Economie et Statistique n°367

Un modèle macroéconométrique pour la zone euro - La modération salariale en France - Ralentissement de la productivité et réallocations d'emplois - Travail et pauvreté en Russie

Economie et Statistique
Paru le : 01/02/2004
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MZE, un modèle macroéconométrique pour la zone euro

Pierre-Olivier Beffy, Xavier Bonnet,Brieuc Monfort et Matthieu Darracq-Pariès (un commentaire de Jérôme Henry - MZE et la modélisation de la zone euro)

À partir des comptes trimestriels pour la zone euro construits par Eurostat, on élabore un modèle macroéconométrique dans le but d'enrichir les outils de prévision et d'analyse de l'économie de la zone. Quelques données manquantes cruciales doivent être reconstruites en s'appuyant sur des données incomplètes fournies par Eurostat (capital,revenu disponible des ménages, commerce intra-zone). La structure du modèle est néoclassique à long terme, néokeynésienne à court terme. Cette version du modèle prend comme référence pour l'offre de biens une fonction de production Cobb-Douglas. L'offre de travail est modélisée soit par une courbe de Phillips soit par une fonction WS et par un taux d'activité dépendant du taux de chômage. Le court terme implique des coûts d'ajustement modélisés de manière ad hoc par des modèles à correction d'erreur. Les effets variantiels à court terme et à long terme sont assez consensuels. Pour le long terme, le potentiel de l'économie apparaît dépendre de la population en âge de travailler, de la productivité globale des facteurs, du coût réel du capital, et éventuellement des termes de l'échange et de la fiscalité sur les salaires. D'ores et déjà, le modèle incorpore la possibilité d'utilisation en anticipations rationnelles pour l'étude des évolutions de changes et de taux à long terme. Un exercice de choix de la fonction de réaction monétaire est mené à titre illustratif des questions pouvant être abordées par le modèle.

Economie et Statistique
No 367
Paru le : 01/02/2004