Insee Conjoncture Corse ·
Avril 2026 · n° 59
Ralentissement de l’activité économique en Corse Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, l’économie de la Corse évolue dans un contexte national résilient en dépit des incertitudes politiques et économiques. L’activité économique régionale ne progresse plus. Parallèlement l’emploi salarié ralentit en raison du net recul de l’emploi privé. Les effectifs diminuent non seulement dans la construction mais également dans l’industrie. Le tertiaire marchand se fragilise malgré la vigueur de l’hébergement et restauration. Le taux de chômage s’oriente à la hausse, et le recours à l’alternance et l’apprentissage se réduit. L’engouement entrepreneurial stimule néanmoins quelques créations d’entreprises mais les défaillances restent orientées à la hausse.
Le malaise persiste dans le secteur de la construction. Les permis de construire et les mises en chantier reculent à nouveau dans l’île, alors que la reprise est tangible au niveau national. Dans ce contexte, le marché immobilier stagne. La seule embellie est portée par le dynamisme de l’activité saisonnière. La fréquentation touristique progresse en 2025, stimulée par un nombre croissant de voyageurs sur les liaisons aériennes et maritimes.
Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.
- L’activité économique régionale décélère en 2025
- Premier repli de l’emploi salarié régional en cinq ans
- Le taux de chômage s’oriente à la hausse, conséquence de la baisse de l’activité
- En 2025, le dynamisme des créations d’entreprises ralentit, les défaillances augmentent
- Un bilan 2025 morose pour l’immobilier en Corse
- Encadré 1 - Tourisme - Une fréquentation encore en hausse en 2025
- Encadré 2 - Transports - Le dynamisme dans les transports de passagers ne faiblit pas
- Encadré 3 - L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
L’activité économique régionale décélère en 2025
En 2025, l’économie française, malgré les incertitudes politiques, bénéficie de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). Cependant, les nombreuses incertitudes internationales pèsent sur la confiance des ménages et des entreprises.
Dans ce contexte, en Corse, l’activité économique mesurée par les heures rémunérées, faiblit de -0,1 % en 2025, après une hausse de 0,3 % en 2024 (figure 1). L’érosion initiée fin 2024, se prolonge au premier semestre 2025 (-0,2 %). L’activité frémit pourtant au troisième trimestre soutenue par le tourisme. Mais les effets du ralentissement dans la construction combinés à une conjoncture nationale et internationale incertaine, provoquent un repli économique plus marqué au quatrième trimestre. Néanmoins, le nombre d’heures rémunérées reste stable au second semestre.
Le ralentissement économique est davantage marqué en France hors Mayotte. Le nombre d’heures rémunérées baisse de 0,4 % au niveau national en 2025, alors qu’il était en progression de 0,3 % en 2024.
tableauFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Corse
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Évolution totale |
|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 0,2 | -0,5 | 0,9 | 0,3 | 1,0 |
| févr. 2024 | 0,1 | -0,5 | 0,9 | 0,3 | 0,8 |
| mars 2024 | 0,0 | -0,8 | 0,5 | 0,1 | -0,2 |
| avril 2024 | 0,1 | -0,3 | 0,9 | 0,2 | 0,9 |
| mai 2024 | 0,1 | -0,6 | 1,2 | 0,0 | 0,8 |
| juin 2024 | -0,1 | -0,6 | 0,4 | 0,0 | -0,2 |
| juil. 2024 | 0,1 | -0,4 | 0,5 | 0,2 | 0,5 |
| août 2024 | 0,0 | -0,4 | 0,4 | 0,2 | 0,2 |
| sept. 2024 | 0,0 | -0,5 | 0,7 | 0,2 | 0,4 |
| oct. 2024 | 0,2 | -0,7 | 0,7 | 0,2 | 0,4 |
| nov. 2024 | 0,0 | -0,7 | 0,2 | 0,0 | -0,5 |
| déc. 2024 | 0,1 | -1,1 | 0,6 | 0,2 | -0,2 |
| janv. 2025 | -0,1 | -0,7 | 0,6 | 0,0 | -0,3 |
| févr. 2025 | -0,1 | -0,2 | 0,3 | -0,1 | -0,2 |
| mars 2025 | -0,1 | -0,8 | 0,2 | 0,1 | -0,5 |
| avril 2025 | 0,0 | -0,9 | 0,3 | 0,3 | -0,3 |
| mai 2025 | -0,1 | -0,8 | 0,1 | 0,1 | -0,7 |
| juin 2025 | 0,0 | -0,8 | 1,1 | 0,2 | 0,5 |
| juil. 2025 | -0,1 | -0,6 | 1,1 | 0,2 | 0,6 |
| août 2025 | -0,2 | -0,1 | 0,8 | 0,1 | 0,6 |
| sept. 2025 | 0,0 | -0,6 | 0,7 | 0,2 | 0,3 |
| oct. 2025 | -0,1 | -0,5 | 0,2 | 0,1 | -0,4 |
| nov. 2025 | -0,2 | -0,8 | -0,2 | 0,1 | -1,2 |
| déc. 2025 | -0,1 | -0,5 | 0,0 | 0,3 | -0,3 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Corse

- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans l’industrie, l’activité recule de 1,1 % dans l’île. Après une hausse de 0,9 % en 2024, la tendance s’inverse dès le début de 2025. Le repli s’accentue davantage qu’au niveau national, où l’activité du secteur diminue de 0,5 % sur l’année. Ce retournement de tendance en Corse est notamment imputable au secteur des industries extractives, énergie, eau et gestion des déchets (-1,4 %). En revanche la production de denrées alimentaires, boissons et tabac reste bien orientée. Moins tonique qu’en 2024, cette activité progresse néanmoins de 0,4 % sur l’année.
Dans le prolongement de la tendance négative engagée depuis 2023, la construction reste en difficulté en 2025. Dans la région, les heures rémunérées du secteur reculent de 4,7 %, après -4,3 % en 2024. Le recul, constant tout au long de l’année, s’est aggravé au deuxième trimestre avec une chute de 6,2 % du nombre d’heures rémunérées. La détérioration de l’activité est encore plus marquée qu’au niveau national (-1,7 % sur l’année).
L’activité économique en Corse fait preuve de résilience dans le tertiaire marchand (y compris intérim). Il connaît une progression de l’activité de 0,7 % en 2025, après +1,0 % en 2024. Sa croissance a été principalement soutenue par l’hébergement-restauration (+1,7 %) et le transport (+2,5 %), compensant ainsi la baisse du nombre d’heures dans le commerce (-0,3 %). Au niveau national, le recul du tertiaire marchand s’établit à -0,4 % en 2025.
Dans le tertiaire non marchand privé, l’activité est dynamique en progression de 1,1 % en 2025 dans la région. Cette évolution est deux fois supérieure à la tendance nationale (+0,5 % en 2025).
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Premier repli de l’emploi salarié régional en cinq ans
Fin 2025, la Corse dénombre 128 980 emplois salariés, soit une baisse de 0,4 % en un an. Le ralentissement de l’emploi salarié régional observé depuis le début de l’année 2025 se traduit par une perte de 500 emplois. Pour la première fois, depuis la crise sanitaire de la COVID19, l’emploi régional recule (figure 2).
tableauFigure 2 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Corse
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 100,1 | 99,2 | 99,3 | 100,5 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,9 | 94,1 | 88,4 | 99,4 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 103,4 | 97,3 | 96,2 | 101,2 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 104,8 | 99,3 | 100,0 | 101,7 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 106,7 | 100,0 | 100,3 | 102,3 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 107,3 | 100,6 | 100,7 | 102,3 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,4 | 100,8 | 102,6 | 102,8 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,7 | 102,8 | 105,1 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,1 | 102,9 | 106,4 | 104,0 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,2 | 104,0 | 106,8 | 104,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 102,8 | 106,4 | 104,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 108,5 | 103,0 | 107,4 | 104,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 107,8 | 104,0 | 108,3 | 104,6 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,0 | 103,9 | 107,8 | 105,3 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,5 | 103,9 | 107,7 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,3 | 105,3 | 107,1 | 106,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 105,4 | 105,7 | 107,7 | 106,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 104,3 | 105,4 | 107,1 | 106,9 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 103,8 | 105,5 | 107,3 | 107,1 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 101,5 | 105,9 | 107,7 | 107,2 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 99,9 | 105,3 | 107,8 | 107,6 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 97,8 | 103,9 | 108,0 | 108,0 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 97,1 | 104,0 | 107,8 | 107,8 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 96,4 | 103,8 | 107,4 | 108,6 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Corse

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le repli est exclusivement imputable à l’emploi privé, en baisse de 1,0 % en 2025, alors qu’il représente les trois quart de l’emploi salarié régional. Son net recul se solde par 930 pertes d’emplois par rapport à 2024. En revanche, la vigueur de l’emploi public, en hausse de 1,2 % en 2025, engendre plus de 400 créations d’emplois.
En France (hors Mayotte), l’emploi salarié est atone sur un an (-0,2 %) après une hausse de 0,2 % en 2024. Dans le privé, après une stabilité en 2024, il baisse de 0,3 % en 2025, pour la première fois depuis la crise sanitaire en 2020. L’emploi public progresse quant à lui de 0,2 % par rapport à 2024.
Les secteurs du tertiaire marchand hors intérim représentent 46 % de l’effectif salarié régional. En 2025, l’emploi du secteur baisse de 0,3 %. Le recul important des effectifs dans les autres activités de services (-4,2 %) et dans le commerce (-0,6 %), pèse sur l’évolution globale du secteur. Pourtant l’emploi augmente de 0,7 % dans l’hébergement et restauration, une hausse moindre qu’en France hors Mayotte (+1,0 %).
Dans la construction, l’emploi salarié ne cesse de diminuer depuis 2023. Ce secteur représente 9 % de l’emploi salarié régional. Le nombre de postes baisse de 5 % en 2025 après un recul de 4,5 % en 2024. En France hors Mayotte, la diminution est un peu moins marquée (-1,2 % en 2025 après -1,7 % en 2024).
Avec 7 400 salariés (hors intérim) en 2025, soit 6 % des salariés de la région, l’emploi industriel recule de 2,0 % cette année. Il est particulièrement fragilisé dans le secteur de production d’énergie, eau et production de déchets (-3,0 %). En France (hors Mayotte), les effectifs dans l’industrie se contractent, pour la première fois depuis la crise sanitaire, de -0,5 % en 2025.
Le tertiaire non marchand représente quant à lui 37 % des emplois de la région. Le secteur conserve son dynamisme créateur pour la neuvième année consécutive. Ses effectifs augmentent de 1,3 % en 2025, portés par la vigueur des créations dans l’enseignement (+2,6 %), la santé (+2,6 %) et dans une moindre mesure l’hébergement social et médico-social (+1,2 %).
Enfin, l’emploi salarié dans l’agriculture, assez faible dans la région (2 % de l’emploi salarié total), diminue drastiquement de 9,2 % cette année.
Le taux de chômage s’oriente à la hausse, conséquence de la baisse de l’activité
La progression continue de l’emploi en Corse, depuis la crise sanitaire, s’est traduite par une baisse tendancielle du taux de chômage jusqu’en 2024. En lien avec le repli de l’emploi salarié, le marché du travail insulaire montre des signes de tension. En 2025, en Corse, le taux de chômage localisé voit sa tendance s’inverser.
Fin 2025, le taux de chômage s’établit à 6,8 % de la population active soit une hausse de 0,5 point par rapport à fin 2024. Il se situe néanmoins bien en deçà du taux national (figure 3). En France hors Mayotte, le taux de chômage s’élève à 7,9 % fin 2025 (+0,6 point sur un an).
tableauFigure 3 – Évolution du taux de chômage trimestriel
| Période | Corse | France hors Mayotte | France métropolitaine |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,9 | 8,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,5 | 7,9 | 7,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 7,5 | 7,1 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 9,3 | 9,0 | 8,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,0 | 8,1 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 6,8 | 8,2 | 8,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,2 | 7,9 | 7,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,8 | 7,9 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,2 | 7,4 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,3 | 7,4 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,1 | 7,4 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,0 | 7,2 | 7,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,1 | 7,1 | 6,9 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,2 | 7,1 | 6,9 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,3 | 7,2 | 7,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,4 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,6 | 7,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,4 | 7,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,4 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,3 | 7,3 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,4 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,4 | 7,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,6 | 7,7 | 7,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 6,8 | 7,9 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Évolution du taux de chômage trimestriel

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
La Corse affiche malgré tout le taux de chômage le moins élevé des régions de France métropolitaine après la Bretagne (6,4 %) et les Pays de la Loire (6,5 %), équivalent à celui d’Auvergne-Rhône-Alpes (6,8 %).
Sur un an, le taux de chômage progresse de façon équivalente dans les deux départements insulaires (+0,5 point chacun fin 2025). Pour autant, en Corse-du-Sud, il demeure inférieur à celui de la Haute-Corse (6,5 % contre 7,1 %).
Fin 2025, 18 190 personnes sont inscrites à France Travail en catégorie A, B et C, soit 700 de plus sur un an (+4 %). La progression nationale est identique (+3,7 %).
Ces hausses s’expliquent en partie en raison de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi entrée en vigueur en janvier 2025. De plus, l’évolution de la procédure d’actualisation a conduit à augmenter le nombre d’inscrits en catégorie A et mécaniquement à réduire celui des catégories B et C. Ainsi, la catégorie A, qui regroupe les personnes sans aucune activité et tenues d’effectuer des recherches, s’étoffe nettement dans l’île (+5,2 %), et plus encore au niveau national (+5,6 %).
Par ailleurs, en 2025, le nombre de contrats en alternance diminue (-5,7 %), tout comme celui des contrats en apprentissage (-4,6 %). Cependant, après un repli en 2024, les mesures d’accompagnement des jeunes progressent à nouveau. En 2025, plus de 3 500 jeunes en ont bénéficié, soit 400 de plus qu’en 2024.
En 2025, le dynamisme des créations d’entreprises ralentit, les défaillances augmentent
En 2025 en Corse, 6 560 entreprises sont créées dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles, soit 0,6 % de plus qu’en 2024. Cette croissance, bien plus timide qu’en 2024 (+5,4 %), est nettement inférieure à celle de la France (+4,9 %).
Seul, le secteur des services aux entreprises, qui représente 40 % des créations, progresse de 8,4 % en un an. Les créations sont moins nombreuses dans le commerce, transports et hébergement-restauration (-2,0 % sur un an). Ce secteur compte près d’un quart des créations d’entreprises de la région. Dans la construction, les entreprises nouvellement créées sont également en diminution de 3,2 % sur un an (figure 4).
tableauFigure 4 – Nombre de créations d’entreprises en 2025 et évolution entre 2024 et 2025 - Corse
| Secteurs | Sociétés | Entreprises individuelles classiques | Micro-entrepreneurs | Ensemble | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Créations en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | Créations en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | Créations en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | Créations en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | |
| Industrie | 99 | -13,9 | 14 | -22,2 | 383 | -12,8 | 496 | -13,3 |
| Construction | 265 | 0,4 | 14 | -26,3 | 532 | -4,1 | 811 | -3,2 |
| Commerce, transport, hébergement et restauration | 539 | 2,9 | 127 | 5,8 | 873 | -5,8 | 1 539 | -2,0 |
| Services aux entreprises | 771 | 2,4 | 89 | -24,6 | 1 645 | 14,3 | 2 505 | 8,4 |
| Services aux particuliers | 156 | 7,6 | 223 | -0,9 | 830 | -3,6 | 1 209 | -1,8 |
| Ensemble | 1 830 | 1,6 | 467 | -6,6 | 4 263 | 1,0 | 6 560 | 0,6 |
- Note : Données brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
En 2025, les deux tiers des nouvelles immatriculations de la région se font sous statut de micro-entrepreneurs, en hausse de 1,0 % sur un an. Cette progression est exclusivement portée par les nouvelles créations dans les services aux entreprises. Celles-ci progressent de 14,3 %, face au repli des autres secteurs.
Parmi les entreprises nouvellement créées, 28 % sont des sociétés. Elles progressent de 1,6 % en Corse. À l’inverse, les créations d’entreprises individuelles (hors micro-entrepreneurs), moins nombreuses, reculent de 6,6 % dans l’île par rapport à 2024.
Entre janvier et décembre 2025, la région enregistre 470 défaillances d’entreprises, en hausse de 13 % par rapport à 2024 (figure 5). Au cours du premier trimestre 2024, le nombre de défaillances d’entreprises se situait à son niveau d’avant crise sanitaire. En progression constante, il dépasse ce seuil de 20 points à la fin de 2025.
tableauFigure 5 – Évolution des défaillances d'entreprises
| Période | Corse | France entière |
|---|---|---|
| déc. 2019 | 100,0 | 100,0 |
| janv. 2020 | 95,9 | 97,6 |
| févr. 2020 | 94,4 | 96,1 |
| mars 2020 | 88,5 | 92,2 |
| avril 2020 | 82,4 | 86,2 |
| mai 2020 | 72,7 | 81,1 |
| juin 2020 | 68,4 | 78,5 |
| juil. 2020 | 64,0 | 75,3 |
| août 2020 | 64,5 | 74,4 |
| sept. 2020 | 63,8 | 71,4 |
| oct. 2020 | 60,7 | 67,5 |
| nov. 2020 | 53,8 | 64,3 |
| déc. 2020 | 49,7 | 61,0 |
| janv. 2021 | 46,4 | 58,4 |
| févr. 2021 | 45,2 | 55,1 |
| mars 2021 | 41,3 | 54,8 |
| avril 2021 | 41,6 | 56,2 |
| mai 2021 | 42,3 | 57,4 |
| juin 2021 | 41,6 | 56,5 |
| juil. 2021 | 39,0 | 54,9 |
| août 2021 | 38,5 | 54,7 |
| sept. 2021 | 35,7 | 53,7 |
| oct. 2021 | 34,4 | 53,2 |
| nov. 2021 | 36,0 | 53,3 |
| déc. 2021 | 36,2 | 53,9 |
| janv. 2022 | 37,5 | 54,9 |
| févr. 2022 | 35,7 | 56,8 |
| mars 2022 | 35,5 | 59,1 |
| avril 2022 | 36,2 | 61,3 |
| mai 2022 | 40,6 | 63,3 |
| juin 2022 | 40,8 | 65,6 |
| juil. 2022 | 43,6 | 68,3 |
| août 2022 | 43,6 | 69,6 |
| sept. 2022 | 49,2 | 73,0 |
| oct. 2022 | 50,3 | 75,8 |
| nov. 2022 | 53,8 | 78,7 |
| déc. 2022 | 58,7 | 80,6 |
| janv. 2023 | 63,3 | 84,0 |
| févr. 2023 | 66,6 | 86,4 |
| mars 2023 | 69,9 | 89,5 |
| avril 2023 | 75,8 | 91,5 |
| mai 2023 | 76,5 | 94,1 |
| juin 2023 | 78,1 | 96,5 |
| juil. 2023 | 81,9 | 98,5 |
| août 2023 | 81,9 | 99,3 |
| sept. 2023 | 84,7 | 101,1 |
| oct. 2023 | 88,3 | 104,4 |
| nov. 2023 | 90,6 | 107,4 |
| déc. 2023 | 93,6 | 110,0 |
| janv. 2024 | 93,4 | 112,1 |
| févr. 2024 | 98,2 | 114,9 |
| mars 2024 | 102,8 | 116,0 |
| avril 2024 | 104,3 | 118,3 |
| mai 2024 | 102,8 | 120,0 |
| juin 2024 | 109,4 | 121,7 |
| juil. 2024 | 111,0 | 124,4 |
| août 2024 | 111,7 | 124,1 |
| sept. 2024 | 109,2 | 125,8 |
| oct. 2024 | 106,4 | 127,5 |
| nov. 2024 | 107,1 | 127,9 |
| déc. 2024 | 106,4 | 129,5 |
| janv. 2025 | 104,1 | 129,6 |
| févr. 2025 | 108,2 | 129,8 |
| mars 2025 | 114,0 | 130,4 |
| avril 2025 | 114,8 | 131,5 |
| mai 2025 | 116,6 | 131,6 |
| juin 2025 | 111,7 | 132,1 |
| juil. 2025 | 110,7 | 132,3 |
| août 2025 | 110,2 | 132,4 |
| sept. 2025 | 115,1 | 133,6 |
| oct. 2025 | 118,6 | 133,5 |
| nov. 2025 | 117,9 | 133,8 |
| déc. 2025 | 120,2 | 134,1 |
- Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
- Source : Fiben, Banque de France.
graphiqueFigure 5 – Évolution des défaillances d'entreprises

- Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
- Source : Fiben, Banque de France.
La hausse des procédures concerne presque tous les secteurs, à l’exception de l’hébergement et restauration, où les défaillances diminuent de 4,9 %. Ce secteur représente 37 % des défaillances dans la région.
Le nombre de défaillances progresse encore dans la construction (+3,8 %), qui dénombre 29 % du total des défaillances en 2025.
Un bilan 2025 morose pour l’immobilier en Corse
A partir de 2022, le nombre de logements neufs mis en vente a fortement reculé, en Corse comme en France métropolitaine, en lien avec un marché immobilier en berne. Toutefois, depuis 2024 ce repli s’atténue.
En 2025, le nombre de logements nouvellement commercialisés baisse de 4,5 % sur un an en Corse, à contre-courant de la tendance nationale où le rebond des commercialisations est en hausse de 18 %. En revanche, les ventes de logements neufs progressent de 13 % fin 2025 en Corse, exclusivement soutenues par les ventes d’appartements.
En parallèle, 3 700 permis de construire sont délivrés en Corse en 2025, en baisse de 3,6 % par rapport à 2024. Ce repli contraste avec la dynamique nationale (+15,6 %).
Contrairement à l’année 2024, les autorisations se contractent en Haute-Corse en 2025, avec 700 permis de moins (-29,7 %). Inversement, le nombre d’autorisations bondit de 41,1 % en Corse-du-Sud. En fin d’année, la Corse-du-Sud dénombre ainsi plus de la moitié des autorisations de construire (figure 6).
tableauFigure 6 – Construction autorisée de logements par département
| Zonage | Logements en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | Évolution annuelle moyenne 2019 - 2024 ¹ (%) |
|---|---|---|---|
| Corse-du-Sud | 2 000 | 41,1 | -10,3 |
| Haute-Corse | 1 700 | -29,7 | -0,7 |
| Corse | 3 700 | -3,6 | -5,0 |
| France hors Mayotte | 378 900 | 15,6 | -6,2 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour la construction autorisée de logements, pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Notes : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026. Les évolutions sont calculées sur les données non arrondies. En raison des arrondis, des totaux peuvent légèrement différer de la somme des éléments qui les composent.
- Source : SDES, Sitadel.
Par ailleurs, en 2025, le nombre de logements commencés s’établit à 1 700 en Corse, soit 20,1 % de moins par rapport à 2024. Leur recul, très net en 2024 (-7 % par rapport à 2023), s’accentue en 2025. Il est principalement imputable au net repli des mises en chantier en Haute-Corse (-37,2 %). En Corse-du-Sud, le nombre de logements commencés progresse sensiblement (+10,4 %) mais insuffisamment pour combler le déficit annuel. En France (hors Mayotte), à l’image des autorisations de construire, la reprise des mises en chantier se précise : +5,3 % par rapport à 2024 (figure 7).
En Corse, la surface totale autorisée pour la construction de locaux professionnels s’établit à 121 300 m2 en 2025, en diminution de 34 % par rapport à celle de 2024. En France, elle progresse de 0,5 %.
tableauFigure 7 – Logements commencés par département
| Zonage | Logements en 2025 (nombre) | Évolution 2024 - 2025 (%) | Évolution annuelle moyenne 2019 - 2024 ¹ (%) |
|---|---|---|---|
| Corse-du-Sud | 800 | 10,4 | -19,7 |
| Haute-Corse | 900 | -37,2 | -6,9 |
| Corse | 1 700 | -20,1 | -12,9 |
| France hors Mayotte | 275 700 | 5,3 | -7,4 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour les logements commencés, pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Notes : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026. Les évolutions sont calculées sur les données non arrondies. En raison des arrondis, des totaux peuvent légèrement différer de la somme des éléments qui les composent.
- Source : SDES, Sitadel.
Encadré 1 - Tourisme - Une fréquentation encore en hausse en 2025
En 2025, l’activité touristique reste vigoureuse en Corse, dans l’hébergement collectif marchand.
Avec 10,8 millions de nuitées en 2025, la fréquentation des hôtels, campings et autres hébergements collectifs touristiques de Corse augmente de 1,1 % par rapport à 2024. Cette croissance, contenue par rapport au fort rebond de 2024 (+6,7 %), s’inscrit dans un contexte de hausse à l’échelon national (+3,3 %). Après une forte augmentation en 2024, la Corse se classe à l’avant dernière place des régions de France métropolitaine en termes de progression de la fréquentation, juste devant Auvergne-Rhône-Alpes (+0,8 %).
Cette hausse régionale résulte principalement d’une fréquentation des touristes résidents en France (+1,5 %). La tendance haussière est identique en France (hors Mayotte) (+1,4 %). Dans une moindre mesure, celle des touristes non résidents se maintient à +0,5 % en Corse contrairement au niveau national où elle bondit de 7,4 %.
Entre avril et septembre 2025, les campings qui dénombrent 41 % des nuitées de la région, enregistrent une fréquentation supérieure de 2,6 % à celle de 2024. Les touristes originaires de l’Hexagone contribuent exclusivement à la hausse du nombre de nuitées dans l’hébergement de plein air (+8,1 %). Ils compensent ainsi une moindre présence des campeurs étrangers (-4,4 %).
En 2025, les hôtels de la région enregistrent 30 % des nuitées de l’ensemble de l’hébergement collectif marchand. La fréquentation hôtelière, progresse de 0,4 %. Cette hausse modérée est uniquement portée par les touristes en provenance de l’étranger (+5,5 %) alors que les touristes résidents sont en léger recul (-1,8 %) (figure 8).
tableauFigure 8 – Nombre total de nuitées dans les hôtels en 2024 et 2025 selon les mois
| Période | Nombre de nuitées - 2024 | Nombre de nuitées - 2025 |
|---|---|---|
| janv. | 32,1 | 32,1 |
| févr. | 39,9 | 39,7 |
| mars | 57,9 | 56,6 |
| avril | 181,2 | 185,8 |
| mai | 395,6 | 384,3 |
| juin | 471,9 | 489,0 |
| juil. | 556,1 | 564,5 |
| août | 674,8 | 661,2 |
| sept. | 528,6 | 533,1 |
| oct. | 260,7 | 273,1 |
| nov. | 54,4 | 47,3 |
| déc. | 43,4 | 42,0 |
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
graphiqueFigure 8 – Nombre total de nuitées dans les hôtels en 2024 et 2025 selon les mois

- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) regroupent notamment les résidences de tourisme ainsi que les villages de vacances.
En 2025, la fréquentation dans ce mode d’hébergement est stable par rapport à 2024. Sur l’île, la stabilité de fréquentation dans ces établissements est exclusivement imputable au retour de la clientèle domiciliée à l’étranger (+6,7 %), qui compense le net repli de nuitées des personnes résidant en France. Pour autant, la clientèle provenant de France constitue les trois quarts de la fréquentation des AHCT. Pour la seconde année consécutive en Corse, la part de nuitées de ces établissements devient inférieure à celle des hôtels.
Encadré 2 - Transports - Le dynamisme dans les transports de passagers ne faiblit pas
En 2025, les ports et aéroports de Corse accueillent 8,5 millions de passagers (figure 9). Le nombre de voyageurs progresse de 1,8 % sur un an, soit 150 000 passagers supplémentaires.
tableauFigure 9 – Nombre de passagers transportés dans les ports et les aéroports insulaires en 2024 et 2025
| Mois | 2024 | 2025 |
|---|---|---|
| Janvier | 244 456 | 241 280 |
| Février | 220 157 | 234 711 |
| Mars | 281 127 | 250 575 |
| Avril | 527 191 | 588 258 |
| Mai | 805 119 | 753 486 |
| Juin | 942 545 | 999 455 |
| Juillet | 1 386 984 | 1 419 818 |
| Août | 1 758 505 | 1 776 640 |
| Septembre | 976 331 | 978 061 |
| Octobre | 619 678 | 663 660 |
| Novembre | 281 702 | 283 972 |
| Décembre | 308 134 | 312 369 |
- Source : Observatoire Régional des Transports de la Corse (Dreal).
graphiqueFigure 9 – Nombre de passagers transportés dans les ports et les aéroports insulaires en 2024 et 2025

- Source : Observatoire Régional des Transports de la Corse (Dreal).
Avec plus de 4 millions de passagers transportés en 2025, le trafic maritime augmente de 2,3 % en 2025. En effet, sur les 150 000 voyageurs supplémentaires, 91 000 sont des passagers maritimes. Le port de Bastia accueille la moitié de ces passagers. Le trafic maritime du port d’Ajaccio progresse malgré tout de 7,4 % en 2025. L’Île-Rousse représente 10 % du trafic et maintient un nombre de passagers similaire à celui de 2024.
Bonifacio qui assure les liaisons régulières avec la Sardaigne, représente quant à lui 7 % du flux. Le nombre de passagers y progresse de 7,6 % en 2025, grâce à la reprise des rotations Corse-Sardaigne. Le nombre de voyageurs transitant par Porto-Vecchio baisse de 4,5 %, soit 8 000 passagers en moins par rapport à 2024. À Propriano, le trafic se réoriente à la hausse avec 6 000 passagers de plus qu’en 2024.
Les ferries transportent un plus grand nombre de passagers entre juillet et septembre. Notamment en août où 57 % des voyageurs passent par un port de Corse. Toutefois, l’avion représente 52 % des flux de voyageurs sur l’année.
En 2025, le transport aérien représente 4,4 millions de passagers. Ce flux progresse de 1,6 %, exclusivement porté par la hausse de fréquentation Corse-continent (+1,7 %) tandis que les liaisons avec l’international diminuent légèrement (-0,2 %). L’accroissement du nombre de passagers bénéficie aux aéroports de Bastia et Figari dont le trafic progresse respectivement de 2,9 % et 4,2 %. L’aéroport de Bastia enregistre un flux de 1,5 million de passagers mais Ajaccio reste le premier aéroport de Corse avec 1,6 million de passagers. Comme en 2024, son trafic diminue de 0,6 % sur l’année.
Parmi les 8,5 millions de passagers, 25 % voyagent sur des lignes internationales. Ce flux est marqué par une forte saisonnalité. Sur les lignes aériennes internationales, la Suisse, la Belgique et l’Allemagne sont les principaux pays de provenance.
Concernant le trafic maritime, la liaison avec l’Italie représente 37 % du flux total des voyageurs. Entre 2024 et 2025, cette rotation transfrontalière pert environ 30 000 passagers. Globalement, le trafic maritime international diminue de 1,5 %.
Pour la deuxième année consécutive, la fréquentation des croisiéristes baisse. En 2025, 712 000 croisiéristes accostent en Corse, soit 5 % de moins qu’en 2024. La baisse du trafic est principalement concentrée sur les mois de juin à septembre (-22 %). Le port d’Ajaccio demeure le principal point d’entrée, neuf croisiéristes sur dix y font escale.
Encadré 3 - L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine.
En Europe, malgré les vents contraires liés à la hausse des droits de douane américains et à la concurrence chinoise, les économies ont, bon gré mal gré, réussi à enclencher la reprise en 2025. Les assouplissements successifs de la BCE ont porté leurs fruits et l’investissement est sorti de sa torpeur, compensant la contribution négative du commerce extérieur, même si de fortes divergences demeurent entre le lièvre espagnol et la tortue allemande. Au total, la croissance a atteint +0,9 % en 2025 dans les quatre principales économies de la zone euro.
L’inflation de la zone euro a reflué jusqu’en février 2026 (+1,9 % sur un an), regagnant la cible de la BCE, mais le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient a brutalement fait flamber les prix des hydrocarbures à partir de mars, et propulserait l’inflation au-delà de 3 % d’ici juin, dans la zone euro comme aux États-Unis.
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). La demande intérieure y est un peu moins vive que dans les autres pays européens, parce que les entreprises et plus encore les ménages sont plus frileux qu’ailleurs, le taux d’épargne de ces derniers se stabilisant au-delà de 18 %.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France, comme ailleurs dans le monde, par un net regain d’inflation, qui franchirait les 2 % au cours du printemps. Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année, soit déjà autant que pour l’ensemble de l’année 2025.
Le marché du travail, de son côté, ne profiterait pas de cette timide embellie. Dans les enquêtes de conjoncture, avant même le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le pessimisme des entreprises sur leurs embauches tranchait avec leur relatif optimisme sur leurs commandes. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, l’économie française en détruirait de nouveau 22 000 d’ici juin. Le taux de chômage continuerait de grimper à 8,1 % au printemps 2026, après avoir atteint 7,9 % de la population active au quatrième trimestre 2025.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.
Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.
Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.
Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.
Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.
L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.
Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.
Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.
Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.
Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.
Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.
Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
