Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine ·
Juillet 2026 · n° 53
Un début d’année atone pour l'activité économique en Nouvelle-Aquitaine Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026
Au premier trimestre 2026, l’activité économique en Nouvelle-Aquitaine recule à nouveau (-0,8 % du volume d’heures rémunérées), prolongeant une tendance à la baisse entamée depuis plus d’un an.
Malgré ce contexte, l’emploi salarié affiche une quasi-stabilité par rapport au trimestre précédent. Dans l’industrie, seuls l’agroalimentaire et la fabrication de biens d’équipement soutiennent l’emploi. En revanche, la baisse de l’emploi dans l’intérim et la construction s’accentue ce trimestre. Dans le tertiaire hors intérim, il se stabilise après deux trimestres de baisse.
La tendance à la hausse du chômage se confirme, comme au niveau national, et s’établit à 7,3 % de la population active.
Enfin, les créations d’entreprises progressent dans le commerce-transport-hébergement-restauration et dans les autres services, principalement grâce aux micro-entrepreneurs. Mais cette croissance reste moins dynamique qu’au niveau national, tandis que les défaillances d’entreprises augmentent plus fortement dans la région.
En France, l’industrie tient la barre
Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de +2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques. L’économie européenne a continué de croître (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble), la demande intérieure se relevant progressivement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, l’activité s’est légèrement repliée au premier trimestre 2026 (-0,1 % après +0,2 %), mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante qui profite de la mise hors-jeu de certains concurrents du Golfe et de commandes par anticipation par crainte de hausses de prix et de pénuries. L’aéronautique et le naval notamment caracolent, portés par des carnets de commandes pleins et la levée partielle des contraintes d’approvisionnement. Toutefois, cette croissance modeste se ferait sans emploi supplémentaire.
Un recul de l’activité régionale modéré mais généralisé
Sous l’hypothèse que l’évolution nationale de la valeur ajoutée se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée créée en Nouvelle-Aquitaine reculerait légèrement de 0,1 % au premier trimestre 2026 (stabilité au niveau national).
Dans ce contexte de contraction de l’activité, le volume d’heures de travail rémunérées par les employeurs au premier trimestre 2026 recule en Nouvelle-Aquitaine par rapport au même trimestre 2025, comme dans toutes les régions françaises. Bien que la baisse s’atténue un peu, la région affiche l’un des replis les plus marqués sur un an (-0,8 %).
Tous les grands secteurs sont concernés, mais la situation demeure préoccupante dans l’intérim (-2,6 %) et la construction (-2,4 %). Dans ces secteurs, la contraction se modère mais reste au-dessus du niveau national. Le constat est le même dans le tertiaire hors intérim (-0,7 %), en dépit d’une légère dégradation dans le tertiaire non marchand. L’activité industrielle est encore en léger repli, dû aux reculs dans plusieurs branches, les plus touchées étant l’industrie de l’habillement (-24,8 %), l'industrie automobile (-10,8 %) et la fabrication de boissons (-6,1 %). Mais elle s'améliore.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Une quasi-stabilité de l’emploi salarié
Au premier trimestre 2026, le repli de l’emploi salarié s’atténue en Nouvelle-Aquitaine par rapport au précédent trimestre et tend à se stabiliser (-0,1 %). En France (hors Mayotte), l’emploi reste stable. Dans la région, il est en progression dans le secteur public (0,2 %) alors qu’il diminue légèrement dans le secteur privé (-0,2 %). À l’échelle départementale, il progresse légèrement dans les Deux-Sèvres (+0,3 %), tandis qu’il recule en Creuse, en Charente-Maritime et en Dordogne.
L’érosion de l’emploi dans la construction, entamée il y a trois ans, se poursuit (-0,6 % par rapport au quatrième trimestre 2025) (figure 1).
En revanche, l’emploi est globalement stable dans l’industrie. Seuls les effectifs dans l’agroalimentaire (+0,2 %) et dans la fabrication de biens d’équipement (+0,5 %) progressent, portés en partie par la demande en data centers et par les commandes du secteur de la défense.
Dans l’intérim, la baisse de l’emploi s’accentue ce trimestre (-0,9 % par rapport au trimestre précédent).
Dans le tertiaire hors intérim, l’emploi se stabilise après deux trimestres de baisse. Dans le tertiaire marchand hors intérim, la baisse dans le commerce et dans l’information-communication est en grande partie compensée par la hausse dans les services aux ménages et les services financiers. Enfin, dans le tertiaire non marchand, l’administration publique comme l’enseignement, enregistrent un rebond de leurs effectifs (+0,2 %), notamment grâce au recrutement de contractuels.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 100,0 | 99,9 | 98,9 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,1 | 99,4 | 97,4 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,4 | 99,5 | 99,9 | 100,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,1 | 100,1 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,4 | 99,6 | 101,1 | 101,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,5 | 99,9 | 102,8 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 100,4 | 104,5 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,8 | 100,7 | 105,3 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,5 | 101,0 | 106,2 | 102,6 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 101,2 | 106,4 | 102,7 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,9 | 101,5 | 106,5 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 109,0 | 101,6 | 107,3 | 102,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,7 | 101,8 | 107,6 | 103,0 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,7 | 102,2 | 107,8 | 103,1 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 108,2 | 102,5 | 107,9 | 103,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 107,6 | 102,8 | 108,1 | 103,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 107,0 | 103,0 | 108,3 | 104,1 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,4 | 103,2 | 107,8 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 105,9 | 103,4 | 108,0 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 105,2 | 103,5 | 107,8 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 104,4 | 103,4 | 107,7 | 104,6 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 103,9 | 103,1 | 107,8 | 104,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 103,4 | 103,0 | 107,5 | 104,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 103,0 | 103,0 | 107,3 | 104,3 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 102,4 | 103,0 | 107,3 | 104,5 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Une tendance à la hausse du chômage confirmée
Le taux de chômage poursuit sa hausse en Nouvelle-Aquitaine, comme en France métropolitaine, pour le cinquième trimestre consécutif (figure 2). Il s’établit à 7,3 % de la population active, soit un niveau inférieur à celui de la France métropolitaine (7,9 %).
Cette tendance à la hausse est observée dans tous les départements néo-aquitains, avec des taux allant de 6,0 % dans les Deux-Sèvres à 8,2 % en Lot-et-Garonne, ce dernier enregistrant la plus forte progression de la région (+0,3 point).
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Nouvelle-Aquitaine | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,5 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,2 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,2 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,3 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,4 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,2 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,1 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,5 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,5 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,3 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,2 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,3 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,5 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,6 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,7 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,7 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,8 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,0 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 7,3 | 8,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Un bilan entrepreneurial moins favorable qu’au niveau national
Au premier trimestre 2026, le nombre d’ entreprises créées en Nouvelle-Aquitaine augmente pour le deuxième trimestre consécutif (+1,1 %) (figure 3). Au niveau national, les créations connaissent un regain plus marqué (+4,0 %). Dans la région, les hausses des créations dans le secteur commerce-transport-hébergement-restauration et dans les services compensent le recul observé dans la construction. En France, tous les grands secteurs participent à la croissance. En Nouvelle-Aquitaine, comme au niveau national, l’essor entrepreneurial est principalement porté par les micro-entrepreneurs (+2,3 %), tandis que les créations d’autres types d’entreprises reculent (-1,3 %), à l’inverse de la tendance nationale.
Parallèlement, les défaillances d’entreprises continuent d’augmenter pour le deuxième trimestre consécutif. Le rattrapage en termes de défaillances de celles qui ont pu être épargnées pendant la crise sanitaire est probablement encore en cours. De plus, la progression est trois fois plus forte en Nouvelle-Aquitaine (+12 %) qu’en France.
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Nouvelle-Aquitaine hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Nouvelle-Aquitaine y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 92,7 | 91,3 | 90,3 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 75,8 | 75,1 | 75,3 | 78,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 115,2 | 111,6 | 113,5 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 115,7 | 111,4 | 118,9 | 117,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 115,1 | 112,8 | 119,6 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 117,4 | 120,0 | 120,0 | 121,4 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 106,0 | 110,0 | 114,9 | 111,1 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,2 | 111,0 | 113,6 | 114,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 109,0 | 114,4 | 117,6 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,7 | 111,7 | 117,6 | 113,0 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,0 | 114,5 | 114,8 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 114,8 | 117,8 | 120,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 97,3 | 101,5 | 110,1 | 111,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 98,2 | 102,5 | 112,9 | 112,9 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 99,9 | 107,5 | 117,7 | 121,0 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,3 | 112,9 | 120,5 | 123,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,5 | 112,3 | 122,5 | 125,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 100,7 | 109,6 | 120,4 | 125,8 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 99,1 | 105,3 | 121,4 | 120,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 99,2 | 108,9 | 123,4 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 98,0 | 108,7 | 120,9 | 123,9 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 101,9 | 112,2 | 127,5 | 128,9 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 100,7 | 114,4 | 127,5 | 134,9 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 104,0 | 115,9 | 131,1 | 134,7 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 103,2 | 117,6 | 133,6 | 141,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no145, juin 2026.
