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Insee Conjoncture Normandie · Janvier 2023 · n° 35
Insee Conjoncture NormandieEn Normandie, l’activité dans l’hôtellerie et la restauration dépasse désormais son niveau d’avant-crise au 3e trimestre 2022 Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2022

Thomas Balcone, Laura Le Mains, Valentin Rose (Insee)

Les incertitudes géopolitiques ainsi que la forte inflation pèsent relativement peu sur le niveau d’activité normand mesuré par le nombre d’heures rémunérées qui reste toujours élevé. Ce dynamisme est confirmé par la hausse de l’emploi salarié et du recours à l’intérim en Normandie. L’hôtellerie et la restauration normandes dépassent désormais leur niveau d’avant-crise, comme au niveau national. Le taux de chômage normand baisse très légèrement pour s’établir à 7,0 % et le nombre de demandeurs d’emploi recule de près de 9 % sur un an. Les créations et les défaillances d’entreprises sont en nette hausse.

Insee Conjoncture Normandie
No 35
Paru le : Paru le 24/01/2023

Au 3e trimestre 2022, l’activité économique – mesurée par le nombre d’heures rémunérées – reste dynamique (figure 1). En Normandie, son niveau est désormais supérieur de 2,3 % à celui du 3e trimestre 2019 (+ 3,0 % au niveau national). L’activité progresse fortement dans les services non-marchands (+ 5,9 %) et dans une moindre mesure dans les services marchands (+ 2,9 %). Dans la construction, l’activité est stable (+ 0,1 %), tout comme dans le secteur industriel (+ 0,2 %). La fabrication de matériels de transport (- 6,1 %) poursuit une tendance à la baisse déjà observée au 2e trimestre (- 10,6 %).

Le dynamisme économique reste plus soutenu dans les départements du Calvados (+ 4,2 %), de la Manche (+ 3,7 %) et de l’Eure (+ 2,1 %). En Seine-maritime, le recul du secteur industriel (- 4,4 %) freine toujours la croissance de l’activité (+ 1,2 %). Quant au département de l’Orne, il demeure sur une quasi-stabilité (+ 0,3 %).

Figure 1Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019

en %
Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 (en %)
Normandie France hors Mayotte
janv. 2020 1,1 1,9
févr. 2020 1,1 1,7
mars 2020 -13,2 -13,3
avr. 2020 -31,5 -33,2
mai 2020 -20,3 -22,4
juin 2020 -8,4 -10,3
juil. 2020 -5,3 -6,8
août 2020 -3,6 -4,5
sept. 2020 -3,3 -4,4
oct. 2020 -3,6 -4,8
nov. 2020 -7,9 -9,8
déc. 2020 -5,0 -6,7
janv. 2021 -3,9 -5,2
févr. 2021 -4,3 -5,4
mars 2021 -4,2 -5,1
avr. 2021 -6,7 -7,8
mai 2021 -4,9 -5,7
juin 2021 -0,3 -0,4
juil. 2021 -0,7 -0,8
août 2021 0,3 -0,2
sept. 2021 0,8 0,7
oct. 2021 0,6 0,7
nov. 2021 2,7 2,4
déc. 2021 2,0 2,1
janv. 2022 1,0 1,4
févr. 2022 2,1 3,1
mars 2022 2,9 4,1
avr. 2022 1,0 2,2
mai 2022 2,8 3,8
juin 2022 3,3 4,6
juil. 2022 0,7 1,7
août 2022 2,9 3,6
sept. 2022 3,4 3,8
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré, données brutes mensuelles.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré, données brutes mensuelles.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Le nombre de mises en chantier de logements poursuit sa hausse

Au 3e trimestre 2022, le cumul sur 12 mois du nombre de logements commencés en Normandie poursuit sa hausse (+ 4 % ; figure 2) alors qu’il continue de baisser au niveau national (- 1 %). Les mises en chantier progressent toujours vigoureusement dans le Calvados (+ 10 %) et repartent à la hausse en Seine-Maritime (+ 4 %). Elles reculent dans l’Eure (- 3 %), la Manche (- 4 %) et dans l’Orne pour la première fois depuis plus de deux ans (- 7 %).

À l’inverse, le cumul sur 12 mois du nombre de logements autorisés à la construction, indicateur avancé de l’activité à court terme, est en léger repli en Normandie (- 1 %) alors qu’il est en faible hausse au niveau national (+ 1 %). Il se contracte fortement dans l’Orne (- 17 %), connaît une baisse plus modeste dans le Calvados (- 5 %) et diminue dans l’Eure pour la première fois depuis un an et demi (- 4 %). À l’inverse, il augmente dans la Manche (+ 8 %) et plus modérément en Seine-Maritime (+ 2 %).

Le cumul sur 12 mois de la surface de plancher des locaux non résidentiels commencés continue de progresser au niveau régional (+ 5 %), alors qu’il régresse au niveau national pour la première fois en 2022 (- 2 %). Il augmente dans tous les départements (entre + 2 % dans le Calvados et + 8 % en Seine-Maritime et dans la Manche), excepté dans l’Eure où il est stable.

Figure 2Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2014)
Normandie France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 99,3 99,2
févr. 2015 99,3 99,3
mars 2015 100,7 99,3
avr. 2015 99,3 98,3
mai 2015 97,9 97,5
juin 2015 95,2 98,3
juil. 2015 94,5 97,7
août 2015 92,5 98,3
sept. 2015 90,4 98,6
oct. 2015 93,2 98,8
nov. 2015 95,2 100,1
déc. 2015 99,3 101,4
janv. 2016 98,6 101,7
févr. 2016 99,3 103,1
mars 2016 95,2 102,1
avr. 2016 96,6 103,1
mai 2016 97,3 105,8
juin 2016 98,6 106,1
juil. 2016 97,3 106,3
août 2016 96,6 106,5
sept. 2016 97,3 106,9
oct. 2016 95,2 108,2
nov. 2016 95,9 109,0
déc. 2016 93,2 110,0
janv. 2017 93,2 112,1
févr. 2017 93,2 112,9
mars 2017 97,9 116,3
avr. 2017 97,9 117,5
mai 2017 98,6 117,7
juin 2017 100,0 119,3
juil. 2017 103,4 121,4
août 2017 102,7 122,0
sept. 2017 108,9 122,8
oct. 2017 108,9 123,8
nov. 2017 108,2 125,9
déc. 2017 112,3 129,5
janv. 2018 111,6 129,0
févr. 2018 112,3 128,6
mars 2018 111,0 127,4
avr. 2018 115,8 127,5
mai 2018 117,1 127,7
juin 2018 117,1 127,6
juil. 2018 113,7 126,4
août 2018 115,1 125,7
sept. 2018 108,9 125,1
oct. 2018 109,6 125,0
nov. 2018 110,3 123,2
déc. 2018 104,1 119,4
janv. 2019 103,4 119,4
févr. 2019 102,7 119,3
mars 2019 102,1 118,4
avr. 2019 97,3 118,0
mai 2019 97,9 116,8
juin 2019 96,6 115,3
juil. 2019 95,9 115,5
août 2019 96,6 115,2
sept. 2019 102,7 115,0
oct. 2019 100,7 114,1
nov. 2019 97,9 114,4
déc. 2019 98,6 114,4
janv. 2020 99,3 114,4
févr. 2020 97,9 114,1
mars 2020 93,8 111,7
avr. 2020 92,5 106,7
mai 2020 90,4 105,2
juin 2020 91,1 105,8
juil. 2020 93,2 105,5
août 2020 95,9 106,6
sept. 2020 90,4 106,3
oct. 2020 92,5 106,1
nov. 2020 94,5 105,1
déc. 2020 97,9 104,2
janv. 2021 96,6 103,2
févr. 2021 98,6 103,4
mars 2021 105,5 107,2
avr. 2021 107,5 112,2
mai 2021 105,5 114,5
juin 2021 107,5 114,6
juil. 2021 102,7 113,7
août 2021 100,7 113,4
sept. 2021 100,7 113,8
oct. 2021 102,1 114,7
nov. 2021 102,7 115,5
déc. 2021 100,7 116,0
janv. 2022 101,4 116,4
févr. 2022 101,4 116,0
mars 2022 97,9 116,2
avr. 2022 98,6 114,9
mai 2022 101,4 114,7
juin 2022 104,1 114,3
juil. 2022 108,9 113,6
août 2022 108,2 113,4
sept. 2022 108,2 113,1
oct. 2022 105,5 112,0
nov. 2022 108,9 112,0
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 2Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

La fréquentation touristique dépasse son niveau d’avant-crise

Au 3e trimestre 2022, la fréquentation dans les hôtels normands augmente de 20 % par rapport au 3e trimestre 2021, premier trimestre post-confinement. Elle dépasse ainsi son niveau d’avant-crise pour la première fois (+ 5 % par rapport au 3e trimestre 2019 contre seulement + 1 % au niveau national). Le chiffre d’affaires du secteur hôtelier normand dépasse également son niveau d’avant-crise sanitaire (figure 3). Quelles que soient les occurrences du 3e trimestre 2022, tous les mois affichent une progression par rapport aux mêmes mois de 2019 (entre 3,4 % et 9,5 %). Au niveau national, ce 3e trimestre 2022 a été encore plus prospère (de + 17,6 % à + 23,5 % selon les mois).

Au 3e trimestre 2022, le chiffre d’affaires des restaurateurs normands est lui aussi en hausse par rapport à 2019. Tous les mois sont concernés (de 5,8 % à 11,8 %). Néanmoins et comme dans le secteur hôtelier depuis la fin des restrictions sanitaires, le chiffre d’affaires des restaurateurs rebondit plus fortement au niveau national qu’au niveau régional, avec une croissance ininterrompue depuis juillet 2021 et la levée complète des mesures de couvre-feu.

Les départements normands suivent globalement la tendance régionale, dans l’hôtellerie comme dans la restauration. Cependant, l’Eure ne dépasse son niveau d’avant-crise dans les deux secteurs qu’à partir du mois d’août, l’hôtellerie est en hausse dans la Manche uniquement en août (+ 19,5 %) et en légère baisse en septembre en Seine-Maritime (- 0,9 %).

Figure 3Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

en %
Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration (en %)
Hôtellerie - Normandie Restauration - Normandie Hôtellerie - France entière Restauration - France entière
janv. 2019 5,7 2,3 4,5 5,4
févr. 2019 9,1 8,4 5,3 11,4
mars 2019 8,5 9,7 2,8 7,5
avr. 2019 4,4 2,9 6,3 7,0
mai 2019 -0,6 2,7 -1,4 5,8
juin 2019 19,4 12,8 10,5 8,4
juil. 2019 -5,7 3,9 2,3 5,4
août 2019 6,6 6,8 4,8 9,1
sept. 2019 3,9 -0,4 3,5 4,5
oct. 2019 2,7 3,3 0,2 6,5
nov. 2019 3,1 7,5 0,8 8,8
déc. 2019 -2,4 0,6 5,1 5,0
janv. 2020 0,1 3,6 7,9 8,6
févr. 2020 -4,6 -0,6 3,9 3,5
mars 2020 -57,4 -57,7 -59,0 -54,7
avr. 2020 -90,8 -93,8 -89,2 -90,0
mai 2020 -90,9 -75,2 -88,7 -72,9
juin 2020 -60,1 -25,7 -72,1 -28,7
juil. 2020 -13,1 -0,2 -44,5 -7,9
août 2020 -10,9 -1,8 -25,2 -5,7
sept. 2020 -23,8 -4,0 -44,6 -8,7
oct. 2020 -30,3 -13,1 -50,9 -18,6
nov. 2020 -78,8 -66,9 -77,6 -63,3
déc. 2020 -63,2 -58,2 -69,2 -54,5
janv. 2021 -58,1 -60,6 -67,8 -55,9
févr. 2021 -51,0 -63,8 -66,5 -57,8
mars 2021 -60,7 -66,3 -68,8 -59,0
avr. 2021 -79,4 -67,7 -75,0 -60,4
mai 2021 -54,7 -48,9 -62,6 -40,4
juin 2021 -43,7 -19,0 -46,5 -6,7
juil. 2021 -5,2 5,2 -20,8 8,3
août 2021 -11,5 -4,1 -7,6 3,7
sept. 2021 -8,3 -1,6 -15,7 3,3
oct. 2021 -9,0 1,6 -10,0 6,1
nov. 2021 -2,1 -1,7 -7,2 3,3
déc. 2021 -4,9 -4,5 -7,2 2,4
janv. 2022 -22,1 -7,2 -23,8 1,5
févr. 2022 -3,4 -2,9 -6,0 8,1
mars 2022 -6,9 -5,1 2,6 9,0
avr. 2022 -4,7 2,7 14,6 16,6
mai 2022 6,5 9,6 21,0 24,8
juin 2022 -10,9 -3,8 11,4 19,0
juil. 2022 8,3 11,8 17,6 20,5
août 2022 9,5 5,8 23,5 22,4
sept. 2022 3,4 7,8 17,7 22,4
  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas changé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

Figure 3Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas changé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

L’emploi salarié augmente en Normandie

Au 3e trimestre 2022, l’emploi salarié augmente en Normandie (+ 0,5 %) par rapport au trimestre précédent, comme en France hors Mayotte (+ 0,4 % ; figure 4). En Normandie, comme au niveau national, l’emploi privé est encore en légère hausse (respectivement + 0,7 % et + 0,6 %) alors que l’emploi public est en recul (- 0,3 %). Sur un an, l’emploi salarié augmente de 1,1 % dans la région, soit toujours un peu moins qu’au niveau national (+ 1,6 %). Le différentiel de croissance avec le niveau national tend à se creuser depuis la fin de 2020.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Normandie Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Normandie Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,9 100,0 99,8 100,0
2ᵉ trim. 2015 99,8 100,2 99,6 100,2
3ᵉ trim. 2015 99,6 100,3 99,5 100,3
4ᵉ trim. 2015 99,7 100,4 99,6 100,5
1ᵉ trim. 2016 99,7 100,6 99,5 100,7
2ᵉ trim. 2016 99,6 100,8 99,5 101,0
3ᵉ trim. 2016 99,9 101,1 99,8 101,3
4ᵉ trim. 2016 99,8 101,2 99,7 101,4
1ᵉ trim. 2017 99,9 101,6 99,9 101,9
2ᵉ trim. 2017 100,2 102,0 100,3 102,4
3ᵉ trim. 2017 100,2 102,1 100,4 102,6
4ᵉ trim. 2017 100,4 102,5 100,7 103,2
1ᵉ trim. 2018 100,5 102,7 100,7 103,5
2ᵉ trim. 2018 100,5 102,8 101,0 103,7
3ᵉ trim. 2018 100,3 102,8 100,8 103,7
4ᵉ trim. 2018 100,5 103,1 101,0 104,1
1ᵉ trim. 2019 101,1 103,6 101,7 104,8
2ᵉ trim. 2019 101,1 103,9 101,7 105,0
3ᵉ trim. 2019 101,0 104,3 101,9 105,6
4ᵉ trim. 2019 101,4 104,6 102,2 106,0
1ᵉ trim. 2020 99,1 102,5 99,2 103,2
2ᵉ trim. 2020 98,8 101,9 99,2 102,7
3ᵉ trim. 2020 100,6 103,9 101,1 104,8
4ᵉ trim. 2020 100,8 103,8 101,2 104,6
1ᵉ trim. 2021 101,3 104,4 102,1 105,5
2ᵉ trim. 2021 102,2 105,7 103,1 107,0
3ᵉ trim. 2021 103,0 106,7 104,1 108,3
4ᵉ trim. 2021 103,4 107,2 104,8 109,1
1ᵉ trim. 2022 103,6 107,6 105,0 109,6
2ᵉ trim. 2022 103,7 108,0 105,2 110,0
3ᵉ trim. 2022 104,2 108,4 105,9 110,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’intérim repart à la hausse

Au 3e trimestre 2022, l’intérim normand augmente, plus fortement qu’au niveau national (respectivement + 5,2 % et + 1,9 % ; figure 5). L’intérim dépasse son niveau d’avant-crise en Normandie comme en France hors Mayotte (+ 4,4 % et + 3,6 %). Depuis le troisième trimestre 2020, la progression de l’intérim en Normandie est toutefois nettement moins dynamique qu’en moyenne nationale.

Figure 5Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Normandie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,2 99,8
2ᵉ trim. 2015 101,0 103,7
3ᵉ trim. 2015 103,5 107,5
4ᵉ trim. 2015 104,7 109,9
1ᵉ trim. 2016 105,7 110,0
2ᵉ trim. 2016 108,2 112,6
3ᵉ trim. 2016 113,6 116,8
4ᵉ trim. 2016 114,8 121,9
1ᵉ trim. 2017 117,9 126,8
2ᵉ trim. 2017 122,8 132,7
3ᵉ trim. 2017 125,3 137,3
4ᵉ trim. 2017 128,2 142,3
1ᵉ trim. 2018 128,0 143,4
2ᵉ trim. 2018 126,9 141,0
3ᵉ trim. 2018 127,1 141,0
4ᵉ trim. 2018 126,5 137,5
1ᵉ trim. 2019 131,1 142,3
2ᵉ trim. 2019 125,7 140,9
3ᵉ trim. 2019 123,7 140,3
4ᵉ trim. 2019 121,2 137,8
1ᵉ trim. 2020 74,0 84,7
2ᵉ trim. 2020 91,0 103,0
3ᵉ trim. 2020 112,1 125,5
4ᵉ trim. 2020 117,1 130,2
1ᵉ trim. 2021 118,0 133,3
2ᵉ trim. 2021 121,3 137,1
3ᵉ trim. 2021 121,6 138,8
4ᵉ trim. 2021 127,3 146,3
1ᵉ trim. 2022 124,0 143,5
2ᵉ trim. 2022 120,3 140,2
3ᵉ trim. 2022 126,5 142,8
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Hors intérim, l’emploi salarié progresse de 0,3 % en Normandie au 3e trimestre 2022, une hausse qui confirme celle observée le trimestre précédent. L’emploi évolue peu dans le tertiaire non marchand ces deux derniers trimestres (figure 6). Le tertiaire marchand poursuit sa progression (+ 0,6 % après + 0,3 %), tout comme l’industrie et la construction (respectivement + 0,5 % et + 0,3 %). Tous les secteurs d’activités dépassent leur niveau d’avant-crise, excepté l’industrie qui reste très légèrement en dessous. Depuis près de deux ans les créations nettes d’emploi sont bien orientées dans le tertiaire non marchand et depuis le second semestre 2020 dans la construction. Dans l’industrie et le tertiaire marchand, l’emploi salarié affiche une progression moindre.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,5 99,7 99,9 100,1
2ᵉ trim. 2015 97,4 99,3 99,8 100,2
3ᵉ trim. 2015 96,5 98,9 100,0 99,9
4ᵉ trim. 2015 95,7 98,7 100,2 99,9
1ᵉ trim. 2016 95,3 98,2 100,3 100,0
2ᵉ trim. 2016 95,1 97,9 100,3 99,9
3ᵉ trim. 2016 94,2 98,0 100,4 100,1
4ᵉ trim. 2016 93,8 97,8 100,4 100,0
1ᵉ trim. 2017 94,1 97,6 100,3 100,0
2ᵉ trim. 2017 94,2 97,5 100,8 100,0
3ᵉ trim. 2017 94,1 97,6 100,8 99,8
4ᵉ trim. 2017 94,2 97,8 101,1 99,4
1ᵉ trim. 2018 94,4 97,9 101,3 99,4
2ᵉ trim. 2018 94,9 98,0 101,7 98,9
3ᵉ trim. 2018 95,2 97,9 101,6 98,5
4ᵉ trim. 2018 95,8 97,9 101,9 98,7
1ᵉ trim. 2019 96,8 98,5 102,5 98,7
2ᵉ trim. 2019 97,2 98,8 102,7 98,7
3ᵉ trim. 2019 97,8 99,0 103,0 98,3
4ᵉ trim. 2019 98,2 99,2 103,6 98,7
1ᵉ trim. 2020 97,9 98,8 102,0 98,3
2ᵉ trim. 2020 98,0 98,1 100,8 97,5
3ᵉ trim. 2020 99,3 97,8 102,6 98,8
4ᵉ trim. 2020 100,2 97,7 101,9 99,3
1ᵉ trim. 2021 101,2 97,9 103,0 99,3
2ᵉ trim. 2021 101,9 98,1 104,6 99,7
3ᵉ trim. 2021 102,9 98,4 106,1 100,1
4ᵉ trim. 2021 103,4 98,6 106,6 99,8
1ᵉ trim. 2022 103,5 98,4 107,2 99,8
2ᵉ trim. 2022 104,1 98,6 107,6 99,9
3ᵉ trim. 2022 104,5 99,2 108,3 99,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié augmente dans tous les départements, l’intérim également

Au 3e trimestre 2022, l’emploi salarié repart à la hausse dans tous les départements normands (entre + 0,4 % et + 0,5 % ; figure 7). L’emploi salarié hors intérim dans le tertiaire marchand augmente également dans tous les départements, excepté dans l’Eure qui fait état d’une progression de l’industrie ce trimestre (+ 0,8 %). La construction progresse dans la Manche (+ 0,5 %) et dans le Calvados (+ 1,2 %) et se maintient dans les autres départements normands. La situation est également diverse pour le tertiaire non marchand, avec une légère progression de l’emploi salarié dans l’Eure et la Manche (+ 0,2 %), et une diminution dans les trois autres départements normands. Quant à l’intérim, il est en hausse dans tous les départements normands, en particulier dans l’Orne (+ 7,8 %) et dans l’Eure (+ 7,1 %).

Figure 7Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2ᵉ trim. 2022 3ᵉ trim. 2022
Calvados 0,1 0,5
Eure 0,0 0,4
Manche 0,2 0,5
Orne 0,1 0,4
Seine-Maritime 0,2 0,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 7Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement sur l’emploi salarié

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations ont été réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. En particulier, au troisième trimestre 2022, une bascule vers la source DSN a été opérée pour la fonction publique de l’État. Ce changement de source a pu entraîner une rupture de la saisonnalité de la mesure de l’emploi public ; les ruptures les plus nettes ont été neutralisées, mais certaines moins évidentes et plus légères peuvent subsister.

Le taux de chômage est en très légère baisse

Cette progression de l’emploi salarié s’accompagne au 3e trimestre 2022, d’une très légère baisse de 0,1 point du taux de chômage qui s’établit à 7,0 % de la population active (7,3 % au niveau national ; figure 8). Depuis le 4e trimestre 2021, le taux de chômage régional oscille autour de 7,0 %, soit environ 1 point en dessous de son niveau d’avant-crise. Depuis deux ans, la baisse du taux de chômage en Normandie est plus prononcée qu’au plan national.

Dans les départements normands, le taux de chômage varie de 5,3 % dans la Manche à 8,0 % en Seine-Maritime. Il baisse sensiblement dans l’Eure, l’Orne et en Seine-Maritime (entre - 0,1 et - 0,2 point), progresse très légèrement dans la Manche (+ 0,1 point) et reste stable dans le Calvados, à 6,6 %.

Figure 8Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Normandie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 10,3 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,1 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,3 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,3 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,2 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,2 10,2
2ᵉ trim. 2016 10,1 10,0
3ᵉ trim. 2016 9,9 9,9
4ᵉ trim. 2016 10,0 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,5 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,5 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,5 9,5
4ᵉ trim. 2017 8,9 9,0
1ᵉ trim. 2018 9,1 9,3
2ᵉ trim. 2018 9,0 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,8 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,6 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,5 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,3 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,2 8,4
4ᵉ trim. 2019 8,0 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,7 7,9
2ᵉ trim. 2020 7,3 7,1
3ᵉ trim. 2020 8,9 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,7 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,8 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,6 7,9
3ᵉ trim. 2021 7,7 8,0
4ᵉ trim. 2021 7,0 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,8 7,3
2ᵉ trim. 2022 7,1 7,4
3ᵉ trim. 2022 7,0 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 8Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Le nombre de demandeurs d’emploi recule de près de 9 % sur un an

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C (en recherche active d’emploi) se stabilise au 3e trimestre 2022 (- 0,3 % ; figure 9), en Normandie comme au niveau national. Sur un an, leur nombre baisse de 8,6 % dans la région (- 7,1 % France entière).

Le nombre de demandeurs d’emploi diminue relativement peu ce trimestre dans le Calvados (- 0,2 %), l’Eure (- 0,7 %) et en Seine-Maritime (- 0,5 %). À l’inverse, il augmente légèrement dans la Manche (+ 0,5 %) et l’Orne (+ 0,6 %). Sur un an, il continue de reculer nettement dans tous les départements normands (entre - 7,7 % dans le Calvados et - 9,5 % dans l’Eure).

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) est toujours en baisse sur un an, en Normandie (- 12,8 %) comme au niveau national (- 10,9 %).

Au 3e trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A poursuit sa lente remontée dans le Calvados (+ 0,5 %) et la Manche (+ 1,4 %). Sur un an, il continue de diminuer nettement dans tous les départements normands, de - 9,0 % dans la Manche à - 14,6 % dans l’Eure.

Selon la même tendance à la baisse, le chômage de longue durée (demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an) continue de diminuer nettement. Il baisse de 16,2 % sur un an (- 14,1 % au niveau national).

Comme au niveau national, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans recule fortement sur un an, davantage que celui des personnes âgées de 25 à 49 ans (- 8,7 %) et des seniors de 50 ans ou plus (- 6,0 %).

Figure 9Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Normandie France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,3 101,7
2ᵉ trim. 2015 103,2 103,9
3ᵉ trim. 2015 103,5 104,1
4ᵉ trim. 2015 104,7 105,0
1ᵉ trim. 2016 104,9 105,3
2ᵉ trim. 2016 104,1 104,6
3ᵉ trim. 2016 104,9 105,1
4ᵉ trim. 2016 104,6 105,4
1ᵉ trim. 2017 105,1 106,1
2ᵉ trim. 2017 105,9 106,9
3ᵉ trim. 2017 106,9 107,8
4ᵉ trim. 2017 106,9 108,3
1ᵉ trim. 2018 106,5 108,4
2ᵉ trim. 2018 105,9 108,4
3ᵉ trim. 2018 105,6 108,4
4ᵉ trim. 2018 105,2 108,2
1ᵉ trim. 2019 104,6 108,1
2ᵉ trim. 2019 103,3 107,2
3ᵉ trim. 2019 101,7 106,2
4ᵉ trim. 2019 101,1 105,2
1ᵉ trim. 2020 100,8 105,0
2ᵉ trim. 2020 106,1 111,3
3ᵉ trim. 2020 105,1 110,8
4ᵉ trim. 2020 103,6 110,1
1ᵉ trim. 2021 102,9 109,9
2ᵉ trim. 2021 101,4 108,8
3ᵉ trim. 2021 99,5 106,8
4ᵉ trim. 2021 96,4 103,8
1ᵉ trim. 2022 93,2 101,0
2ᵉ trim. 2022 91,2 99,2
3ᵉ trim. 2022 90,9 99,2
  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 9Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Les créations d’entreprises sont en nette hausse

Au 3e trimestre 2022, les créations d’entreprises repartent fortement à la hausse dans la région par rapport au trimestre précédent (+ 12,7 % ; figure 10), davantage qu’au niveau national (+ 9,1 %). Le nombre de créations d’entreprises progresse dans tous les secteurs d’activités, de + 2,7 % dans la construction à + 20,8 % dans l’industrie, pour un total de 9 000 entreprises créées. Les créations d’entreprises classiques augmentent davantage que celles de micro-entreprises (+ 14,8 % contre + 11,3 %).

Sur un an, près de 35 000 entreprises ont été créées en Normandie. Sur la période, le volume de créations d’entreprises recule de 0,6 % en Normandie alors qu’il augmente de près de 9 % au niveau national. Les secteurs des services (+ 7,6 %) et de l’industrie (+ 14,0 %) ne sont pas concernés par ce repli dans la région.

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Normandie hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Normandie y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 91,4 93,3 93,0 94,7
2ᵉ trim. 2015 90,6 93,4 92,7 94,2
3ᵉ trim. 2015 94,3 97,0 92,0 95,8
4ᵉ trim. 2015 86,5 100,4 88,9 98,6
1ᵉ trim. 2016 93,9 104,0 94,6 100,0
2ᵉ trim. 2016 93,5 107,6 96,1 104,4
3ᵉ trim. 2016 94,7 106,5 95,5 103,1
4ᵉ trim. 2016 102,7 110,5 98,7 104,6
1ᵉ trim. 2017 103,9 110,6 101,0 106,2
2ᵉ trim. 2017 101,2 111,8 99,6 107,3
3ᵉ trim. 2017 106,1 115,3 105,9 115,3
4ᵉ trim. 2017 116,4 117,7 109,8 118,5
1ᵉ trim. 2018 110,3 116,9 112,4 122,9
2ᵉ trim. 2018 110,8 118,6 117,6 127,2
3ᵉ trim. 2018 116,7 116,2 124,3 128,5
4ᵉ trim. 2018 114,8 119,7 127,6 133,9
1ᵉ trim. 2019 116,6 125,6 137,3 145,0
2ᵉ trim. 2019 115,4 124,8 136,8 145,6
3ᵉ trim. 2019 111,9 124,9 139,4 150,3
4ᵉ trim. 2019 113,2 120,9 148,2 152,9
1ᵉ trim. 2020 113,9 114,3 136,1 139,2
2ᵉ trim. 2020 92,6 86,6 115,5 114,4
3ᵉ trim. 2020 132,7 132,6 173,5 179,2
4ᵉ trim. 2020 133,0 134,3 174,8 178,6
1ᵉ trim. 2021 137,4 135,9 173,0 182,5
2ᵉ trim. 2021 138,9 139,5 176,0 178,8
3ᵉ trim. 2021 134,9 136,2 172,5 173,5
4ᵉ trim. 2021 133,2 136,6 166,9 176,1
1ᵉ trim. 2022 139,4 134,4 175,4 177,3
2ᵉ trim. 2022 121,3 136,9 152,2 172,8
3ᵉ trim. 2022 139,2 144,5 171,5 188,5
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Au 3e trimestre 2022, 1 440 entreprises ont cessé leur activité au cumulé sur les 12 derniers mois, un volume en nette progression, dans la région (+ 13 %) comme au niveau national (+ 11 %). Cette hausse touche tous les départements normands, de + 6 % dans l’Orne à + 19 % dans le Calvados.

Tous les secteurs sont touchés par cette augmentation des défaillances, même si celle-ci est très faible dans le secteur agricole (+ 1 %) et beaucoup plus marquée dans l’industrie (+ 24 %) et les transports (+ 20 %).

Encadré 1 - Contexte international – L’économie mondiale en ralentissement

Au troisième trimestre 2022, l’activité économique a ralenti dans la plupart des pays européens et s’est même contractée au Royaume-Uni. Le rebond ponctuel de l’activité en Chine et aux États-Unis masque quant à lui une dynamique plus générale de ralentissement économique depuis plusieurs trimestres. Les économies occidentales demeurent confrontées à des niveaux d’inflation élevés, toutefois en repli fin 2022 suite au recul des prix de marché de l’énergie depuis l’été. Les difficultés de production dans certains secteurs, en lien avec les prix énergétiques, l’augmentation du coût du crédit sous l’effet des resserrements monétaires et le manque de dynamisme de la demande mondiale pourraient contraindre l’activité économique début 2023.

Encadré 2 - Contexte national – En France, ralentissement en cours

Le PIB français a ralenti au troisième trimestre 2022 (+ 0,2 % après + 0,5 %). L’activité dans les services n’a en effet plus bénéficié des effets de rattrapage ayant porté son rebond au trimestre précédent, tandis que dans l’industrie, la production d’électricité a continué de baisser. L’emploi a néanmoins conservé son dynamisme du premier semestre, porté par l’essor de l’apprentissage. Malgré les mesures de soutien au revenu des ménages, leur consommation est demeurée atone, dans un contexte où l’inflation est restée au second semestre 2022 autour de 6 % sur un an. En fin d’année, les difficultés persistantes du parc nucléaire, l’effet ponctuel des grèves dans les raffineries et la hausse des coûts de production dans certains secteurs énergo-intensifs pourraient conduire à un léger fléchissement de l’activité française.

Publication rédigée par : Thomas Balcone, Laura Le Mains, Valentin Rose (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

« Au troisième trimestre 2022, l’emploi salarié augmente dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 13, janvier 2023.

Alleaume F., Gosselin S., Horvais A-S., « En Normandie, l’activité reste dynamique au 2ᵉ trimestre 2022 », Insee Conjoncture Normandie no 34, octobre 2022.

« Refroidissement », Note de conjoncture, décembre 2022.