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Insee Conjoncture Hauts-de-France · Avril 2026 · n° 51
Insee Conjoncture Hauts-de-FranceUn marché du travail en berne dans les Hauts-de-France en 2025 Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Nadia Belhakem, Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee)

En 2025, dans les Hauts-de-France, l’activité économique, mesurée par la richesse dégagée, progresse. L’emploi salarié se contracte dans tous les départements. Le taux de chômage augmente continuellement sur l’année. Il s’établit à 9,5 % de la population active régionale fin 2025. La fréquentation touristique atteint un niveau record en 2025 dans les Hauts-de-France, avec une hausse de 6,2 % du nombre de nuitées par rapport à l’année 2024.

Insee Conjoncture Hauts-de-France
No 51
Paru le :Paru le14/04/2026

Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.

Retrouvez les synthèses annuelles des autres régions.

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise en 2025 : la croissance a atteint +0,9 % dans les quatre principales économies de la zone euro.

L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).

En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.

Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, il en serait détruit 22 000 d’ici juin 2026. Le taux de chômage continuerait de grimper à 8,1 % mi-2026, après avoir atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025.

Dans les Hauts-de-France, l’activité économique, mesurée par la richesse dégagée, progresse

Sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles de la valeur ajoutée soient uniformes sur le territoire national, la richesse dégagée augmenterait de 0,6 % en 2025 dans les Hauts-de-France, un rythme en deçà de la tendance nationale. Cet écart s’explique par la structure économique régionale : la baisse d’activité dans l’industrie, en particulier l’agroalimentaire, pèse davantage dans la région. A contrario, la contribution positive du tertiaire marchand à la valeur ajoutée nationale est un peu atténuée dans la région, du fait du moindre poids de ce secteur dans l’économie régionale. Malgré la croissance de l’activité économique, le volume d’heures rémunérées par les employeurs du secteur privé diminue de 0,2 % sur l’année 2025.

L’emploi salarié en berne en 2025

Après six années de hausse, l’emploi salarié se contracte de 0,4 % en 2025 dans les Hauts-de-France (-0,2 % en France hors Mayotte). Ainsi, fin 2025, 2 132 500 salariés travaillent dans la région, soit 7 800 en moins sur un an (figure 1). Ce recul de l’emploi régional résulte, en grande partie, de la baisse de l’emploi privé (-0,4 %, soit -6 800 salariés) et, dans une moindre mesure, de l’emploi public (-0,2 %, soit -1 000 salariés).

Figure 1Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité

(en %)
Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité ((en %))
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025 Évolution annuelle moyenne entre 2019 et 2024 ¹
Hauts-de-France Hauts-de-France France hors Mayotte Hauts-de-France France hors Mayotte
Agriculture 22,7 0,7 0,5 0,9 1,5
Industrie 287,8 -0,7 -0,5 0,1 0,5
Industrie agroalimentaire 58,1 0,4 0,6 1,6 1,3
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 31,8 0,3 1,0 1,0 1,5
Biens d'équipement 27,4 4,7 -0,4 1,4 0,6
Matériels de transport 32,2 -2,8 -0,5 -1,2 -0,3
Autres branches industrielles 138,3 -1,9 -1,5 -0,6 0,0
Construction 116,2 -1,2 -1,2 1,1 1,0
Tertiaire marchand 951,4 -0,2 -0,1 1,1 1,3
Commerce 270,3 -0,9 -0,6 1,0 1,0
Transports 125,9 0,8 0,6 1,1 0,6
Hébergement - restauration 83,6 0,2 1,0 2,7 2,2
Information - communication 38,1 -2,6 -2,0 1,0 2,4
Services financiers 56,7 -0,1 0,7 0,9 1,2
Services immobiliers 18,4 -0,1 -0,7 0,9 0,7
Services aux entreprises hors intérim 209,0 -0,3 0,1 1,5 2,1
Intérim 65,6 3,0 -0,7 -1,7 -1,7
Services aux ménages 83,8 -1,1 -0,1 0,9 1,2
Tertiaire non marchand 754,4 -0,3 0,1 0,5 0,8
Total 2 132,5 -0,4 -0,2 0,7 1,0
  • ¹ : Évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié diminue dans tous les départements de la région. En particulier, le repli de 2024 se poursuit dans l’Aisne et l’Oise (-0,5 %) (figure 2). Après avoir progressé en 2024, l’emploi salarié se retourne dans le Pas-de-Calais (-0,5 %), le Nord (-0,3 %) et la Somme (-0,2 %).

Figure 2Emploi salarié total en fin d’année par département et par grand secteur d'activité

(en %)
Emploi salarié total en fin d’année par département et par grand secteur d'activité ((en %))
Zonage Emploi au 31/12/2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Aisne 157,1 2,4 -2,0 -3,9 -0,2 3,4 0,0 -0,5
Nord 1 030,1 1,2 -0,7 -1,8 -0,2 5,5 -0,0 -0,3
Oise 258,9 -1,7 -1,0 -2,4 -0,4 -3,1 -0,1 -0,5
Pas-de-Calais 479,1 0,1 -0,2 1,0 -0,3 0,2 -1,1 -0,5
Somme 207,3 0,5 -0,5 -0,7 0,3 6,7 -0,6 -0,2
Hauts-de-France 2 132,5 0,7 -0,7 -1,2 -0,2 3,0 -0,3 -0,4
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

En 2025, l’évolution de l’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim rompt avec quatre années de hausse. Le secteur perd 0,4 % de ses effectifs, soit 3 900 salariés en moins (-0,1 % au niveau national). Fin 2025, il concentre 885 800 salariés. La plupart des activités de ce secteur sont en repli, en particulier le commerce où l’emploi diminue de 0,9 % (-2 400 salariés). L’information et communication (-2,6 %) et les services aux ménages (-1,1 %) participent également à la baisse. Seuls les transports (+0,8 %) ainsi que l’hébergement et restauration (+0,2 %) gagnent des emplois.

Après deux années en progression, l’emploi dans le tertiaire non marchand fléchit de 0,3 % en 2025, soit -2 500 salariés, alors qu’il est légèrement en hausse en France hors Mayotte (+0,1 %). Le secteur regroupe 754 400 salariés en fin d’année. Comme pour le tertiaire marchand hors intérim, une grande partie des activités perd des emplois telles que l’administration publique ou l’hébergement médico-social et social et l’action sociale sans hébergement (-0,6 % chacun). L’enseignement est également en repli de 0,3 %. Les activités pour la santé humaine se démarquent avec une augmentation de 0,5 % de ses effectifs.

Avec une diminution de 0,7 % de l’emploi salarié en 2025 (-2 000 salariés), l’industrie régionale marque un coup d’arrêt après quatre années en développement et emploie ainsi 287 800 salariés fin 2025. Son évolution est proche de celle observée à l’échelle nationale (-0,5 %). Le dynamisme dans les biens d’équipements (+4,7 %) ne suffit pas à compenser les pertes d’emplois dans les matériels de transport (-2,8 %) et les autres branches industrielles (-1,9 %).

Dans la construction, le recul de l’emploi s’intensifie en 2025 (-1 400 salariés, soit une baisse de 1,2 % après un recul de 0,4 % en 2023 et 0,9 % en 2024). La contraction de l’emploi dans ce secteur est de même ampleur qu’au niveau national (-1,2 %). Dans la région, 116 200 salariés travaillent dans la construction fin 2025.

Contrairement aux autres secteurs, l’emploi intérimaire régional est en progression en 2025 après trois années en perte de vitesse. Il augmente ainsi de 3,0 % (soit +1 900 salariés) alors qu’il diminue de 0,7 % au niveau national. Fin 2025, 65 600 salariés travaillent sous contrat intérimaire dans la région.

Hausse continue du chômage en 2025

Dans les Hauts-de-France, le taux de chômage s’établit à 9,5 % de la population active fin 2025 (figure 3). Avec une hausse de 0,8 point sur l’année, soit la plus forte hausse de France métropolitaine, la région devient la plus touchée de métropole devant l’Occitanie (9,4 %). En France hors Mayotte, 7,9 % des actifs sont au chômage en fin d’année, soit une augmentation de 0,6 point en un an.

Figure 3Taux de chômage trimestriel par département

(en % de la population active)
Taux de chômage trimestriel par département ((en % de la population active))
Zonage 2025 T1 2025 T2 2025 T3 2025 T4 Évolution 2025 T4 / 2024 T4 (points de %)
Aisne 10,2 10,2 10,4 10,6 0,6
Nord 9,7 9,8 10,0 10,3 1,0
Oise 7,6 7,7 7,8 8,0 0,7
Pas-de-Calais 8,5 8,6 8,7 9,0 0,8
Somme 8,3 8,4 8,5 8,7 0,6
Hauts-de-France 9,0 9,1 9,3 9,5 0,8
France hors Mayotte 7,5 7,6 7,7 7,9 0,6
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Au sein de la région, tous les départements affichent un taux de chômage supérieur à celui de France hors Mayotte. En un an, celui-ci progresse de 0,6 point dans l’Aisne et la Somme, de 0,7 point dans l’Oise, de 0,8 point dans le Pas-de-Calais et d’un point dans le Nord qui enregistre la hausse la plus importante des départements de métropole avec le Vaucluse et la Haute-Garonne. Le département de l’Oise conserve le taux le plus faible de la région (8,0 %) et celui de l’Aisne le plus élevé (10,6 %).

2025 : une année record pour le tourisme

En 2025, la fréquentation touristique dans les Hauts-de-France atteint un record. Près de 16,2 millions de nuitées sont enregistrées dans les hôtels, campings et autres hébergements collectifs de tourisme, soit une hausse de +6,2 % par rapport à l’année 2024 (+4,7 % en France métropolitaine). Ce dynamisme résulte à la fois d’une météo favorable, de l’arrivée accrue de touristes internationaux et de l’essor de l’hôtellerie de plein air.

Publication rédigée par :Nadia Belhakem, Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Nomenclature d'activités française / NAF :

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Nomenclature agrégée 2008 / NA 2008 :

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

Entreprise :

L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.

Établissement / Siret :

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Séjour :

Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.

Pour en savoir plus

(1) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.

(2) Bourlard T., Bresner J., De-Vos E., Roger P., Smuerzinski E., Victoor C., « Repli de l ‘emploi et hausse du chômage, mais dynamisme entrepreneurial », Insee Conjoncture Hauts-de-France, no 50, avril 2026.

(3) Belhakem N., Dandois M., « Nouveau record de fréquentation porté par les visiteurs internationaux et les campings », Insee Flash Hauts-de-France, no 173, décembre 2025.