Insee Flash Occitanie ·
Juin 2026 · n° 155
En Occitanie, la redistribution réduit de moitié les inégalités de revenus
La redistribution monétaire, à travers les impôts directs et les prestations sociales, divise par deux les inégalités de revenus entre les plus aisés et les plus modestes en Occitanie. En 2021, elle entraîne une baisse de sept points du taux de pauvreté et permet ainsi à 420 000 personnes de se maintenir au-dessus du seuil de pauvreté. Les familles monoparentales et les familles nombreuses sont celles qui bénéficient le plus des effets redistributifs. En dépit de la redistribution, les départements du littoral méditerranéen restent parmi les plus inégalitaires et les plus pauvres de la région.
- En Occitanie, la redistribution monétaire diminue les inégalités de revenus de moitié
- Sans redistribution, 420 000 personnes supplémentaires seraient pauvres
- Les prestations sociales contribuent fortement au recul de la pauvreté
- L’effet de la redistribution sur la pauvreté est le plus fort pour les familles monoparentales et les familles nombreuses
- La réduction des inégalités par la redistribution est plus forte dans les départements du littoral
En Occitanie, la redistribution monétaire diminue les inégalités de revenus de moitié
L’objectif principal de la redistribution monétaire est de réduire les écarts de niveau de vie entre les ménages à travers l’impôt et les prestations sociales (figure 1).
tableauFigure 1 – La redistribution en 2021 : du revenu initial au revenu disponible
| Composante de la redistribution | Catégorie de transfert | Type de transfert | Principaux transferts |
|---|---|---|---|
| Avant redistribution | Revenu avant redistribution | Revenu initial | Revenus d’activité |
| Revenus de remplacement (retraites, pensions et rentes, indemnités de chômage et de maladie) et pensions alimentaires | |||
| Revenus du patrimoine | |||
| Redistribution | Prélèvements directs | Impôts directs | Impôts sur le revenus |
| Taxe d’habitation | |||
| CSG et CRDS | |||
| Autres prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine | |||
| Prestations sociales | Prestations familiales | Prestations d’accueil du jeune enfant (Paje) : allocations de base, prime à la naissance ou à l’adoption, complément de libre choix d’activité (CLCA), prestation partagée d’éducation de l’enfant (Prepare) | |
| Autres prestations familiales : allocations familiales, complément familial, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, allocation de soutien familial, allocation de rentrée scolaire | |||
| Allocations logement | Aide personnalisée au logement (APL) | ||
| Allocation logement à caractère familial | |||
| Allocation logement à caractère social | |||
| Autres prestations sociales | Minima sociaux : revenu de solidarité active (RSA), allocation aux adultes handicapés (AAH), allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), allocation de solidarité spécifique (ASS)… | ||
| Prime d’activité | |||
| Après redistribution | Revenu après redistribution | Revenu disponible | /// |
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
graphiqueFigure 1 – La redistribution en 2021 : du revenu initial au revenu disponible

- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
En Occitanie, le système redistributif fait reculer les inégalités de revenus de 51 % en 2021. Dans la région, les 20 % des habitants les plus aisés concentrent 42 % des revenus initiaux et les 20 % les plus modestes 4,9 %, soit 8,6 fois moins (figure 2). La redistribution monétaire diminue ce rapport de moitié. En effet, après redistribution, la part de revenus détenue par les 20 % des personnes les plus aisées passe à 36,9 %, tandis que celle des plus modestes atteint 8,7 %, soit 4,2 fois moins.
Le système redistributif réduit davantage les inégalités en Occitanie qu’en moyenne en France métropolitaine (-51 % contre -46 %). Ceci s’explique par le fait que les dispositifs redistributifs bénéficient davantage aux personnes les plus modestes, qui sont en moyenne plus présentes en Occitanie qu’au niveau national. Ainsi, alors que les inégalités sont plus marquées dans la région qu’en France métropolitaine avant redistribution (rapport égal à 8,6 en Occitanie contre 8,4 au niveau national), elles le sont moins après redistribution (4,2 contre 4,5).
tableauFigure 2 – Parts des revenus détenus avant et après redistribution par les 20 % les plus modestes et par les 20 % les plus aisés et rapport en Occitanie et en France métropolitaine
| Zonage – Redistribution | Part des revenus détenus par les 20 % les plus modestes (en %) | Part des revenus détenus par les 20 % les plus aisés (en %) | Rapport entre les revenus détenus par les 20 % les plus aisés et les 20 % les plus modestes |
|---|---|---|---|
| Occitanie – Avant redistribution | 4,9 | 42,0 | 8,6 |
| Occitanie – Après redistribution | 8,7 | 36,9 | 4,2 |
| France métropolitaine – Avant redistribution | 5,2 | 43,4 | 8,4 |
| France métropolitaine – Après redistribution | 8,6 | 38,4 | 4,5 |
- Lecture : En Occitanie, avant redistribution, les 20 % des ménages les plus modestes perçoivent 4,9 % des revenus initiaux et les 20 % les plus aisés 42,0 %, soit 8,6 fois plus.
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
graphiqueFigure 2 – Parts des revenus détenus avant et après redistribution par les 20 % les plus modestes et par les 20 % les plus aisés et rapport en Occitanie et en France métropolitaine

- Lecture : En Occitanie, avant redistribution, les 20 % des ménages les plus modestes perçoivent 4,9 % des revenus initiaux et les 20 % les plus aisés 42,0 %, soit 8,6 fois plus.
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
Sans redistribution, 420 000 personnes supplémentaires seraient pauvres
En Occitanie, les transferts fiscaux et sociaux permettent à 420 000 personnes de se maintenir au-dessus du seuil de pauvreté (figure 3). Sans eux, le nombre de personnes pauvres passerait de 998 000 à 1 418 000. Ainsi, la redistribution permet de faire baisser le taux de pauvreté de 7,3 points dans la région contre 6,7 points en France métropolitaine.
Avant comme après redistribution, l’Occitanie est la 3e région la plus pauvre de France métropolitaine derrière la Corse et les Hauts-de-France.
tableauFigure 3 – Effet de chaque composante de la redistribution sur le taux de pauvreté en Occitanie
| Composantes de la redistribution monétaire | Taux de pauvreté | Seuil de pauvreté mensuel (en euros) | ||
|---|---|---|---|---|
| Niveau (en %) | Effet (en points) | Niveau | Effet | |
| Revenu initial (avant redistribution, par UC) | 24,8 | nd | 1 240 | nd |
| après impôts directs | 23,8 | -1,0 | 1 110 | -130 |
| après prestations familiales | 22,3 | -1,5 | 1 140 | 30 |
| après allocations logement | 21,0 | -1,3 | 1 140 | 0 |
| après les autres prestations sociales | 17,5 | -3,5 | 1 150 | 10 |
| Revenu disponible (après redistribution, par UC) | 17,5 | -7,3 | 1 150 | -90 |
- Note : Pour chaque composante, le seuil de pauvreté est égal à 60 % du revenu médian par unité de consommation au niveau de la France métropolitaine.
- Lecture : En 2021, le taux de pauvreté avant redistribution (calculé sur le revenu initial par unité de consommation), s’élèverait à 24,8 %. Après l’acquittement des impôts directs, il diminuerait de 1,0 point. Le paiement des impôts directs contribue à abaisser le seuil de pauvreté de 130 euros le portant à 1 110 euros mensuels par unité de consommation.
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
Les prestations sociales contribuent fortement au recul de la pauvreté
En Occitanie, le versement des prestations sociales (prestations familiales, allocations logement, minima sociaux et prime d’activité) diminue le taux de pauvreté de 6,3 points.
Les minima sociaux et la prime d’activité sont les dispositifs qui contribuent le plus à réduire le taux de pauvreté (-3,5 points). Les minima sociaux sont en effet alloués aux personnes les plus modestes, la prime d’activité aux personnes à faible revenu d’activité. La contribution des prestations familiales et des allocations logement à la diminution du taux de pauvreté, respectivement de 1,5 et 1,3 point, est moindre mais significative.
Les impôts directs font reculer la pauvreté d’un point. En raison de leur progressivité, ils sont davantage acquittés par les ménages dont les revenus sont élevés. Ils abaissent mécaniquement la médiane des revenus, et par conséquent le seuil de pauvreté.
L’effet de la redistribution sur la pauvreté est le plus fort pour les familles monoparentales et les familles nombreuses
La redistribution monétaire réduit fortement la pauvreté des familles monoparentales d’une part et des familles nombreuses composées d’un couple avec trois enfants ou plus d’autre part (figure 4). Dans ces familles, cinq personnes sur dix seraient en situation de pauvreté avant redistribution en 2021 et trois sur dix le sont après.
Les minima sociaux et la prime d’activité contribuent le plus à la baisse de la pauvreté des familles monoparentales (-7,8 points), tandis que l’effet des prestations familiales est le plus fort sur la pauvreté des familles nombreuses (-9,5 points) [figure complémentaire 1 ; données].
tableauFigure 4 – Taux de pauvreté avant et après redistribution en Occitanie selon le type de ménage
| Type de ménage | Avant redistribution | Après redistribution |
|---|---|---|
| Personne seule | 32,1 | 24,8 |
| Couple sans enfant | 10,8 | 8,4 |
| Couple avec enfant(s) | 22,0 | 14,9 |
| dont couple avec 3 enfants ou plus | 46,0 | 30,7 |
| Famille monoparentale | 49,1 | 33,2 |
- Lecture : En 2021 en Occitanie, le taux de pauvreté des ménages constitués d’une personne seule serait de 32,1 % avant redistribution et il est de 24,8 % après redistribution.
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
graphiqueFigure 4 – Taux de pauvreté avant et après redistribution en Occitanie selon le type de ménage

- Lecture : En 2021 en Occitanie, le taux de pauvreté des ménages constitués d’une personne seule serait de 32,1 % avant redistribution et il est de 24,8 % après redistribution.
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
La réduction des inégalités par la redistribution est plus forte dans les départements du littoral
Le système redistributif contribue le plus à la réduction des inégalités dans les départements de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales (figure 5). Les transferts fiscaux et sociaux y diminuent les inégalités de plus de moitié, et jusqu’à -60 % dans les Pyrénées-Orientales [figure complémentaire 2 ; données]. Malgré l’effet redistributif important, les départements méditerranéens restent parmi les plus inégalitaires avec les taux de pauvreté les plus élevés de la région et même de France métropolitaine : de 19,4 % dans l’Hérault à 21,2 % dans les Pyrénées-Orientales. Si le système redistributif parvient à réduire les inégalités les plus fortes, il ne les compense pas entièrement du fait des difficultés structurelles de ces territoires liées à leurs caractéristiques socio-économiques : taux de chômage élevé, part importante de personnes peu ou pas diplômées, forte présence de familles monoparentales.
Dans les départements ruraux (Aveyron, Lozère, Lot et Gers), les écarts de revenus entre les plus modestes et les plus aisés sont les moins élevés avant la redistribution, et la diminution des inégalités est également la plus faible.
tableauFigure 5 – Effet de la redistribution sur la réduction des inégalités selon les départements
| Département | Nom département | Réduction des inégalités |
|---|---|---|
| 01 | Ain | 34,8 |
| 02 | Aisne | 54,4 |
| 03 | Allier | 48,0 |
| 04 | Alpes-de-Haute-Provence | 43,7 |
| 05 | Hautes-Alpes | 38,2 |
| 06 | Alpes-Maritimes | 46,6 |
| 07 | Ardèche | 39,8 |
| 08 | Ardennes | 54,2 |
| 09 | Ariège | 50,0 |
| 10 | Aube | 52,0 |
| 11 | Aude | 57,6 |
| 12 | Aveyron | 36,2 |
| 13 | Bouches-du-Rhône | 57,1 |
| 14 | Calvados | 39,8 |
| 15 | Cantal | 34,1 |
| 16 | Charente | 45,3 |
| 17 | Charente-Maritime | 38,8 |
| 18 | Cher | 47,1 |
| 19 | Corrèze | 37,4 |
| 21 | Côte-d'Or | 39,2 |
| 22 | Côtes-d'Armor | 35,7 |
| 23 | Creuse | 44,8 |
| 24 | Dordogne | 42,2 |
| 25 | Doubs | 44,5 |
| 26 | Drôme | 43,1 |
| 27 | Eure | 42,8 |
| 28 | Eure-et-Loir | 39,1 |
| 29 | Finistère | 35,8 |
| 2A | Corse-du-Sud | 43,1 |
| 2B | Haute-Corse | 50,9 |
| 30 | Gard | 55,9 |
| 31 | Haute-Garonne | 48,5 |
| 32 | Gers | 39,4 |
| 33 | Gironde | 41,7 |
| 34 | Hérault | 55,4 |
| 35 | Ille-et-Vilaine | 38,2 |
| 36 | Indre | 44,3 |
| 37 | Indre-et-Loire | 41,0 |
| 38 | Isère | 38,7 |
| 39 | Jura | 36,2 |
| 40 | Landes | 35,0 |
| 41 | Loir-et-Cher | 40,7 |
| 42 | Loire | 47,4 |
| 43 | Haute-Loire | 35,9 |
| 44 | Loire-Atlantique | 37,6 |
| 45 | Loiret | 43,7 |
| 46 | Lot | 38,4 |
| 47 | Lot-et-Garonne | 46,8 |
| 48 | Lozère | 37,1 |
| 49 | Maine-et-Loire | 37,6 |
| 50 | Manche | 36,2 |
| 51 | Marne | 47,9 |
| 52 | Haute-Marne | 44,6 |
| 53 | Mayenne | 34,2 |
| 54 | Meurthe-et-Moselle | 46,5 |
| 55 | Meuse | 41,6 |
| 56 | Morbihan | 35,1 |
| 57 | Moselle | 42,8 |
| 58 | Nièvre | 47,4 |
| 59 | Nord | 59,3 |
| 60 | Oise | 44,0 |
| 61 | Orne | 42,6 |
| 62 | Pas-de-Calais | 53,9 |
| 63 | Puy-de-Dôme | 41,4 |
| 64 | Pyrénées-Atlantiques | 39,8 |
| 65 | Hautes-Pyrénées | 44,6 |
| 66 | Pyrénées-Orientales | 60,3 |
| 67 | Bas-Rhin | 44,2 |
| 68 | Haut-Rhin | 44,7 |
| 69 | Rhône | 49,1 |
| 70 | Haute-Saône | 39,7 |
| 71 | Saône-et-Loire | 40,4 |
| 72 | Sarthe | 42,7 |
| 73 | Savoie | 33,3 |
| 74 | Haute-Savoie | 26,6 |
| 75 | Paris | 49,1 |
| 76 | Seine-Maritime | 51,4 |
| 77 | Seine-et-Marne | 41,4 |
| 78 | Yvelines | 40,2 |
| 79 | Deux-Sèvres | 38,2 |
| 80 | Somme | 50,5 |
| 81 | Tarn | 44,8 |
| 82 | Tarn-et-Garonne | 46,4 |
| 83 | Var | 46,2 |
| 84 | Vaucluse | 52,4 |
| 85 | Vendée | 29,4 |
| 86 | Vienne | 43,9 |
| 87 | Haute-Vienne | 49,1 |
| 88 | Vosges | 44,7 |
| 89 | Yonne | 44,8 |
| 90 | Territoire de Belfort | 49,8 |
| 91 | Essonne | 44,2 |
| 92 | Hauts-de-Seine | 43,5 |
| 93 | Seine-Saint-Denis | 62,3 |
| 94 | Val-de-Marne | 50,2 |
| 95 | Val-d'Oise | 47,7 |
- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
graphiqueFigure 5 – Effet de la redistribution sur la réduction des inégalités selon les départements

- Champ : Ménages ordinaires avec un revenu disponible positif ou nul.
- Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2021.
Sources
Les données du Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) sont issues du rapprochement des données fiscales (déclaration de revenus, taxe d’habitation et fichier d’imposition) et des données sur les prestations sociales. Le champ est celui des ménages fiscaux vivant en logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
La « garantie jeune » et « la prime inflation » ne figurent pas dans Filosofi. Selon l’enquête sur les revenus fiscaux et sociaux, ces deux dispositifs ont un impact très faible sur la pauvreté au niveau national : 0,0 point pour l’indemnité inflation et -0,1 point pour la garantie jeune.
Définitions
Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.
Le revenu initial est le revenu perçu avant paiement des impôts directs (impôts sur le revenu, taxe d’habitation, CSG et CRDS) et perception des prestations sociales non contributives. Il s’agit de l’ensemble des revenus d’activité, de remplacement (retraites, pensions et rentes, indemnités de chômage et de maladie), pensions alimentaires et revenus du patrimoine, nets de cotisations sociales. En sont exclus les revenus exceptionnels. Il peut aussi être appelé « revenu avant redistribution ».
Les transferts sociaux et fiscaux comprennent l’ensemble des prestations sociales et les prélèvements directs.
Pauvreté monétaire : un ménage et les individus qui le composent sont considérés comme pauvres lorsque le niveau de vie du ménage est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian. Le taux de pauvreté monétaire correspond à la proportion d’individus (ou de ménages) étant en situation de pauvreté monétaire.
Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, nets des impôts directs.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Ancelin G. et al., « Une approche de la précarité en Occitanie Tableau de bord / Édition 2025 », Insee Dossier Occitanie no 27, juin 2025.
(3) Royer M., « Malgré les revenus de transfert, l’Occitanie figure parmi les régions métropolitaines les plus pauvres », Insee Analyses Occitanie no 55, novembre 2017.
(4) André M., Barrau A., Renaud T., « Revenus des ménages élargis à l’ensemble de l’économie en 2023 - La redistribution opérée par les pouvoirs publics nationaux rehausse le niveau de vie élargi des ménages au prix d’un endettement public », Insee Analyses no 118, avril 2026.
(5) Fiche « Redistribution monétaire », in France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2025.
(6) Cabannes P.-Y., Echegu O., « Ouvrir dans un nouvel ongletMinima sociaux et prestations sociales - Ménages aux revenus modestes et redistribution - Édition 2024 », Panoramas de la Drees, octobre 2024.