Insee Conjoncture Centre-Val de Loire ·
Avril 2026 · n° 59
Le secteur des services marchands s’essouffle Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, l'activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, recule par rapport à l’année précédente en Centre-Val de Loire, comme au niveau national. Le secteur tertiaire marchand contribue principalement à la baisse de l’activité dans la région. Celle-ci croît uniquement en Eure-et-Loir.
L’emploi salarié diminue (-0,3 % en un an), prolongeant la baisse de 2024. L’emploi dans la construction est en repli dans tous les départements de la région. Les effectifs salariés sont en retrait dans les secteurs de l’industrie et du tertiaire marchand hors intérim et se maintiennent dans le tertiaire non marchand. L’emploi intérimaire se dégrade, en particulier en Indre-et-Loire et dans le Loiret. Le taux de chômage s’établit à 7,4 % dans la région. Il est en hausse par rapport à 2024, mais il reste plus faible qu’en France hors Mayotte.
En 2025, 32 600 entreprises sont créées en Centre-Val de Loire. Le nombre de créations progresse en 2025, pour la deuxième année consécutive, dans tous les secteurs d’activité, excepté dans la construction. Il est en hausse dans tous les départements de la région en particulier dans l’Indre, le Loir-et-Cher et l’Eure-et-Loir. Le nombre de défaillances d’entreprises croît encore en 2025, mais à un rythme moindre qu’au niveau national.
Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.
Cette étude est complétée par d’autres thématiques rédigées en partenariat avec la DRAAF, la DREAL, l’URSSAF et la banque de France.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- L’activité économique marque le pas
- Baisse de l’emploi salarié pour la deuxième année consécutive
- Recul de l’emploi salarié dans la construction, l’industrie et le tertiaire marchand
- Dégradation de l’emploi intérimaire
- Baisses les plus importantes de l’emploi salarié dans le Cher et en Indre-et-Loire
- Comme en 2024, les effectifs salariés diminuent dans l’Indre et le Loir-et-Cher
- L’emploi tertiaire est dynamique en Eure-et-Loir et dans le Loiret
- Le chômage en hausse à 7,4 % dans la région
- Hausse des créations et des défaillances d’entreprises
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise en 2025 : la croissance a atteint +0,9 % dans les quatre principales économies de la zone euro. L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année. Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, il en serait détruit 22 000 d’ici juin 2026. Le taux de chômage continuerait de grimper à 8,1 % mi-2026, après avoir atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025.
L’activité économique marque le pas
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations. Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Globalement sur l’année 2025, le volume d’heures rémunérées, qui traduit l’évolution de l’activité économique régionale, est légèrement inférieur à celui constaté en 2024 (figure 1). L’activité a reculé en moyenne de 0,3 % par mois en 2025, après une hausse de 0,1 % par mois en 2024. Ce repli est cependant moins prononcé qu’au niveau national (-0,5 % en moyenne par mois contre +0,3 % en 2024). Le volume d’heures rémunérées croît en moyenne sur l’année seulement dans l’Eure-et-Loir (+0,8 % par mois). Il est quasiment stable en Indre-et-Loire et recule dans l’Indre (-1,8 %), le Cher (-1,1 %), le Loir-et-Cher (-1,0 %) et dans une moindre mesure, le Loiret (-0,2 %).
Dans la région, l’activité est surtout pénalisée par le secteur des services marchands. Celui-ci contribue à la baisse du nombre d’heures rémunérées la majeure partie de l’année, alors qu’il portait l’essentiel de leur augmentation en 2024. Les contributions de l’industrie et de la construction restent négatives, mais moins marquées que l’année précédente. Seuls les services non marchands compensent en partie la contraction du volume des heures rémunérées tous secteurs confondus, par une légère hausse.
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Centre-Val de Loire | Ensemble - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 0,3 | -3,9 | 1,5 | 1,7 | 0,8 | 0,9 |
| févr. 2024 | 1,0 | -0,5 | 1,2 | 1,6 | 1,0 | 1,3 |
| mars 2024 | -2,3 | -5,1 | 0,0 | 0,0 | -1,1 | -0,5 |
| avril 2024 | 2,0 | 0,9 | 1,8 | 2,5 | 1,8 | 1,8 |
| mai 2024 | -1,1 | -5,0 | 0,9 | 1,4 | -0,1 | 0,4 |
| juin 2024 | -3,0 | -4,5 | -0,7 | -0,6 | -1,6 | -1,0 |
| juil. 2024 | 1,1 | -0,6 | 1,5 | 2,7 | 1,4 | 1,4 |
| août 2024 | -2,3 | -4,8 | 0,5 | 0,7 | -0,5 | -0,3 |
| sept. 2024 | -0,4 | -2,5 | 0,7 | 1,7 | 0,2 | 0,2 |
| oct. 2024 | 0,3 | -2,5 | 0,7 | 2,5 | 0,5 | 0,5 |
| nov. 2024 | -1,8 | -3,1 | -0,6 | 0,8 | -1,0 | -0,7 |
| déc. 2024 | 0,4 | -5,3 | 0,2 | 2,3 | 0,1 | 0,1 |
| janv. 2025 | -0,6 | -1,2 | -0,7 | 1,0 | -0,5 | -0,1 |
| févr. 2025 | -1,9 | -3,8 | -1,3 | 0,1 | -1,5 | -1,2 |
| mars 2025 | -0,4 | 0,0 | -0,6 | 1,2 | -0,3 | -0,5 |
| avril 2025 | -0,3 | -2,5 | 0,0 | 2,0 | -0,1 | -0,3 |
| mai 2025 | -0,9 | -0,9 | -0,5 | 0,5 | -0,5 | -0,7 |
| juin 2025 | 1,0 | -1,3 | 0,4 | 2,0 | 0,6 | 0,1 |
| juil. 2025 | 0,5 | -1,4 | 0,1 | 1,0 | 0,2 | -0,3 |
| août 2025 | -0,8 | -2,0 | -0,5 | 0,3 | -0,5 | -0,8 |
| sept. 2025 | 1,3 | -0,1 | 0,2 | 1,3 | 0,6 | 0,1 |
| oct. 2025 | 0,2 | 0,0 | -0,4 | 0,2 | -0,1 | -0,4 |
| nov. 2025 | -1,2 | -2,3 | -1,2 | -0,7 | -1,2 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,9 | -1,8 | -0,3 | 0,6 | 0,0 | -0,1 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente

- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Baisse de l’emploi salarié pour la deuxième année consécutive
Après avoir atteint un point haut au premier trimestre 2024, l’emploi salarié s’est contracté. En 2025, le nombre d’emplois salariés est resté stable avant de diminuer de 0,3 % au quatrième trimestre en Centre-Val de Loire (figure 2). Sur l’ensemble de l’année, l’emploi salarié diminue de 0,3 % dans la région et de 0,2 % en France hors Mayotte.
tableauFigure 2 – Évolution trimestrielle de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - Centre-Val de Loire | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 97,8 | 98,2 | 97,3 | 97,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 97,7 | 97,7 | 97,3 | 97,3 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 99,5 | 99,7 | 99,4 | 99,5 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 99,7 | 99,7 | 99,5 | 99,5 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 100,1 | 100,4 | 100,1 | 100,4 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 100,9 | 101,4 | 101,2 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 101,4 | 102,3 | 101,6 | 102,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 101,7 | 102,9 | 102,1 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 101,9 | 103,3 | 102,3 | 104,0 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 102,0 | 103,6 | 102,3 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 102,2 | 103,8 | 102,5 | 104,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 102,4 | 104,2 | 102,9 | 105,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 102,5 | 104,5 | 102,8 | 105,3 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 102,7 | 104,6 | 103,0 | 105,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 102,7 | 104,7 | 103,0 | 105,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 102,8 | 104,9 | 103,0 | 105,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,9 | 105,2 | 103,1 | 105,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 102,7 | 105,1 | 102,7 | 105,7 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 102,8 | 105,3 | 102,8 | 105,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 102,8 | 105,1 | 102,9 | 105,7 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 102,7 | 105,1 | 102,8 | 105,7 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,7 | 105,1 | 102,8 | 105,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 102,7 | 105,1 | 102,7 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 102,5 | 104,9 | 102,4 | 105,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Recul de l’emploi salarié dans la construction, l’industrie et le tertiaire marchand
En 2025, les emplois salariés s’élèvent à 938 000 dans la région, soit 3 000 de moins qu’en 2024. Ils reculent dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (-860 emplois) (figure 3). Cette baisse est inédite depuis 2020. Les effectifs salariés diminuent dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Ils stagnent dans le secteur tertiaire non marchand et progressent dans l’agriculture. Les effectifs intérimaires reculent après un net repli en 2024.
Les effectifs salariés dans la construction reculent de 1,9 %. Ce secteur est celui qui contribue le plus à la baisse de l’emploi salarié dans la région (-1 050 emplois). L’ emploi salarié diminue dans une proportion moindre en France hors Mayotte (-1,2 %). Les effectifs reculent dans chaque département de la région. Les difficultés rencontrées par le secteur de la construction se traduisent dans la région par une diminution de l’emploi salarié depuis le premier trimestre 2023. L’éviction au crédit de certains ménages et le niveau élevé des coûts des matériaux malgré un reflux depuis 2023 contribuent à contracter la demande de logements. Le niveau de l’emploi salarié dans le secteur reste supérieur à celui d’avant-crise. Il progressait en moyenne de 1,4 % entre 2018 et 2023.
Après avoir nettement diminué à partir de 2020, l’emploi industriel a retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire en 2024 avant de décroître en 2025. Les 148 000 emplois salariés de l’industrie représentent 15,8 % du total régional. Dans ce secteur, l’emploi diminue de 0,5 % (contre 0,3 % en France hors Mayotte). Cette baisse est essentiellement causée par les secteurs de la fabrication d’autres produits industriels (-1,6 %) et de la fabrication de machines et d'équipements électriques, électroniques, informatiques (-0,6 %). À l’inverse, l’emploi est bien orienté dans l’industrie agroalimentaire : il augmente de 1,9 % en un an.
L’emploi dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) est en baisse de 0,2 % en 2025. Le volume d’emploi est quasi stable (-0,1 %) au niveau national. L’emploi salarié baisse dans les secteurs des activités immobilières (-2,7 %), de l’information et communication (-2,6 %) et du commerce (-0,7 %).
Dans la région, les effectifs salariés sont stables dans le secteur des services non marchands. Cette évolution contraste avec celle de la période 2019-2024 : l’emploi y augmentait en moyenne de 0,4 % par an. Au niveau national, le volume d’emplois salariés dans le secteur tertiaire non marchand est quasi stable (+0,1 % en 2025).
tableauFigure 3 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,6 | 99,5 | 98,9 | 99,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,4 | 98,8 | 97,9 | 98,9 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,5 | 98,4 | 99,7 | 99,9 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 102,4 | 98,1 | 99,4 | 100,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 103,7 | 98,0 | 100,3 | 100,3 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 104,3 | 97,9 | 101,6 | 100,3 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 105,2 | 98,0 | 102,7 | 100,8 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,6 | 98,2 | 103,2 | 100,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 105,8 | 98,0 | 103,7 | 100,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 105,8 | 98,2 | 103,9 | 100,8 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 105,5 | 98,4 | 104,0 | 100,7 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 105,5 | 98,9 | 104,2 | 100,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 105,3 | 98,7 | 104,7 | 100,9 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 105,3 | 99,0 | 104,7 | 101,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 104,8 | 99,5 | 104,9 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 104,5 | 99,8 | 105,1 | 101,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 103,9 | 100,1 | 105,1 | 101,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 103,6 | 100,2 | 105,1 | 102,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 103,1 | 100,2 | 105,3 | 102,3 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 102,8 | 100,2 | 105,5 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 102,0 | 100,3 | 105,2 | 102,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 101,2 | 100,0 | 105,4 | 102,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 101,5 | 99,9 | 105,4 | 102,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 100,8 | 99,7 | 105,3 | 102,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 3 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Dégradation de l’emploi intérimaire
L’intérim représente 3,4 % de l’emploi salarié en Centre-Val de Loire avec 32 200 emplois. Le nombre d’emploi salariés dans l’intérim baisse de 1,6 % en 2025 (-500 emplois) dans la région (-0,7 % en France hors Mayotte). La baisse de ces emplois est plus marquée dans la région depuis 2019 (-2,1 % par an) qu’au niveau national (-1,7 % en France hors Mayotte).
En Centre-Val de Loire, l’emploi intérimaire diminue de 6,0 % dans le tertiaire. À l’inverse, il augmente dans l’industrie et la construction (respectivement +5,5 % et +3,3 %) [Dares, février 2026 ; pour en savoir plus (2)]. L’Indre-et-Loire et le Loiret sont les deux départements aux effectifs intérimaires les plus nombreux ; ils sont également ceux dont les baisses sont les plus marquées.
Baisses les plus importantes de l’emploi salarié dans le Cher et en Indre-et-Loire
La baisse de l’emploi salarié est la plus importante en proportion dans le Cher (-0,8 % en 2025) et en Indre-et-Loire (-0,6 %). En 2024, les effectifs étaient stables dans le premier département et avaient progressé dans le second (+0,7 %). Dans le Cher, les baisses de l’emploi tertiaire marchand, y compris intérim (-1,3 %) et tertiaire non marchand (-0,6 %), sont particulièrement marquées. Les secteurs industriel (-1,0 %) et tertiaire marchand (-0,9 %) pénalisent l’emploi salarié dans le Cher.
Comme en 2024, les effectifs salariés diminuent dans l’Indre et le Loir-et-Cher
L’emploi salarié recule pour la deuxième année consécutive dans l’Indre (-0,5 % en un an) et dans le Loir-et-Cher (-0,2 %). Les effectifs baissent dans l’industrie (respectivement -0,7 % et -0,8 %). La baisse de l’emploi salarié dans le secteur tertiaire marchand hors intérim est la plus importante dans l’Indre (-1,7 %).
L’emploi tertiaire est dynamique en Eure-et-Loir et dans le Loiret
Les effectifs salariés progressent en Eure-et-Loir (+0,2 % en un an) et se maintiennent dans le Loiret (-0,1 %). En Eure-et-Loir, l’emploi salarié progresse dans les secteurs des services marchands hors intérim (+0,5 %) et non marchands (+0,6 %), malgré une perte de 260 emplois salariés dans le secteur de la construction (-3,2 %). L’emploi salarié dans le Loiret est quasi stable grâce au secteur des services malgré une baisse de 4,9 % des emplois intérimaires (-600 emplois).
Le chômage en hausse à 7,4 % dans la région
En Centre-Val de Loire, le taux de chômage au sens du BIT atteint 7,4 % fin 2025. Il termine l’année 0,7 point plus haut qu’un an auparavant. Il reste à un niveau bas par rapport aux années précédentes : il est inférieur de 2,4 points par rapport au pic de l’année 2015 et de 0,8 point par rapport au troisième trimestre 2020, durant la crise sanitaire. À l’échelle nationale, le chômage est plus élevé (7,9 % en France hors Mayotte) et augmente moins qu’en région Centre-Val de Loire sur un an (figure 4).
tableauFigure 4 – Évolution du taux de chômage trimestriel
| Période | Centre-Val de Loire | France hors Mayotte | France métropolitaine |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,8 | 8,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,4 | 7,9 | 7,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,9 | 7,1 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,1 | 9,0 | 8,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,2 | 8,1 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,4 | 8,2 | 8,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,2 | 7,9 | 7,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,1 | 7,9 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,7 | 7,4 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,8 | 7,4 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,9 | 7,4 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,7 | 7,2 | 7,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,7 | 7,1 | 6,9 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,6 | 7,1 | 6,9 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,8 | 7,2 | 7,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,9 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 7,0 | 7,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 7,0 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,9 | 7,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,9 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,7 | 7,3 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,9 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 7,0 | 7,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,1 | 7,7 | 7,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,4 | 7,9 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 4 – Évolution du taux de chômage trimestriel

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Fin 2025, le taux de chômage annuel augmente dans tous les départements (figure 5). Le taux de chômage est le plus élevé dans le Loiret (8,0 %). Il est supérieur à 7,1 % dans les autres départements, excepté dans le Loir-et-Cher (6,6 %). Le taux de chômage est proche du niveau régional dans l’Indre-et-Loire (7,1 %), l’Eure-et-Loir, l’Indre (7,2 % dans chaque département) et dans le Cher (7,6 %).
Entre fin 2024 et fin 2025, le chômage progresse dans toutes les zones d’emploi sauf celles de Châteaudun (-0,1 point). Les hausses du taux de chômage sont les plus importantes dans les zones d’emploi d’Orléans (+0,9 point), Bourges et Gien (+0,8 point). Les zones d’emploi de Montargis et Vierzon sont associées aux taux les plus élevés (respectivement 10,6 % et 10,3 %), tandis que les zones de Loches (6,3 %), Chinon et Vendôme (6,1 %) sont celles aux taux les plus bas de la région.
tableauFigure 5 – Taux de chômage trimestriel par département
| Zonage | 2025 T1 | 2025 T2 | 2025 T3 | 2025 T4 | Évolution 2025 T4 / 2024 T4 (points de %) |
|---|---|---|---|---|---|
| Cher | 7,1 | 7,2 | 7,3 | 7,6 | 0,7 |
| Eure-et-Loir | 6,9 | 6,9 | 7,0 | 7,2 | 0,5 |
| Indre | 6,8 | 6,9 | 7,0 | 7,2 | 0,5 |
| Indre-et-Loire | 6,7 | 6,8 | 6,9 | 7,1 | 0,6 |
| Loir-et-Cher | 6,3 | 6,3 | 6,4 | 6,6 | 0,5 |
| Loiret | 7,5 | 7,5 | 7,6 | 8,0 | 0,8 |
| Centre-Val de Loire | 6,9 | 7,0 | 7,1 | 7,4 | 0,7 |
| France hors Mayotte | 7,5 | 7,6 | 7,7 | 7,9 | 0,6 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Hausse des créations et des défaillances d’entreprises
En Centre-Val de Loire, près de 32 600 entreprises (marchandes, non agricoles) sont créées en 2025. Ce nombre progresse par rapport à l’année précédente (+4,4 %), à un rythme légèrement inférieur à la France (+4,9 %). Plus de deux nouvelles entreprises sur trois sont créées sous le régime du micro-entrepreneur, une sur cinq est une société et une sur neuf une entreprise individuelle. Le nombre d’immatriculations de micro-entrepreneurs augmente à un rythme plus élevé que les créations de sociétés (+6,2 % contre +1,8 %) tandis que celles d’entreprises individuelles baissent à nouveau (-0,6 %).
Comme l’année précédente, le nombre de créations d’entreprises tous types confondus augmente dans tous les secteurs entre 2024 et 2025, sauf dans la construction (-4,2 % en un an) (figure 6). La progression annuelle du nombre de créations est la plus forte dans le secteur des services aux entreprises et dans celui du commerce, du transport, de l’hébergement et de la restauration. Ces secteurs représentent chacun 34 % et 29 % des créations en 2025. Le nombre de créations augmente dans tous les départements de la région. Il progresse le plus fortement dans l’Indre (+8,5 % en un an), dans le Loir-et-Cher (+6,6 %) et l’Eure-et-Loir (+5,4 %).
En 2025, le nombre de défaillances d’entreprises atteint 2 270, en progression de 2,3 % par rapport à 2024, contre 3,5 % en France. Cette hausse est portée par le secteur des services marchands, notamment le commerce, le transport, l’hébergement et la restauration qui représentent près de deux défaillances sur cinq. À l’inverse, le nombre d’entreprises en cessation de paiement diminue dans l’industrie et la construction. Le nombre de défaillances recule dans deux départements : -9,1 % dans le Loir-et-Cher et -4,1 % dans l’Indre.
tableauFigure 6 – Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire
| Secteur | Sociétés | Entreprises individuelles classiques | Micro-entrepreneurs | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 1,8 | -0,6 | 6,2 | 4,4 |
| Industrie | -6,3 | 1,2 | 3,6 | 1,4 |
| Construction | -4,9 | 2,8 | -4,1 | -4,2 |
| Commerce, transport, hébergement, restauration | 0,0 | 0,2 | 11,6 | 7,9 |
| Services aux entreprises | 3,7 | -3,5 | 8,0 | 6,3 |
| Services aux particuliers | 13,6 | -2,0 | 1,0 | 1,6 |
- Note : Données brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 6 – Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Centre-Val de Loire

- Note : Données brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le secteur « autres produits industriels » regroupent les secteurs du textile, du travail du bois/imprimerie de la chimie de l’industrie pharmaceutique et de la métallurgie et fabrication de produits métalliques à l'exception des machines et des équipements.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.
Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.
Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.
Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.
Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.
L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.
Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.
Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.
Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.
Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.
Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.
Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.
Pour en savoir plus
(1) « Note de conjoncture - Inflation ravivée, croissance fragilisée » – Insee – mars 2026.
(2) « Ouvrir dans un nouvel ongletL’emploi intérimaire de nouveau en légère baisse au 4e trimestre 2025 (-0,2 %) » - Dares - février 2026.
(3) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.