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Insee Conjoncture Guadeloupe · Juillet 2026 · n° 40
Insee Conjoncture GuadeloupeAu premier trimestre 2026, l’activité économique se dégrade en Guadeloupe Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Gaël Raffy (Insee)

Au premier trimestre 2026, la conjoncture guadeloupéenne se dégrade. L’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, accentue son recul sur un an : elle pâtit du repli encore marqué dans la construction, auquel s’ajoute, ce trimestre, la baisse du tertiaire principalement marchand. Toutefois, soutenu par le tertiaire non marchand et l’industrie, l’emploi salarié se maintient pour le deuxième trimestre consécutif. En revanche, l’intérim continue de subir le ralentissement de l’activité. Dans le même temps, le chômage poursuit sa tendance baissière. Enfin, la fréquentation hôtelière repart à la hausse, portée par la clientèle en provenance de l’étranger.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 40
Paru le :Paru le02/07/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Gaël Raffy (Insee)

La baisse de l’activité s’accentue en début d’année

Au premier trimestre 2026 en Guadeloupe, l’activité économique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, diminue de 1,6 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (figure 1). Cette baisse aggrave la dégradation observée depuis le second semestre 2025 (-0,6 % puis -0,8 % aux troisième et quatrième trimestres 2025).

Au niveau national (hors Mayotte), la tendance est également à la baisse, mais de manière moins prononcée et à un rythme plus régulier (-0,5 %).

La construction demeure le principal contributeur au repli de l’activité en Guadeloupe. Le nombre d’heures rémunérées du secteur chute de 9,3 %, amplifiant le recul observé depuis 2024. L’industrie et le tertiaire principalement marchand sont également orientés à la baisse : le nombre d'heures rémunérées diminue respectivement de 1,4 % et 1,1 % au quatrième trimestre. Dans le tertiaire marchand, la baisse est tirée par le commerce (1,1 %) et le transport et entreposage (-2,9 %), déjà en retrait au trimestre précédent. Dans l’industrie comme dans la construction, ces évolutions s’inscrivent dans une tendance baissière engagée depuis 2024.

À l’inverse, le tertiaire principalement non marchand demeure le seul secteur en progression, malgré un ralentissement ce trimestre (+0,8 % après +1,3 % au trimestre précédent).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe

(évolution en %, contribution en points)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe ((évolution en %, contribution en points))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2024 0,1 -0,2 1,3 0,3 1,5
févr. 2024 0,1 0,0 1,1 0,6 1,7
mars 2024 -0,1 -0,2 0,1 0,5 0,4
avril 2024 0,0 0,1 0,7 0,9 1,7
mai 2024 0,0 -0,4 0,8 0,6 0,9
juin 2024 -0,2 -0,4 0,0 0,2 -0,5
juil. 2024 0,1 0,0 0,6 0,7 1,4
août 2024 -0,4 -0,5 0,1 0,4 -0,3
sept. 2024 -0,1 -0,3 0,5 0,6 0,8
oct. 2024 0,1 0,0 1,0 0,5 1,6
nov. 2024 -0,1 -0,4 0,3 0,3 0,1
déc. 2024 0,0 -0,6 0,9 0,6 0,9
janv. 2025 -0,1 -0,2 0,6 0,5 0,9
févr. 2025 -0,1 -0,1 0,3 0,3 0,4
mars 2025 0,0 -0,7 0,8 0,2 0,4
avril 2025 0,1 -0,3 0,6 0,3 0,6
mai 2025 -0,3 -0,4 0,3 0,2 -0,2
juin 2025 -0,2 -0,2 0,5 0,3 0,3
juil. 2025 -0,4 -0,4 0,0 0,2 -0,5
août 2025 -0,3 -0,6 -0,1 -0,1 -1,0
sept. 2025 -0,2 -0,4 0,1 0,2 -0,3
oct. 2025 -0,2 -0,6 0,1 0,3 -0,4
nov. 2025 -0,3 -0,8 -0,2 0,1 -1,1
déc. 2025 -0,2 -0,6 -0,1 0,2 -0,7
janv. 2026 -0,3 -0,8 -0,7 0,0 -1,9
févr. 2026 -0,3 -1,1 -0,8 0,2 -2,0
mars 2026 0,1 -0,6 -0,6 0,2 -0,9
avril 2026 0,0 -1,1 -0,7 0,1 -1,7
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié est stable

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié se maintient pour un deuxième trimestre consécutif en Guadeloupe, avec 128 300 emplois, dans un contexte où les besoins de recrutement restent présents selon France Travail. Toutefois, sur un an, l'emploi salarié demeure orienté à la baisse : le nombre d’emplois salariés est inférieur de 0,6 % à celui observé un an auparavant, soit une perte de 790 emplois.

À l’échelle nationale (hors Mayotte), l’emploi salarié reste également stable par rapport au trimestre précédent.

L’emploi public augmente légèrement (+170 emplois) tandis que l’emploi privé diminue (-130 emplois), inversant les évolutions observées au trimestre précédent.

L’intérim perd de nouveau des emplois

Dans le tertiaire non marchand, l’emploi progresse (+0,4 %, soit 230 emplois supplémentaires), après deux trimestres de stabilité (figure 2). L’emploi industriel est également orienté à la hausse (+1,8 %) et retrouve son niveau du début de l’année 2025.

À l’inverse, les effectifs salariés poursuivent leur recul dans la construction (-1,6 %, soit -110 emplois). Ce secteur subit depuis plusieurs trimestres une conjoncture défavorable au niveau national. Le tertiaire marchand (hors intérim), quant à lui, est stable.

Affecté par la dégradation de l’activité économique, le recours à l’intérim se contracte davantage au premier trimestre : le nombre d’intérimaires recule de 7,1 % par rapport au trimestre précédent (-160 emplois), après déjà trois trimestres consécutifs de baisse. En France (hors Mayotte), l’intérim diminue également, mais plus modérément (-0,4 %). Sur un an, la Guadeloupe perd près de 400 emplois intérimaires, soit une baisse de 15,9 %.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 100,2 100,1 98,6 99,3
2ᵉ trim. 2020 101,5 100,0 95,2 98,1
3ᵉ trim. 2020 108,1 99,8 98,9 100,0
4ᵉ trim. 2020 109,2 101,7 100,9 100,2
1ᵉ trim. 2021 112,2 102,2 101,6 100,6
2ᵉ trim. 2021 115,6 103,5 103,0 100,0
3ᵉ trim. 2021 117,4 106,9 103,5 100,2
4ᵉ trim. 2021 115,6 105,7 104,8 100,4
1ᵉ trim. 2022 116,3 107,3 105,9 100,8
2ᵉ trim. 2022 120,1 108,3 107,1 101,4
3ᵉ trim. 2022 120,0 109,1 107,7 101,9
4ᵉ trim. 2022 119,3 110,0 109,4 102,3
1ᵉ trim. 2023 120,0 108,7 110,2 102,1
2ᵉ trim. 2023 119,5 110,9 110,4 102,6
3ᵉ trim. 2023 119,4 110,1 110,2 102,6
4ᵉ trim. 2023 119,1 111,0 110,4 103,2
1ᵉ trim. 2024 118,1 109,5 110,7 103,4
2ᵉ trim. 2024 117,4 110,3 110,7 103,8
3ᵉ trim. 2024 115,3 110,2 110,9 104,5
4ᵉ trim. 2024 113,9 109,8 111,0 104,7
1ᵉ trim. 2025 113,0 109,5 111,0 104,7
2ᵉ trim. 2025 110,8 108,1 110,9 104,4
3ᵉ trim. 2025 109,3 107,7 110,8 104,4
4ᵉ trim. 2025 108,2 107,7 111,1 104,4
1ᵉ trim. 2026 106,4 109,7 111,0 104,9
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le chômage diminue

Au premier trimestre 2026, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est estimé à 15,2 % de la population active en Guadeloupe (figure 3). En France (hors Mayotte), il s’établit à 8,1 %. Le taux de chômage lissé s'inscrit dans une tendance baissière depuis 2023. Après un léger recul à la fin de l’année 2025, le taux de chômage lissé diminue plus nettement en début d’année 2026 (−0,5 point par rapport au trimestre précédent).

Figure 3Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Taux de chômage (BIT) - Guadeloupe Taux de chômage « lissé » - Guadeloupe Taux de chômage (BIT) - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 20,8 19,4 8,2
1ᵉ trim. 2020 18,9 18,4 7,9
2ᵉ trim. 2020 11,4 17,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 19,5 17,1 9,0
4ᵉ trim. 2020 19,7 16,9 8,1
1ᵉ trim. 2021 17,4 16,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 19,5 17,0 7,9
3ᵉ trim. 2021 16,5 17,3 7,9
4ᵉ trim. 2021 15,6 17,6 7,4
1ᵉ trim. 2022 18,2 18,1 7,4
2ᵉ trim. 2022 18,3 18,5 7,4
3ᵉ trim. 2022 18,4 18,7 7,2
4ᵉ trim. 2022 19,3 18,9 7,2
1ᵉ trim. 2023 18,0 18,9 7,1
2ᵉ trim. 2023 19,3 18,7 7,2
3ᵉ trim. 2023 17,3 18,4 7,4
4ᵉ trim. 2023 19,2 17,8 7,6
1ᵉ trim. 2024 17,0 17,1 7,5
2ᵉ trim. 2024 15,3 16,6 7,3
3ᵉ trim. 2024 18,5 16,4 7,4
4ᵉ trim. 2024 15,6 16,3 7,3
1ᵉ trim. 2025 15,4 16,5 7,4
2ᵉ trim. 2025 16,5 16,5 7,6
3ᵉ trim. 2025 16,6 16,4 7,7
4ᵉ trim. 2025 17,0 16,1 7,9
1ᵉ trim. 2026 15,2 15,6 8,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 3Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.
Avertissement sur les taux de chômage localisés dans les DOM

Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.

La fréquentation hôtelière rebondit au pic de la saison touristique, portée par la clientèle étrangère

Au premier trimestre 2026, au cœur de la saison touristique, les hôtels de la Guadeloupe enregistrent 412 300 nuitées, soit une hausse de 3,7 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (+14 800 nuitées). Le début d’année rompt ainsi avec la tendance observée tout au long de l’année 2025, marquée par des reculs successifs de la fréquentation.

Cette progression est portée par la clientèle étrangère, dont les nuitées augmentent de 42,3 %, soit 26 400 nuitées supplémentaires sur un an. Les visiteurs en provenance du Canada (+16 400 nuitées) et d’Europe (hors France) (+9 600 nuitées) concentrent l’essentiel de cette hausse. Cette dynamique, déjà visible les trimestres précédents, s’explique notamment par le renforcement des liaisons aériennes entre le Canada et la Guadeloupe. Dans une moindre mesure, la fréquentation des touristes américains, qui représentent 6 % des nuitées étrangères, repart légèrement à la hausse (+300 nuitées).

À l’inverse, la clientèle en provenance de France recule (-3,5 %, soit -11 600 nuitées), tout en restant largement majoritaire avec 78 % des nuitées.

La hausse de la fréquentation concerne à la fois le tourisme de loisirs (+3,7 %), qui constitue l’essentiel des séjours (87 %), et pour le tourisme d’affaires (+4,1 %). Cette hausse du nombre de nuitées s’explique par l’augmentation du nombre d’arrivées (+6,1 %), tandis que la durée moyenne de séjour demeure stable, à 3,9 jours.

Enfin, dans un contexte d’augmentation modérée de l’offre (+1,6 % de logements disponibles), la progression de la fréquentation s’accompagne d’une hausse du taux d’occupation des hébergements (+2,4 points), qui atteint 77 %.

Publication rédigée par :Gaël Raffy (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Nomenclature :

Publication rédigée par :Gaël Raffy (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus