Insee
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Juillet 2026 · n° 60
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireL’activité économique s’essouffle, l’emploi salarié résiste Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Nicolas Goupil, David Lemarchand, Thibault Tillard (Insee), David Hueber (Banque de France), Gaëtan Buisson (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Yao Dopegno, Caroline Maurin (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement Centre‑Val de Loire)

En Centre‑Val de Loire, l’activité économique mesurée par le nombre d’heures rémunérées recule pour le deuxième trimestre consécutif. Pénalisé par les secteurs de l’industrie et de la construction, l’emploi salarié est quasi stable dans la région. Il se replie dans l’Indre, l’Eure‑et‑Loir et le Loiret. Le taux de chômage est quasi stable et atteint 7,5 %, en dessous du niveau national. Les grandes cultures sont pénalisées par un excès d’eau en février, avant une période de redoux en mars favorisant leur développement. Les crédits immobiliers aux particuliers sont en hausse depuis un an, après une forte baisse en 2024. En 2025, le nombre d’autorisations de logements a cessé de baisser après deux années de recul et les mises en chantier progressent. Les chefs d’entreprise anticipent une baisse de l’activité au deuxième trimestre 2026 dans la région.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 60
Paru le :Paru le07/07/2026

En France, l’industrie se maintient, les ménages accusent le coup

Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de 2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques qui sont stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle, tandis que le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones et aux secteurs qui ont animé le commerce mondial. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et continue de croître au premier trimestre : +0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble (l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne). La demande intérieure se relève progressivement, stimulée par l’effort de défense et la relative détente passée des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États‑Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.

En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026. Mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante. Cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’a pas besoin de main d‘œuvre supplémentaire. Profitant de la mise hors‑jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.

À l’inverse, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai par rapport à mai 2025, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.

L’activité économique décroche

Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’activité économique du Centre‑Val de Loire au premier trimestre 2026, mesurée par le volume d’heures rémunérées des salariés, est inférieure à celle du premier trimestre de l’année précédente (-0,6 %). Elle recule pour le deuxième trimestre consécutif. En France hors Mayotte, le nombre d’heures rémunérées suit la même tendance (-0,5 %). Dans la région, l’activité se contracte dans les secteurs de la construction (-1,6 %), des services marchands (-0,6 %) et de l’industrie (-0,4 %) alors qu’elle est quasiment stable dans les services non marchands. En France hors Mayotte, l’activité est quasi stable dans l’industrie (-0,1 %) et décroît dans les services non marchands (-0,3 %). En Centre‑Val de Loire, le nombre d’heures rémunérées est inférieur par rapport au même mois un an plus tôt en janvier (-1,0 %) et février (-0,6 %). L’activité est quasi stable en mars dans la région (-0,1 %), à l’instar de la tendance nationale. Sur le trimestre, les heures rémunérées diminuent dans tous les départements sauf en Eure‑et‑Loir dans lequel elles sont quasi stables. L’activité se replie le plus dans le Cher (-0,9 %), l’Indre (-0,8 %) et l’Indre‑et‑Loire (-0,8 %).

Après un trimestre de repli, l’emploi salarié se stabilise

Au niveau national, l’emploi salarié privé est quasiment stable (-0,1 %) au premier trimestre 2026, comme dans le secteur public (+0,1 %). En Centre‑Val de Loire, l’emploi salarié se stabilise (-0,1 %) (figure 1) après une baisse au trimestre précédent (-0,2 %). À l’inverse du trimestre précédent, les effectifs des services non marchands ne diminuent pas au premier trimestre 2026 (+0,1 %) (figure 2). L’emploi salarié est également quasiment stable dans les services marchands hors intérim (-0,1 %). Il est cependant en baisse dans les secteurs de l’industrie et de la construction (-0,5 %).

En Centre‑Val de Loire, les effectifs intérimaires sont en hausse de 0,3 % par rapport au quatrième trimestre 2025, après deux trimestres consécutifs de baisse, tandis qu’ils reculent encore en France hors Mayotte (-0,4 %). Dans la région comme au niveau national, l’emploi intérimaire augmente uniquement dans le secteur tertiaire marchand [Dares, mai 2026; pour en savoir plus (4)]. En Centre‑Val de Loire, ces effectifs diminuent dans l’industrie et dans le secteur de la construction. Ils ne diminuent que dans l’Eure‑et‑Loir et dans l’Indre.

Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié se replie dans l’Indre (-0,4 %), l’Eure‑et‑Loir (-0,3 %) et le Loiret (-0,2 %). Dans l’Indre et dans le Loiret, la baisse résulte majoritairement de la contraction de l’emploi dans le secteur tertiaire marchand hors intérim. Dans le Loiret, l’industrie contribue à la baisse dans une moindre mesure. En Eure‑et‑Loir, elle s’explique principalement par le recul dans l’industrie et l’intérim. L’emploi salarié est quasiment stable dans le Cher, l’Indre‑et‑Loire et le Loir‑et‑Cher.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Emploi salarié total - Centre-Val de Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 97,9 98,1 97,3 97,6
2ᵉ trim. 2020 97,6 97,6 97,3 97,2
3ᵉ trim. 2020 99,5 99,6 99,3 99,4
4ᵉ trim. 2020 99,7 99,8 99,5 99,6
1ᵉ trim. 2021 100,2 100,5 100,3 100,5
2ᵉ trim. 2021 100,9 101,4 101,2 101,7
3ᵉ trim. 2021 101,5 102,4 101,7 102,8
4ᵉ trim. 2021 101,6 102,9 102,1 103,5
1ᵉ trim. 2022 102,1 103,4 102,5 104,1
2ᵉ trim. 2022 102,1 103,6 102,4 104,3
3ᵉ trim. 2022 102,1 103,7 102,5 104,5
4ᵉ trim. 2022 102,4 104,2 102,8 105,0
1ᵉ trim. 2023 102,5 104,4 102,8 105,2
2ᵉ trim. 2023 102,7 104,6 103,0 105,4
3ᵉ trim. 2023 102,6 104,7 102,9 105,5
4ᵉ trim. 2023 102,8 104,9 103,0 105,5
1ᵉ trim. 2024 102,7 105,0 102,9 105,7
2ᵉ trim. 2024 102,5 105,0 102,6 105,5
3ᵉ trim. 2024 102,6 105,1 102,6 105,7
4ᵉ trim. 2024 102,7 104,9 102,7 105,5
1ᵉ trim. 2025 102,6 104,9 102,6 105,4
2ᵉ trim. 2025 102,6 104,9 102,6 105,4
3ᵉ trim. 2025 102,6 104,9 102,4 105,3
4ᵉ trim. 2025 102,3 104,7 102,2 105,2
1ᵉ trim. 2026 102,2 104,7 102,1 105,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,6 99,7 98,9 99,7
2ᵉ trim. 2020 100,5 98,9 97,7 98,9
3ᵉ trim. 2020 101,6 98,5 99,5 99,9
4ᵉ trim. 2020 102,4 98,1 99,5 100,4
1ᵉ trim. 2021 103,9 98,2 100,5 100,3
2ᵉ trim. 2021 104,3 98,1 101,6 100,2
3ᵉ trim. 2021 105,3 98,1 102,9 100,8
4ᵉ trim. 2021 105,5 98,2 103,2 100,2
1ᵉ trim. 2022 106,0 98,2 103,9 100,4
2ᵉ trim. 2022 105,9 98,3 104,0 100,8
3ᵉ trim. 2022 105,6 98,5 103,8 100,7
4ᵉ trim. 2022 105,4 98,8 104,1 100,8
1ᵉ trim. 2023 105,4 98,9 104,6 100,9
2ᵉ trim. 2023 105,4 99,2 104,6 101,2
3ᵉ trim. 2023 104,9 99,5 104,7 101,3
4ᵉ trim. 2023 104,4 99,8 105,0 101,6
1ᵉ trim. 2024 103,8 100,1 104,9 101,8
2ᵉ trim. 2024 103,6 100,1 104,9 102,0
3ᵉ trim. 2024 103,1 100,2 105,0 102,2
4ᵉ trim. 2024 102,7 100,2 105,2 102,2
1ᵉ trim. 2025 102,0 100,3 104,9 102,3
2ᵉ trim. 2025 101,2 100,0 105,1 102,4
3ᵉ trim. 2025 101,4 99,9 105,1 102,6
4ᵉ trim. 2025 100,9 99,6 105,0 102,2
1ᵉ trim. 2026 100,4 99,2 104,9 102,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le chômage est quasi stable

Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage régional a progressé pour atteindre 7,4 %. Au premier trimestre 2026, il atteint 7,5 %. Il est toutefois inférieur de 0,6 point au taux de chômage national. Si ce niveau est inédit dans la région depuis 2020, il est inférieur de 2,3 points au pic de l’année 2015 et de 0,7 point inférieur au troisième trimestre 2020, durant la crise sanitaire.

Le taux de chômage augmente de 0,2 point en un trimestre en Eure‑et‑Loir, dans l’Indre, l’Indre-et-Loire et le Loiret. Il est stable ou quasi stable dans le Cher et dans le Loir‑et‑Cher. Au premier trimestre 2026, le Loiret reste le département où le taux de chômage est le plus haut (8,2 %) ; le Loir‑et‑Cher demeure celui au taux le plus bas (6,7 %).

Le taux de chômage dépasse 10 % dans deux zones d’emploi : celles de Montargis et Vierzon. Entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, il est en augmentation dans les zones d’emploi de Châteaudun et Châteauroux (+0,3 point), Chinon, Orléans et Vendôme (+0,2 point). Sur un an, le chômage progresse dans toutes les zones d’emploi. Les plus fortes hausses se situent dans les zones d’emploi de Châteauroux et d’Orléans (+0,9 point), Bourges et Montargis (+0,7 point).

Les crédits immobiliers aux particuliers en hausse depuis un an, après une forte baisse en 2024

En mars 2026, l’en-cours brut de crédits à l'habitat, c’est-à-dire le montant total des sommes empruntées, atteint 42,5 milliards d’euros dans la région [Banque de France, mars 2026 ; pour en savoir plus (5)]. Il progresse de 0,6 % sur un an, en léger ralentissement par rapport à la fin 2025. Cette évolution est similaire à celle enregistrée en France (+0,7 %). Dans la région, l’évolution des en-cours est redevenue positive en juillet 2025, un peu plus tardivement que sur le plan national. En France, le taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits à l'habitat hors renégociations (toutes durées de crédit confondues) se stabilise à 3,22 % en mars 2026 (3,20 % en mars 2025) à l’instar de celui des crédits relais (3,62 %, après 3,65 % en mars 2025). Contrairement au début des années 2020, la croissance des en-cours des crédits à l’habitat est plus importante chez nos voisins européens (Allemagne, Espagne, Italie).

Dans la région, les nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) signés au quatrième trimestre 2025 représentent un montant de 1,1 milliard d’euros. Ce volume est en baisse par rapport au trimestre précédent mais correspond à un niveau proche de celui fin 2022‑début 2023. Au niveau national, ces nouveaux crédits progressent à nouveau pour atteindre 34,9 milliards d’euros, un niveau supérieur à celui du premier trimestre 2024 (27,6 milliards d’euros). L’évolution du montant des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations) dans chaque département est similaire à la tendance régionale.

Dans la construction neuve, la production régionale de crédits baisse de 32 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Elle avait néanmoins progressé entre le premier et le troisième trimestre de l’année 2025 par rapport à la même période de l’année précédente. Le nombre de crédits associés à l’acquisition dans l’ancien et à l’amélioration et l’entretien de l’habitat hors crédits aidés (par exemple des travaux de réparation, d’assainissement, d’isolation thermique, etc.) progresse respectivement de 29 % et 17 % sur un an malgré un repli au quatrième trimestre 2025.

Afin de contenir la hausse de l’inflation, la Banque Centrale Européenne (BCE) a augmenté les taux d’intérêt directeurs dans la zone euro pour la première fois depuis 3 ans [Vie publique, juin 2026 ; pour en savoir plus (6)]. La hausse de 25 points de base décidée par la BCE ne devrait pas changer la donne pour les entreprises et les ménages : les taux de prêt et ceux de l'immobilier ont déjà augmenté ces derniers mois.

Stagnation des autorisations de logements, progression des mises en chantier

Environ 9 800 nouveaux logements sont autorisés en 2025, soit autant qu’en 2024 ; ce volume reste au plus bas depuis 10 ans (figure 3). Cette stagnation met un frein à la chute du nombre de logements autorisés depuis 2022. À l’échelle nationale, les autorisations de logements croissent de 15,5 % en un an. Dans la région, près de 8 100 logements sont mis en chantier en 2025, soit une progression de 7 % par rapport à l’année précédente (+2,9 % au niveau national). Cette hausse contraste avec les difficultés du secteur depuis 2023.

En 2025, plus de 1,9 million de mètres carrés de locaux non résidentiels sont autorisés (+5,4 % en un an). La surface de ces locaux progresse de 27,9 % en un an. Les surfaces d’entrepôts autorisées augmentent de 38,9 % en un an. Elles représentent 43 % des surfaces autorisées et 35 % des surfaces commencées en 2025. Celles des locaux commencés sont en hausse de 27,9 % en un an.

Après deux années de fort repli, la , qui correspond aux logements neufs destinés à la vente, à l’exclusion notamment des constructions individuelles, du secteur locatif pur et du secteur public et social, se redresse en 2025. Les mises en vente repartent nettement à la hausse, avec 1 970 logements commercialisés contre 1 280 en 2024, traduisant une reprise de l’offre. À l’inverse, les ventes diminuent sensiblement, passant de 1 710 à 1 250 logements, confirmant une demande toujours fragile. Dans ce contexte, le stock de logements disponibles progresse et atteint 3 600 logements en fin d’année (+13,1 % en un an). Les prix poursuivent leur progression. Le prix moyen au mètre carré des appartements progresse de 4 016 euros à 4 115 euros entre 2024 et 2025.

Figure 3Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier

Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier
Année Logements autorisés - Centre-Val de Loire Logements mis en chantier - Centre-Val de Loire Logements autorisés - France entière Logements mis en chantier - France entière
2019 100 100 100 100
2020 100 104 88 96
2021 135 125 105 107
2022 144 129 109 101
2023 101 89 84 77
2024 82 74 72 67
2025 82 79 83 69
  • Note : Données en date réelle estimée, extraction à fin avril 2026.
  • Champ : Logements individuels et logements collectifs ou en résidence.
  • Sources : Sitadel3, SDES.

Figure 3Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier

  • Note : Données en date réelle estimée, extraction à fin avril 2026.
  • Champ : Logements individuels et logements collectifs ou en résidence.
  • Sources : Sitadel3, SDES.

Conditions climatiques difficiles pour les grandes cultures en février, avant un redoux en mars

L’épisode de gel de début d’année a eu un impact limité sur les grandes cultures. Les excès de pluie en février (139 % des normales) dégradent durablement les sols, retardent les semis et favorisent les maladies. Le redoux précoce de mars hâte le développement des cultures d’hiver et inquiète quant à un éventuel gel printanier.

Le marché du blé tendre est stable en janvier et progresse légèrement en mars, en partie en raison des tensions géopolitiques (conflit au Moyen‑Orient, tensions en mer Noire) et la dépréciation de l’euro. La concurrence internationale (Russie, Argentine) et les stocks mondiaux élevés contraignent les hausses. Les cours de l’orge sont atones ; la baisse de la demande intérieure est compensée par une demande européenne soutenue (pour les aliments du bétail). Les exportations au niveau européen atteignent des records.

Le prix du maïs est volatil, sous l’effet de la demande européenne et de la hausse des cours du pétrole. La concurrence sud-américaine pèse sur les exportations de maïs. Le colza connaît une forte hausse, tiré par les cours du soja, du pétrole et les tensions géopolitiques.

La culture du poireau est déclarée en crise conjoncturelle depuis fin janvier. Surproduction et faible demande (météo printanière précoce) entraînent des destructions de récoltes et des baisses de prix. La fin de campagne est anticipée. La campagne de concombre débute lentement en février, avant d’atteindre un bon rythme de production grâce à l’amélioration des conditions climatiques. La concurrence européenne (Pays‑Bas, Espagne) en mars contraint à des baisses de prix. Les stocks de pommes sont supérieurs de 5 % par rapport à 2025 et s’écoulent difficilement. Certaines variétés s’exportent bien, mais ralentissent suite au conflit au Moyen‑Orient. En janvier, le froid soutient la demande de poire, sauf pour les petits calibres. En effet, ce fruit est davantage consommé en saison froide. En mars, le stock français s’épuise et la concurrence européenne est dominante.

Le prix de la viande bovine se stabilise en mars (+29 % sur un an). Faible offre et demande régulière maintiennent les prix hauts. Les cours des broutards se stabilisent et sont 20 % plus élevés que l’année précédente en mars. La demande reste soutenue pour les animaux légers, mais plus sélective pour les lourds. Le prix de l’agneau bondit en mars (+5,9 %), grâce à l’anticipation des achats en vue des fêtes de Pâques. La viande de porc poursuit sa baisse (-3,9 % en janvier, contre -14,8 % en 2025) du fait d’une surproduction post‑fêtes et de la pression à la baisse des acheteurs. Elle se stabilise en mars.

Une activité anticipée à la baisse au deuxième trimestre 2026 dans la région

Au premier trimestre 2026, la croissance française s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 % au deuxième trimestre 2026). Elle rebondirait au deuxième semestre 2026 (+0,3 %) [Insee, décembre 2025 ; pour en savoir plus (3)]. En Centre‑Val de Loire, sous l’hypothèse que les soldes d’opinion sectoriels soient uniformes sur le territoire national, l’activité diminuerait au deuxième trimestre 2026. Les chefs d’entreprises anticipent notamment une baisse de l’activité dans le secteur tertiaire. L’activité progresserait modérément dans l’industrie au deuxième trimestre 2026.

Encadré - Partenariat

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Direction régionale de l’Insee Centre‑Val de Loire, la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt Centre‑Val de Loire, Banque de France et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement Centre‑Val de Loire.

Publication rédigée par :Nicolas Goupil, David Lemarchand, Thibault Tillard (Insee), David Hueber (Banque de France), Gaëtan Buisson (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Yao Dopegno, Caroline Maurin (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement Centre‑Val de Loire)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Promotion immobilière privée :

La promotion immobilière privée correspond aux logements neufs destinés à la vente et suivis dans l’enquête ECLN (Enquête sur la commercialisation des logements neufs), à l’exclusion notamment des constructions individuelles, du secteur locatif pur et du secteur public et social en Centre-Val de Loire.

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).