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Insee Conjoncture Grand Est · Juillet 2022 · n° 33
Insee Conjoncture Grand EstL'activité et l'emploi marquent le pasNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2022

Florent Isel, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Karina Mom, Béatrice Neiter, Olivasoa Razafindramanana, Loïc Rousseau (Insee)

Au 1ᵉʳ trimestre 2022, dans le Grand Est, l’emploi interrompt sa progression entamée début 2021, tandis qu’il augmente en France. L’intérim, particulièrement dynamique lors des fêtes de fin d’année, recule ce trimestre. Hormis dans l’hébergement-restauration et l’industrie, le nombre de salariés en activité partielle continue de chuter.

Le taux de chômage baisse légèrement pour s’établir à 7,1 % de la population active. Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi diminue encore ce trimestre, et les demandeurs d’emploi de longue durée sont moins nombreux qu’avant-crise.

Le nombre d’heures travaillées retrouve son niveau pré-pandémie ; il le dépasse même dans les services et la construction, alors que l’industrie peine encore.

Les créations d’entreprises reculent mais restent supérieures au niveau de fin 2019 ; le statut de micro-entrepreneurs, très fréquent en 2021, perd du terrain. Touchant tous les départements et secteurs, les défaillances progressent nettement, en contraste avec la tendance observée depuis 2019 et la pandémie.

La nouvelle flambée des contaminations pénalise les hébergements touristiques de la région, et la fréquentation chute à nouveau cet hiver.

La construction reste dynamique, au-delà des évolutions nationales.

L’activité économique et l’emploi progressent dans les pays voisins.

Insee Conjoncture Grand Est
No 33
Paru le : Paru le 12/07/2022
Avertissement sur l’emploi salarié localisé

Les Estimations trimestrielles d’emploi au premier trimestre 2022 sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement, car elles bénéficient de plusieurs changements méthodologiques.

La Caisse nationale de l’Urssaf a, en juin 2021, basculé l’ensemble de son système statistique vers la source des déclarations sociales nominatives (DSN), générant des révisions des séries longues du nombre de postes salariés sur le champ privé hors intérim. Cette révision est maintenant prise en compte dans les séries diffusées par l’Insee. S’y ajoute la révision, habituelle, liée à la mise à jour des modèles calculant les corrections des variations saisonnières.

Par ailleurs, les alternants (en apprentissage ou contrat de professionnalisation) sont désormais inclus explicitement dans la dynamique de l’emploi salarié sur les années récentes. Cela conduit à comptabiliser 240 000 créations d’emplois supplémentaires entre fin 2019 et fin 2021, l’apprentissage ayant fortement augmenté entre fin 2019 et fin 2021.

Enfin, les niveaux d’emploi en séries longues des Estimations trimestrielles d’emploi sont calés sur les Estimations annuelles d’emploi, qui ont été l’objet d’un rebasement au printemps 2022.

Ces différentes révisions sont détaillées dans la note méthodologique sur l’emploi salarié.

L’emploi est stable ce trimestre

Dans le Grand Est au 1ᵉʳ trimestre 2022, l’emploi salarié est stable après quatre trimestres de hausse. Entre fin 2019 et mars 2022, il a augmenté de 1,6 %, grâce au fort redémarrage de l’économie en 2021. La hausse du nombre d’alternants (salariés en apprentissage ou en contrat de qualification) contribue pour moitié à cette croissance de l’emploi.

Au niveau national, l’emploi continue de progresser ce trimestre, mais moins rapidement qu’au 4e trimestre 2021 (+ 0,3 % après + 0,6 %). Le Grand Est et la Guadeloupe sont les deux seules régions où l’emploi n’augmente plus ce trimestre. En France entière, l’emploi est en hausse de 2,8 % par rapport à son niveau d’avant-crise, soit 1,2 point de plus que dans le Grand Est.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,7 100,0 99,7 99,9
2ᵉ trim. 2015 99,7 100,2 99,6 100,2
3ᵉ trim. 2015 99,8 100,3 99,7 100,3
4ᵉ trim. 2015 99,6 100,4 99,6 100,5
1ᵉ trim. 2016 99,7 100,6 99,6 100,7
2ᵉ trim. 2016 99,9 100,8 99,9 101,0
3ᵉ trim. 2016 100,1 101,1 100,2 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,0 101,2 100,1 101,4
1ᵉ trim. 2017 100,4 101,6 100,5 101,9
2ᵉ trim. 2017 100,7 102,0 100,9 102,4
3ᵉ trim. 2017 100,8 102,1 101,1 102,6
4ᵉ trim. 2017 101,0 102,5 101,5 103,2
1ᵉ trim. 2018 101,0 102,7 101,4 103,5
2ᵉ trim. 2018 100,8 102,8 101,4 103,7
3ᵉ trim. 2018 100,6 102,7 101,1 103,7
4ᵉ trim. 2018 100,6 103,1 101,2 104,1
1ᵉ trim. 2019 101,0 103,6 101,6 104,8
2ᵉ trim. 2019 100,9 103,9 101,6 105,0
3ᵉ trim. 2019 101,2 104,3 101,8 105,6
4ᵉ trim. 2019 101,2 104,6 101,9 106,0
1ᵉ trim. 2020 99,1 102,5 99,1 103,2
2ᵉ trim. 2020 98,6 102,0 98,7 102,8
3ᵉ trim. 2020 100,2 103,8 100,6 104,7
4ᵉ trim. 2020 100,1 103,8 100,5 104,6
1ᵉ trim. 2021 100,8 104,5 101,4 105,6
2ᵉ trim. 2021 101,8 105,8 102,6 107,1
3ᵉ trim. 2021 102,1 106,6 103,2 108,1
4ᵉ trim. 2021 102,9 107,2 104,2 109,0
1ᵉ trim. 2022 102,8 107,5 104,2 109,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Baisse de l’emploi en intérim

Dans la région, l’emploi en intérim diminue de 2,7 % ce trimestre, soit 1 900 intérimaires en moins. La baisse se fait principalement sentir dans les services marchands (- 1 900 emplois en intérim). Cette diminution concerne notamment les activités de transport et d’entreposage en Moselle : le contrecoup du pic d’activité de fin d’année, en raison des commandes liées aux fêtes, peut expliquer cette baisse.

Hors intérim, l’emploi est quasiment stable ce trimestre. Il progresse de 0,4 % dans les services marchands, soit 2 900 salariés supplémentaires par rapport à fin 2021. L’emploi de ce secteur est porté par les services aux entreprises et par le transport et entreposage (respectivement + 2 300 et + 700 emplois). L’emploi croît plus faiblement dans la construction (+ 0,2 %) et reste stable dans l’industrie. À l’inverse, il diminue dans les services non marchands (- 0,2 %).

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,2 99,8
2ᵉ trim. 2015 102,3 103,7
3ᵉ trim. 2015 106,3 107,5
4ᵉ trim. 2015 111,0 109,9
1ᵉ trim. 2016 109,1 110,1
2ᵉ trim. 2016 110,0 112,7
3ᵉ trim. 2016 110,9 116,8
4ᵉ trim. 2016 116,9 121,9
1ᵉ trim. 2017 122,4 126,9
2ᵉ trim. 2017 129,4 132,8
3ᵉ trim. 2017 134,5 137,3
4ᵉ trim. 2017 141,8 142,4
1ᵉ trim. 2018 139,5 143,7
2ᵉ trim. 2018 138,8 141,0
3ᵉ trim. 2018 136,0 141,0
4ᵉ trim. 2018 130,6 137,6
1ᵉ trim. 2019 136,1 142,8
2ᵉ trim. 2019 132,1 140,9
3ᵉ trim. 2019 129,6 140,3
4ᵉ trim. 2019 123,5 138,1
1ᵉ trim. 2020 72,3 85,1
2ᵉ trim. 2020 91,1 102,9
3ᵉ trim. 2020 111,8 125,5
4ᵉ trim. 2020 118,9 130,7
1ᵉ trim. 2021 124,4 134,1
2ᵉ trim. 2021 123,8 136,8
3ᵉ trim. 2021 126,8 138,8
4ᵉ trim. 2021 139,7 146,9
1ᵉ trim. 2022 135,9 144,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,9 99,4 99,9 99,8
2ᵉ trim. 2015 97,8 98,9 100,0 99,9
3ᵉ trim. 2015 97,1 98,4 100,1 99,8
4ᵉ trim. 2015 96,6 97,9 100,0 99,7
1ᵉ trim. 2016 96,5 97,4 100,6 99,8
2ᵉ trim. 2016 96,1 97,1 100,9 99,8
3ᵉ trim. 2016 95,8 96,9 101,1 99,9
4ᵉ trim. 2016 95,2 96,3 101,5 99,8
1ᵉ trim. 2017 95,9 96,0 101,6 99,9
2ᵉ trim. 2017 96,3 96,0 102,0 100,0
3ᵉ trim. 2017 96,5 95,7 102,4 99,6
4ᵉ trim. 2017 96,5 95,7 102,6 99,7
1ᵉ trim. 2018 96,9 95,7 102,7 99,5
2ᵉ trim. 2018 97,1 95,3 102,9 99,2
3ᵉ trim. 2018 97,2 95,1 102,5 99,0
4ᵉ trim. 2018 97,5 95,1 102,8 99,0
1ᵉ trim. 2019 98,7 95,1 103,0 99,2
2ᵉ trim. 2019 99,3 95,0 103,2 99,1
3ᵉ trim. 2019 100,0 95,0 103,7 99,2
4ᵉ trim. 2019 100,9 94,9 104,2 99,3
1ᵉ trim. 2020 101,0 94,3 102,8 98,9
2ᵉ trim. 2020 101,0 93,7 101,5 98,1
3ᵉ trim. 2020 102,4 93,1 103,3 98,9
4ᵉ trim. 2020 103,1 92,6 102,2 99,4
1ᵉ trim. 2021 104,6 92,8 103,1 99,7
2ᵉ trim. 2021 105,0 92,9 105,0 100,0
3ᵉ trim. 2021 105,6 93,0 106,3 99,7
4ᵉ trim. 2021 106,1 93,2 106,9 99,9
1ᵉ trim. 2022 106,3 93,2 107,3 99,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Diminution de l’emploi en Meurthe-et-Moselle, en Moselle et dans le Bas-Rhin

Ce trimestre, l’emploi diminue en Meurthe-et-Moselle, en Moselle et dans le Bas-Rhin (entre - 0,4 % et - 0,2 %). Il continue d’augmenter dans l’Aube, le Haut-Rhin, les Ardennes et la Meuse (entre + 0,2 % et + 0,4 %). Malgré une nette hausse ce trimestre, la Meuse n’a toujours pas retrouvé son niveau d’emploi d’avant-crise, alors que la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et le Bas-Rhin comptent respectivement 1,5 %, 2,3 % et 2,7 % d’emplois de plus par rapport à fin 2019.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
4ᵉ trim. 2021 1ᵉ trim. 2022
Ardennes 0,4 0,3
Aube 0,2 0,2
Marne 0,2 0,1
Haute-Marne 0,0 0,1
Meurthe-et-Moselle 0,6 -0,4
Meuse 0,2 0,4
Moselle 1,1 -0,2
Bas-Rhin 1,0 -0,2
Haut-Rhin 0,8 0,2
Vosges 0,8 0,1
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le recours à l’activité partielle en chute continue

Le dispositif d’activité partielle ou chômage partiel amortit la crise sur l’emploi, en soutenant les entreprises face à la baisse d’activité provoquée par la situation sanitaire, et assure aux salariés une indemnisation en compensation de la perte de salaire. Les demandes d’autorisation préalable (DAP) déposées par les établissements sont nécessaires pour recourir à l’activité partielle. Suite à ces demandes, une mise en activité partielle n’est pas forcément effective. En cas de placement effectif en activité partielle, les demandes d’indemnisation (DI) doivent être déposées dans un délai de 6 mois. Les données présentées couvrent les demandes formulées jusqu’au 29 mai 2022, celles de ce premier trimestre 2022 sont susceptibles d’être révisées (marginalement et plutôt à la hausse).

Au 1ᵉʳ trimestre 2022, le nombre de salariés placés en activité partielle continue de chuter. Après 23 800 salariés concernés au moins un jour en décembre 2021, ils sont 20 100 en janvier, 16 000 en février et seulement 12 600 en mars.

Le recours à l’activité partielle diminue malgré la reprise de l’épidémie de Covid-19 fin 2021 et début 2022. Ce n’est cependant pas le cas dans tous les secteurs d’activité. Ainsi dans l’hébergement-restauration, 4 500 salariés sont placés en activité partielle en janvier, un niveau sans commune mesure avec la période de mars 2020 à juin 2021 (entre 14 700 et 64 100 salariés), mais qui n’avait plus été atteint depuis août 2021 ; le recours à l’activité partielle baisse ensuite à nouveau (3 900 salariés en février, puis 2 000 en mars). En mars, l’industrie concentre la moitié des salariés en activité partielle de la région, avec 6 400 salariés indemnisés, contre 4 800 en février.

Figure 5Activité partielle : nombre de salariés concernés par une demande d’indemnisation dans le Grand Est selon les secteurs

Activité partielle : nombre de salariés concernés par une demande d’indemnisation dans le Grand Est selon les secteurs
Agriculture Industrie Construction Commerce Hébergement et restauration Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien Autres services (marchands et non marchands)
Mars 2020 2 070 116 225 70 750 98 220 59 230 77 490 113 425
Avril 2020 2 480 147 005 82 750 121 270 64 110 87 105 146 400
Mai 2020 1 980 113 045 41 140 100 150 60 810 68 010 131 820
Juin 2020 840 60 845 6 650 29 960 38 620 26 660 57 145
Juillet 2020 410 38 540 2 410 13 495 22 570 16 140 27 800
Août 2020 180 18 255 1 205 6 945 14 650 9 125 14 840
Septembre 2020 125 22 200 1 350 6 970 16 300 9 620 13 750
Octobre 2020 210 18 110 1 025 18 630 35 365 8 375 22 485
Novembre 2020 790 22 640 2 325 48 815 53 740 16 370 48 570
Décembre 2020 585 20 990 1 950 19 085 56 350 13 220 32 290
Janvier 2021 550 18 080 2 245 18 625 51 935 11 305 29 015
Février 2021 465 18 960 2 295 21 505 50 825 11 245 29 465
Mars 2021 455 22 920 1 695 23 115 55 970 12 790 32 200
Avril 2021 580 23 000 2 570 38 890 49 710 15 980 48 575
Mai 2021 360 20 385 1 150 28 915 44 260 10 475 26 725
Juin 2021 205 18 990 755 5 680 29 265 7 705 16 455
Juillet 2021 50 10 430 300 1 865 7 085 4 295 5 015
Août 2021 65 5 355 220 1 425 5 570 2 960 3 440
Septembre 2021 30 14 945 315 1 490 4 080 3 925 3 400
Octobre 2021 20 18 225 210 1 005 2 035 3 315 1 920
Novembre 2021 15 14 680 345 1 245 1 815 3 105 2 565
Décembre 2021 15 13 670 345 1 105 2 705 2 275 3 660
Janvier 2022 20 7 475 505 1 230 4 515 2 300 4 075
Février 2022 15 4 810 490 890 3 860 2 585 3 330
Mars 2022 10 6 395 315 545 2 025 1 370 1 935
  • Note : données mensuelles brutes, provisoires pendant un an.
  • Source : ASP-DGEFP-Dares - Extraction du SI APART du 29 mai 2022.

Figure 5Activité partielle : nombre de salariés concernés par une demande d’indemnisation dans le Grand Est selon les secteurs

  • Note : données mensuelles brutes, provisoires pendant un an.
  • Source : ASP-DGEFP-Dares - Extraction du SI APART du 29 mai 2022.
Avertissement sur le marché du travail

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données durant la phase de montée en charge du dispositif.

Moins de demandeurs d’emploi de longue durée qu’avant la crise

Au 1ᵉʳ trimestre 2022 dans le Grand Est, 244 540 personnes sont inscrites à Pôle emploi et n’ont exercé aucune activité (catégorie A). La diminution amorcée au 3e trimestre 2020 se poursuit (- 5,8 % ce trimestre après - 5,2 % au 4e trimestre 2021). La baisse concerne tous les départements de la région, de - 3,9 % dans la Marne et les Ardennes à - 6,8 % en Moselle. La forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi du 1ᵉʳ semestre 2020 est effacée, et dans la région, ce nombre est 10,5 % inférieur à celui du dernier trimestre 2019. À l’échelle de la France métropolitaine, la tendance est similaire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A décroît de 5,3 % par rapport au trimestre précédent et de 10,7 % par rapport au 4e trimestre 2019.

L’amélioration est nettement plus marquée chez les jeunes (- 12,1 % ce trimestre). Elle est moindre chez les 25-49 ans et surtout chez les 50 ans ou plus (respectivement - 5,6 % et - 3,5 %).

En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C s’établit à 428 240, en recul de 2,8 % ce trimestre et de 3,5 % par rapport au dernier trimestre 2019. On compte 210 880 demandeurs d’emploi de longue durée : leur nombre diminue plus rapidement (- 4,6 %) et repasse pour la première fois en dessous du niveau de l’automne 2019 (- 1,9 %).

En termes de flux, les entrées à Pôle emploi en catégories A, B, C sont en hausse ce trimestre (+ 1,1 %) alors que les sorties sont quasiment stables.

Légère baisse du chômage

Après une forte baisse au 4e trimestre 2021, le taux de chômage du Grand Est continue de diminuer au 1ᵉʳ trimestre 2022, mais plus faiblement (- 0,2 point). Il s’établit à 7,1 % de la population active, un niveau identique à celui de la France métropolitaine. Comme à l’automne 2021, ce recul résulte de l’amélioration de la situation marché du travail : certains chômeurs retrouvent un emploi ce trimestre.

Le taux de chômage diminue de 0,3 point dans le Haut-Rhin et de 0,2 point dans la Haute-Marne, la Meuse, la Moselle et le Bas-Rhin ; il est quasi stable dans les cinq autres départements. Les taux les plus faibles se situent dans la Haute-Marne et le Bas-Rhin (respectivement 6,1 % et 6,2 %) et les plus élevés dans l’Aube et les Ardennes (9,7 % et 9,3 %).

À l’échelle des zones d’emploi, le chômage reste quasi stable partout, hormis dans celles de Forbach et de Mulhouse (- 0,6 et - 0,4 point). La zone de Forbach enregistre certes la plus forte baisse, mais elle conserve aussi le taux de chômage le plus élevé de la région (11,5 %). Les zones d’Épernay et de Haguenau ont toujours le chômage le plus faible, avec un taux de 4,7 %.

Figure 6Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 10,4 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,2 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,4 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,3 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,1 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,1 10,2
2ᵉ trim. 2016 9,9 10,0
3ᵉ trim. 2016 9,8 9,9
4ᵉ trim. 2016 9,9 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,5 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,4 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,3 9,5
4ᵉ trim. 2017 8,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 8,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,7 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,4 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,3 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,9 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,6 7,9
2ᵉ trim. 2020 7,0 7,2
3ᵉ trim. 2020 8,7 9,1
4ᵉ trim. 2020 7,8 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,9 8,1
2ᵉ trim. 2021 7,7 8,0
3ᵉ trim. 2021 7,8 8,0
4ᵉ trim. 2021 7,3 7,4
1ᵉ trim. 2022 7,1 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 7Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 1ᵉʳ trimestre 2022

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 1ᵉʳ trimestre 2022 - Lecture : dans la zone d'emploi de Colmar, le taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2022 atteint 5,4 %, en baisse de 0,3 point par rapport 4ᵉ trimestre 2021. Ce taux est 1,5 fois plus faible que celui de la zone d'emploi de Mulhouse, en baisse, qui atteint 8,1 % au 1ᵉʳ trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
CNTR Code Géographique Libellé Taux de chômage (en %) Évolution par rapport au trimestre précédent (en points de %)
BE BE3 Région wallonne 8,4 -0,1
CH CH_NW Suisse du Nord-Ouest 4,5 0,5
DE DE1 Bade-Wurtemberg 3,4 0,0
DE DEB Rhénanie-Palatinat 4,5 0,1
DE DEC Sarre 6,1 0,0
LU LU Luxembourg 4,7 -0,4
FR 0056 Cosne-Cours-sur-Loir 6,4 0,2
FR 1101 Cergy-Vexin 7,0 -0,2
FR 1102 Coulommiers 5,8 -0,1
FR 1103 Etampes 5,2 -0,1
FR 1104 Évry 7,0 -0,1
FR 1105 Fontainebleau-Nemours 7,0 -0,1
FR 1106 Marne-la-Vallée 6,2 -0,2
FR 1107 Meaux 7,1 -0,2
FR 1108 Melun 7,4 -0,2
FR 1109 Paris 7,0 -0,2
FR 1110 Provins 7,9 0,0
FR 1111 Rambouillet 4,5 -0,1
FR 1112 Roissy 9,3 -0,2
FR 1113 Saclay 5,6 -0,2
FR 1114 Seine-Yvelinoise 7,4 0,0
FR 1115 Versailles-Saint-Quentin 5,3 -0,1
FR 2401 Blois 6,0 0,1
FR 2402 Bourges 7,0 0,1
FR 2403 Chartres 5,9 0,0
FR 2404 Châteaudun 6,2 0,2
FR 2405 Châteauroux 7,0 0,0
FR 2406 Chinon 5,6 0,1
FR 2407 Gien 7,2 0,1
FR 2408 Loches 5,9 0,2
FR 2409 Montargis 9,9 0,1
FR 2410 Orléans 6,1 0,0
FR 2411 Pithiviers 6,1 0,0
FR 2412 Romorantin-Lanthenay 6,4 -0,1
FR 2413 Tours 6,4 0,1
FR 2414 Vendôme 5,4 0,0
FR 2415 Vierzon 10,5 0,1
FR 2701 Autun 7,2 0,2
FR 2702 Auxerre 6,4 0,0
FR 2703 Avallon 5,8 0,1
FR 2704 Beaune 4,1 -0,1
FR 2705 Belfort 7,9 -0,3
FR 2706 Besançon 5,8 -0,1
FR 2707 Chalon-sur-Saône 6,2 -0,1
FR 2708 Charolais 5,2 0,2
FR 2709 Châtillon-Montbard 5,3 0,1
FR 2710 Creusot-Montceau 7,9 0,1
FR 2711 Dijon 5,8 0,0
FR 2712 Dole 5,5 0,1
FR 2713 Lons-le-Saunier 4,7 0,0
FR 2714 Montbéliard 8,9 -0,6
FR 2715 Pontarlier 4,9 -0,2
FR 2716 Saint-Claude 5,6 -0,2
FR 2717 Sens 7,0 -0,1
FR 2718 Vesoul 6,2 0,0
FR 2756 Cosne-Cours-sur-Loire - partie Bourgogne Franche Comté 6,9 0,3
FR 2759 Mâcon - partie Bourgogne Franche Comté 5,7 0,1
FR 2760 Nevers - partie Bourgogne Franche Comté 6,3 0,1
FR 3201 Abbeville 7,6 0,0
FR 3202 Amiens 8,6 -0,1
FR 3203 Arras 5,8 -0,2
FR 3204 Berck 6,2 -0,1
FR 3205 Béthune 8,3 -0,1
FR 3206 Boulogne-sur-Mer 7,8 -0,3
FR 3207 Calais 10,6 -0,5
FR 3208 Cambrai 9,7 -0,1
FR 3209 Château-Thierry 9,1 -0,1
FR 3210 Compiègne 7,4 -0,1
FR 3211 Creil 7,4 -0,1
FR 3212 Douai 11,0 -0,1
FR 3213 Dunkerque 8,3 -0,3
FR 3214 Laon 9,5 -0,1
FR 3215 Lens 9,9 -0,2
FR 3216 Lille 6,5 -0,3
FR 3217 Maubeuge 11,9 -0,1
FR 3218 Roubaix-Tourcoing 11,3 0,0
FR 3219 Saint-Omer 7,1 -0,1
FR 3220 Saint-Quentin 11,3 0,0
FR 3221 Soissons 8,5 -0,1
FR 3222 Valenciennes 11,9 0,0
FR 3254 Beauvais - partie Hauts de France 7,5 -0,1
FR 3258 La Vallée de la Bresle - Vimeu - partie Hauts de France 7,9 0,1
FR 4401 Bar-le-Duc 6,7 -0,1
FR 4402 Châlons-en-Champagne 6,5 0,0
FR 4403 Charleville-Mézières 10,1 0,1
FR 4404 Chaumont 5,2 -0,3
FR 4405 Colmar 5,4 -0,3
FR 4406 Épernay 4,7 0,1
FR 4407 Épinal 7,2 -0,2
FR 4408 Forbach 11,5 -0,6
FR 4409 Haguenau 4,7 -0,1
FR 4410 Metz 7,2 -0,2
FR 4411 Mulhouse 8,1 -0,4
FR 4412 Nancy 6,8 -0,1
FR 4413 Reims 8,1 -0,2
FR 4414 Remiremont 6,3 -0,1
FR 4415 Romilly-sur-Seine 9,0 0,1
FR 4416 Saint-Avold 7,3 -0,3
FR 4417 Saint-Dié-des-Vosges 9,5 -0,2
FR 4418 Saint-Louis 6,2 -0,2
FR 4419 Sarrebourg 5,1 -0,2
FR 4420 Sarreguemines 6,9 -0,1
FR 4421 Sedan 8,6 -0,1
FR 4422 Sélestat 5,0 -0,3
FR 4423 Strasbourg 6,9 -0,2
FR 4424 Thionville 7,1 -0,2
FR 4425 Troyes 9,5 0,1
FR 4426 Verdun 7,7 -0,1
FR 4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 7,6 0,1
  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH)
  • Note : données provisoires pour le 1ᵉʳ trimestre 2022.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : dans la zone d'emploi de Colmar, le taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2022 atteint 5,4 %, en baisse de 0,3 point par rapport 4ᵉ trimestre 2021. Ce taux est 1,5 fois plus faible que celui de la zone d'emploi de Mulhouse, en baisse, qui atteint 8,1 % au 1ᵉʳ trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

Figure 7Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 1ᵉʳ trimestre 2022

  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH)
  • Note : données provisoires pour le 1ᵉʳ trimestre 2022.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : dans la zone d'emploi de Colmar, le taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2022 atteint 5,4 %, en baisse de 0,3 point par rapport 4ᵉ trimestre 2021. Ce taux est 1,5 fois plus faible que celui de la zone d'emploi de Mulhouse, en baisse, qui atteint 8,1 % au 1ᵉʳ trimestre 2022. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

L’activité économique reste à son niveau d’avant-crise

Avertissement

Ce texte traite de la baisse de l’activité économique à travers le volume de travail, soit le nombre d’heures rémunérées par les entreprises du secteur privé. Elles correspondent aux heures payées par les entreprises aux salariés, y compris les heures supplémentaires et les congés payés. Les arrêts maladie et l’activité partielle ne sont pas comptés dans ces heures rémunérées.

Dans le Grand Est, l’activité économique a retrouvé son niveau d’avant-crise au 4e trimestre 2021. Au 1ᵉʳ trimestre 2022, l’activité reste proche de celle d’il y a trois ans (- 0,3 % en janvier, + 0,9 % en février et + 2,1 % en mars, par rapport aux mêmes mois de 2019). France entière, l’activité dépasse significativement son niveau de 2019 en fin de trimestre (+ 1,4 % en janvier, + 3,1 % en février et + 4,0 % en mars).

Dans la construction et les services, le volume de travail est supérieur à celui de 2019

Dans les services et la construction, le volume de travail était aussi identique à son niveau d’avant-crise à la fin de l’année 2021, et un trimestre plus tard, il en est même supérieur. Ainsi dans les services marchands, le nombre d’heures rémunérées est en hausse de 3,0 % en mars, comparé à mars 2019, après + 1,8 % en février et + 0,6 % en janvier. Les principaux secteurs des services marchands dépassent tous leur niveau d’activité d’avant-crise, y compris l’hébergement-restauration. Le redressement est particulièrement net dans le secteur de la culture et des loisirs, avec un volume de travail supérieur de 8 % à celui d’il y a trois ans. Dans la construction comme dans les services non marchands, l’activité dépasse de 5 % son niveau du 1ᵉʳ trimestre 2019.

L’industrie encore ralentie par les difficultés d’approvisionnement

L’industrie continue de pâtir de difficultés d’approvisionnement et de la hausse des prix. La reprise économique mondiale, la guerre en Ukraine et les confinements en Chine alimentent la pénurie de matières premières et de composants électroniques, et poussent les prix à la hausse. L’activité industrielle reste ce trimestre 4,5 % plus faible que trois ans auparavant ; l’industrie automobile est toujours particulièrement affectée (- 25 %). L’agroalimentaire est le seul grand secteur industriel dans lequel le volume de travail dépasse son niveau d'avant-crise (+ 2,8 %).

Figure 8Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Grand Est Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 -2,1 7,0 3,9 1,0 1,2 0,9 1,9
févr. 2020 -1,6 1,6 3,7 0,9 1,3 0,5 1,7
mars 2020 -12,3 -32,3 -37,0 -13,5 -7,2 -15,3 -13,3
avr. 2020 -31,6 -55,7 -79,4 -32,5 -18,7 -35,0 -33,2
mai 2020 -24,2 -20,5 -70,8 -20,4 -11,1 -22,8 -22,4
juin 2020 -12,4 -5,1 -36,1 -8,7 -3,1 -10,1 -10,3
juil. 2020 -10,2 -3,2 -20,9 -5,5 -1,8 -6,9 -6,8
août 2020 -5,4 -0,6 -14,7 -3,5 -0,4 -4,0 -4,5
sept. 2020 -7,2 -2,7 -13,7 -3,8 0,4 -4,6 -4,4
oct. 2020 -5,9 -3,3 -18,3 -3,4 0,3 -4,4 -4,8
nov. 2020 -5,2 -3,1 -62,7 -10,1 -1,1 -9,8 -9,8
déc. 2020 -4,2 -4,6 -63,0 -4,6 0,9 -6,9 -6,7
janv. 2021 -7,6 3,7 -50,2 -4,2 1,3 -6,0 -5,2
févr. 2021 -6,1 0,1 -58,8 -4,0 2,9 -6,0 -5,4
mars 2021 -5,1 2,2 -60,1 -2,9 4,2 -5,0 -5,1
avr. 2021 -6,6 1,0 -61,5 -6,9 0,9 -7,9 -7,8
mai 2021 -6,6 -0,5 -48,0 -4,8 2,9 -6,1 -5,7
juin 2021 -4,1 3,4 -16,8 -0,7 4,9 -1,4 -0,4
juil. 2021 -7,0 -2,4 -3,6 -1,0 3,5 -2,3 -0,8
août 2021 -4,7 -2,2 -3,1 -0,2 4,5 -1,0 -0,2
sept. 2021 -5,0 1,0 -2,1 0,3 4,2 -0,6 0,7
oct. 2021 -5,2 0,2 0,3 0,9 3,2 -0,5 0,7
nov. 2021 -3,1 0,4 0,8 1,9 5,3 0,8 2,4
déc. 2021 -2,7 -3,4 -0,7 2,2 4,2 0,6 2,1
janv. 2022 -6,3 7,2 -1,1 0,7 4,0 -0,3 1,4
févr. 2022 -4,3 3,9 1,2 1,9 5,4 0,9 3,1
mars 2022 -2,9 4,1 1,5 3,2 6,9 2,1 4,0
avr. 2022 -6,0 -0,5 2,4 1,3 4,8 -0,3 1,6
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 8Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 9Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est

en points
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est (en points)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands
janv. 2020 -0,6 0,6 0,2 0,5 0,2
févr. 2020 -0,4 0,1 0,2 0,4 0,2
mars 2020 -3,2 -3,0 -1,9 -6,3 -0,9
avr. 2020 -8,2 -5,0 -4,1 -15,3 -2,4
mai 2020 -6,3 -1,9 -3,7 -9,6 -1,4
juin 2020 -3,2 -0,5 -1,9 -4,1 -0,4
juil. 2020 -2,6 -0,3 -1,2 -2,6 -0,2
août 2020 -1,4 0,0 -0,8 -1,7 0,0
sept. 2020 -1,9 -0,3 -0,7 -1,8 0,0
oct. 2020 -1,5 -0,3 -1,0 -1,6 0,0
nov. 2020 -1,3 -0,3 -3,2 -4,8 -0,1
déc. 2020 -1,1 -0,4 -3,4 -2,2 0,1
janv. 2021 -2,0 0,3 -2,5 -2,0 0,2
févr. 2021 -1,6 0,0 -2,9 -1,9 0,4
mars 2021 -1,3 0,2 -3,0 -1,4 0,5
avr. 2021 -1,7 0,1 -3,2 -3,2 0,1
mai 2021 -1,7 0,0 -2,5 -2,2 0,4
juin 2021 -1,0 0,3 -0,9 -0,3 0,6
juil. 2021 -1,8 -0,2 -0,2 -0,5 0,4
août 2021 -1,2 -0,2 -0,2 -0,1 0,6
sept. 2021 -1,3 0,1 -0,1 0,1 0,5
oct. 2021 -1,3 0,0 0,0 0,4 0,4
nov. 2021 -0,8 0,0 0,0 0,9 0,7
déc. 2021 -0,7 -0,3 0,0 1,0 0,6
janv. 2022 -1,7 0,6 -0,1 0,4 0,5
févr. 2022 -1,1 0,4 0,1 0,9 0,7
mars 2022 -0,7 0,4 0,1 1,5 0,9
avr. 2022 -1,6 0,0 0,1 0,6 0,6
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 9Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Grand Est

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

Baisse des créations d’entreprises

Au 1ᵉʳ trimestre 2022, 15 440 entreprises sont créées dans le Grand Est. Les créations d’entreprises, en baisse de 4,8 % par rapport au trimestre précédent, restent toutefois nombreuses et supérieures au niveau d’avant-crise : + 15,7 % par rapport au 4e trimestre 2019. À l’inverse, à l’échelle nationale, elles sont en hausse de 1,0 % ce trimestre. Dans la région, les immatriculations de micro-entrepreneurs se replient plus fortement que celles d’entreprises classiques (- 6,9 % contre - 1,6 %).

Dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration, le recul des créations d’entreprises est particulièrement fort (- 16,4 %) ; il est suivi par celui de l’industrie (- 4,1 %) et notamment des entreprises sous le régime de micro-entrepreneur (- 7,2 %). À l’inverse, dans la construction et les services, les immatriculations augmentent (respectivement + 2,8 % et + 0,5 %).

Le cumul régional des créations brutes sur douze mois (avril 2021 à mars 2022) diminue de 0,7 % sur un trimestre, et progresse de 11,1 % sur un an. Au niveau national, le nombre de nouvelles entreprises est stable sur un trimestre et s’accroît de 8,5 % sur un an. Dans les Ardennes, la Marne, la Haute-Marne, la Meuse et les Vosges, les immatriculations cumulées sur douze mois augmentent ce trimestre. Elles sont stables en Moselle et se replient dans l’Aube, la Meurthe-et-Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Grand Est y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 88,7 93,3 88,2 94,6
2ᵉ trim. 2015 91,6 93,3 88,1 94,1
3ᵉ trim. 2015 96,0 97,0 89,1 95,8
4ᵉ trim. 2015 105,5 100,4 94,4 98,6
1ᵉ trim. 2016 110,0 103,9 97,5 99,9
2ᵉ trim. 2016 106,7 107,5 97,6 104,4
3ᵉ trim. 2016 104,0 106,4 95,3 102,9
4ᵉ trim. 2016 107,4 110,4 95,2 104,6
1ᵉ trim. 2017 113,2 110,6 98,3 106,2
2ᵉ trim. 2017 118,1 111,6 100,3 107,1
3ᵉ trim. 2017 120,7 115,1 105,9 115,1
4ᵉ trim. 2017 122,1 117,7 109,2 118,5
1ᵉ trim. 2018 120,0 116,8 111,3 122,9
2ᵉ trim. 2018 124,1 118,5 115,8 126,9
3ᵉ trim. 2018 120,8 116,1 112,8 128,2
4ᵉ trim. 2018 123,9 119,7 118,6 134,0
1ᵉ trim. 2019 131,3 125,6 126,5 145,0
2ᵉ trim. 2019 125,0 124,6 125,2 145,2
3ᵉ trim. 2019 132,4 124,7 136,1 150,0
4ᵉ trim. 2019 126,3 120,8 142,5 153,0
1ᵉ trim. 2020 103,8 114,3 126,8 139,3
2ᵉ trim. 2020 91,2 86,5 108,6 114,0
3ᵉ trim. 2020 134,2 132,3 165,9 178,8
4ᵉ trim. 2020 132,3 134,3 166,7 178,9
1ᵉ trim. 2021 131,4 136,0 170,6 182,7
2ᵉ trim. 2021 130,6 139,4 170,9 178,3
3ᵉ trim. 2021 126,0 135,8 169,4 173,0
4ᵉ trim. 2021 128,1 136,6 173,2 176,3
1ᵉ trim. 2022 126,1 134,9 164,8 178,0
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Changement de cap pour les défaillances d'entreprises

Entre avril 2021 et mars 2022, le nombre de défaillances d’entreprises s’élève à 2 100 dans le Grand Est, en progression de 9,0 % par rapport au cumul annuel 2021 mesuré fin décembre. La tendance à la baisse observée depuis le deuxième trimestre 2019 (4 200 défaillances observées pendant les douze mois de juillet 2018 à juin 2019) et pendant la crise sanitaire, s’inverse nettement. En France, la croissance du nombre d’entreprises défaillantes est similaire.

Le nombre d’entreprises placées en redressement ou en liquidation judiciaire progresse dans tous les départements de la région : plus légèrement en Moselle et dans le Bas-Rhin (respectivement + 0,9 % et + 2,3 %), plus intensément en Meurthe-et-Moselle (+ 30,0 %) ainsi que dans l’Aube et la Meuse (+ 16,9 % et + 16,7 %).

De même dans tous les grands secteurs, les défaillances sont en hausse, de 6,4 % dans le commerce jusqu’à 13,2 % dans l’industrie.

Figure 11Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2014
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2014)
Grand Est France entière
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 100,2 100,5
févr. 2015 100,2 100,3
mars 2015 101,0 102,1
avr. 2015 101,0 102,2
mai 2015 98,6 100,1
juin 2015 100,4 101,5
juil. 2015 99,9 101,1
août 2015 100,0 100,7
sept. 2015 98,5 100,8
oct. 2015 96,6 99,5
nov. 2015 97,2 99,7
déc. 2015 97,1 101,0
janv. 2016 96,7 99,8
févr. 2016 95,9 99,2
mars 2016 95,4 97,9
avr. 2016 95,7 96,8
mai 2016 99,2 99,2
juin 2016 97,3 97,8
juil. 2016 95,7 96,4
août 2016 95,6 96,3
sept. 2016 95,0 95,3
oct. 2016 95,3 95,0
nov. 2016 94,0 94,6
déc. 2016 91,6 93,0
janv. 2017 91,9 92,8
févr. 2017 90,2 91,9
mars 2017 90,5 91,7
avr. 2017 89,0 90,5
mai 2017 89,0 90,4
juin 2017 87,2 89,4
juil. 2017 87,5 89,0
août 2017 87,6 89,1
sept. 2017 86,9 88,0
oct. 2017 87,3 87,7
nov. 2017 85,1 87,1
déc. 2017 85,6 87,3
janv. 2018 83,9 86,5
févr. 2018 82,9 86,0
mars 2018 81,3 85,0
avr. 2018 80,2 85,2
mai 2018 79,4 84,4
juin 2018 80,3 84,4
juil. 2018 81,6 84,8
août 2018 80,7 85,3
sept. 2018 82,2 85,5
oct. 2018 82,7 86,4
nov. 2018 84,7 86,3
déc. 2018 84,5 86,4
janv. 2019 85,8 87,1
févr. 2019 87,4 87,0
mars 2019 87,6 86,7
avr. 2019 87,8 86,9
mai 2019 86,8 86,6
juin 2019 86,4 85,8
juil. 2019 86,0 85,8
août 2019 86,0 84,7
sept. 2019 84,2 84,1
oct. 2019 82,4 83,1
nov. 2019 81,2 82,3
déc. 2019 80,6 81,8
janv. 2020 77,0 79,9
févr. 2020 74,5 78,7
mars 2020 70,4 75,5
avr. 2020 65,7 70,6
mai 2020 61,8 66,4
juin 2020 59,8 64,2
juil. 2020 57,1 61,7
août 2020 56,4 60,9
sept. 2020 54,0 58,5
oct. 2020 51,0 55,3
nov. 2020 48,6 52,7
déc. 2020 47,0 50,0
janv. 2021 45,9 47,9
févr. 2021 43,8 45,2
mars 2021 43,6 45,0
avr. 2021 44,9 46,1
mai 2021 45,6 47,1
juin 2021 44,3 46,3
juil. 2021 42,8 45,1
août 2021 42,3 44,9
sept. 2021 40,7 44,1
oct. 2021 40,1 43,7
nov. 2021 40,0 43,8
déc. 2021 39,9 44,2
janv. 2022 40,7 45,0
févr. 2022 41,4 46,6
mars 2022 43,5 48,3
  • Notes : données mensuelles brutes au 03 juin 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 11Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 03 juin 2022, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Forte hausse des autorisations de logements et de locaux

Reparti à la hausse au 2e trimestre 2021, le nombre de logements autorisés à la construction poursuit sa croissance : + 38 % sur un an dans le Grand Est, + 26 % en France. Dans la région, 37 200 logements ont été autorisés entre avril 2021 et mars 2022, un niveau jamais atteint depuis début 2012. Entre le 1ᵉʳ trimestre 2021 et le 1ᵉʳ trimestre 2022, l’Aube est le seul département où les autorisations sont en baisse (- 3 %) ; dans les autres départements, les évolutions des cumuls sur douze mois s’échelonnent de + 21 % dans la Marne à + 85 % dans les Ardennes. Le nombre de logements individuels groupés progresse de 53 %, celui d’individuels purs de 33 %, tandis que le nombre de logements collectifs et en résidence augmente de 38 %.

Les mises en chantier de logements restent orientées à la hausse également. Entre avril 2021 et mars 2022, 26 600 logements ont été commencés, soit + 18 % par rapport aux douze mois précédents (+ 9 % en France). Parmi eux, 7 800 sont situés dans le Bas-Rhin, soit une progression de 32 % sur un an. Dans les autres départements, l’accroissement varie de 6 % dans les Ardennes à 50 % dans l’Aube. Seule la Haute-Marne enregistre un recul (- 36 %). Les ouvertures de chantier augmentent de 23 % pour les logements individuels, de 22 % pour l’individuel groupé et de 15 % pour les logements collectifs et en résidence.

Dans le secteur non résidentiel, le cumul annuel des surfaces autorisées à la fin du 1ᵉʳ trimestre 2022 s’est accru de 56 % dans le Grand Est, comparé au cumul annuel précédent. Avec 3,9 millions de mètres carrés autorisés, leur niveau est proche de celui du pic de fin 2011. Les départements du Haut-Rhin, de la Moselle et du Bas-Rhin, dans lesquels les hausses sont respectivement de 153 %, 69 % et 35 %, contribuent le plus à cette envolée. Les surfaces de locaux autorisées diminuent dans deux départements : la Haute-Marne et la Meuse. En France, l’évolution est de + 15 %.

Les surfaces de locaux mises en chantier au cours des douze derniers mois progressent quant à elles de 39 % dans le Grand Est et de 12 % en France. Dans la région, les trois quarts de ce dynamisme sont portés par les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Trois autres départements enregistrent de fortes croissances mais sur des volumes plus faibles : les Ardennes, les Vosges et l’Aube (entre + 90 % et + 66 %). À l’inverse, les ouvertures de chantier non résidentielles baissent de 16 à 22 % en Meurthe-et-Moselle, en Haute-Marne et dans la Meuse.

Figure 12Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2014)
Grand Est France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 99,2 99,7
févr. 2015 96,2 99,1
mars 2015 93,2 98,0
avr. 2015 93,2 99,1
mai 2015 88,0 98,4
juin 2015 89,5 99,6
juil. 2015 86,8 99,4
août 2015 88,3 100,5
sept. 2015 86,1 101,5
oct. 2015 87,2 102,3
nov. 2015 88,7 104,7
déc. 2015 88,0 106,3
janv. 2016 89,5 106,7
févr. 2016 93,2 108,4
mars 2016 91,4 108,8
avr. 2016 94,0 110,1
mai 2016 96,6 112,6
juin 2016 98,1 113,0
juil. 2016 97,4 114,3
août 2016 97,7 115,7
sept. 2016 101,9 118,4
oct. 2016 103,0 119,2
nov. 2016 103,8 120,4
déc. 2016 106,0 121,8
janv. 2017 109,4 122,6
févr. 2017 109,4 122,9
mars 2017 110,5 125,6
avr. 2017 107,5 125,4
mai 2017 107,1 126,4
juin 2017 107,1 127,7
juil. 2017 110,5 129,4
août 2017 111,3 129,9
sept. 2017 113,2 130,2
oct. 2017 115,0 130,8
nov. 2017 114,7 129,7
déc. 2017 114,3 129,3
janv. 2018 113,5 129,6
févr. 2018 113,9 130,3
mars 2018 112,8 128,6
avr. 2018 117,3 128,7
mai 2018 119,2 128,4
juin 2018 120,3 126,7
juil. 2018 118,8 125,1
août 2018 119,5 124,6
sept. 2018 115,4 123,4
oct. 2018 112,4 123,2
nov. 2018 112,0 122,9
déc. 2018 108,3 121,2
janv. 2019 107,5 120,8
févr. 2019 104,5 119,0
mars 2019 108,6 118,1
avr. 2019 105,3 118,5
mai 2019 104,1 117,8
juin 2019 104,1 117,5
juil. 2019 104,5 118,2
août 2019 101,1 117,0
sept. 2019 101,9 115,6
oct. 2019 104,1 116,4
nov. 2019 107,5 116,4
déc. 2019 109,8 118,2
janv. 2020 109,8 118,9
févr. 2020 112,4 120,3
mars 2020 109,0 120,1
avr. 2020 105,6 114,5
mai 2020 103,0 110,2
juin 2020 100,0 109,0
juil. 2020 99,6 106,2
août 2020 100,4 105,4
sept. 2020 101,5 105,5
oct. 2020 101,9 103,7
nov. 2020 97,7 104,0
déc. 2020 99,2 103,0
janv. 2021 99,6 102,1
févr. 2021 100,8 101,8
mars 2021 101,1 102,9
avr. 2021 108,3 108,5
mai 2021 111,3 113,1
juin 2021 115,8 115,3
juil. 2021 119,2 118,6
août 2021 120,7 119,9
sept. 2021 123,3 121,9
oct. 2021 121,4 122,4
nov. 2021 121,8 122,3
déc. 2021 123,3 122,6
janv. 2022 125,2 123,7
févr. 2022 130,5 126,7
mars 2022 139,8 129,5
avr. 2022 136,5 130,7
mai 2022 142,5 131,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 12Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

La fréquentation touristique rechute

Avec 2,95 millions de nuitées au 1ᵉʳ trimestre 2022 dans le Grand Est, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques hors campings est inférieure de 15,7 % au chiffre du 1ᵉʳ trimestre 2019 (- 11,3 % au niveau national). Ce trimestre a été marqué par la cinquième vague du Covid-19, avec une flambée des contaminations provoquées par le variant Omicron.

Après l’Île-de-France (- 26,0 %), le Grand Est est la région de France métropolitaine la plus touchée par la désaffection de la clientèle hôtelière (- 17,9 %). Comparée à l’hiver 2019, la fréquentation hôtelière recule de près d’un tiers dans les Ardennes et d’un quart dans le Bas-Rhin et dans la Meuse ; elle progresse dans le seul département de la Haute-Marne (+ 5 %). La fréquentation de la clientèle résidant en France s’était rapprochée de son niveau d’avant-crise au 4e trimestre 2021 (- 5 %) ; elle s’en éloigne à nouveau ce trimestre (- 11 %). Les touristes en provenance de l’étranger restent toujours peu nombreux (- 37 % par rapport à l’hiver 2019). Parmi les principaux pays d’origine, la clientèle néerlandaise progresse sensiblement (+ 24 %), lorsque les touristes belges, allemands ou anglais peinent à revenir dans la région (entre - 18 % et - 40 %).

Le nombre de nuitées dans l’hôtellerie haut de gamme (4 ou 5 étoiles) retrouve quasiment son niveau d’avant-crise (- 1,4 %), tandis que dans les hôtels 3 étoiles, le nombre de nuitées est en retrait de 11 %. La fréquentation de l’hôtellerie économique (1 ou 2 étoiles) et des hôtels non classés est en repli bien plus prononcé (-  18 % et - 44 % comparé au 1er trimestre 2019).

Avec 800 milliers de nuitées dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT), la baisse de la fréquentation est moins prononcée que dans les hôtels (- 9,3 %), grâce à la clientèle résidente dont la fréquentation s’approche du niveau d’avant la pandémie (- 2 %). Comme dans les hôtels, le recul des nuitées des non-résidents dans ces structures est très important (- 37 %), participant ainsi à un bilan touristique régional plutôt morose ce trimestre.

Figure 13Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Grand Est France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,2 100,3
2ᵉ trim. 2015 100,3 100,5
3ᵉ trim. 2015 100,2 101,0
4ᵉ trim. 2015 99,5 100,3
1ᵉ trim. 2016 100,4 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,2 99,7
3ᵉ trim. 2016 100,1 98,5
4ᵉ trim. 2016 101,5 99,5
1ᵉ trim. 2017 101,6 100,1
2ᵉ trim. 2017 103,1 101,8
3ᵉ trim. 2017 104,8 103,5
4ᵉ trim. 2017 105,8 104,6
1ᵉ trim. 2018 106,8 105,5
2ᵉ trim. 2018 107,0 105,8
3ᵉ trim. 2018 107,0 106,5
4ᵉ trim. 2018 106,8 106,8
1ᵉ trim. 2019 106,6 106,6
2ᵉ trim. 2019 107,2 107,3
3ᵉ trim. 2019 107,7 107,4
4ᵉ trim. 2019 108,3 107,7
1ᵉ trim. 2020 103,8 86,7
2ᵉ trim. 2020 80,0 61,6
3ᵉ trim. 2020 69,2 50,0
4ᵉ trim. 2020 51,5 35,1
1ᵉ trim. 2021 44,1 42,8
2ᵉ trim. 2021 49,8 50,1
3ᵉ trim. 2021 54,0 55,6
4ᵉ trim. 2021 68,4 67,5
1ᵉ trim. 2022 76,8 77,4
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 13Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Encadré 1 - Transfrontalier - Progression de l’activité et de l’emploi en Suisse, en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique

Le PIB de la Suisse augmente de 0,5 % au 1ᵉʳ trimestre 2022, après une croissance de 0,2 % à l’automne, notamment grâce au secteur industriel : dans l’industrie manufacturière, la valeur ajoutée s’accroît de 1,7 %. Les exportations et les importations de marchandises progressent respectivement de 1,4 % et de 6,1 %. Les mesures sanitaires entravent moins l’évolution économique ce trimestre que lors des précédentes vagues de Covid-19, mais ralentissent toutefois certaines parties du secteur tertiaire. Le commerce fléchit légèrement (- 0,1 %), tandis que dans les transports et la communication, l’activité s’améliore (+ 0,2 %). Néanmoins, l’hôtellerie-restauration enregistre une baisse marquée de 2,2 %. Au 1ᵉʳ trimestre 2022, l’emploi s’accroît de 2,5 % sur une année et de 0,5 % par rapport au trimestre précédent. Le taux de chômage au sens du BIT recule de 1,2 point sur un an pour s’établir à 4,6 %. Pour la Suisse de Nord-Ouest, l’emploi augmente de 1,7 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2021 et le taux de chômage est similaire au niveau national.

En Allemagne, le PIB se redresse cet hiver 2022 (+ 0,2 %) après une baisse de 0,3 % à l’automne, mais il est en hausse de 4 % par rapport à l’hiver 2021. Les exportations reculent de 2,1 % à cause des problèmes persistants de la chaîne d’approvisionnement internationale, et de la guerre en Ukraine, mais les importations s’améliorent de 0,9 % ce trimestre. L’Allemagne compte 45,1 millions d’emplois au 1ᵉʳ trimestre 2022, soit 0,5 % de plus qu’au trimestre précédent (+ 217 000 personnes) et 1,5 % de plus qu’au 1ᵉʳ trimestre 2021. Ainsi, l’emploi dépasse pour la première fois le niveau d’avant la crise (+ 0,1 %). Le taux de chômage au sens du BIT baisse légèrement entre décembre 2021 et mars 2022 pour s’établir à 2,8 % (- 0,2 point). Dans les trois Länder frontaliers du Grand Est, la part des demandeurs d’emploi reste stable. Dans le Bade-Wurtemberg, elle s’établit à 3,4 % en mars 2022 (- 0,9 point sur un an) : le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 213 000. En Rhénanie-Palatinat, les demandeurs d’emplois représentent 4,5 % de la population active (- 0,8 point sur un an), soit 100 500 personnes. En Sarre, ils sont 33 000, soit 6,1 % de la population active (- 1,1 point sur un an).

Au Luxembourg, le PIB poursuit sa progression : + 1,2 % ce trimestre et + 4 % sur un an. L’emploi continue d’augmenter cet hiver (+ 0,8 % comparé à l’automne et + 3,7 % sur un an). Le taux de chômage recule de 0,4 point entre décembre 2021 et mars 2022 pour s’établir à 4,7 % de la population active, niveau le plus faible depuis décembre 2008.

En Belgique, le PIB continue de croître cet hiver (+ 0,5 %, comme à l’automne). Dans l’industrie, la valeur ajoutée baisse de 0,7 % après la croissance de 2,7 % au trimestre précédent. Dans la construction, elle augmente de 0,7 % après avoir été stable, et dans le secteur des services, elle est en hausse de 0,8 %. La consommation privée se redresse de 9,3 % et la consommation publique de 4,2 %. Les exportations et les importations progressent respectivement de 6,4 % et 7,4 %. L’emploi s’améliore de 0,6 % et le taux de chômage s’élève à 5,4 %.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité s’est repliée début 2022

Début 2022, l’activité française s’est légèrement repliée (–0,2 % au premier trimestre). La consommation des ménages, en particulier, a nettement reculé (–1,5 %), du fait d’une situation sanitaire dégradée et d’une hausse continue de l’inflation, accentuée fin février par le déclenchement de la guerre en Ukraine (+4,5 % d’inflation sur un an en mars après +2,9 % en janvier). L’emploi, en revanche, a continué de progresser, tout en ralentissant. Il a notamment été porté par l’alternance et de possibles besoins de main-d’œuvre pour pallier les absences liées à la pandémie. Au deuxième trimestre, l’amélioration de la situation sanitaire aurait conduit l’activité à se redresser, tirée par les secteurs ayant pâti de la vague pandémique (hébergement-restauration, services de transport…). La consommation ne se serait reprise que modérément, la hausse de l’inflation continuant de peser sur les décisions d’achat des ménages.

Encadré 3 - Contexte international – L’économie mondiale face aux chocs

Début 2022, les principales économies mondiales ont été confrontées à une situation sanitaire dégradée ainsi qu’au déclenchement de la guerre en Ukraine qui, notamment, a accentué les tensions sur les prix. L’activité économique a ainsi marqué le pas dans les principales économies occidentales, grevée en zone euro par l’inflation et le recul de la consommation des ménages. Au Royaume-Uni et aux États-Unis en revanche, la consommation a progressé, soutenue par les hausses de salaire et la baisse du taux d’épargne des ménages. Au deuxième trimestre, l’activité mondiale aurait progressé à un rythme modéré, affectée par les confinements en Chine et la hausse de l’inflation, et ce malgré l’amélioration de la situation sanitaire en zone euro.

Publication rédigée par : Florent Isel, Brigitte Martin, Thibaut Martini, Karina Mom, Béatrice Neiter, Olivasoa Razafindramanana, Loïc Rousseau (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

« Guerre et Prix », Note de conjoncture, Insee, Juin 2022.

« Au premier trimestre 2022, toutes les régions sont au-dessus de leur niveau d’emploi salarié d’avant la crise sanitaire », Informations rapides n° 180, juillet 2022.

Tableau de bord Grand Est, juillet 2022.

« L’économie régionale poursuit sa reprise », Insee Conjoncture Grand Est n° 31, avril 2022.