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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Octobre 2022 · n° 41
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireRalentissement de la croissance en emploi en Centre-Val de Loire Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2022

Caroline Chalot, Noémie Le Brazidec, Émilie Piraux (Insee)

Au deuxième trimestre 2022, l’activité économique du Centre-Val de Loire mesurée en heures rémunérées est en hausse (+ 2,3 % en juin 2022), grâce aux secteurs du tertiaire et malgré une industrie toujours en recul. La progression de l’emploi salarié ralentit (+ 0,2 %), pénalisée par le repli de l’intérim et de l’agriculture, et la stabilisation du volume d’emplois dans le secteur de la construction. Dans le même temps, le taux de chômage augmente dans tous les départements de la région, sauf dans le Cher où il avait déjà augmenté en début d’année. Le taux de chômage régional reste historiquement bas et s’établit ainsi à 6,9 % ce trimestre. Les demandeurs d’emploi, dont l’effectif baisse depuis un an, sont toujours moins nombreux. Les créations d’entreprises diminuent, notamment dans le secteur du commerce. Les défaillances restent en hausse, plus marquée dans l’hébergement-restauration et les activités de transport-entreposage. Les autorisations de construction de logements se replient (- 2,1 %), après un an d’augmentation. La fréquentation hôtelière est toujours inférieure à celle avant la période de pandémie mais sensiblement moins que les années précédentes notamment grâce au retour la clientèle résidant en France.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 41
Paru le :Paru le11/10/2022
Avertissement sur l’emploi salarié

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l’Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

L’activité économique est supérieure à son niveau de 2019

L’activité économique du Centre-Val de Loire, mesurée par les volumes d’heures rémunérées, est légèrement en recul par rapport à l’avant-crise au mois d’avril (- 0,4 % par rapport au même mois en 2019), et plus nettement en croissance aux mois de mai (+ 1,6 %) et de juin (+ 2,3 %).

La hausse est essentiellement portée par les services principalement marchands (hors hébergement-restauration), mais les services principalement non marchands, la construction et l’hébergement-restauration y contribuent également (figure 1).

Dans le tertiaire, le volume d’heures rémunérées est supérieur à l’avant-crise depuis un an. Au deuxième trimestre 2022, son évolution est similaire dans les services principalement marchands ou principalement non marchands (+ 2,0 % pour les deux secteurs en avril par rapport au même mois en 2019, respectivement + 3,5 % et + 3,3 % en mai et + 4,0 % et + 4,4 % en juin).

Par rapport au niveau de référence de 2019, les heures rémunérées dans la construction sont supérieures chaque mois du deuxième trimestre : avril (+ 0,6 %), mai (+ 4,1 %) et juin (+ 3,7 %).

Dans l’hébergement-restauration, l’augmentation par rapport à 2019 du volume des heures rémunérées s’amplifie depuis le mois de février, atteignant 2,2 % en avril, 5,2 % en mai puis 5,6 % en juin 2022.

L’industrie, en recul depuis deux ans, est le seul secteur dans lequel le volume d’heures rémunérées diminue dans la région par rapport à 2019, avec des « pertes » de 6,5 % en avril, 4,1 % en mai et 2,9 % en juin.

La croissance des heures rémunérées par rapport à 2019 en région Centre-Val de Loire reste, comme aux trimestres précédents, inférieure à celle du niveau national. En France hors Mayotte, la croissance des heures rémunérées a également ralenti au mois d’avril mais en restant positive (+ 2,2 %), puis s’est à nouveau accentuée en mai (+ 3,8 %) et en juin (+ 4,5 %).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Centre-Val de Loire

en points
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Centre-Val de Loire (en points)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands
janv. 2020 0,0 0,3 0,2 0,5 -0,1
févr. 2020 0,0 0,3 0,2 0,7 -0,1
mars 2020 -2,3 -2,8 -1,4 -5,3 -0,8
avr. 2020 -7,1 -4,7 -3,3 -14,1 -2,0
mai 2020 -5,7 -1,7 -3,0 -8,7 -1,4
juin 2020 -3,2 -0,3 -1,5 -3,1 -0,5
juil. 2020 -2,8 -0,2 -0,8 -2,1 -0,4
août 2020 -1,8 0,1 -0,6 -1,2 -0,3
sept. 2020 -2,0 -0,2 -0,5 -0,9 -0,2
oct. 2020 -1,9 -0,3 -0,6 -0,9 -0,2
nov. 2020 -1,4 -0,2 -2,4 -3,5 -0,3
déc. 2020 -1,5 -0,3 -2,4 -1,1 0,0
janv. 2021 -1,9 0,4 -1,9 -0,9 0,1
févr. 2021 -1,6 0,1 -2,2 -0,7 0,2
mars 2021 -1,3 0,1 -2,2 -0,4 0,3
avr. 2021 -2,0 0,1 -2,5 -2,3 0,0
mai 2021 -1,9 -0,1 -1,8 -1,2 0,0
juin 2021 -1,2 0,4 -0,6 0,8 0,3
juil. 2021 -1,9 0,0 -0,1 0,3 0,1
août 2021 -1,3 -0,1 -0,1 0,7 0,2
sept. 2021 -1,5 0,1 -0,1 1,0 0,2
oct. 2021 -1,5 0,1 0,0 0,9 0,2
nov. 2021 -0,7 0,2 0,0 1,4 0,3
déc. 2021 -0,9 -0,2 -0,1 1,6 0,3
janv. 2022 -1,6 0,5 -0,1 0,8 0,2
févr. 2022 -1,1 0,4 0,0 1,7 0,3
mars 2022 -0,9 0,4 0,1 2,1 0,5
avr. 2022 -1,7 0,1 0,1 1,0 0,2
mai 2022 -1,1 0,4 0,2 1,7 0,4
juin 2022 -0,8 0,3 0,3 2,0 0,5
juil. 2022 -2,0 -0,2 0,2 0,5 0,2
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Centre-Val de Loire

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi salarié augmente moins en Centre-Val de Loire qu’au niveau national

La croissance de l’emploi salarié s’établit à 0,2 % au deuxième trimestre 2022 (figure 2) dans la continuité de l’évolution légèrement positive au premier trimestre. La région compte 933 900 emplois salariés à la fin du mois de juin. En France hors Mayotte, le nombre de salariés progresse à un rythme plus soutenu (+ 0,4 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Centre-Val de Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,0 100,0 99,9 99,9
2ᵉ trim. 2015 100,1 100,2 100,0 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,0 100,3 100,0 100,3
4ᵉ trim. 2015 100,0 100,4 99,9 100,5
1ᵉ trim. 2016 100,2 100,6 100,1 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,2 100,8 100,1 101,0
3ᵉ trim. 2016 100,2 101,1 100,0 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,4 101,2 100,4 101,4
1ᵉ trim. 2017 100,6 101,6 100,7 101,9
2ᵉ trim. 2017 100,9 102,0 101,0 102,5
3ᵉ trim. 2017 100,9 102,1 101,1 102,6
4ᵉ trim. 2017 101,0 102,5 101,4 103,2
1ᵉ trim. 2018 100,9 102,7 101,3 103,5
2ᵉ trim. 2018 100,9 102,8 101,5 103,7
3ᵉ trim. 2018 100,6 102,8 101,1 103,7
4ᵉ trim. 2018 100,7 103,1 101,2 104,1
1ᵉ trim. 2019 101,0 103,6 101,7 104,8
2ᵉ trim. 2019 101,2 103,9 101,8 105,0
3ᵉ trim. 2019 101,2 104,3 102,1 105,6
4ᵉ trim. 2019 101,6 104,6 102,4 106,0
1ᵉ trim. 2020 99,1 102,5 99,3 103,2
2ᵉ trim. 2020 98,9 101,9 99,2 102,8
3ᵉ trim. 2020 100,7 103,8 101,1 104,7
4ᵉ trim. 2020 100,8 103,8 101,2 104,6
1ᵉ trim. 2021 101,3 104,5 101,9 105,6
2ᵉ trim. 2021 102,3 105,7 103,2 107,1
3ᵉ trim. 2021 103,0 106,6 103,9 108,2
4ᵉ trim. 2021 103,1 107,3 104,4 109,1
1ᵉ trim. 2022 103,3 107,6 104,5 109,6
2ᵉ trim. 2022 103,6 108,0 104,8 110,1
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Dans l’intérim, la baisse amorcée au premier trimestre s’amplifie (figure 3 : - 3,9 %), ramenant les effectifs de salariés à un niveau équivalent à l’avant-crise (36 900 emplois). Au niveau national, la baisse de l’intérim est plus faible (- 2,5 %), et l’emploi reste supérieur à celui fin 2019 de 1,6 %.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,7 99,8
2ᵉ trim. 2015 106,8 103,7
3ᵉ trim. 2015 110,8 107,5
4ᵉ trim. 2015 111,2 109,9
1ᵉ trim. 2016 115,6 110,1
2ᵉ trim. 2016 116,5 112,7
3ᵉ trim. 2016 116,2 116,8
4ᵉ trim. 2016 128,9 121,9
1ᵉ trim. 2017 131,2 126,9
2ᵉ trim. 2017 138,4 132,7
3ᵉ trim. 2017 141,9 137,3
4ᵉ trim. 2017 148,1 142,4
1ᵉ trim. 2018 145,1 143,5
2ᵉ trim. 2018 142,5 141,1
3ᵉ trim. 2018 140,8 141,1
4ᵉ trim. 2018 135,5 137,6
1ᵉ trim. 2019 138,5 142,5
2ᵉ trim. 2019 137,9 141,0
3ᵉ trim. 2019 138,0 140,5
4ᵉ trim. 2019 134,8 138,0
1ᵉ trim. 2020 81,7 84,8
2ᵉ trim. 2020 98,0 103,1
3ᵉ trim. 2020 124,7 125,7
4ᵉ trim. 2020 130,6 130,5
1ᵉ trim. 2021 131,1 133,6
2ᵉ trim. 2021 138,4 137,2
3ᵉ trim. 2021 136,5 139,1
4ᵉ trim. 2021 141,2 146,6
1ᵉ trim. 2022 140,0 143,8
2ᵉ trim. 2022 134,6 140,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

En Centre-Val de Loire, la croissance est essentiellement portée par le tertiaire marchand hors intérim (figure 4 : + 0,6 %), au sein duquel l’emploi salarié de l’hébergement et restauration augmente de 3,0 % au deuxième trimestre 2022, et celui de l’information et communication de 1,1 %. La hausse du trimestre précédent est confirmée dans le non marchand (+ 0,4 %), en lien avec le dynamisme de l’emploi dans les activités pour la santé humaine (+ 0,4 %), l’hébergement médico-social et social et l’action sociale sans hébergement (+ 0,7 %). L’emploi industriel s’accroît (+ 0,3 %), notamment grâce aux activités de cokéfaction et raffinage (+ 0,6 %) et de fabrication de matériel de transport (+ 0,3 %). La construction est au contraire peu dynamique (+ 0,1 %). La stabilisation de la croissance de ce secteur fait suite à plusieurs trimestres de hausse portant son niveau annuel à 1,7 % au deuxième trimestre 2022. Après une hausse au dernier trimestre, l’emploi salarié est à nouveau orienté à la baisse dans l’agriculture (- 1,2 %).

Dans la région, l’emploi public et l’emploi privé contribuent à la hausse globale de l’emploi (respectivement + 0,3 % et + 0,2 %), de la même façon qu’au trimestre précédent. Au niveau France hors Mayotte, l’emploi privé contribue seul à la hausse (+ 0,5 %) ; l’emploi public est stable.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,9 99,9 100,0 100,0
2ᵉ trim. 2015 97,3 99,7 100,2 100,1
3ᵉ trim. 2015 96,0 99,3 100,1 100,0
4ᵉ trim. 2015 95,4 99,0 100,4 100,0
1ᵉ trim. 2016 94,5 98,6 100,7 100,1
2ᵉ trim. 2016 93,9 98,3 100,9 100,1
3ᵉ trim. 2016 93,6 98,3 100,9 100,1
4ᵉ trim. 2016 93,1 97,8 100,9 100,0
1ᵉ trim. 2017 93,4 97,5 101,2 100,0
2ᵉ trim. 2017 93,5 97,4 101,4 100,1
3ᵉ trim. 2017 93,5 97,4 101,4 99,8
4ᵉ trim. 2017 93,6 97,6 101,6 99,4
1ᵉ trim. 2018 93,7 97,3 101,8 99,4
2ᵉ trim. 2018 93,9 97,5 102,2 99,0
3ᵉ trim. 2018 93,9 97,2 102,0 98,5
4ᵉ trim. 2018 93,7 97,5 102,3 98,5
1ᵉ trim. 2019 94,4 97,9 102,8 98,5
2ᵉ trim. 2019 94,7 97,9 102,8 98,7
3ᵉ trim. 2019 95,4 98,0 103,1 98,1
4ᵉ trim. 2019 96,3 98,0 104,0 98,6
1ᵉ trim. 2020 95,8 97,5 102,5 98,1
2ᵉ trim. 2020 96,4 96,6 101,6 97,3
3ᵉ trim. 2020 97,4 96,1 103,5 98,3
4ᵉ trim. 2020 98,0 95,5 102,6 98,8
1ᵉ trim. 2021 99,1 95,6 103,6 98,8
2ᵉ trim. 2021 99,6 95,4 105,5 99,0
3ᵉ trim. 2021 100,3 95,5 106,9 99,3
4ᵉ trim. 2021 100,8 95,6 107,3 99,0
1ᵉ trim. 2022 101,2 95,4 107,6 99,2
2ᵉ trim. 2022 101,2 95,7 108,3 99,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié, quasiment stable dans le Loiret et le Cher, est en augmentation dans les autres départements de la région.

Au deuxième trimestre 2022, l’emploi salarié est quasiment stable dans les départements de l’est du Centre-Val de Loire, alors qu’il augmente ailleurs dans la région (figure 5).

Dans le Cher, l’emploi salarié est stable, malgré une forte diminution des effectifs dans l’intérim (- 7,4 %). Cette baisse est compensée par une augmentation dans l’industrie (+ 0,6 %) et dans le tertiaire non marchand (+ 0,3 %).

Le niveau de l’emploi salarié croît légèrement dans le Loiret (+ 0,1 %), mais cette stabilité masque des disparités fortes entre secteurs. Dans l’agriculture, l’emploi baisse de 2,2 %, alors qu’il progresse dans le tertiaire (+ 0,6 % pour le marchand hors intérim et + 0,3 % dans le non marchand). L’intérim tire le niveau de l’emploi à la baisse (- 4,8 %).

L’Eure-et-Loir, où la croissance de l’emploi était modeste au trimestre précédent (+ 0,2 %), enregistre la plus forte progression de la région (+ 0,6 %), notamment grâce au secteur agricole (+ 3,1 %). Dans ce département, hors intérim, tous les secteurs gagnent en effectifs salariés.

L’emploi salarié dans l’Indre, en recul au trimestre précédent, augmente de 0,3 % au deuxième trimestre 2022. Dans ce département, la construction et le tertiaire marchand hors intérim voient leurs effectifs s’accroître (respectivement + 0,7 % et + 0,9 %). Le nombre de salariés augmente dans une moindre mesure dans l’industrie (+ 0,4 %). Comme dans les autres départements de la région, l’emploi salarié intérimaire est en baisse (- 2,2 %).

L’Indre-et-Loire enregistre la même croissance d’emploi salarié que l’Indre (+ 0,3 %). La hausse des effectifs dans les secteurs du tertiaire atteint 0,6 % dans le secteur marchand hors intérim et 0,4 % dans le non marchand.

L’emploi salarié dans l’agriculture baisse de 1,4 %, et de 3,6 % dans l’intérim.

Dans le Loir-et-Cher, l’emploi salarié est également en hausse de 0,3 %. Comme en Indre-et-Loire, la hausse du tertiaire (+ 0,7 % pour le marchand hors intérim et + 0,6 % dans le non marchand) compense la baisse de l’emploi salarié agricole (- 3,0 %) et intérimaire (- 3,2 %).

Figure 5Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
1ᵉ trim. 2022 2ᵉ trim. 2022
Cher 0,0 0,0
Eure-et-Loir 0,2 0,6
Indre -0,1 0,3
Indre-et-Loire 0,2 0,3
Loir-et-Cher 0,4 0,3
Loiret 0,2 0,1
Centre-Val de Loire 0,2 0,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le chômage s’infléchit à la hausse

Le taux de chômage en Centre-Val de Loire, qui était stable en 2022 après une année 2021 de forte baisse 2022, est en hausse au deuxième trimestre (+ 0,2 point). Il s’établit à 6,9 % (figure 6). En France hors Mayotte, le taux, encore en légère diminution au premier trimestre, augmente de 0,1 point ce trimestre et atteint 7,4 %. Les taux de chômage de la région et de la France hors Mayotte restent cependant en deçà de leurs niveaux d’avant-crise (respectivement 7,8 % et 8,2 % au 4e trimestre 2019).

Figure 6Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 9,8 10,5
1ᵉ trim. 2015 9,6 10,3
2ᵉ trim. 2015 9,8 10,5
3ᵉ trim. 2015 9,7 10,4
4ᵉ trim. 2015 9,6 10,2
1ᵉ trim. 2016 9,7 10,2
2ᵉ trim. 2016 9,6 10,0
3ᵉ trim. 2016 9,4 9,9
4ᵉ trim. 2016 9,5 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,1 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,0 9,5
3ᵉ trim. 2017 8,9 9,5
4ᵉ trim. 2017 8,4 9,0
1ᵉ trim. 2018 8,7 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,5 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,3 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,3 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,4 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,9 7,1
3ᵉ trim. 2020 8,2 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,2 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,3 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,2 7,9
3ᵉ trim. 2021 7,2 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,7 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,7 7,3
2ᵉ trim. 2022 6,9 7,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Le chômage augmente dans tous les départements de la région sauf dans le Cher où il se stabilise à 7,5 % (figure 7). Avec une légère hausse au trimestre précédent, le Cher reste le département avec le taux le plus élevé de la région. Dans le Loir-et-Cher, le taux de chômage évolue peu (+ 0,1 point), pour s’établir à 6,1 % à la fin du deuxième trimestre 2022. Il augmente légèrement plus en Eure-et-Loir (+ 0,2 point), où la hausse avait été amorcée au premier trimestre, atteignant 6,9 % à la fin du deuxième trimestre. La progression du chômage est plus importante dans l’Indre et l’Indre-et-Loire (+ 0,3 point), où les taux s’élèvent respectivement à 7,3 % et 6,6 %. Dans ces deux départements, la baisse du chômage s’était arrêtée en début d’année. Le taux de chômage du Loiret, déjà en légère hausse au premier trimestre, enregistre la croissance la plus forte de la région au deuxième trimestre 2022 (+ 0,4 point) affichant ainsi 7,4 %.

Figure 7Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
2ᵉ trimestre 2022 (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 7,5 0,0 -0,3
Eure-et-Loir 6,9 0,2 -0,3
Indre 7,3 0,3 -0,4
Indre-et-Loire 6,6 0,3 -0,4
Loir-et-Cher 6,1 0,1 -0,4
Loiret 7,4 0,4 0,0
Centre-Val de Loire 6,9 0,2 -0,3
France hors Mayotte 7,4 0,1 -0,5
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affichées sont provisoires.
  • Sources : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Au niveau des zones d’emploi également, le taux de chômage se stabilise ou repart à la hausse (figure 8). La croissance la plus importante est observée dans la zone d’emploi de Pithiviers (+ 0,5 point) où le taux de chômage reste cependant inférieur au niveau régional (6,6 %). Les zones d’emploi de Châteauroux, Orléans et Tours connaissent également une hausse supérieure à celle de la région (+ 0,3 point). Le taux de chômage se stabilise dans les zones d’emploi de Loches (5,9 %), Vierzon (10,6 %), Cosne-Cours-sur-Loire (6,5 %), et Dreux (8,4 %), où il avait déjà augmenté en début d’année.

Figure 8Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2022

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2022 - Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 2ᵉ trimestre 2022 atteint 10,1 %, en augmentation de 0,1 point par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2022. Ce taux est 1,5 fois plus élevé que celui de la zone d’emploi de Pithiviers. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contigües, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
Code de la zone d'emploi 2020 Libellé de la zone d'emploi 2020 Taux (en %) 2ᵉ trimestre 2022 Évolution trimestrielle (en point)
2401 Blois 6,1 0,1
2402 Bourges 7,2 0,1
2403 Chartres 6,1 0,2
2404 Châteaudun 6,5 0,2
2405 Châteauroux 7,3 0,3
2406 Chinon 5,8 0,2
2407 Gien 7,5 0,2
2408 Loches 5,9 0,0
2409 Montargis 10,1 0,1
2410 Orléans 6,5 0,3
2411 Pithiviers 6,6 0,5
2412 Romorantin-Lanthenay 6,5 0,1
2413 Tours 6,7 0,3
2414 Vendôme 5,6 0,2
2415 Vierzon 10,6 0,0
0056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,5 0,0
0057 Dreux 8,4 0,0
0060 Nevers 6,7 0,2
0061 Nogent-le-Rotrou 6,6 0,1
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 2ᵉ trimestre 2022 atteint 10,1 %, en augmentation de 0,1 point par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2022. Ce taux est 1,5 fois plus élevé que celui de la zone d’emploi de Pithiviers. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contigües, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 8Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 2ᵉ trimestre 2022

  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 2ᵉ trimestre 2022 atteint 10,1 %, en augmentation de 0,1 point par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2022. Ce taux est 1,5 fois plus élevé que celui de la zone d’emploi de Pithiviers. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contigües, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Les demandeurs d’emploi sont toujours moins nombreux

Au deuxième trimestre 2022, les demandeurs d’emploi de catégories A, B et C inscrits à Pôle emploi en Centre-Val de Loire sont au nombre de 199 030 (figure 9). Cet effectif, en baisse depuis un an (- 8,6 %), enregistre ce trimestre un nouveau recul par rapport au trimestre précédent (- 2,2 %). Au niveau France entière, le repli est un peu moins important (- 1,7 %), mais légèrement supérieur sur l’année (- 8,9 %). Le nombre de demandeurs d’emploi est ainsi inférieur de 6,2 % à son niveau d’avant-crise, fin 2019 en Centre-Val de Loire, et de 5,7 % en France.

Après quatre trimestres de hausse, les sorties des listes de demandeurs d’emploi sont à nouveau en baisse dans la région (- 3,6 %). Elles restent cependant supérieures aux entrées, plus stables (+ 0,9 %).

Même si le rythme ralentit, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans recule encore nettement (- 3,7 %), tout comme celui des personnes âgées de plus de 50 ans (- 1,2 %). L’effectif des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an diminue de 3,5 %.

Figure 9Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi - Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
2e trimestre 2022 Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 199 030 -2,2 -8,6
Moins de 25 ans 26 290 -3,7 -15,6
50 ans ou plus 54 960 -1,2 -4,5
Inscrits depuis plus d'un an 97 380 -3,5 -12,1
France (en milliers) 5 436 -1,7 -8,9
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

La forte baisse des immatriculations d’entreprises du commerce entraîne un repli global des créations

En légère baisse au trimestre précédent (- 0,4 %), le nombre de créations d’entreprises poursuit plus nettement son recul au deuxième trimestre 2022 (figure 10 ; - 4,2 %). Il demeure cependant supérieur à 7 000 unités.

Le repli des immatriculations concerne avant tout les micro-entrepreneurs (- 5,6 %), et plus faiblement les entreprises classiques (- 1,8 %).

Les créations d’entreprises (y compris micro-entrepreneurs) sont en retrait dans le seul secteur du commerce, transports, hébergement et restauration, dont les immatriculations chutent de 17,6 %, revenant ainsi à leur niveau du deuxième trimestre 2018, sous les 2 000 unités. Les créations dans les secteurs de l’industrie et des services progressent respectivement de 6,1 % et 1,0 %, tandis qu’elles restent stables dans la construction.

Sur l’ensemble de la France, après un trimestre de croissance modérée (+ 0,5 %), le recul est également constaté (- 2,6 %), et uniquement dû à la baisse des immatriculations de micro-entreprises (- 5,6 %), dans un contexte de hausse (+ 2,2 %) du nombre de créations d’entreprises classiques.

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Centre-Val de Loire hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Centre-Val de Loire y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 89,5 93,3 92,8 94,6
2ᵉ trim. 2015 88,9 93,3 94,3 94,1
3ᵉ trim. 2015 93,2 97,0 95,6 95,8
4ᵉ trim. 2015 93,8 100,4 95,8 98,6
1ᵉ trim. 2016 99,1 103,9 99,8 99,9
2ᵉ trim. 2016 102,0 107,5 98,0 104,4
3ᵉ trim. 2016 101,5 106,4 96,8 103,0
4ᵉ trim. 2016 109,5 110,4 97,0 104,6
1ᵉ trim. 2017 108,8 110,6 100,3 106,2
2ᵉ trim. 2017 103,6 111,6 98,3 107,1
3ᵉ trim. 2017 109,6 115,1 105,2 115,1
4ᵉ trim. 2017 111,8 117,7 109,5 118,5
1ᵉ trim. 2018 110,2 116,8 113,3 122,9
2ᵉ trim. 2018 113,4 118,5 118,6 126,9
3ᵉ trim. 2018 115,8 116,1 121,0 128,2
4ᵉ trim. 2018 117,8 119,7 126,6 134,0
1ᵉ trim. 2019 121,3 125,6 133,4 145,0
2ᵉ trim. 2019 119,0 124,6 137,3 145,2
3ᵉ trim. 2019 113,1 124,7 143,1 150,0
4ᵉ trim. 2019 109,6 120,9 141,4 153,0
1ᵉ trim. 2020 108,8 114,2 137,0 139,2
2ᵉ trim. 2020 91,8 86,5 106,5 114,0
3ᵉ trim. 2020 129,3 132,3 163,4 178,9
4ᵉ trim. 2020 128,1 134,4 169,6 179,0
1ᵉ trim. 2021 135,2 135,9 181,7 182,6
2ᵉ trim. 2021 134,9 139,5 168,0 178,3
3ᵉ trim. 2021 134,0 135,8 170,0 173,1
4ᵉ trim. 2021 136,1 136,7 178,5 176,5
1ᵉ trim. 2022 132,0 134,4 177,8 177,4
2ᵉ trim. 2022 129,6 137,4 170,3 172,7
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les défaillances d’entreprises en hausse mais toujours à un niveau relativement faible

Au deuxième trimestre 2022, la hausse du nombre de défaillances d’entreprises s’accentue (figure 11 ; + 16,2 %). Avec la fin progressive des subventions mises en place pendant la crise, ce nombre est en hausse depuis quatre trimestres consécutifs, et approche 1 200 fin juin 2022, en données cumulées sur un an. Il reste encore largement inférieur à son niveau d’avant-crise (plus de 1 700 fin décembre 2019).

Au niveau national, la hausse du nombre de défaillances d’entreprises est similaire à celle enregistrée au trimestre précédant (+ 10,8 %).

L’augmentation des défaillances est, comme au trimestre dernier, plus marquée en moyenne dans l’hébergement-restauration (+ 30,7 %), secteur particulièrement touché par la crise sanitaire. Elle est également importante dans le transport – entreposage (+ 34,4 %).

Figure 11Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2014
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2014)
Centre-Val de Loire France entière
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 100,6 100,5
févr. 2015 102,5 100,3
mars 2015 105,0 102,1
avr. 2015 105,2 102,2
mai 2015 103,2 100,0
juin 2015 104,6 101,4
juil. 2015 103,2 101,0
août 2015 103,3 100,6
sept. 2015 106,2 100,7
oct. 2015 106,2 99,4
nov. 2015 107,3 99,6
déc. 2015 108,2 100,9
janv. 2016 108,9 99,7
févr. 2016 106,5 99,1
mars 2016 104,4 97,8
avr. 2016 103,8 96,8
mai 2016 104,9 99,1
juin 2016 103,5 97,8
juil. 2016 102,0 96,4
août 2016 100,8 96,2
sept. 2016 97,1 95,2
oct. 2016 94,2 94,9
nov. 2016 93,0 94,5
déc. 2016 90,5 93,0
janv. 2017 88,8 92,7
févr. 2017 86,8 91,8
mars 2017 86,8 91,6
avr. 2017 85,4 90,4
mai 2017 86,4 90,4
juin 2017 85,8 89,3
juil. 2017 86,2 88,9
août 2017 85,5 89,0
sept. 2017 86,8 87,9
oct. 2017 87,7 87,6
nov. 2017 87,1 87,0
déc. 2017 87,6 87,2
janv. 2018 86,2 86,5
févr. 2018 84,5 86,0
mars 2018 84,0 84,9
avr. 2018 84,0 85,2
mai 2018 82,7 84,3
juin 2018 82,1 84,4
juil. 2018 82,6 84,8
août 2018 82,9 85,2
sept. 2018 82,8 85,5
oct. 2018 85,2 86,3
nov. 2018 85,6 86,3
déc. 2018 85,5 86,4
janv. 2019 86,9 87,0
févr. 2019 88,5 87,0
mars 2019 87,6 86,6
avr. 2019 87,2 86,8
mai 2019 85,6 86,6
juin 2019 84,5 85,8
juil. 2019 84,6 85,7
août 2019 84,5 84,7
sept. 2019 83,7 84,0
oct. 2019 80,9 83,0
nov. 2019 80,6 82,3
déc. 2019 80,1 81,7
janv. 2020 76,8 79,8
févr. 2020 76,0 78,6
mars 2020 72,9 75,4
avr. 2020 68,1 70,5
mai 2020 65,3 66,3
juin 2020 64,3 64,2
juil. 2020 60,8 61,6
août 2020 59,7 60,8
sept. 2020 55,5 58,4
oct. 2020 51,5 55,2
nov. 2020 48,9 52,6
déc. 2020 46,0 49,9
janv. 2021 44,5 47,7
févr. 2021 42,2 45,1
mars 2021 42,5 44,9
avr. 2021 44,2 46,0
mai 2021 44,4 46,9
juin 2021 42,5 46,2
juil. 2021 42,0 45,0
août 2021 42,0 44,8
sept. 2021 42,7 44,0
oct. 2021 43,6 43,6
nov. 2021 43,9 43,7
déc. 2021 44,8 44,1
janv. 2022 45,4 45,0
févr. 2022 46,8 46,5
mars 2022 47,0 48,4
avr. 2022 47,9 50,2
mai 2022 51,5 51,7
juin 2022 54,6 53,6
juil. 2022 57,5 55,8
  • Notes : données mensuelles brutes au 23 sept. 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 11Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 23 sept. 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Le nombre de logements autorisés diminue

Après un important rebond entamé au deuxième trimestre 2021, le nombre d’autorisations de construction de logements en Centre-Val de Loire, mesuré en données cumulées sur douze mois, est en recul au deuxième trimestre 2022 (- 2,1 %). En progression de 17,7 % sur un an, il demeure cependant élevé. À l’échelle de la France hors Mayotte, la tendance diffère ce trimestre avec une poursuite de la hausse (+ 2,1 %).

Le nombre de logements commencés continue de croître (figure 12 ; + 0,9 %), mais bien moins fortement qu’au trimestre précédent. Cette évolution atone concerne aussi bien les logements individuels que collectifs. Au niveau national, les mises en chantier, qui n’avaient que faiblement progressé au premier trimestre 2022, se replient (- 1,5 %).

Ainsi, le nombre de logements commencés reste nettement supérieur à son niveau d’avant-crise en Centre-Val de Loire (+ 22 %), et toujours légèrement supérieur en France hors Mayotte (+ 1,0 %).

Figure 12Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2014)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 98,0 99,2
févr. 2015 98,0 99,3
mars 2015 96,1 99,3
avr. 2015 94,1 98,3
mai 2015 92,2 97,6
juin 2015 91,2 98,3
juil. 2015 89,2 97,7
août 2015 89,2 98,3
sept. 2015 91,2 98,7
oct. 2015 89,2 98,9
nov. 2015 85,3 100,1
déc. 2015 86,3 101,4
janv. 2016 88,2 101,7
févr. 2016 88,2 103,1
mars 2016 88,2 102,2
avr. 2016 87,3 103,2
mai 2016 91,2 105,9
juin 2016 91,2 106,2
juil. 2016 95,1 106,5
août 2016 93,1 106,6
sept. 2016 90,2 107,0
oct. 2016 91,2 108,2
nov. 2016 89,2 109,0
déc. 2016 89,2 110,1
janv. 2017 88,2 112,2
févr. 2017 90,2 112,9
mars 2017 92,2 116,4
avr. 2017 93,1 117,6
mai 2017 94,1 117,8
juin 2017 95,1 119,3
juil. 2017 95,1 121,5
août 2017 98,0 122,1
sept. 2017 100,0 123,0
oct. 2017 102,0 123,9
nov. 2017 104,9 126,1
déc. 2017 111,8 129,7
janv. 2018 111,8 129,2
févr. 2018 109,8 128,8
mars 2018 107,8 127,6
avr. 2018 109,8 127,8
mai 2018 107,8 127,9
juin 2018 106,9 127,8
juil. 2018 104,9 126,6
août 2018 101,0 125,9
sept. 2018 99,0 125,3
oct. 2018 95,1 125,2
nov. 2018 96,1 123,3
déc. 2018 87,3 119,5
janv. 2019 92,2 119,4
févr. 2019 92,2 119,2
mars 2019 94,1 118,3
avr. 2019 92,2 117,7
mai 2019 92,2 116,5
juin 2019 93,1 114,9
juil. 2019 93,1 115,2
août 2019 94,1 114,8
sept. 2019 93,1 114,6
oct. 2019 94,1 113,6
nov. 2019 96,1 113,9
déc. 2019 100,0 113,9
janv. 2020 96,1 114,0
févr. 2020 99,0 113,7
mars 2020 94,1 111,4
avr. 2020 91,2 106,4
mai 2020 89,2 105,0
juin 2020 91,2 105,6
juil. 2020 98,0 105,3
août 2020 100,0 106,4
sept. 2020 99,0 106,2
oct. 2020 101,0 106,0
nov. 2020 99,0 105,1
déc. 2020 99,0 104,2
janv. 2021 99,0 103,3
févr. 2021 98,0 103,6
mars 2021 102,0 107,4
avr. 2021 110,8 112,3
mai 2021 114,7 114,6
juin 2021 112,7 114,7
juil. 2021 104,9 113,8
août 2021 104,9 113,6
sept. 2021 109,8 114,1
oct. 2021 111,8 115,1
nov. 2021 113,7 116,0
déc. 2021 112,7 116,3
janv. 2022 112,7 116,7
févr. 2022 117,6 116,6
mars 2022 120,6 116,8
avr. 2022 119,6 115,6
mai 2022 118,6 115,5
juin 2022 121,6 115,2
juil. 2022 125,5 114,6
août 2022 126,5 114,1
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 12Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Rebond de la fréquentation hôtelière au 2ᵉ trimestre

Après un début d’année très en retrait par rapport à 2019, la fréquentation hôtelière se rapproche de ses niveaux d’avant-crise au deuxième trimestre 2022. Avec 1 700 000 nuitées ce trimestre, le déficit de fréquentation en région n’atteint plus que 4,0 % par rapport à la même période en 2019, contre 8,0 % pour le premier trimestre.

La baisse du nombre de nuitées est plus accentuée pour le mois d’avril (- 9,9 % par rapport à avril 2019), et toujours sensible au mois de juin (- 6,2 %). À l’inverse, le mois de mai est davantage prisé que trois ans auparavant (+ 4 %) et cette hausse de fréquentation est principalement portée par la clientèle résidant en France (+ 13,2 %).

L’écart de nuitées au niveau France entière est légèrement inférieur à celui de la région (- 3,3 % par rapport à 2019). Il est imputable à la baisse de fréquentation de la clientèle résidant à l’étranger, qui apparaît plus marquée sur le territoire régional que national (en repli respectif de 23,0 % et 13,4 %). L’écart de fréquentation tend toutefois à diminuer au fil des mois, passant de - 32,1 % en avril 2022 en Centre-Val de Loire, à - 15,3 % en juin.

La part de la clientèle d’affaire dépasse son niveau de 2019 de 4,9 %.

Encadré 1 - Contexte international – Les perspectives économiques mondiales s’assombrissent

Plusieurs chocs exogènes ont récemment affecté l’économie mondiale : la guerre en Ukraine qui a exacerbé les difficultés d’approvisionnement, notamment énergétique, les confinements stricts en Chine au printemps et les fortes chaleurs en été. Au deuxième trimestre cependant, alors que l’économie américaine se repliait légèrement, les économies européennes ont bénéficié du rattrapage post-covid, notamment dans les services et le tourisme. Dans un contexte d’incertitudes tant géopolitiques qu’énergétiques, auxquelles s’ajoute le resserrement monétaire en cours, les économies occidentales ralentiraient en fin d’année, voire se replieraient pour les plus affectées par les difficultés d’approvisionnement en énergie.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité s’est redressée au deuxième trimestre 2022

Après son léger repli en début d’année (- 0,2 % au premier trimestre), l’activité française s’est redressée au deuxième trimestre (+ 0,5 %), tirée par le rebond des secteurs ayant pâti de la vague pandémique (hébergement-restauration, services de transport…). La consommation a progressé modérément, atténuée par des achats de biens de nouveau en baisse, en lien avec la hausse continue de l’inflation. Celle-ci s’est située autour de 6 % sur un an pendant l’été et a légèrement diminué en septembre (5,6 % sur un an selon l’estimation provisoire). L’emploi est resté dynamique, porté en partie par l’alternance. Au troisième trimestre, l’activité aurait continué à progresser mais en ralentissant (+ 0,2 % prévu), bénéficiant encore d’effets de rattrapage dans les services. Compte tenu de l’assombrissement du contexte international, l’activité pourrait marquer le pas en fin d’année.

Publication rédigée par :Caroline Chalot, Noémie Le Brazidec, Émilie Piraux (Insee)

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.