Insee Conjoncture Normandie ·
Juillet 2026 · n° 53
Léger repli de l’activité normande pour le 6e trimestre consécutif Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026
Au 1er trimestre 2026, dans un contexte de tensions géopolitiques toujours aussi pesantes et même accrues en fin de période, l’activité économique normande poursuit son lent repli entamé depuis la fin 2024. L’emploi salarié est stable, y compris le recours à l’intérim, mais le taux de chômage poursuit sa hausse comme au niveau national. Dans le secteur de la construction, l’activité se contracte sur le trimestre, malgré des signaux de reprise.
- En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
- L’activité économique régionale se contracte à nouveau
- Après cinq trimestres consécutifs de baisse, l’emploi salarié se stabilise
- Le taux de chômage poursuit sa hausse
- Des signaux positifs dans la construction malgré une activité en retrait
En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
Au 1er trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de 2,3 %, sous l’influence des exportations asiatiques, en particulier de biens technologiques. Le Vieux continent, moins concerné par ce moteur a bénéficié d’autres effets, dont l’effort de défense, et a continué de croître, mais plus légèrement (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro). Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante. À l’inverse, la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.
L’activité économique régionale se contracte à nouveau
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Au 1er trimestre 2026, l’activité économique, mesurée à l’aide du volume d’heures rémunérées, recule sur un an en Normandie (-0,4 % ; figure 1), comme au niveau national (-0,5 %). En glissement annuel, c’est le sixième trimestre consécutif au cours duquel un recul est observé dans la région.
Le volume d’heures rémunérées baisse de manière continue depuis plus de 2 ans dans les secteurs de l’industrie et de la construction (respectivement -1,0 % et -0,4 % sur ce trimestre). Il recule également dans les services principalement marchands (-0,3 %), et pour la première fois depuis plus de 5 ans, dans les services principalement non marchands (-0,4 %).
tableauFigure 1 – Contributions sectorielles trimestrielles à l'évolution annuelle des heures rémunérées – par trimestre – Normandie
| Trimestre | Construction (en point) | Industrie (en point) | Services principalement marchands (en point) | Services principalement non marchands (en point) | Évolution totale (en %) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2023T1 | 0,1 | 0,6 | 1,2 | 0,4 | 2,1 |
| 2023T2 | 0,0 | 0,4 | 0,8 | 0,2 | 1,3 |
| 2023T3 | -0,1 | 0,0 | 0,5 | 0,2 | 0,6 |
| 2023T4 | 0,1 | 0,2 | 0,5 | 0,2 | 1,0 |
| 2024T1 | -0,2 | -0,1 | 0,6 | 0,2 | 0,5 |
| 2024T2 | -0,2 | -0,2 | 0,4 | 0,2 | 0,3 |
| 2024T3 | -0,2 | -0,2 | 0,4 | 0,3 | 0,2 |
| 2024T4 | -0,3 | -0,3 | 0,3 | 0,1 | -0,2 |
| 2025T1 | -0,2 | -0,5 | -0,1 | 0,1 | -0,7 |
| 2025T2 | -0,2 | -0,4 | 0,1 | 0,1 | -0,4 |
| 2025T3 | -0,1 | -0,3 | -0,1 | 0,1 | -0,3 |
| 2025T4 | -0,1 | -0,3 | -0,3 | 0,0 | -0,6 |
| 2026T1 | -0,1 | -0,1 | -0,1 | 0,0 | -0,4 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Contributions sectorielles trimestrielles à l'évolution annuelle des heures rémunérées – par trimestre – Normandie

- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Après cinq trimestres consécutifs de baisse, l’emploi salarié se stabilise
Au 1er trimestre 2026, le nombre d’emplois salariés total (incluant l’intérim) se stabilise en Normandie, comme en France hors Mayotte. Cette stabilité, qui intervient à l’issue de cinq trimestres de repli modéré, concerne à la fois le secteur privé et le secteur public. La stabilité est de mise dans tous les départements normands, excepté le Calvados où la progression est très légère (+0,1 %).
Au sein des différents secteurs, l’emploi est en recul dans l’agriculture et la construction (respectivement -0,6 % et -0,5 % sur le trimestre ; figure 3) mais progresse légèrement dans le tertiaire marchand hors intérim (+0,2 %). À l’échelle nationale, l’emploi diminue également dans l’agriculture et la construction (respectivement -1,1 % et -0,5 %), et il progresse modestement dans le secteur tertiaire non marchand (+0,2 %). En évolution annuelle, le nombre d’emplois recule dans tous les secteurs (de -0,9 % dans l’industrie à -0,1 % dans le tertiaire marchand hors intérim), à l’exception de l’agriculture (+0,6 %).
Sur un an, l’emploi recule en Normandie (-0,3 %), légèrement plus qu’au niveau national (-0,2 %). L’Orne est le département le plus impacté (-1,3 %), devant la Seine-Maritime (-0,3 %), le Calvados et l’Eure (-0,2 %). En revanche, l’emploi est quasi stable dans la Manche (+0,1 %).
Au 1er trimestre 2026, le recours à l’intérim se stabilise dans la région, alors qu’il recule au niveau national (-0,4 %). Sur un an, le nombre d’intérimaires se stabilise en Normandie tandis que la baisse se poursuit au niveau national (-0,6 %).
Le taux de chômage poursuit sa hausse
Au 1er trimestre 2026, le taux de chômage continue d’augmenter par rapport au trimestre précédent (+0,2 point), en Normandie comme au niveau national. Il touche 7,7 % de la population active régionale contre 7,9 % en France métropolitaine [Alleaume, Panchout, 2026 ; pour en savoir plus (3)]. Le taux de chômage régional atteint ainsi son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021, mais il reste inférieur au niveau observé à l’échelle nationale, et ce depuis le 4e trimestre 2020. Cette hausse du chômage régional est portée par le Calvados et la Seine-Maritime (+0,2 point), alors que l’on observe une relative stabilité dans la Manche, l’Eure et l’Orne.
Sur un an, le taux de chômage augmente de 0,6 point en Normandie contre 0,7 point en France métropolitaine. Il progresse dans tous les départements de la région (de +0,2 point dans la Manche à +0,7 point en Seine-Maritime).
Des signaux positifs dans la construction malgré une activité en retrait
Dans le secteur de la construction, l’activité reste orientée à la baisse en Normandie au 1er trimestre 2026, dans un contexte de recul des heures rémunérées par rapport au trimestre précédent. L’emploi salarié poursuit également son repli et le recours à l’intérim dans le secteur est plus faible qu’au trimestre précédent.
Les mises en chantier sont dynamiques. Le volume de logements commencés augmente de 9,6 % sur un an lors du mois de mars 2026, soit une progression légèrement inférieure à celle observée en France hors Mayotte (+11,7 %) (figure 2). Entre décembre 2025 et mars 2026, la dynamique est également orientée à la hausse, même si elle est inférieure au niveau national. La surface de plancher des locaux commencés sur un an diminue d’un tiers en Normandie sur un an (-32,3 %), contre -1,2 % en France hors Mayotte, conséquence d’un 1er trimestre 2026 orienté à la baisse.
Dans le même temps, les logements autorisés progressent dans la région. Sur un an, le cumul des 12 mois progresse (+12,9 %), mais à un rythme inférieur à celui observé en France (+16,6 %). Concernant les locaux non résidentiels, la surface de plancher des locaux autorisés progresse nettement sur un an, à un niveau supérieur de 15,7 % à celui observé un an auparavant. À l’inverse, ces surfaces de plancher reculent de 7,6 % en France sur la même période.
Ainsi, le niveau des heures rémunérées et de l’emploi salarié se contractent dans le secteur de la construction au cours de ce trimestre. Toutefois, les indicateurs avancés de l’activité future, que constituent les autorisations de locaux et de logements, sont globalement bien orientés. Par ailleurs, les créations d’entreprises sont dynamiques dans le secteur (+32 % par rapport au trimestre précédent) et les défaillances sont en recul (-12 %).
tableauFigure 2 – Évolution du nombre de logements
| Période | Logements autorisés - Normandie | Logements autorisés - France hors Mayotte | Logements commencés - Normandie | Logements commencés - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 104,4 | 96,2 | 105,2 | 93,0 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 55,0 | 57,7 | 110,6 | 78,3 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 71,6 | 80,0 | 170,3 | 108,5 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 97,0 | 93,8 | 126,6 | 99,5 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 92,9 | 94,2 | 143,4 | 106,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 90,8 | 96,8 | 117,3 | 105,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,2 | 98,5 | 120,5 | 105,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 93,9 | 98,2 | 136,2 | 106,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 106,7 | 117,2 | 135,5 | 108,0 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 114,7 | 109,3 | 151,2 | 98,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,4 | 103,2 | 131,9 | 98,4 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 89,3 | 76,6 | 149,5 | 94,3 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 91,3 | 82,6 | 103,3 | 84,7 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 79,9 | 79,3 | 91,9 | 79,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 69,9 | 73,7 | 93,9 | 70,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 69,5 | 77,3 | 101,1 | 68,4 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 92,2 | 69,6 | 81,9 | 64,0 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 68,9 | 64,0 | 91,7 | 66,5 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 72,7 | 65,7 | 87,9 | 65,9 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 65,7 | 67,7 | 94,4 | 66,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 78,8 | 70,2 | 97,2 | 62,0 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 85,4 | 83,2 | 92,3 | 61,9 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 76,5 | 78,0 | 80,4 | 65,1 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 90,6 | 75,3 | 107,4 | 74,8 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 77,6 | 85,8 | 109,5 | 82,1 |
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- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
graphiqueFigure 2 – Évolution du nombre de logements

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- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
tableauFigure 3 – Autres indicateurs conjoncturels
| Indicateurs | Taux de croissance trimestriel | Taux de croissance annuel | ||
|---|---|---|---|---|
| Normandie | National | Normandie | National | |
| Emploi salarié | ||||
| Agriculture | -0,6 | -1,1 | 0,6 | -0,7 |
| Industrie | -0,1 | -0,1 | -0,9 | -0,5 |
| Construction | -0,5 | -0,5 | -0,4 | -1,3 |
| Tertiaire marchand hors intérim | 0,2 | 0,0 | -0,1 | -0,1 |
| Intérim | 0,0 | -0,4 | 0,0 | -0,6 |
| Tertiaire non marchand | 0,1 | 0,2 | -0,2 | 0,0 |
| Taux de chômage | 0,2 | 0,2 | 0,6 | 0,7 |
| Créations d’entreprises (Hors micro-entreprises) | 9,8 | 0,3 | 10,6 | 7,6 |
| Défaillances d’entreprises | -13,0 | 4,0 | -9,0 | 7,4 |
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee ; Insee, SIDE ; Fiben, Banque de France.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Sources
Définitions
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 145, juin 2026.
(2) Alleaume F., Panchout J., « Au 1ᵉʳ trimestre 2026, le taux de chômage est en hausse et atteint 7,7 % en Normandie », Insee Flash Normandie no 159, juin 2026.
(3) « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable », Informations rapides no 135, mai 2026.
(4) Alleaume F., Le Mains L., Panchout J., « L’économie normande au ralenti en 2025 », Insee Conjoncture Normandie no 52, avril 2026.
(5) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord de la conjoncture Normandie.