Marché du travail - Séries longues - 2014Enquêtes emploi, Estimations d'emploi - Insee Résultats

Chiffres détaillés
Insee Résultats – No 162
Paru le : 10/02/2015

Avertissement

Les données présentées ici sont cohérentes avec les nouvelles séries nationales rétropolées estimées à partir du questionnaire rénové depuis 2013 de l'enquête Emploi (voir Informations Rapides n° 55 du 6 mars 2014 et note méthodologique sur la rétropolation des séries suite au changement de questionnaire en 2013).

Le tableau T207 a été modifié le 27 mars 2015 pour corriger une erreur sur les taux d'emploi totaux.

Septembre 2015 : mise à jour des tableaux portant sur les estimations d'emploi (t201, t202, t203, t203bis et t204).

Marché du travail - Séries longues - Mise à jour 2014

Nicolas Biesse et Pierre-Yves Cabannes, Division synthèse et conjoncture du marché du travail, Insee
Insee Résultats
No 162
Paru le : 10/02/2015

Tout en fluctuant selon les cycles économiques, le marché du travail en France métropolitaine a connu depuis 1955 la création nette d'environ 6 millions d'emplois.

Depuis un demi-siècle, le marché de l'emploi a également vécu de profondes mutations : féminisation, tertiarisation, salarisation, diversification des formes d'emploi, baisse du taux d'activité des jeunes.

Le taux de chômage a connu durant les dernières décennies deux tendances distinctes : le chômage a régulièrement progressé dans les années 1970 et 1980, et s'est depuis maintenu à un niveau élevé, avec des oscillations au gré de la conjoncture.

6 millions d'emplois nets créés en presque 60 ans

Fin 1955, on comptait 20,4 millions d'emplois en France métropolitaine (figure 1). Fin 2013, on en dénombrait 26,4 millions, soit 6 millions d'emplois créés en près de 60 ans. Cette hausse est due en premier lieu à la forte progression de la population en âge de travailler.

Cette tendance générale à la hausse (encadré) a été rythmée par l'effet des cycles conjoncturels. Ainsi, les périodes de fortes créations d'emplois (deuxième moitié des années 1960 et début des années 1970, deuxième moitié des années 1980, deuxième moitié des années 1990 et début des années 2000) alternent avec des phases de stagnation, voire de diminution du niveau global d'emploi (fin des années 1970 et première moitié des années 1980, première moitié des années 1990 et plus récemment, depuis 2008).

Emploi total en France métropolitaine (en millions)

Emploi total en France métropolitaine (en millions)
Année Estimations d'emploi au 31 décembre (emploi total) Enquête Emploi (emploi total)
1954 20,00
1955 20,38
1956 20,81
1957 20,73
1958 20,50
1959 20,57
1960 20,58
1961 20,62
1962 20,39
1963 20,61
1964 20,65
1965 20,70
1966 20,96
1967 20,88
1968 20,98
1969 21,35
1970 21,53
1971 21,62
1972 21,88
1973 22,18
1974 22,14
1975 22,11 21,89
1976 22,41 22,06
1977 22,62 22,22
1978 22,61 22,23
1979 22,70 22,48
1980 22,66 22,65
1981 22,61 22,51
1982 22,71 22,50
1983 22,61 22,46
1984 22,35 22,26
1985 22,48 22,29
1986 22,52 22,48
1987 22,68 22,48
1988 22,98 22,56
1989 23,13 22,88
1990 23,26 22,95
1991 23,21 22,86
1992 22,97 22,81
1993 22,76 22,68
1994 22,97 22,61
1995 23,13 22,88
1996 23,14 23,00
1997 23,41 22,92
1998 23,87 23,17
1999 24,47 23,43
2000 25,11 24,06
2001 25,38 24,43
2002 25,55 24,67
2003 25,50 24,71
2004 25,63 24,81
2005 25,82 24,98
2006 26,13 25,15
2007 26,49 25,59
2008 26,34 25,93
2009 26,12 25,67
2010 26,26 25,73
2011 26,38 25,79
2012 26,32 25,80
2013 26,37 25,76

Figure 1 - Emploi total en France métropolitaine

30 ans de transformation de l'emploi : un emploi plus féminin, salarié et tertiaire

La croissance de l'emploi sur les trente dernières années s'est accompagnée de changements structurels importants. En 1970, l'emploi était principalement masculin (65 %). L'industrie (26 %), l'agriculture (12 %) et la construction (9 %) représentaient près de la moitié des emplois, et plus d'une personne sur cinq ayant un emploi exerçait une activité non salariée (21 %). En 2013, l'emploi est essentiellement salarié (90 %), tertiaire (79 %), et proche de la parité (48 % de femmes).

Une autre évolution marquante concerne les types d'emploi, avec durant les années 1980-1990 une tendance générale à la hausse des « formes particulières d'emploi » (contrats à durée déterminée, intérim, contrats aidés et apprentissage), suivie depuis 2000 d'une certaine stabilité.

De 1982 à 2013, la part des formes particulières d'emploi a plus que doublé, passant de 5 % à 12 % de l'emploi total (figure 2), mais reste minoritaire. En revanche, chez les plus jeunes, cette part a augmenté tout au long des années 1980 et 1990 et se maintient depuis à un niveau très élevé : en 2013, chez les 15-24 ans, plus de la moitié des emplois occupés sont des formes particulières d'emploi, contre un emploi sur six en 1982 (figure 3).

Développement des formes particulières d’emploi, tous âges confondus (Part dans l'emploi total en %)

Développement des formes particulières d’emploi, tous âges confondus (Part dans l'emploi total en %)
Année CDD Intérimaires Apprentis
1982 4 0,5 0,8
1983 3,8 0,4 0,8
1984 3,6 0,4 0,7
1985 4,3 0,4 0,8
1986 5,1 0,5 0,7
1987 5,8 0,4 0,8
1988 6,1 0,6 0,9
1989 6,3 0,8 0,9
1990 6,1 0,8 0,8
1991 5,7 0,7 0,7
1992 6,2 0,7 0,6
1993 6,8 0,6 0,6
1994 6,7 0,7 0,7
1995 7,6 1 0,7
1996 7,9 0,9 0,8
1997 8,2 1,1 0,9
1998 8,4 1,4 0,9
1999 8,4 1,5 1
2000 9,1 1,8 1
2001 8,5 2 0,9
2002 8,3 1,7 0,9
2003 8,1 1,8 1
2004 8 1,9 1,1
2005 8,1 2,1 1,3
2006 8,2 2,1 1,3
2007 8,4 2,1 1,4
2008 8,4 2,1 1,3
2009 8,3 1,7 1,4
2010 8,6 1,8 1,4
2011 8,5 2,1 1,4
2012 8,6 2,0 1,5
2013 8,4 2,0 1,6

Figure 2 - Développement des formes particulières d’emploi, tous âges confondus

Développement des formes particulières d’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans (Part dans l'emploi total en %)

Développement des formes particulières d’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans (Part dans l'emploi total en %)
Année CDD Intérimaires Apprentis
1982 11,6 1,2 4,4
1983 10,9 1,1 4,6
1984 10,7 1,0 4,6
1985 14,1 1,3 4,9
1986 19 1,3 4,7
1987 23,5 1,1 5,0
1988 24,4 1,7 5,7
1989 24,7 2,5 6,0
1990 23,7 2,4 5,6
1991 21,2 2,0 5,1
1992 22,7 2,1 5,0
1993 24,1 1,9 5,4
1994 24,5 2,2 6,2
1995 26,8 3,2 6,6
1996 27,2 3,3 7,9
1997 27,9 4,0 9,0
1998 29,4 5,2 9,8
1999 30,3 5,8 10,8
2000 31,2 6,2 9,9
2001 29,9 7,0 8,9
2002 27,6 6,2 9,1
2003 26,4 6,9 10,5
2004 25,9 6,8 11,9
2005 24,5 7,6 13,8
2006 25,8 6,8 14,1
2007 27,2 6,8 14,4
2008 25,9 6,6 14,1
2009 26,7 5,1 14,9
2010 27,9 5,9 15,1
2011 27,1 7,2 15,9
2012 26,7 6,4 17,3
2013 28,3 5,9 18,1

Figure 3 - Développement des formes particulières d’emploi, chez les jeunes de 15 à 24 ans

La participation au marché du travail est maximale entre 25 et 50 ans

La croissance de l'emploi traduit avant tout celle de la population en âge de travailler. Cependant, outre les phénomènes démographiques, les fortes évolutions des comportements d'activité jouent également sur les variations de l'emploi. Ces comportements, qui traduisent la participation ou non des individus au marché du travail, ont évolué de manière très différente selon le sexe et l'âge.

Si les taux d'activité sont restés très élevés (de l'ordre de 94 % de la population) parmi les hommes d'âge intermédiaire, ils ont fortement diminué aux deux extrêmes de la vie active (figure 4). Cette baisse des taux d'activité, déjà engagée au début des années 1970, ne s'est arrêtée qu'au début des années 1990 pour les seniors et à la fin de ces années 1990 pour les jeunes. Pour les seniors, elle est due en partie aux changements dans la structure des emplois, notamment suite aux disparitions de certains métiers de l'artisanat ou de l'agriculture, secteurs où traditionnellement on cessait son activité à un âge avancé. Mais le recul de l'activité chez les plus âgés durant cette période est surtout dû à la mise en place de dispositifs favorisant le retrait des seniors du marché du travail. Pour les jeunes, elle résulte de la forte augmentation de la scolarisation. Depuis 1995, le taux d'activité des seniors est en hausse avec les allongements de carrières et les reculs successifs d'âge de départ en retraite.

Taux d’activité des hommes (en %)

Taux d’activité des hommes (en %)
Année de 15 à 24 ans de 25 à 49 ans 50 ans ou plus
1975 63,9 97,4 49,6
1976 62,9 97,4 48,6
1977 62,0 97,2 48,3
1978 60,8 97,2 47,4
1979 61,0 97,2 46,9
1980 60,0 97,5 46,9
1981 58,9 97,2 45,7
1982 59,1 97,1 43,9
1983 58,6 97,1 41,6
1984 56,5 96,9 40,3
1985 56,1 96,9 39,5
1986 55,2 96,9 38,7
1987 53,7 96,9 37,1
1988 50,6 96,7 36,6
1989 49,4 96,7 35,8
1990 47,5 96,4 34,8
1991 45,1 96,3 33,4
1992 44,8 96,0 32,7
1993 42,9 95,8 32,0
1994 41,3 95,8 31,3
1995 40,4 95,8 30,9
1996 40,6 95,9 31,7
1997 39,1 95,6 32,0
1998 38,8 95,4 32,4
1999 39,9 95,1 33,1
2000 40,5 95,2 33,6
2001 40,5 95,2 34,2
2002 41,2 95,0 35,2
2003 41,9 94,7 35,7
2004 41,9 94,8 35,7
2005 41,9 94,8 35,6
2006 42,0 94,9 35,2
2007 41,9 94,9 35,3
2008 42,2 95,2 35,3
2009 42,9 95,1 35,8
2010 42,6 94,8 36,3
2011 41,3 94,4 36,8
2012 40,7 94,2 38,0
2013 40,7 93,9 38,1

Figure 4 - Taux d’activité des hommes

Chez les femmes, la diminution des taux d'activité aux âges extrêmes est contrebalancée par la hausse tendancielle, de génération en génération, de l'activité féminine. Chez les femmes de 25 à 49 ans, le taux d'activité passe ainsi de 59 % en 1975 à 84 % en 2013. Chez les plus de 50 ans, l'augmentation de la participation féminine au marché du travail compense la baisse tendancielle de l'activité des seniors entre 1975 et le milieu des années 1990, d'où une baisse très faible du taux d'activité sur cette période. Chez les jeunes femmes, la participation au marché du travail a diminué d'un tiers entre 1975 et 2013 (figure 5).

Taux d’activité des femmes (en %)

Taux d’activité des femmes (en %)
Année de 15 à 24 ans de 25 à 49 ans 50 ans ou plus
1975 52,2 59,3 22,8
1976 52,4 60,9 22,6
1977 52,2 62,7 22,8
1978 51,0 63,5 22,3
1979 51,1 65,3 22,6
1980 49,7 66,1 22,9
1981 48,9 67,0 22,9
1982 48,7 68,4 22,4
1983 48,1 69,6 21,2
1984 47,3 70,8 21,1
1985 46,6 71,6 20,6
1986 46,6 72,9 20,4
1987 45,4 73,0 20,4
1988 42,7 73,7 20,2
1989 42,0 74,4 20,1
1990 40,3 75,2 19,7
1991 38,0 76,1 19,3
1992 37,4 77,2 18,9
1993 36,5 78,2 18,8
1994 34,8 78,8 19,0
1995 34,2 79,2 19,3
1996 33,0 79,8 19,7
1997 31,8 79,2 20,2
1998 32,2 79,8 20,8
1999 31,5 80,3 21,9
2000 33,2 80,3 22,6
2001 33,2 80,8 23,0
2002 33,4 81,0 23,9
2003 34,2 81,1 25,3
2004 34,3 81,4 25,9
2005 34,2 81,7 26,5
2006 34,1 82,0 26,8
2007 34,9 82,7 27,1
2008 34,7 83,5 27,2
2009 36,2 83,7 27,7
2010 35,2 83,9 28,3
2011 34,5 83,6 28,9
2012 33,9 83,5 29,9
2013 33,9 84,0 30,2

Figure 5 - Taux d’activité des femmes

Un chômage qui reste élevé

Les variations du chômage découlent de celles de l'emploi et de la population active (figure 6). Après une progression continue au cours des années 1970 et au début des années 1980, le taux de chômage en France métropolitaine s'est maintenu à un niveau élevé pendant les 25 dernières années, le plus souvent entre 7,5 % et 10 % de la population active. Le profil du chômage suit ainsi celui des cycles conjoncturels, avec des baisses de plusieurs points du taux de chômage en période de conjoncture haute (−1,1 point entre 1987 et 1990, −3 points entre 1997 et 2001 et −1,4 point entre 2004 et 2008) et des augmentations en période de conjoncture basse (+2,6 points entre 1990 et 1994, +2,7 points entre 2008 et 2013).

Taux de chômage et de sous-emploi au sens du BIT en moyenne annuelle (en %)

Taux de chômage et de sous-emploi au sens du BIT en moyenne annuelle (en %)
Année Taux de chômage dans la population active Taux de sous-emploi dans la population ayant un emploi
1975 3,3
1976 3,6
1977 4,1
1978 4,3
1979 4,8
1980 5,1
1981 6
1982 6,6
1983 6,9
1984 8
1985 8,5
1986 8,6
1987 8,7
1988 8,4
1989 7,8
1990 7,6 3,9
1991 7,8 3,8
1992 8,6 3,9
1993 9,6 5,4
1994 10,2 6
1995 9,6 6,1
1996 10,1 6,3
1997 10,3 6,5
1998 9,9 6,5
1999 9,6 6,5
2000 8,1 5,9
2001 7,4 5,5
2002 7,5 5
2003 8,1 4,9
2004 8,5 5,2
2005 8,5 5,2
2006 8,4 5,3
2007 7,7 5,5
2008 7,1 5,7
2009 8,7 6,4
2010 8,9 6,8
2011 8,8 6
2012 9,4 6,1
2013 9,8 6,5

Figure 6 - Taux de chômage et de sous-emploi au sens du BIT en moyenne annuelle

Le taux de sous-emploi suit également les évolutions conjoncturelles. Ce taux représente la part dans l'emploi des personnes qui ont involontairement moins travaillé que ce qu'elles auraient souhaité, soit parce qu'elles exercent un temps partiel alors qu'elles souhaiteraient travailler plus et seraient disponibles pour le faire (dans leur emploi actuel ou dans un autre emploi), soit parce qu'elles travaillent d'ordinaire à temps complet mais ont transitoirement travaillé moins que ce temps complet pour une raison externe (chômage technique...).

En 2013, le sous-emploi concerne environ 6,5 % des personnes ayant un emploi (1 700 000 personnes). Comme le taux de chômage, le taux de sous-emploi est un indicateur de l'inadéquation entre l'offre et la demande de travail : tous deux suivent des évolutions comparables depuis le début des années 1990.

Encadrés

La hausse tendancielle de l'emploi est confirmée par les deux principales sources de suivi de l'emploi en France métropolitaine : les estimations d'emploi [issues de sources administratives et Estimations d'emploi localisées (Estel) depuis septembre 2009] et l'enquête Emploi. Ces deux sources divergent cependant légèrement : la hausse de l'emploi sur les 35 dernières années (1975-2013) est moins marquée dans l'enquête Emploi que dans les estimations d'emploi. En outre, dans l'enquête Emploi, l'emploi est évalué en moyenne annuelle alors que les estimations d'emploi portent sur l'emploi en fin d'année. Ainsi, alors que les premiers impacts de la crise économique sur l'emploi apparaissent en 2008, selon l'enquête Emploi, l'emploi augmente entre 2007 et 2008 en moyenne annuelle alors qu'il diminue entre fin 2007 et fin 2008 selon les estimations d'emploi.

Ces divergences illustrent un aspect important pour l'analyse des séries sur le marché du travail : l'emploi est une réalité complexe, et selon les sources statistiques la notion d'emploi correspond à des concepts (c'est-à-dire des définitions) différents. Ainsi, dans l'enquête Emploi la notion d'emploi est définie « au sens du Bureau International du Travail » (BIT) : est ainsi considérée en emploi toute personne déclarant avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours d'une semaine de référence. Avec le nouveau dispositif Estel, les estimations d'emploi correspondent à un concept dit « BIT répertorié » : selon cette source est considérée en emploi toute personne dont l'employeur a déclaré au moins une heure travaillée pendant la dernière semaine de l'année. Par ailleurs, l'enquête Emploi ne tient compte que des personnes vivant en ménage ordinaire alors que les estimations d'emploi intègrent également les personnes vivant dans des habitations mobiles ou résidant en collectivité.

Note :

Déterminer le statut des emplois par l'intermédiaire d'une enquête est délicat car les individus interrogés ne connaissent pas toujours avec suffisamment de précision leur contrat de travail. Ainsi les contrats aidés sont mal renseignés dans l'enquête Emploi ce qui ne permet pas de les isoler dans les formes particulières d'emploi. Ils se retrouvent donc confondus avec les CDD.

Avertissement

Ces séries proviennent de sources statistiques très diverses : enquête Emploi, sources administratives, recensement, synthèses de sources... Elles portent sur des périodes, des temporalités et des concepts différents. Leur utilisation exige certaines précautions, afin de bien comprendre la signification et le cadre d'utilisation habituel de chacune. Ce cadre d'usage est expliqué et résumé, avant chaque groupe de tableaux de données détaillées.

Sources

Deux sources principales permettent le suivi de séries sur le marché du travail sur longue période.

L'enquête Emploi, (annuelle jusqu'en 2002, puis en continu à partir de 2003) est la référence pour le statut d'activité « au sens du Bureau International du Travail ». Elle permet de suivre l'évolution de l'activité, de l'emploi et du chômage selon de très nombreuses caractéristiques des salariés : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, diplôme, type de contrat, etc. C'est également la source de référence pour les comparaisons internationales.

Une source de synthèse, les estimations d'emploi, est la référence pour le suivi conjoncturel de l'emploi. Ces estimations d'emploi sont utilisées, notamment, dans les « notes de conjoncture » de l'Insee, et alimentent par ailleurs la comptabilité nationale. Elles permettent de décliner l'emploi au niveau local (région, département et zone d'emploi) et de le ventiler à un niveau sectoriel fin. Ces estimations sont obtenues par synthèse de plusieurs sources statistiques, principalement des sources administratives (DADS, SIASP, MSA et ACOSS ).

Pour en savoir plus

« Une photographie du marché du travail en 2013 », Insee Première, n° 1516 - septembre 2014.

« En matière d'emploi, les métropoles ont davantage résisté à la crise », Insee Première, n° 1503 - juin 2014.

« L’emploi dans la fonction publique en 2012 », Insee Première, n° 1496 - avril 2014.

DARES – Études et statistiques