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Insee Analyses Grand Est · Avril 2026 · n° 214
Insee Analyses Grand EstIndustrie : le Grand Est est la troisième région la plus énergivore, même si sa consommation diminue

Noa Boulogne, Baptiste Descamps (Insee)

En 2023, l’industrie du Grand Est a consommé 4,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole, ce qui en fait le secteur le plus énergivore de la région. Avec 15 % de la consommation industrielle nationale, le Grand Est est la troisième région la plus consommatrice dans l’industrie. Cinq secteurs concentrent plus de 80 % de la consommation d’énergie, pour seulement un tiers des emplois. À elle seule, la chimie rassemble plus du quart de la consommation. L’industrie régionale est très dépendante du gaz et de l’électricité, mais utilise peu de pétrole. En dix ans, la consommation énergétique de l’industrie a diminué d’un quart. Ce recul s’accompagne d’une baisse de la facture énergétique en 2023, après deux années de très forte hausse des prix. Les établissements industriels investissent massivement pour réduire leur consommation énergétique ou développer leur production d’énergie renouvelable.

Insee Analyses Grand Est
No 214
Paru le :Paru le02/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Noa Boulogne, Baptiste Descamps (Insee)

L’industrie, secteur le plus consommateur d’énergie du Grand Est

Dans le Grand Est, l’industrie est le secteur le plus énergivore : elle concentre un tiers de la consommation énergétique finale, pour 17 % des emplois salariés [Mayca, 2025 ; pour en savoir plus (4)]. En France, l’industrie représente un cinquième de la consommation d’énergie finale, ce qui en fait le troisième secteur le plus consommateur, derrière les transports et le résidentiel.

Cette étude mobilise l’enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (sources) qui permet de mesurer la . Son champ exclut les établissements de moins de 20 salariés, et certains secteurs industriels comme la production d’énergie.

Le Grand Est est la troisième région qui consomme le plus d’énergie dans l’industrie

Avec 4,3 millions de consommées en 2023, l’industrie du Grand Est représente 15 % de la consommation brute nationale dans l’industrie. C’est la troisième région la plus énergivore derrière les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur (figure 1). Si l’essentiel de l’énergie consommée est dite à usage purement énergétique (comme le gaz brûlé pour faire fonctionner un four), 10 % de l’énergie est consommée sous forme de matière première (comme la houille utilisée pour la production d’acier).

La consommation brute d’énergie associée à chaque salarié est de 19 tep. Pour l’industrie, le Grand Est est donc la quatrième région de France ayant la plus forte consommation rapportée à l’emploi. Elle se situe ainsi derrière Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Hauts-de-France et la Normandie, où certains secteurs particulièrement énergivores tels que la chimie ou la métallurgie sont plus développés.

Figure 1Consommation d’énergie et emploi industriels, par région en 2023

Consommation d’énergie et emploi industriels, par région en 2023 - Lecture : En 2023, l’industrie des Hauts de France consomme 5 974 000 tonnes d’équivalent pétrole et emploie 210 000 salariés en équivalent temps plein (ETP).
Région Consommation purement énergétique (tep) Consommation comme matières premières (tep) Emploi (ETP)
Hauts-de-France 3 784 000 2 190 000 210 000
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 266 000 2 093 000 80 000
Grand Est 3 890 000 410 000 225 000
Normandie 2 298 000 1 363 000 143 000
Auvergne-Rhône-Alpes 2 874 000 306 000 317 000
Nouvelle-Aquitaine 2 325 000 79 000 170 000
Occitanie 1 177 000 125 000 125 000
Bourgogne-Franche-Comté 1 079 000 103 000 126 000
Pays de la Loire 974 000 64 000 203 000
Bretagne 806 000 25 000 132 000
Centre-Val de Loire 657 000 33 000 100 000
Île-de-France 617 000 58 000 143 000
  • Lecture : En 2023, l’industrie des Hauts de France consomme 5 974 000 tonnes d’équivalent pétrole et emploie 210 000 salariés en équivalent temps plein (ETP).
  • Champ : France, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, mais y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI) 2023.

Figure 1Consommation d’énergie et emploi industriels, par région en 2023

  • Lecture : En 2023, l’industrie des Hauts de France consomme 5 974 000 tonnes d’équivalent pétrole et emploie 210 000 salariés en équivalent temps plein (ETP).
  • Champ : France, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, mais y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI) 2023.

Cinq secteurs particulièrement énergivores

La consommation énergétique du Grand Est est principalement concentrée dans cinq secteurs très énergivores : la chimie, l’agro-alimentaire, la métallurgie, la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (comme le verre, le ciment ou le plâtre) et l’industrie du papier et du carton. Ces secteurs rassemblent plus de 80 % de la consommation d’énergie industrielle, alors qu’ils ne regroupent que 34 % des emplois.

L’industrie chimique consomme à elle seule 27 % de l’énergie utilisée par l’industrie régionale (figure 2). C’est également le secteur le plus énergivore au regard de l’emploi, avec 107 tonnes d’équivalent pétrole par salarié. Dans l’industrie agro-alimentaire, deuxième secteur le plus consommateur, la consommation associée à chaque salarié est de 26 tep. En dehors des cinq secteurs les plus énergivores, la consommation d’énergie est très faible au regard du nombre d’emplois : 5 tep par salarié.

Figure 2Consommation d’énergie industrielle du Grand Est, par secteur et type d’énergie en 2023

(en tep)
Consommation d’énergie industrielle du Grand Est, par secteur et type d’énergie en 2023 ((en tep)) - Lecture : En 2023, l’industrie chimique du Grand Est a consommé 1 161 000 tonnes d’équivalent pétrole (tep), dont 441 000 de gaz.
Secteur Gaz Électricité Combustibles minéraux solides Vapeur Bois Produits pétroliers Autre Total
Chimie 441 000 185 000 282 000 163 000 37 000 20 000 33 000 1 161 000
Agro-alimentaire 413 000 224 000 13 000 34 000 133 000 8 000 3 000 828 000
Métallurgie 251 000 199 000 79 000 0 0 5 000 1 000 535 000
Fabrication d'autres produits minéraux non métalliques 214 000 83 000 30 000 0 21 000 63 000 123 000 534 000
Papier-carton 188 000 139 000 0 17 000 73 000 2 000 36 000 455 000
Autres industries 238 000 393 000 0 31 000 97 000 24 000 2 000 785 000
  • Lecture : En 2023, l’industrie chimique du Grand Est a consommé 1 161 000 tonnes d’équivalent pétrole (tep), dont 441 000 de gaz.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI) 2023.

Figure 2Consommation d’énergie industrielle du Grand Est, par secteur et type d’énergie en 2023

  • Lecture : En 2023, l’industrie chimique du Grand Est a consommé 1 161 000 tonnes d’équivalent pétrole (tep), dont 441 000 de gaz.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI) 2023.

Une forte dépendance au gaz et à l’électricité

L’industrie du Grand Est est très dépendante du gaz et de l’électricité, qui représentent 41 % et 28 % de la consommation d’énergie (contre 29 % et 28 % en France). En revanche, les produits pétroliers ne constituent que 3 % de la consommation d’énergie, contre 14 % en France. La consommation des établissements industriels est peu diversifiée : près d’un quart d’entre eux utilisent plus de 90 % de leur énergie sous une seule forme. Au contraire, seules 7 % des unités de production utilisent trois énergies ou plus pour couvrir 90 % de leur consommation.

La dépendance au gaz est particulièrement marquée dans les cinq secteurs les plus énergivores : le gaz constitue la moitié de l’énergie consommée dans l’industrie agro-alimentaire et la métallurgie, contre 30 % dans les autres industries. Au contraire, en dehors de ces cinq secteurs, la moitié de l’énergie consommée correspond à de l’électricité, alors que l’industrie chimique et la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques utilisent seulement 16 % d’électricité.

Certaines énergies, bien que peu utilisées à l’échelle régionale, ont un poids important dans certains secteurs. Ainsi, les combustibles minéraux solides (charbon et dérivés) composent près du quart de l’énergie consommée par l’industrie chimique, et le bois un sixième dans le secteur de l’agro-alimentaire.

La facture énergétique baisse en 2023 après deux années de forte hausse des prix

En 2023, la facture énergétique de l’industrie régionale atteint 3,7 milliards d’euros, soit une chute de 16 % en un an, en lien avec une diminution de la consommation de 12 %. Cette baisse est nettement plus marquée qu’en France (-2 %), où la consommation diminue de 7 %.

Entre 2013 et 2023, la consommation d’énergie des établissements industriels de 20 salariés ou plus a diminué de 27 % dans le Grand Est (figure 3), alors que la facture énergétique a augmenté de moitié sur la même période. En 2020, la crise sanitaire a entraîné une baisse de l’activité industrielle, et donc de la demande énergétique. La reprise économique, la guerre en Ukraine et la hausse des prix sur le marché des quotas du carbone ont conduit à une crise énergétique importante : après avoir connu son plus bas niveau en 2020, la facture énergétique a été multipliée par 2,4 en deux ans.

Figure 3Évolution de la consommation d’énergie et de la facture énergétique

Évolution de la consommation d’énergie et de la facture énergétique - Lecture : En 2023, l’industrie du Grand Est consomme 4,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep), pour une facture énergétique de 3,7 milliards d’euros.
Année Consommation d’énergie (millions de tep) Facture énergétique (milliards d’euros)
2013 5,9 2,5
2014 5,8 2,4
2015 6,2 2,3
2016 5,9 2,1
2017 5,7 2,1
2018 5,9 2,3
2019 5,5 2,1
2020 4,8 1,8
2021 5,2 2,7
2022 4,9 4,4
2023 4,3 3,7
  • Lecture : En 2023, l’industrie du Grand Est consomme 4,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep), pour une facture énergétique de 3,7 milliards d’euros.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI).

Figure 3Évolution de la consommation d’énergie et de la facture énergétique

  • Lecture : En 2023, l’industrie du Grand Est consomme 4,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep), pour une facture énergétique de 3,7 milliards d’euros.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI).

L’industrie chimique divise sa facture énergétique par deux en 2023, en lien avec un recul de sa consommation d’un cinquième. La consommation baisse d’au moins 10 % dans les cinq secteurs énergivores, alors qu’elle augmente de 3 % dans les autres industries. Ce contraste entre les industries énergivores et les autres est encore plus marqué en ce qui concerne le coût de l’énergie. Alors que la facture diminue dans tous les secteurs très énergivores (-1 % dans l’agro-alimentaire, et une baisse d’au moins 17 % dans les quatre autres secteurs), la facture énergétique des autres industries s’accroît en moyenne de 41 % en 2023.

La baisse de la facture énergétique est liée à l’évolution du prix du gaz

Le prix du gaz diminue de 27 % en 2023, ce qui contribue largement à l’évolution de la facture énergétique de l’industrie du Grand Est. Le prix du Mwh s’établit en moyenne à 56 €, mais varie selon le niveau de consommation (figure 4). En 2023, les établissements les plus consommateurs retrouvent un tarif plus avantageux que les autres. Cela s’explique notamment par des contrats plus sensibles à l’évolution des prix : contrats courts et indexés sur le prix de marché de gros. Au contraire, les prix continuent d’augmenter pour les établissements moins consommateurs, qui ont généralement des contrats de plus longue durée et à tarif fixe.

L’électricité est la seule énergie dont les prix augmentent en 2023 (+25 %), pour atteindre un prix moyen de 140 € par Mwh. Là aussi, l’écart de prix entre les établissements les plus consommateurs et les moins consommateurs, qui s’était quasiment comblé en 2022, revient à son niveau d’avant-crise. Le prix a presque doublé pour les établissements les moins consommateurs.

Figure 4Évolution des prix du gaz et de l’électricité selon le niveau de consommation d’énergie

(en €/Mwh)
Évolution des prix du gaz et de l’électricité selon le niveau de consommation d’énergie ((en €/Mwh)) - Lecture : En 2023, les entreprises consommant plus de 20 000 MWh d’électricité par an payent en moyenne 105 €/MWh.
Année Électricité < 2 000 MWh Électricité > 20 000 MWh Gaz < 2 000 MWh Gaz > 20 000 MWh
2013 91 59 47 30
2014 97 58 49 27
2015 98 57 46 26
2016 96 51 44 21
2017 92 54 70 21
2018 93 55 46 24
2019 102 57 47 21
2020 102 53 49 17
2021 108 75 46 37
2022 124 109 67 78
2023 238 105 99 52
  • Lecture : En 2023, les entreprises consommant plus de 20 000 MWh d’électricité par an payent en moyenne
    105 €/MWh.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI).

Figure 4Évolution des prix du gaz et de l’électricité selon le niveau de consommation d’énergie

  • Lecture : En 2023, les entreprises consommant plus de 20 000 MWh d’électricité par an payent en moyenne
    105 €/MWh.
  • Champ : Grand Est, établissements de 20 salariés ou plus de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, y compris récupération.
  • Source : Insee, Enquête annuelle sur la consommation d’énergie dans l’industrie (EACEI).

L’industrie produit 110 000 tonnes d’équivalent pétrole, soit moins de 3 % de l’énergie qu’elle consomme

Certains établissements produisent de l’énergie lors de processus industriels (par exemple, l’utilisation de turbines à gaz peut cogénérer de la chaleur et de l’électricité) ou grâce à des installations dédiées (photovoltaïque, fermentation de matières organiques…). Dans le Grand Est, près de 110 000 tep d’électricité, de biogaz, de biométhane et d’hydrogène sont ainsi produits par des établissements industriels. Plus de la moitié de cette énergie est consommée sur place, le reste étant revendu à d’autres entreprises industrielles ou injecté sur un réseau de distribution. Ainsi, moins de 3 % de la consommation brute de l’industrie est couverte par sa production, soit un point de moins qu’au niveau national.

La quantité de vapeur produite et consommée par un même établissement n’est pas comptabilisée. En revanche, 90 000 tep de vapeur sont produites par des établissements industriels pour être revendues, soit l’équivalent de 37 % des achats de vapeur de la région.

Encadré - Plus de la moitié des dépenses antipollution sont consacrées à l’énergie

En 2023, 56 % des établissements industriels de la région ont réalisé des dépenses antipollution (sources). Avec près de 450 millions d’euros investis, le Grand Est est la deuxième région qui a dépensé le plus, derrière Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne, chaque établissement a dépensé 190 000 euros. Les investissements (achat de matériel dédié à la protection de l’environnement ou de matériel plus performant) représentent 400 millions d’euros, et les études environnementales (réglementaires, d’impact ou en prévision d’un investissement) 50 millions d’euros.

Parmi les dépenses antipollution, 54 % sont dues à des actions visant à réduire la consommation d’énergie ou à développer les énergies renouvelables, soit 11 points de plus qu’en France. L’industrie du Grand Est dépense également davantage dans la collecte et la gestion des déchets que le reste du pays, mais moins dans la protection de l’air ou la préservation des sites, des paysages et de la biodiversité.

Si les économies d’énergie constituent l’un des principaux postes de dépense antipollution, la réglementation est la principale motivation, devant les motivations économiques ou sociétales.

Dans les secteurs de l’énergie et du papier-carton, plus de neuf établissements sur dix investissent pour la protection de l’environnement, contre sept sur dix dans la métallurgie. Pourtant, c’est dans ce secteur que le montant moyen des dépenses par établissement est le plus élevé (figure 5).

La nature des dépenses dépend fortement de l’activité économique des entreprises. Ainsi, deux tiers des dépenses antipollution du secteur pharmaceutique relèvent de la gestion et du traitement des eaux usées.

Figure 5Dépense moyenne par établissement pour réduire la pollution, selon le secteur d’activité et le domaine de dépense

(en milliers d’euros)
Dépense moyenne par établissement pour réduire la pollution, selon le secteur d’activité et le domaine de dépense ((en milliers d’euros)) - Lecture : Dans le secteur de la métallurgie, la dépense moyenne par établissement contre la pollution est de 1 055 000 euros, dont 545 000 euros pour la collecte et le traitement des déchets.
Secteur Collecte et traitement des déchets Gestion de l’eau et traitement des eaux usées Énergies renouvelables Économies d’énergies Protection de l’air Autre Total
Métallurgie 545 94 1 292 95 28 1 055
Papier-carton 38 25 823 114 12 17 1 028
Pharmacie 8 579 3 110 183 11 895
Chimie 19 120 67 275 40 77 598
Énergie 34 9 122 28 44 190 426
Agro-alimentaire 2 21 35 64 3 27 152
Autres industries 4 11 18 23 5 10 72
  • Lecture : Dans le secteur de la métallurgie, la dépense moyenne par établissement contre la pollution est de 1 055 000 euros, dont 545 000 euros pour la collecte et le traitement des déchets.
  • Champ : France métropolitaine, industries extractive et manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
  • Source : Insee, enquête sur les investissements pour protéger l’environnement (Antipol) 2023.

Figure 5Dépense moyenne par établissement pour réduire la pollution, selon le secteur d’activité et le domaine de dépense

  • Lecture : Dans le secteur de la métallurgie, la dépense moyenne par établissement contre la pollution est de 1 055 000 euros, dont 545 000 euros pour la collecte et le traitement des déchets.
  • Champ : France métropolitaine, industries extractive et manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
  • Source : Insee, enquête sur les investissements pour protéger l’environnement (Antipol) 2023.
Publication rédigée par :Noa Boulogne, Baptiste Descamps (Insee)
Publication rédigée par :Noa Boulogne, Baptiste Descamps (Insee)

Sources

L’enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (EACEI) mesure, pour les principales énergies, les achats et les consommations d’énergie dans l’industrie. Elle porte sur les établissements de 20 salariés ou plus implantés en France, appartenant au secteur de l’industrie, hors industrie de l’énergie et artisanat commercial, mais y compris récupération. Ainsi, les établissements relevant du raffinage ou de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné sont exclus.

L’enquête annuelle sur les investissements dans l’industrie pour protéger l’environnement (Antipol) interroge les établissements sur les dépenses d’investissements et d’études destinées à minimiser l’impact de leur activité sur l’environnement et à favoriser une gestion durable des ressources naturelles. Les dépenses courantes réalisées pour protéger l’environnement (désamiantage, taxes d’éco-participation…) sont exclues. Le champ de cette enquête inclut le secteur de la production d’énergie.

Définitions

La consommation brute d’énergie correspond à la somme des consommations en combustibles (hors carburants) et en électricité, ainsi que les achats de vapeur. La vapeur autoproduite est exclue. Parmi les consommations en combustibles, certaines peuvent relever d’un usage non énergétique, c’est-à-dire être utilisées comme matières premières.

Une tonne d’équivalent pétrole (tep) représente la quantité d’énergie contenue dans une tonne de pétrole brut, soit 41,868 gigajoules. Cette unité est utilisée pour exprimer dans une unité commune la valeur énergétique des diverses sources d’énergie.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Franco E., Kauffmann P., « Moins de gaz à effet de serre émis par habitant dans les territoires urbains », Insee Analyses Grand Est no 203, octobre 2025.

(3) Vuillemin T., « Les investissements pour réduire l’impact environnemental augmentent de plus de 10 % pour la deuxième année consécutive », Insee Première, no 2071, septembre 2025.

(4) Mayca H., « Le Grand Est, une région encore industrielle avec des spécificités sectorielles », Insee Analyses Grand Est no 195, avril 2025.

(5) Vuillemin T., « La facture énergétique augmente de 5 % en 2023 après avoir doublé entre 2019 et 2022 », Insee Première no 2038, février 2025.

(6) Balcone T., Comte Trotet V., Diop B., Huault L., « Industrie normande : une forte dépendance au pétrole et au gaz et donc une facture énergétique en forte hausse en 2022 », Insee Analyses Normandie no 128, septembre 2024.