contribuent à l’essor du transport de passagers au 4ᵉ trimestre 2022, dépassant son niveau d’avant crise de 10 % (figure 8). Ce dynamisme accru par rapport à une bonne arrière saison 2019 incombe d’abord au transport aérien qui gagne 12 % de voyageurs mais aussi au maritime qui progresse de 7 %.

Les flux aériens sont nettement excédentaires par rapport à 2019 en octobre et novembre (respectivement +12 % et +13 %) ainsi qu’en décembre, favorisés par les fêtes de fin d’année (+10 %). Après les mois d’octobre et novembre bien orientés (supérieurs de 7 % aux niveaux 2019), le transport maritime affiche encore un excédent de 4,5 % en décembre.

Figure 8Évolution du trafic de passagers

Évolution du trafic de passagers
Mois Aérien 2019 Maritime 2019 Aérien 2020 Maritime 2020 Aérien 2021 Maritime 2021 Aérien 2022 Maritime 2022
Janv. 135 692 83 840 138 529 86 325 87 328 53 442 117 892 72 377
fév. 121 552 77 079 134 468 89 908 76 404 52 418 122 064 82 330
mars 152 302 105 141 65 948 42 283 77 705 58 831 144 897 85 078
avril 336 602 239 918 5 048 3 774 81 311 58 485 479 455 210 431
mai 401 360 260 949 12 196 22 095 264 531 170 430 441 574 264 729
juin 551 325 474 185 113 112 149 670 402 494 275 746 511 786 429 191
juil. 669 764 732 444 467 340 497 335 719 026 650 861 747 628 772 912
août 766 412 1 044 542 673 248 798 058 794 488 844 095 771 004 975 667
sept. 501 549 462 424 399 683 308 867 492 561 378 467 486 342 457 082
oct. 317 182 226 388 240 762 176 450 346 796 221 836 355 214 243 102
nov. 154 227 101 544 46 754 32 339 172 278 107 550 174 286 109 287
dec. 153 265 112 752 109 237 70 246 168 088 97 280 168 647 117 826
  • Note: volume en nombre de passagers.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Figure 8Évolution du trafic de passagers

  • Note: volume en nombre de passagers.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Au 4e trimestre 2022, les volumes de fret transportés par voie maritime s’établissent à 523 000 tonnes, soit une inflexion par rapport au précédent trimestre (-1 % en cumul sur douze mois). Cette diminution confirmerait la baisse nationale de la consommation des ménages.

Le trafic de marchandises régresse de 3 % (soit -14 100 tonnes) par rapport au 4e trimestre 2019 (figure 9). Les échanges s’intensifient nettement avec l’étranger (+54 %), mais ils se replient dans le même temps de 12 % avec la France.

Figure 9Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2022 en tonnage

(tonnes)
Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2022 en tonnage ((tonnes))
Période Étranger Francais
1er trim. 2019 89 747 444 443
2e trim. 2019 111 273 479 033
3e trim. 2019 100 969 467 352
4e trim. 2019 74 175 462 965
1er trim. 2020 85 759 376 552
2e trim. 2020 62 562 346 792
3e trim. 2020 83 090 428 088
4e trim. 2020 97 977 396 654
1er trim. 2021 87 632 384 810
2e trim. 2021 101 681 424 090
3e trim. 2021 113 957 469 282
4e trim. 2021 109 685 436 514
1er trim. 2022 132 025 419 017
2e trim. 2022 101 761 477 506
3e trim. 2022 120 175 461 349
4e trim. 2022 114 058 409 008
  • Note : volume en tonnage du transport de marchandises – Échanges avec la France et avec l'étranger.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Figure 9Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2022 en tonnage

  • Note : volume en tonnage du transport de marchandises – Échanges avec la France et avec l'étranger.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Une fréquentation hôtelière soutenue en fin d’année

Au 4e trimestre 2022, le nombre de nuitées dans les hôtels de la région est supérieur de 5 % à celui du 4e trimestre 2019 (figure 10). La fréquentation plus soutenue des touristes venant de France (les résidents, +7 %), compense la baisse de la clientèle en provenance de l’étranger (les non-résidents, -5 %) qui perdure depuis la crise sanitaire. En octobre, la hausse de fréquentation (+2 %) est portée exclusivement par une clientèle domiciliée en France (+5 %). Au contraire, les non-résidents sont moins présents (-8 %) par rapport à l’avant-crise. Toutefois, les mois suivants, les hausses de nombres de nuitées en novembre (+15,5 %) et en décembre (+11 %) concernent tous les visiteurs. Le regain d’intérêt de la clientèle en provenance de l’étranger pour les hôtels de la région engendre une progression de 19 % de leurs nuitées en novembre et 7,5 % en décembre par rapport au 4e trimestre 2019.

Figure 10Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014))
Corse France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,5 100,3
2ᵉ trim. 2015 99,6 100,5
3ᵉ trim. 2015 102,0 101,0
4ᵉ trim. 2015 102,1 100,3
1ᵉ trim. 2016 102,3 100,7
2ᵉ trim. 2016 102,7 99,7
3ᵉ trim. 2016 105,1 98,5
4ᵉ trim. 2016 106,0 99,5
1ᵉ trim. 2017 106,3 100,1
2ᵉ trim. 2017 107,9 101,8
3ᵉ trim. 2017 109,6 103,5
4ᵉ trim. 2017 110,1 104,6
1ᵉ trim. 2018 109,9 105,5
2ᵉ trim. 2018 111,0 105,8
3ᵉ trim. 2018 111,4 106,5
4ᵉ trim. 2018 111,1 106,8
1ᵉ trim. 2019 111,5 106,6
2ᵉ trim. 2019 109,8 107,3
3ᵉ trim. 2019 108,2 107,4
4ᵉ trim. 2019 108,2 107,7
1ᵉ trim. 2020 107,4 86,7
2ᵉ trim. 2020 75,2 61,6
3ᵉ trim. 2020 61,1 50,0
4ᵉ trim. 2020 57,6 35,1
1ᵉ trim. 2021 56,2 42,8
2ᵉ trim. 2021 69,8 50,1
3ᵉ trim. 2021 82,0 55,6
4ᵉ trim. 2021 86,6 67,5
1ᵉ trim. 2022 88,5 77,4
2ᵉ trim. 2022 104,4 94,2
3ᵉ trim. 2022 105,7 100,8
4ᵉ trim. 2022 105,2 104,0
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 10Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Encadré 1 - Contexte international - Malgré son ralentissement, l’économie mondiale a résisté en fin d’année 2022

Au quatrième trimestre 2022, l’activité économique a ralenti en zone euro, et même fléchi en Allemagne et en Italie, du fait du net recul de la consommation des ménages dans un contexte d’inflation élevée. La production manufacturière a toutefois mieux résisté que ce que l’on pouvait craindre face au renchérissement de l’énergie. Hors zone euro, le PIB a également marqué le pas en Chine en raison d’un regain épidémique, mais il a continué de croître aux États-Unis. Au premier semestre 2023, l’activité mondiale progresserait de façon modérée, bénéficiant de la relative atténuation des tensions sur l’énergie en Europe et de la réouverture de l’économie chinoise.

Encadré 2 - Contexte national - En France, la croissance reste positive mais modeste

Le PIB français a de nouveau ralenti au quatrième trimestre 2022 (+0,1 % après +0,2 %), malgré une consommation des ménages en net retrait (-1,2 %). Du fait de températures clémentes et de comportements de sobriété, les ménages ont fortement réduit leur consommation d’énergie, d’autant que l’inflation est demeurée à un niveau élevé (autour de 6 % sur un an). La production industrielle en revanche n’a pas reculé, malgré l’effet ponctuel des grèves dans les raffineries et la diminution de l’activité dans certains secteurs énergo-intensifs. L’investissement des entreprises a continué de progresser, bien qu’en ralentissant, et les exportations ont été soutenues par des livraisons aéronautiques et navales. Au premier semestre 2023, la croissance resterait modeste, la hausse des prix continuant de peser sur la dynamique de la consommation.

Publication rédigée par :Marie-Pierre Nicolaï (Insee)

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.