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Insee Conjoncture Martinique · Juillet 2022 · n° 20
Insee Conjoncture MartiniqueL’emploi salarié progresse pour le deuxième trimestre consécutifNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2022

Éric Mével, Océane Lasnier, Nora Eliot (Insee)

Au cours du premier trimestre 2022, l’emploi salarié conforte sa progression dans la quasi-totalité des grands secteurs d’activités, en Martinique. Le taux de chômage est en hausse, même si le nombre des demandeurs d’emplois à Pôle Emploi est en baisse. La création d’entreprises est dynamique. Ce contexte favorable du marché de l’emploi, permet à l’intérim de réaliser une forte progression. Les établissements hôteliers peinent à retrouver leur niveau de fréquentation d’avant crise sanitaire. La clientèle touristique étrangère déserte la région.

Insee Conjoncture Martinique
No 20
Paru le : Paru le 12/07/2022

Les effectifs salariés augmentent pour le deuxième trimestre consécutif

En Martinique, le nombre d’emplois salariés s’établit à 126 680 au premier trimestre 2022. Les effectifs salariés augmentent ainsi de 0,5 % par rapport au trimestre précédent (figure 1), ce qui représente 670 emplois supplémentaires. Cette hausse confirme la bonne orientation du quatrième trimestre 2021 (+1,0 %).

Le nombre d’emplois salariés dans le secteur privé augmente de 0,9 % par rapport au quatrième trimestre 2021, soit 760 salariés supplémentaires. Toutefois, le secteur public perd 90 postes de salariés au cours de ce trimestre (-0,2 %).

Avec 3 030 créations d’emplois en un an, le niveau de l’emploi salarié est supérieur de 2,5 % à celui du premier trimestre 2021.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié progresse également au premier trimestre 2022 (+0,3 %). Sur un an, les effectifs augmentent de 2,9 %.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Martinique Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Martinique Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,1 100,0 100,3 99,9
2ᵉ trim. 2015 100,6 100,2 100,8 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,6 100,3 101,2 100,3
4ᵉ trim. 2015 101,6 100,4 102,0 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,6 100,6 102,9 100,7
2ᵉ trim. 2016 101,1 100,8 102,3 101,0
3ᵉ trim. 2016 99,9 101,1 100,0 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,4 101,2 101,3 101,4
1ᵉ trim. 2017 99,2 101,6 99,2 101,9
2ᵉ trim. 2017 99,6 102,0 99,8 102,4
3ᵉ trim. 2017 99,0 102,1 99,4 102,6
4ᵉ trim. 2017 99,3 102,5 99,6 103,2
1ᵉ trim. 2018 99,3 102,7 99,5 103,5
2ᵉ trim. 2018 98,1 102,8 98,5 103,7
3ᵉ trim. 2018 96,6 102,7 96,5 103,7
4ᵉ trim. 2018 97,3 103,1 97,4 104,1
1ᵉ trim. 2019 98,6 103,6 98,8 104,8
2ᵉ trim. 2019 99,2 103,9 100,3 105,0
3ᵉ trim. 2019 99,9 104,3 101,2 105,6
4ᵉ trim. 2019 99,8 104,6 101,3 106,0
1ᵉ trim. 2020 98,0 102,5 98,7 103,2
2ᵉ trim. 2020 97,0 102,0 97,6 102,8
3ᵉ trim. 2020 99,3 103,8 100,5 104,7
4ᵉ trim. 2020 99,3 103,8 100,4 104,6
1ᵉ trim. 2021 100,1 104,5 101,6 105,6
2ᵉ trim. 2021 101,5 105,8 103,9 107,1
3ᵉ trim. 2021 101,0 106,6 102,8 108,1
4ᵉ trim. 2021 102,0 107,2 104,0 109,0
1ᵉ trim. 2022 102,5 107,5 105,0 109,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Les principaux grands secteurs gagnent des emplois

Le secteur tertiaire marchand (hors intérim) maintient la bonne orientation de l’emploi salarié ce trimestre. Les effectifs du secteur augmentent de 0,5 % au premier trimestre (figure 2). Le nombre de personnes qui y sont employées s’élève à 52 200, soit 240 nouveaux emplois salariés.

Le nombre de salariés dans le secteur de l’industrie progresse de 2,4 % au premier trimestre. Cette hausse contribue à la bonne dynamique de l’emploi salarié en Martinique. Le secteur emploie désormais 8 830 salariés, soit 210 de plus qu’au trimestre précédent.

L’emploi salarié dans le secteur tertiaire non marchand reste pratiquement stable (+0,1 %) au premier trimestre. Le secteur emploie 53 320 salariés, soit 50 de plus qu’au trimestre précédent.

Dans le secteur de la construction, les effectifs salariés progressent légèrement (+0,4 %) au premier trimestre 2022.

Dans ce contexte favorable à l’emploi salarié, l’agriculture fait exception et perd au premier trimestre, 2,6 % de ses emplois.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,9 100,7 99,7 99,9
2ᵉ trim. 2015 103,2 101,0 100,5 100,0
3ᵉ trim. 2015 102,3 101,1 100,3 99,6
4ᵉ trim. 2015 100,9 102,0 101,1 100,8
1ᵉ trim. 2016 100,9 103,2 101,9 99,7
2ᵉ trim. 2016 101,3 102,1 101,5 99,4
3ᵉ trim. 2016 98,0 100,5 98,9 100,0
4ᵉ trim. 2016 96,7 100,3 100,8 99,3
1ᵉ trim. 2017 95,5 99,5 98,6 99,2
2ᵉ trim. 2017 95,4 99,2 99,2 99,5
3ᵉ trim. 2017 96,0 98,7 98,9 98,8
4ᵉ trim. 2017 96,9 99,7 98,8 99,3
1ᵉ trim. 2018 96,2 99,3 98,2 99,4
2ᵉ trim. 2018 94,5 99,8 96,9 97,7
3ᵉ trim. 2018 93,2 98,8 94,9 96,6
4ᵉ trim. 2018 94,5 99,8 95,5 97,3
1ᵉ trim. 2019 97,4 101,0 96,4 98,7
2ᵉ trim. 2019 97,6 101,4 98,0 98,1
3ᵉ trim. 2019 99,5 102,8 98,5 98,9
4ᵉ trim. 2019 99,8 103,7 98,3 98,6
1ᵉ trim. 2020 97,1 102,6 97,0 97,7
2ᵉ trim. 2020 99,3 102,2 94,4 97,1
3ᵉ trim. 2020 101,2 104,2 97,3 98,6
4ᵉ trim. 2020 103,6 103,7 96,2 99,2
1ᵉ trim. 2021 106,3 104,5 97,2 99,2
2ᵉ trim. 2021 108,3 105,2 99,8 100,2
3ᵉ trim. 2021 108,7 103,6 99,3 99,7
4ᵉ trim. 2021 106,9 104,1 100,6 100,6
1ᵉ trim. 2022 107,4 106,6 101,1 100,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’intérim réalise à nouveau une forte progression

L’emploi intérimaire continue de progresser au premier trimestre 2022 (figure 3). Le nombre de salariés augmente de 10,9 %, après +7,0 % au quatrième trimestre 2021, et s’établit à 2 470. Cette forte hausse de l’intérim en Martinique, au premier trimestre, fait exception par rapport à la Guadeloupe et la Guyane.

Sur un an, le niveau de l’emploi intérimaire est également en hausse, il progresse de 14 %, soit 300 emplois supplémentaires.

En France (hors Mayotte), le nombre d’emplois intérimaires baisse de 1,7 % par rapport au quatrième trimestre 2022. Il progresse néanmoins de 7,8 % en un an.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Martinique France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 121,3 99,8
2ᵉ trim. 2015 127,8 103,7
3ᵉ trim. 2015 174,8 107,5
4ᵉ trim. 2015 182,9 109,9
1ᵉ trim. 2016 194,3 110,1
2ᵉ trim. 2016 185,9 112,7
3ᵉ trim. 2016 171,2 116,8
4ᵉ trim. 2016 200,6 121,9
1ᵉ trim. 2017 182,2 126,9
2ᵉ trim. 2017 188,9 132,8
3ᵉ trim. 2017 180,0 137,3
4ᵉ trim. 2017 193,0 142,4
1ᵉ trim. 2018 235,8 143,7
2ᵉ trim. 2018 229,3 141,0
3ᵉ trim. 2018 238,5 141,0
4ᵉ trim. 2018 234,7 137,6
1ᵉ trim. 2019 241,1 142,8
2ᵉ trim. 2019 263,0 140,9
3ᵉ trim. 2019 255,5 140,3
4ᵉ trim. 2019 257,0 138,1
1ᵉ trim. 2020 169,1 85,1
2ᵉ trim. 2020 210,5 102,9
3ᵉ trim. 2020 267,0 125,5
4ᵉ trim. 2020 276,4 130,7
1ᵉ trim. 2021 270,6 134,1
2ᵉ trim. 2021 278,6 136,8
3ᵉ trim. 2021 260,0 138,8
4ᵉ trim. 2021 278,2 146,9
1ᵉ trim. 2022 308,5 144,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi reste stable en Guadeloupe et progresse en Guyane

En Guadeloupe le nombre d’emplois salariés reste stable (-0,1 %) au premier trimestre 2022 (figure 4). Le secteur tertiaire non marchand perd 210 emplois (-0,4 %). Le nombre d’emplois intérimaires recule de 4,5 %, soit 110 emplois en moins. A l’inverse, le nombre de salariés dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) progresse de 0,5 %, soit 260 emplois supplémentaires. Il est aussi en légère hausse dans le secteur de la construction, avec +30 emplois (soit +0,4 %). Les effectifs de l’industrie sont stables. En Guadeloupe l’emploi salarié progresse de 1,6 % sur un an.

En Guyane l’emploi salarié progresse de 0,4 % au premier trimestre 2022. Le secteur tertiaire non marchand gagne 210 emplois (+0,6 %). Le nombre de salariés progresse de 0,5 % dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim), soit 120 emplois supplémentaires. Le secteur de la construction gagne 60 emplois, comme dans le secteur de l’industrie. Une exception, le nombre d’emplois intérimaires recule de 7,8 %, soit 160 emplois en moins. En Guyane l’emploi salarié progresse de 2,9 % sur un an.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
4ᵉ trim. 2021 1ᵉ trim. 2022
Guadeloupe 0,6 -0,1
Martinique 1,0 0,5
Guyane 0,5 0,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement sur l’emploi salarié localisé

Les Estimations trimestrielles d’emploi au premier trimestre 2022 sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement, car elles bénéficient de plusieurs changements méthodologiques.

La Caisse nationale de l’Urssaf a, en juin 2021, basculé l’ensemble de son système statistique vers la source des déclarations sociales nominatives (DSN), générant des révisions des séries longues du nombre de postes salariés sur le champ privé hors intérim. Cette révision est maintenant prise en compte dans les séries diffusées par l’Insee. S’y ajoute la révision, habituelle, liée à la mise à jour des modèles calculant les corrections des variations saisonnières.

Par ailleurs, les alternants (en apprentissage ou contrat de professionnalisation) sont désormais inclus explicitement dans la dynamique de l’emploi salarié sur les années récentes. Cela conduit à comptabiliser 240 000 créations d’emplois supplémentaires entre fin 2019 et fin 2021, l’apprentissage ayant fortement augmenté entre fin 2019 et fin 2021.

Enfin, les niveaux d’emploi en séries longues des Estimations trimestrielles d’emploi sont calés sur les Estimations annuelles d’emploi, qui ont été l’objet d’un rebasement au printemps 2022.

Ces différentes révisions sont détaillées dans la note méthodologique sur l’emploi salarié.

Hausse du taux de chômage

Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) s’établit à 12,3 % de la population active en Martinique ce trimestre (figure 5). Il est en hausse de 1,5 points par rapport au trimestre précédent. En France (hors Mayotte), le taux de chômage au premier trimestre reste quasiment stable (-0,1 point) à 7,3 % de la population active.

Sur un an, le taux de chômage en Martinique baisse de 0,6 point. En France (hors Mayotte), il recule de 0,8 point par rapport au premier trimestre 2021.

Figure 5Taux de chômage lissé

en %
Taux de chômage lissé (en %)
Martinique Taux de chômage « lissé » - Martinique France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 18,8 19,0 10,5
1ᵉ trim. 2015 18,9 18,4 10,3
2ᵉ trim. 2015 17,6 18,0 10,5
3ᵉ trim. 2015 16,9 17,7 10,3
4ᵉ trim. 2015 18,1 17,6 10,2
1ᵉ trim. 2016 18,6 17,7 10,2
2ᵉ trim. 2016 18,4 17,7 10,0
3ᵉ trim. 2016 17,7 17,8 9,9
4ᵉ trim. 2016 16,7 17,8 10,0
1ᵉ trim. 2017 18,4 17,9 9,6
2ᵉ trim. 2017 18,6 17,9 9,5
3ᵉ trim. 2017 17,6 17,9 9,5
4ᵉ trim. 2017 16,9 17,9 9,0
1ᵉ trim. 2018 15,8 17,8 9,3
2ᵉ trim. 2018 18,3 17,6 9,1
3ᵉ trim. 2018 17,0 17,3 9,0
4ᵉ trim. 2018 18,2 16,7 8,7
1ᵉ trim. 2019 16,1 16,0 8,7
2ᵉ trim. 2019 14,6 15,3 8,4
3ᵉ trim. 2019 13,8 14,6 8,4
4ᵉ trim. 2019 15,1 13,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 11,8 13,0 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,4 12,5 7,2
3ᵉ trim. 2020 15,4 12,2 9,1
4ᵉ trim. 2020 14,0 12,3 8,1
1ᵉ trim. 2021 12,9 12,7 8,1
2ᵉ trim. 2021 14,8 12,9 8,0
3ᵉ trim. 2021 13,0 13,0 8,0
4ᵉ trim. 2021 10,8 12,8 7,4
1ᵉ trim. 2022 12,3 12,5 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage lissé

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Un nombre d'inscrits sans emploi au plus bas

Au premier trimestre 2022 en Martinique, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en fin de mois, tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) s'établit à 46 800. Ce nombre diminue de 1,0 % sur ce trimestre (figure 6). La baisse de la demande d’emploi est plus importante chez les hommes (-1,4 %) que chez les femmes (-0,6 %). C’est chez les jeunes de moins de 25 ans que la baisse est la plus forte (-2,1 %).

Parmi les demandeurs d’emploi, 36 040 d’entre eux n’ont exercé aucune activité mensuelle (catégorie A). C’est le plus faible effectif observé depuis 2011. En effet, dans cette catégorie, la demande d’emploi diminue depuis sept trimestres consécutivement. En particulier ce trimestre, la baisse est de 2,4 %. Les demandeurs d’emploi qui ont exercé une activité de 78 heures ou moins (catégorie B) sont au nombre de 4 240, en hausse de 3,4 %. Ceux qui ont exercé une activité plus de 78 heures (catégorie C) sont 6 520, en hausse de 4,7 %.

Ce trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) recule de 0,9 % en Guadeloupe et de 2,7 % en France (hors Mayotte). En revanche, il est en hausse en Guyane (+1,1 %).

Sur un an, le  nombre de demandeurs d’emploi baisse de 3,5 % en Martinique. Il est aussi en repli en Guadeloupe (-1,9 %) et en France (hors Mayotte) (-8,2 %) mais il progresse en Guyane de 1,5 %.

Figure 6Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Martinique France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,3 101,7
2ᵉ trim. 2015 101,6 103,9
3ᵉ trim. 2015 101,0 104,1
4ᵉ trim. 2015 100,6 105,0
1ᵉ trim. 2016 99,3 105,3
2ᵉ trim. 2016 97,7 104,6
3ᵉ trim. 2016 96,9 105,1
4ᵉ trim. 2016 96,3 105,4
1ᵉ trim. 2017 97,9 106,1
2ᵉ trim. 2017 98,7 106,9
3ᵉ trim. 2017 99,8 107,8
4ᵉ trim. 2017 101,1 108,3
1ᵉ trim. 2018 101,1 108,4
2ᵉ trim. 2018 100,8 108,4
3ᵉ trim. 2018 99,5 108,4
4ᵉ trim. 2018 99,4 108,2
1ᵉ trim. 2019 98,9 108,1
2ᵉ trim. 2019 96,8 107,2
3ᵉ trim. 2019 96,3 106,2
4ᵉ trim. 2019 94,2 105,2
1ᵉ trim. 2020 92,8 105,0
2ᵉ trim. 2020 94,9 111,3
3ᵉ trim. 2020 94,3 110,8
4ᵉ trim. 2020 92,1 110,1
1ᵉ trim. 2021 91,6 109,9
2ᵉ trim. 2021 90,8 108,8
3ᵉ trim. 2021 90,0 106,8
4ᵉ trim. 2021 89,2 103,8
1ᵉ trim. 2022 88,4 101,0
  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 6Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

La fréquentation hôtelière en Martinique pénalisée par la désertion de la clientèle d’Amérique du Nord

Au cours du 1er trimestre 2022, les hôtels de Martinique enregistrent 315 290 nuitées, soit une baisse de 30,2 % par rapport au 1er trimestre 2019 (figure 7). D’une part, les visiteurs sont moins nombreux à venir (-16,5 %). D’autre part, la durée moyenne des séjours par hôtel se réduit (4,5 jours au premier trimestre 2019 contre 3,8 jours au premier trimestre 2022). Ainsi, le taux d’occupation des hôtels s’établit à 62,6 % contre 81,1 % au premier trimestre 2019.

Malgré la levée complète des motifs impérieux entre la France métropolitaine et la Martinique depuis le 14 octobre 2021, la fréquentation de la clientèle hôtelière française reste en deçà du niveau d’avant crise sanitaire (-23,3 % de nuitées par rapport au premier trimestre 2019). De plus, la fréquentation des touristes étrangers chute fortement (-61,4 %). Ces derniers ne représentent plus que 10,6 % des nuitées totales contre 19,1 % au 1er trimestre 2019. Ce recul est essentiellement lié à la désertion des touristes en provenance d’Amérique du Nord (-83,2 %). Ils représentent une nuitée étrangère sur cinq au premier trimestre 2022, contre la moitié des nuitées au 1er trimestre 2019 (figure 8). Cette désaffection de la clientèle d’Amérique du Nord s’explique en partie par un classement réalisé par les centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis. Ces derniers ont en effet désigné la Martinique, comme destination à risque de contracter la Covid 19. De fait, le recul de la fréquentation touristique entraîne une baisse du chiffre d’affaires des établissements hôteliers par rapport aux 1er trimestre 2021. Le chiffre d’affaires baisse ainsi, de 31,1 % en janvier 2022,de 25,8 % en février et de 12,1 % en mars. Pour les restaurants, bien que moins dépendants de la fréquentation touristique que les hébergements, le chiffre d’affaires recule également de 15,3 % en janvier, de 12,5 % en février et tend à se stabiliser en mars (-0,4 %).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Martinique France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 96,6 100,3
2ᵉ trim. 2015 96,3 100,5
3ᵉ trim. 2015 96,8 101,0
4ᵉ trim. 2015 97,2 100,3
1ᵉ trim. 2016 99,1 100,7
2ᵉ trim. 2016 96,4 99,7
3ᵉ trim. 2016 96,0 98,5
4ᵉ trim. 2016 98,4 99,5
1ᵉ trim. 2017 99,0 100,1
2ᵉ trim. 2017 102,8 101,8
3ᵉ trim. 2017 106,7 103,5
4ᵉ trim. 2017 108,3 104,6
1ᵉ trim. 2018 111,9 105,5
2ᵉ trim. 2018 113,5 105,8
3ᵉ trim. 2018 113,7 106,5
4ᵉ trim. 2018 112,9 106,8
1ᵉ trim. 2019 113,2 106,6
2ᵉ trim. 2019 113,9 107,3
3ᵉ trim. 2019 111,5 107,4
4ᵉ trim. 2019 111,6 107,7
1ᵉ trim. 2020 73,3 86,7
2ᵉ trim. 2020 49,9 61,6
3ᵉ trim. 2020 43,1 50,0
4ᵉ trim. 2020 28,0 35,1
1ᵉ trim. 2021 40,5 42,8
2ᵉ trim. 2021 46,9 50,1
3ᵉ trim. 2021 49,0 55,6
4ᵉ trim. 2021 56,8 67,5
1ᵉ trim. 2022 71,0 77,4
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 8Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

en %
Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration (en %)
Hôtellerie - Martinique Restauration - Martinique Hôtellerie - France entière Restauration - France entière
janv. 2019 -4,8 -0,8 4,5 5,4
févr. 2019 0,6 -0,4 5,3 11,4
mars 2019 -0,3 7,4 2,8 7,5
avr. 2019 -2,9 6,1 6,3 7,0
mai 2019 8,8 0,7 -1,4 5,8
juin 2019 -2,2 5,3 10,5 8,4
juil. 2019 -5,3 9,2 2,3 5,4
août 2019 12,3 0,4 4,8 9,1
sept. 2019 10,4 -4,7 3,5 4,5
oct. 2019 -7,0 9,9 0,2 6,5
nov. 2019 -2,2 6,9 0,8 8,8
déc. 2019 5,0 10,0 5,1 5,0
janv. 2020 -13,7 4,2 7,9 8,6
févr. 2020 0,4 8,0 3,9 3,5
mars 2020 -44,9 -51,2 -59,0 -54,7
avr. 2020 -89,6 -91,3 -89,2 -90,0
mai 2020 -88,5 -56,0 -88,7 -72,9
juin 2020 -75,2 -23,3 -72,1 -28,8
juil. 2020 -62,5 -11,9 -44,5 -7,9
août 2020 -52,6 -5,6 -25,2 -5,7
sept. 2020 -57,3 6,0 -44,6 -8,7
oct. 2020 -56,0 -9,0 -50,9 -18,6
nov. 2020 -89,1 -35,7 -77,6 -63,3
déc. 2020 -65,7 -10,2 -69,2 -54,6
janv. 2021 -51,6 3,1 -67,8 -55,9
févr. 2021 -70,0 -6,3 -66,2 -57,9
mars 2021 -78,7 -16,9 -68,8 -59,0
avr. 2021 -85,5 -42,5 -75,0 -60,4
mai 2021 -84,0 -27,4 -62,6 -40,5
juin 2021 -42,6 -0,3 -46,4 -6,8
juil. 2021 -0,1 2,3 -19,6 8,2
août 2021 -62,7 -44,3 -7,6 3,6
sept. 2021 -68,2 -27,9 -15,8 3,2
oct. 2021 -46,5 -27,5 -9,7 6,0
nov. 2021 -34,8 -25,4 -7,2 3,2
déc. 2021 -36,3 -19,8 -7,5 1,8
janv. 2022 -31,1 -15,3 -23,9 1,0
févr. 2022 -25,8 -12,5 -6,2 7,5
mars 2022 -12,1 -0,4 1,9 8,3
  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas changé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

Figure 8Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas changé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

La création d’entreprises est en hausse

Au premier trimestre 2022, en Martinique, 2 161 entreprises ont été créées. Les immatriculations sont en hausse de 30 % par rapport au quatrième trimestre 2021 (figure 9), ce qui fait suite à une baisse de 3,7 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2021. Hors micro-entrepreneurs, la progression est encore plus forte (+47 %). Les micro-entrepreneurs sont à l’origine d’un quart des nouvelles immatriculations. Les créations sous ce régime baissent de 2,3 %. Seul le secteur des services connaît une croissance des créations d’entreprises (+48 %). Le nombre des nouvelles entreprises diminue de 13 % dans l’industrie, de 6,2 % dans la construction et de 5,1 % dans le secteur du commerce, transports, hébergement et restauration. Au niveau national, les immatriculations augmentent de 1,0 %.

Sur un an et par rapport au premier trimestre 2021, la création d’entreprises est en hausse de 4,7 % en Martinique. Tandis que les créations hors régime des micro-entrepreneurs sont en augmentation (+6,5 %), celles sous le régime des micro-entrepreneurs sont quasi stables (-0,2 %). Le nombre des nouvelles entreprises est en baisse au niveau national de 2,6 % et en Guyane de 0,6. Ce nombre de créations progresse en Guadeloupe de 7,3 %.

Figure 9Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Martinique hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Martinique y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 102,1 93,3 99,8 94,6
2ᵉ trim. 2015 107,4 93,3 113,7 94,1
3ᵉ trim. 2015 117,1 97,0 115,5 95,8
4ᵉ trim. 2015 127,0 100,4 122,7 98,6
1ᵉ trim. 2016 117,7 103,9 116,2 99,9
2ᵉ trim. 2016 97,9 107,5 99,9 104,4
3ᵉ trim. 2016 114,0 106,4 113,3 102,9
4ᵉ trim. 2016 116,2 110,4 116,5 104,6
1ᵉ trim. 2017 120,6 110,6 118,0 106,2
2ᵉ trim. 2017 131,6 111,6 126,0 107,1
3ᵉ trim. 2017 127,6 115,1 124,7 115,1
4ᵉ trim. 2017 141,6 117,7 140,5 118,5
1ᵉ trim. 2018 144,5 116,8 144,0 122,9
2ᵉ trim. 2018 138,9 118,5 137,0 126,9
3ᵉ trim. 2018 127,4 116,1 127,5 128,2
4ᵉ trim. 2018 135,2 119,7 138,9 134,0
1ᵉ trim. 2019 125,3 125,6 134,7 145,0
2ᵉ trim. 2019 122,7 124,6 135,0 145,2
3ᵉ trim. 2019 132,2 124,7 145,4 150,0
4ᵉ trim. 2019 114,3 120,8 132,4 153,0
1ᵉ trim. 2020 126,8 114,3 135,5 139,3
2ᵉ trim. 2020 98,9 86,5 102,9 114,0
3ᵉ trim. 2020 165,8 132,3 179,8 178,8
4ᵉ trim. 2020 163,3 134,3 181,2 178,9
1ᵉ trim. 2021 187,6 136,0 204,8 182,7
2ᵉ trim. 2021 245,8 139,4 252,8 178,3
3ᵉ trim. 2021 143,4 135,8 171,1 173,0
4ᵉ trim. 2021 136,2 136,6 164,8 176,3
1ᵉ trim. 2022 199,8 134,9 214,4 178,0
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

Les attributions de permis de construire des logements sont moins nombreuses

Au premier trimestre 2022, le nombre de logements autorisés à la construction sur un an s’élève à 2 700 en Martinique. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre baisse de 9,4 % (figure 10). Il augmente de 5,6 % en France (hors Mayotte). Sur un an, le nombre d’autorisations baisse de 4,8 % au niveau régional et augmente de 25,9 % au niveau national.

Le nombre de logements commencés sur un an augmente dans la région de 8,7 % par rapport au trimestre précédent, soit 2 100 logements. Sur un an, la hausse est de 33,4 %.

Ce trimestre, les autorisations de surfaces de plancher des locaux d’activité cumulées sur un an atteignent 67 000 m2  (+19,2 %). Elles baissent toutefois de 15,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Figure 10Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2014)
Martinique France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 100,0 99,7
févr. 2015 100,0 99,1
mars 2015 100,0 98,0
avr. 2015 106,1 99,1
mai 2015 103,0 98,4
juin 2015 106,1 99,6
juil. 2015 103,0 99,4
août 2015 97,0 100,5
sept. 2015 93,9 101,5
oct. 2015 93,9 102,3
nov. 2015 106,1 104,7
déc. 2015 106,1 106,3
janv. 2016 100,0 106,7
févr. 2016 97,0 108,4
mars 2016 93,9 108,8
avr. 2016 84,8 110,1
mai 2016 84,8 112,6
juin 2016 81,8 113,0
juil. 2016 84,8 114,3
août 2016 87,9 115,7
sept. 2016 87,9 118,4
oct. 2016 84,8 119,2
nov. 2016 75,8 120,4
déc. 2016 78,8 121,8
janv. 2017 72,7 122,6
févr. 2017 72,7 122,9
mars 2017 78,8 125,6
avr. 2017 75,8 125,4
mai 2017 75,8 126,4
juin 2017 78,8 127,7
juil. 2017 75,8 129,4
août 2017 75,8 129,9
sept. 2017 75,8 130,2
oct. 2017 78,8 130,8
nov. 2017 81,8 129,7
déc. 2017 78,8 129,3
janv. 2018 78,8 129,6
févr. 2018 75,8 130,3
mars 2018 78,8 128,6
avr. 2018 75,8 128,7
mai 2018 75,8 128,4
juin 2018 78,8 126,7
juil. 2018 81,8 125,1
août 2018 87,9 124,6
sept. 2018 97,0 123,4
oct. 2018 100,0 123,2
nov. 2018 97,0 122,9
déc. 2018 97,0 121,2
janv. 2019 100,0 120,8
févr. 2019 100,0 119,0
mars 2019 100,0 118,1
avr. 2019 97,0 118,5
mai 2019 100,0 117,8
juin 2019 93,9 117,5
juil. 2019 97,0 118,2
août 2019 90,9 117,0
sept. 2019 84,8 115,6
oct. 2019 81,8 116,4
nov. 2019 84,8 116,4
déc. 2019 84,8 118,2
janv. 2020 87,9 118,9
févr. 2020 87,9 120,3
mars 2020 84,8 120,1
avr. 2020 81,8 114,5
mai 2020 75,8 110,2
juin 2020 78,8 109,0
juil. 2020 81,8 106,2
août 2020 78,8 105,4
sept. 2020 75,8 105,5
oct. 2020 75,8 103,7
nov. 2020 75,8 104,0
déc. 2020 81,8 103,0
janv. 2021 78,8 102,1
févr. 2021 81,8 101,8
mars 2021 87,9 102,9
avr. 2021 93,9 108,5
mai 2021 93,9 113,1
juin 2021 93,9 115,3
juil. 2021 90,9 118,6
août 2021 87,9 119,9
sept. 2021 93,9 121,9
oct. 2021 90,9 122,4
nov. 2021 87,9 122,3
déc. 2021 90,9 122,6
janv. 2022 87,9 123,7
févr. 2022 84,8 126,7
mars 2022 81,8 129,5
avr. 2022 81,8 130,7
mai 2022 84,8 131,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 10Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Encadré 1 - Contexte international – L’économie mondiale face aux chocs

Début 2022, les principales économies mondiales ont été confrontées à une situation sanitaire dégradée ainsi qu’au déclenchement de la guerre en Ukraine qui, notamment, a accentué les tensions sur les prix. L’activité économique a ainsi marqué le pas dans les principales économies occidentales, grevée en zone euro par l’inflation et le recul de la consommation des ménages. Au Royaume-Uni et aux États-Unis en revanche, la consommation a progressé, soutenue par les hausses de salaire et la baisse du taux d’épargne des ménages. Au deuxième trimestre, l’activité mondiale aurait progressé à un rythme modéré, affectée par les confinements en Chine et la hausse de l’inflation, et ce malgré l’amélioration de la situation sanitaire en zone euro.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité s’est repliée début 2022

Début 2022, l’activité française s’est légèrement repliée (–0,2 % au premier trimestre). La consommation des ménages, en particulier, a nettement reculé (–1,5 %), du fait d’une situation sanitaire dégradée et d’une hausse continue de l’inflation, accentuée fin février par le déclenchement de la guerre en Ukraine (+4,5 % d’inflation sur un an en mars après +2,9 % en janvier). L’emploi, en revanche, a continué de progresser, tout en ralentissant. Il a notamment été porté par l’alternance et de possibles besoins de main-d’œuvre pour pallier les absences liées à la pandémie. Au deuxième trimestre, l’amélioration de la situation sanitaire aurait conduit l’activité à se redresser, tirée par les secteurs ayant pâti de la vague pandémique (hébergement-restauration, services de transport…). La consommation ne se serait reprise que modérément, la hausse de l’inflation continuant de peser sur les décisions d’achat des ménages.

Publication rédigée par : Éric Mével, Océane Lasnier, Nora Eliot (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

Tableau de bord de la conjoncture - Martinique

Emploi salarié - premier trimestre 2022, paru le 09/06/2022 : Au premier trimestre 2022, l’emploi salarié augmente de 0,3 %

Chômage au sens du BIT et indicateurs sur le marché du travail - premier trimestre 2022, paru le 17/05/2022 : Au premier trimestre 2022, le taux de chômage est quasi stable à 7,3 %

Les statistiques trimestrielles sur l’emploi