Les acteurs économiques et l’environnementÉdition 2017

L’Insee et le Service de la donnée et des études statistiques du ministère en charge de l’environnement présentent dans cette édition inédite de la collection « Insee Références » intitulée Les acteurs économiques et l’environnement un ensemble d’analyses et d’indicateurs visant à dresser un panorama synthétique des interactions qui existent entre l’environnement et l’économie en France.

Insee Références
Paru le : 05/12/2017
Consulter

Caractérisation des espaces consommés par le bâti en France métropolitaine entre 2005 et 2013

Colin Albizzati, Mathilde Poulhes, Joyce Sultan Parraud

L’artificialisation des sols en France est un phénomène assez bien documenté à l’échelle nationale ; ses caractéristiques, notamment au niveau local, ont toutefois été peu analysées. Où sont situés les sols récemment artificialisés ? À proximité de zones déjà bâties ou au milieu d’espaces agricoles ou forestiers ? Quel type d’activité humaine en est à l’origine ? La réponse à ces questions est rendue possible pour la première fois grâce à l’exploitation de la base des permis de construire géolocalisés et son croisement avec les sources géographiques utilisées pour analyser l’occupation du sol. Une nomenclature inédite précise si la construction se fait en continuité du bâti existant, dans un nouveau lotissement (artificialisation de masse) ou si elle est isolée par rapport aux autres constructions (mitage). L’impact environnemental d’une nouvelle construction étant différent selon ces types de consommation du sol, il est utile de distinguer ces formes d’artificialisation au sein des évolutions nationales. Entre 2005 et 2013, 15 000 hectares sont consommés en moyenne chaque année par le bâti : 45,41 % par la construction en continuité de bâti, 41,45 % par le mitage et 13,14 % par l’artificialisation de masse. Pour le quart nord-est de la France, la construction en continuité de bâti représente une grande part des espaces consommés par le bâti, alors que pour l’ouest et le sud-ouest, c’est souvent le mitage qui domine. L’artificialisation de masse reste marginale, sauf pour le littoral. Le principal motif de consommation d’espace par le bâti est l’habitation. Mais l’habitat collectif consomme moins d’espace rapporté au nombre de logements que l’habitat individuel (437 m² contre 1 142 m²). Enfin, la croissance de la consommation d’espace par le bâti est plus forte hors unité urbaine ou dans les petites villes, que dans les zones plus denses (plus de 0,5 % contre moins de 0,3 % en moyenne par an).

Insee Références
Paru le : 05/12/2017