Insee Conjoncture Occitanie ·
Juillet 2026 · n° 53
L’emploi stagne malgré le dynamisme de l’aéronautique Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026
Au premier trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) de la France est quasi stable. En particulier, la consommation des ménages repart un peu à la baisse après avoir légèrement progressé au second semestre 2025. L’atonie de la croissance économique se conjugue avec celle de l’emploi dans un contexte d’incertitudes qui n’incite pas les entreprises à embaucher.
Comme au niveau national, l’emploi salarié en Occitanie stagne entre fin décembre 2025 et fin mars 2026. Bien qu’en hausse dans la filière aéronautique et spatiale, l’emploi est quasi stable dans l’industrie ainsi que dans les services marchands hors intérim. Il continue de diminuer dans la construction. En revanche, l’emploi intérimaire se redresse dans la région, alors qu’il baisse encore légèrement au niveau national.
Au premier trimestre 2026, 9,5 % de la population active d’Occitanie est au chômage, soit un taux quasi stable par rapport au trimestre précédent.
- Avertissements
- Contexte national : l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
- L’activité économique en Occitanie se replie légèrement
- L’emploi salarié reste atone au premier trimestre
- L’emploi est quasi stable dans le tertiaire et l’industrie
- Le chômage marque le pas
- Les créations d’entreprises augmentent nettement
- Les défaillances d’entreprise atteignent un niveau historiquement élevé
- Encadré - L’emploi aérospatial continue de progresser
Avertissements
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Contexte national : l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de +2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques qui sont stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle, tandis que le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones et aux secteurs qui ont animé le commerce mondial. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et a continué de croître au premier trimestre (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble), la demande intérieure se relevant progressivement, stimulée par l’effort de défense et la relative détente passée des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, le PIB s’est très légèrement replié (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais il rebondirait ponctuellement au printemps (+0,3 %), porté par une industrie vaillante. Profitant de la mise hors-jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.
À l’inverse, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.
En outre, cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure.
L’activité économique en Occitanie se replie légèrement
Au premier trimestre 2026, l’activité économique, mesurée par le volume d’heures rémunérées par les entreprises privées hors agriculture, diminue de 0,3 % sur un an en Occitanie. En France hors Mayotte, elle est également en repli (-0,5 %). Le volume d’heures rémunérées est en baisse de 0,7 % en janvier 2026 et de 0,5 % en février par rapport aux même mois de 2025. En mars, le volume d’heures rémunérées augmente en revanche légèrement (+0,2 %).
En Occitanie, l’activité décroît de 0,4 % dans les services marchands entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. En particulier, l’activité recule dans le secteur de l’information et de la communication, principalement dans les activités de programmation, conseil et activités informatiques, et également dans le commerce de détail. À l’inverse, l’activité du secteur de l’hébergement et de la restauration reste bien orientée.
Dans la construction, la baisse d’activité se prolonge au premier trimestre 2026 (-2,4 % sur un an) et reste plus marquée qu’au niveau national (-1,8 %). L’activité progresse dans l’industrie (+0,8 %) alors qu’elle stagne au niveau national. La hausse dans la région est portée par la fabrication de matériels de transport. Dans le secteur tertiaire non marchand, l’activité se stabilise après une longue période de hausse. Le secteur résiste mieux qu’au niveau national où son activité diminue.
Au premier trimestre 2026, l’activité économique diminue dans sept départements par rapport à la même période de 2025. La baisse varie de -0,3 % dans le Gard et les Pyrénées-Orientales à -1,5 % dans l’Aude, en passant par -0,4 % dans les Hautes-Pyrénées, -0,6 % dans l’Hérault, -0,7 % dans le Lot et -1,2 % dans le Tarn. L’activité est quasi stable dans les départements du Tarn-et-Garonne, du Gers et de la Haute-Garonne. Elle progresse en revanche en Aveyron (+0,3 %), en Ariège et en Lozère (+0,4 %).
L’emploi salarié reste atone au premier trimestre
Entre fin décembre 2025 et fin mars 2026, l’emploi salarié en Occitanie est presque stable (+900 emplois), après un léger repli au trimestre précédent.
Sur un an, les effectifs salariés dans la région stagnent (-0,1 %) ; ils se replient légèrement au niveau national (-0,2 %). En Occitanie, les contrats en alternance (d’apprentissage et de professionnalisation) reculent de 5,2 % (soit -4 400 emplois). L’emploi salarié privé des seniors (55 ans ou plus) continue de progresser (+2,8 %, soit 7 700 emplois supplémentaires).
Au premier trimestre, l’emploi salarié est quasi stable dans six départements (figure 1) : le Gard, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Ariège, les Pyrénées-Orientales et le Lot. Il diminue dans quatre départements par rapport au trimestre précédent. La baisse est assez forte dans le Tarn (-0,6 %), et plus modérée dans le Tarn-et-Garonne (-0,3%), dans l’Aude et en Aveyron (-0,2%).
À l’inverse, l’emploi augmente dans les Hautes-Pyrénées (+0,5 %), principalement dans le secteur tertiaire non marchand, et plus légèrement dans le Gers (+0,3 %) et en Lozère (+0,2 %).
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié total par département
| Zonage | 4ᵉ trim. 2025 | 1ᵉ trim. 2026 |
|---|---|---|
| Ariège | 0,3 | 0,0 |
| Aude | -0,2 | -0,2 |
| Aveyron | -0,1 | -0,2 |
| Gard | -0,5 | 0,1 |
| Haute-Garonne | 0,0 | 0,1 |
| Gers | -0,3 | 0,3 |
| Hérault | -0,2 | 0,1 |
| Lot | 0,3 | 0,0 |
| Lozère | -0,4 | 0,2 |
| Hautes-Pyrénées | -0,1 | 0,5 |
| Pyrénées-Orientales | -0,3 | -0,1 |
| Tarn | -0,2 | -0,6 |
| Tarn-et-Garonne | 0,0 | -0,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié total par département

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’emploi est quasi stable dans le tertiaire et l’industrie
Ce trimestre, l’emploi du secteur tertiaire marchand hors intérim est quasi stable en Occitanie (+0,1 %, soit +700 emplois) comme au niveau national. Au sein de ce secteur, l’emploi salarié augmente dans les activités de services aux ménages (+0,4 %, soit +500 emplois) mais baisse dans les activités immobilières (-0,3 %, soit -100 emplois).
L’emploi salarié du secteur tertiaire non marchand se stabilise (+0,1 %, soit +1 000 emplois) au premier trimestre après avoir baissé au trimestre précédent (figure 2). Au sein de ce secteur, l’emploi salarié augmente surtout dans les activités pour la santé (+0,4 %, soit +600 emplois) et dans l’administration publique (+0,2 %, soit +600 emplois).
L’emploi salarié dans l’industrie est quasi stable ce trimestre (+0,1 %, soit +200 emplois), comme au trimestre précédent. Il stagne aussi au niveau national (-0,1 %). Néanmoins, dans la région, l’emploi reste dynamique dans la filière aéronautique et spatiale (encadré).
Dans la construction, l’emploi salarié reste orienté à la baisse : il diminue à nouveau de 0,6 % ce trimestre (soit -700 emplois) après une baisse de 0,5 % au trimestre précédent. Il recule également au niveau national ce trimestre (-0,5 %).
À la différence du trimestre précédent, l’emploi salarié agricole recule au premier trimestre (-2,3 %, soit -700 emplois) et diminue également au niveau national (-1,1 %). La baisse est marquée dans l’Hérault et le Tarn-et-Garonne.
Après un recul de 1,0 % au trimestre précédent, l’emploi intérimaire augmente de 1,0 % ce trimestre en Occitanie (soit +500 emplois), contre -0,4 % en France hors Mayotte. Cette hausse est nette en Haute-Garonne, dans l’Hérault, le Gers et le Gard.
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,6 | 99,9 | 98,8 | 99,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,9 | 99,5 | 96,8 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,5 | 99,5 | 99,4 | 100,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,3 | 99,4 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,5 | 99,5 | 100,6 | 101,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 99,6 | 102,5 | 101,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,0 | 100,0 | 104,2 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,3 | 100,3 | 105,5 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,1 | 100,4 | 106,2 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 100,8 | 106,6 | 102,6 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,0 | 101,6 | 106,9 | 102,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 102,0 | 107,8 | 103,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,1 | 102,8 | 108,3 | 103,5 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 107,8 | 103,1 | 108,5 | 103,5 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,3 | 103,9 | 108,8 | 103,7 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,7 | 104,2 | 108,8 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 105,6 | 105,3 | 109,2 | 104,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 105,0 | 105,4 | 108,9 | 105,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 104,8 | 105,7 | 109,1 | 105,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 104,0 | 105,9 | 109,1 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 103,2 | 105,8 | 109,0 | 105,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,6 | 105,8 | 109,0 | 105,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 102,2 | 105,7 | 109,1 | 105,6 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 101,6 | 105,7 | 109,0 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 101,1 | 105,8 | 109,1 | 105,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le chômage marque le pas
En Occitanie, le taux de chômage s’établit à 9,5 % de la population active en moyenne au premier trimestre 2026. Il est quasi stable sur le trimestre (+0,1 point) et augmente de 0,6 point sur un an (figure 3). Il est à son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021 mais demeure nettement au-dessous de son pic de la mi-2015 (-2,8 points). En France hors Mayotte, le taux de chômage croît de 0,2 point ce trimestre pour atteindre 8,1 % de la population active (+0,7 point sur un an).
Dans la région, au premier trimestre 2026, le taux de chômage diffère fortement selon les départements, de 4,9 % en Lozère à 12,7 % dans les Pyrénées-Orientales, département où il est le plus élevé. Sur le trimestre, il croît de 0,2 point dans trois départements de la région, le Gard, le Tarn et le Gers. Le taux de chômage est stable ou quasi stable dans les dix autres départements de la région.
tableauFigure 3 – Taux de chômage
| Période | Occitanie | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 9,6 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 9,3 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 8,4 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 10,4 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 9,4 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 9,6 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 9,4 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 9,3 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 8,8 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 8,8 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 8,9 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 8,6 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 8,5 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 8,5 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 8,6 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 8,9 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 8,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 8,9 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 9,0 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 9,2 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 9,4 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 9,5 | 8,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Les créations d’entreprises augmentent nettement
Au premier trimestre 2026, 28 300 créations d’entreprises sont enregistrées en Occitanie, soit une augmentation de 5,8 % par rapport au trimestre précédent. En France, la hausse est moins prononcée (+4,0 %).
Les créations sous le statut de micro-entrepreneur augmentent de 7,8 % par rapport au trimestre précédent en Occitanie et de 5,6 % en France. Dans la région, le nombre d’entreprises classiques repart à la hausse au premier trimestre 2026 (+1,3 %) après une légère baisse au trimestre précédent.
Les créations d’entreprises augmentent dans tous les secteurs en Occitanie, notamment dans la construction (+13 %) et l’industrie (+11 %).
Les défaillances d’entreprise atteignent un niveau historiquement élevé
Fin mars 2026, 6 300 défaillances d’entreprises sont enregistrées en Occitanie sur les douze derniers mois, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à fin mars 2025. Les défaillances retrouvent ainsi les niveaux records qu’elles avaient atteints au troisième trimestre 2013.
Au niveau national, fin mars 2026, 69 900 défaillances d’entreprises sont recensées sur un an, ce qui constitue un nouveau record.
En Occitanie, la hausse des défaillances est particulièrement forte dans le secteur regroupant l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages (+18 % sur un an) ainsi que dans celui des services aux entreprises (+13 %). En revanche, les défaillances dans la construction et les activités de services immobiliers poursuivent le repli amorcé en 2025.
Encadré - L’emploi aérospatial continue de progresser
Au premier trimestre 2026, l’emploi dans la filière aérospatiale continue de progresser en Occitanie (+0,5 % sur le trimestre après +0,6 % au trimestre précédent). Sur un an, il augmente de 1,3 %.
La progression de l’emploi au premier trimestre est portée à la fois par les segments tertiaire (+0,6 %) et industriel (+0,4 %) de la filière. Le segment industriel gagne ainsi 300 postes au cours du trimestre, principalement parmi les constructeurs (+0,6 %, soit +200 postes) mais également au sein de la chaîne d’approvisionnement (+0,2 %, soit +100 postes). Dans le domaine des services, le solde est également de 300 postes nets créés. Les activités d’ingénierie expliquent la majeure partie de cette hausse (+1,2 %, soit +200 postes). De plus, l’emploi repart légèrement à la hausse dans les activités informatiques (+0,3 %, soit +100 postes) après plus d’un an de baisse continue. L’emploi est stable dans les autres activités de services.
Au premier trimestre, l’emploi repart légèrement à la hausse dans la filière pour les salariés de moins de 30 ans, en particulier dans l’ingénierie. En nette hausse en 2024 et 2025, le nombre d’emplois de seniors (55 ans ou plus) se stabilise ce trimestre.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Méthodologie de l’estimation de l’emploi de la filière aéronautique et spatiale :
L’emploi salarié (hors intérim) de la filière aéronautique et spatiale est estimé à partir de l’enquête « filière aéronautique et spatiale dans le Grand Sud-Ouest » 2022 et de sources auxiliaires.
L’estimation est produite à partir des fichiers détails trimestriels d’emploi (Insee, Urssaf, Dares) pour les établissements des entreprises appartenant à la filière au 31/12/2022 (dernière année d’enquête disponible), employant au moins un salarié dans la filière et toujours actifs au premier trimestre 2026. Ces établissements représentent 86 % des établissements du périmètre de la filière telle qu’appréhendée au 31/12/2022 et 97 % des salariés. Afin de suivre l’évolution du périmètre dans le temps, les établissements de plus de 10 salariés classés en « construction aéronautique et spatiale » (code NAF 30.30Z) ou « transports spatiaux » (51.22Z) sont intégrés à l’estimation.
Les évolutions dues aux cessations d’activité ou à d’éventuelles créations d’établissements ne sont donc que partiellement prises en compte. L’hypothèse est donc faite que les effectifs de l’ensemble de la filière ont évolué de la même manière que ceux des établissements observés.
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Données complémentaires par département, Insee - Tableau de bord Conjoncture : Occitanie, juin 2026.
(2) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 145, juin 2026.
(3) « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture de l’Insee, juin 2026.
