Insee Conjoncture Occitanie ·
Avril 2026 · n° 51
L’emploi se rétracte, le chômage continue à augmenter Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025
Au quatrième trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France augmente très modérément. Les exportations ralentissent et l’investissement des entreprises marque le pas après de fortes progressions au troisième trimestre. Sur le marché du travail, la frilosité des entreprises dans leurs intentions d’embauche et la baisse des aides à l’apprentissage se traduisent par une atonie de l’emploi salarié.
Dans ce contexte, l’emploi salarié en Occitanie se replie légèrement entre fin septembre et fin décembre 2025. Comme au trimestre précédent, il diminue un peu dans l’industrie et l’intérim et poursuit sa nette baisse dans la construction. Il se replie dans les services non marchands alors qu’il reste stable dans les services marchands hors intérim et rebondit dans l’agriculture.
Le taux de chômage progresse à nouveau et s’établit à 9,4 % de la population active en moyenne au quatrième trimestre 2025, en hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.
- Contexte national : la croissance française fragilisée
- L’activité économique en Occitanie diminue
- L’emploi salarié se replie légèrement au quatrième trimestre
- L’emploi diminue dans la plupart des secteurs
- Le taux de chômage augmente à nouveau légèrement
- Encadré - L’emploi aéronautique et spatial regagne en dynamisme
Contexte national : la croissance française fragilisée
En 2025, l’économie mondiale résiste plutôt bien aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. La zone euro peut compter sur le dynamisme de sa demande intérieure, pour atteindre un rythme de croissance modérée fin 2025 (+0,3 % au troisième trimestre puis +0,2 % au quatrième).
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. Au quatrième trimestre 2025, le PIB ralentit cependant en France : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre. Les exportations progressent plus modérément et l’investissement des entreprises marque le pas après leur fort dynamisme au troisième trimestre.
Début 2026, le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fait brutalement flamber les prix des hydrocarbures et se traduirait en France, comme ailleurs dans le monde, par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année, soit déjà autant que pour l’ensemble de l’année 2025.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie en raison de la frilosité des entreprises dans leurs intentions d’embauche et de la baisse des aides à l’apprentissage. Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié baisse légèrement (-40 000 emplois), et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage augmente de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 (à 7,9 %) par rapport au troisième trimestre ; il atteindrait 8,1 % mi-2026.
L’activité économique en Occitanie diminue
Au quatrième trimestre 2025, l’activité économique, mesurée par le volume d’heures rémunérées par les entreprises privées hors agriculture, diminue de 0,5 % sur un an en Occitanie. Par rapport aux mêmes mois de 2024, elle baisse faiblement en octobre et plus nettement en novembre pour se stabiliser en décembre (figure 1). En France hors Mayotte, l’activité est également en repli (-0,5 % entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025).
En Occitanie, l’activité décroît de 0,4 % dans les services marchands entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025. En particulier, elle diminue de nouveau dans le secteur de l’information et de la communication (-1,9 %) et dans les activités informatiques. Dans les services à destination des ménages et dans le commerce de détail, l’activité diminue également (respectivement de -1,5 % et -0,8 %). A contrario, le secteur de l’hébergement et de la restauration tire son épingle du jeu puisque son activité augmente de 1,4 %, après +1,6 % au trimestre précédent.
Dans la construction, la baisse d’activité se prolonge au quatrième trimestre (-2,8 % sur un an). Cette baisse reste plus marquée qu’au niveau national. L’activité est également en recul dans l’industrie ce trimestre (-0,5 %), en particulier dans la fabrication de matériels de transport et dans celle de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac. Ce repli est plus marqué qu’en France hors Mayotte (-0,3 %). Dans le secteur tertiaire non marchand, l’activité ralentit mais reste en légère hausse sur un an (+0,4 %), alors qu’elle est stable au niveau national.
Au quatrième trimestre 2025, l’activité diminue dans dix départements de la région par rapport à la même période de 2024, allant de -0,2 % dans le Tarn-et-Garonne à -1,6 % dans le Tarn, en passant par -0,3 % dans la Haute-Garonne et -0,7 % dans l’Hérault. Elle progresse en revanche en Ariège, en Aveyron et dans les Hautes-Pyrénées.
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Occitanie
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Occitanie | Ensemble - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 2,4 | -4,5 | 1,7 | 2,0 | 1,3 | 0,9 |
| févr. 2024 | 2,8 | -1,8 | 1,8 | 2,4 | 1,7 | 1,3 |
| mars 2024 | -0,2 | -4,6 | 0,1 | 0,3 | -0,4 | -0,5 |
| avril 2024 | 3,0 | -2,8 | 1,8 | 2,9 | 1,7 | 1,8 |
| mai 2024 | 0,8 | -4,6 | 0,4 | 1,8 | 0,2 | 0,4 |
| juin 2024 | -0,9 | -4,5 | -0,6 | 0,3 | -0,9 | -1,0 |
| juil. 2024 | 3,5 | -1,3 | 1,1 | 3,0 | 1,5 | 1,4 |
| août 2024 | 0,4 | -6,1 | -0,1 | 1,3 | -0,2 | -0,3 |
| sept. 2024 | 1,4 | -3,0 | 0,2 | 1,8 | 0,3 | 0,2 |
| oct. 2024 | 2,3 | -2,4 | 0,6 | 2,4 | 0,9 | 0,5 |
| nov. 2024 | 0,0 | -3,3 | -0,5 | 1,1 | -0,5 | -0,7 |
| déc. 2024 | 2,3 | -5,5 | 0,4 | 2,1 | 0,5 | 0,1 |
| janv. 2025 | 1,4 | -0,7 | -0,2 | 2,0 | 0,3 | -0,1 |
| févr. 2025 | -0,1 | -3,2 | -0,9 | 0,8 | -0,8 | -1,2 |
| mars 2025 | 1,1 | -2,7 | -0,6 | 2,0 | -0,2 | -0,5 |
| avril 2025 | 1,1 | -2,0 | -0,4 | 1,7 | 0,0 | -0,3 |
| mai 2025 | 0,1 | -2,3 | -0,6 | 0,9 | -0,4 | -0,7 |
| juin 2025 | 1,6 | -2,4 | 0,2 | 1,9 | 0,4 | 0,1 |
| juil. 2025 | 0,1 | -1,9 | -0,2 | 1,1 | -0,1 | -0,3 |
| août 2025 | -0,6 | -2,2 | -0,6 | 0,9 | -0,4 | -0,8 |
| sept. 2025 | 0,6 | -0,8 | 0,0 | 1,5 | 0,2 | 0,1 |
| oct. 2025 | -0,8 | -1,5 | -0,1 | 0,8 | -0,2 | -0,4 |
| nov. 2025 | -1,3 | -3,6 | -1,0 | -0,2 | -1,2 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,7 | -3,3 | -0,1 | 0,7 | -0,1 | -0,1 |
| janv. 2026 | -0,2 | -2,1 | -0,7 | -0,6 | -0,8 | -1,0 |
- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Occitanie

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- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié se replie légèrement au quatrième trimestre
Entre fin septembre et fin décembre 2025, l’emploi salarié en Occitanie est en léger repli de 0,2 % (soit -4 500 emplois), après une stabilité au trimestre précédent.
Comme au niveau national, les effectifs salariés dans la région diminuent de 0,2 % sur un an. Les contrats en alternance (d’apprentissage et de professionnalisation) reculent de 5 % (soit -4 300 emplois) et contribuent à une part importante de cette baisse annuelle.
Au quatrième trimestre, l’emploi salarié diminue dans sept départements par rapport au trimestre précédent. La baisse est assez forte dans le Gard (-0,6 %), dans le Gers et en Lozère (-0,4 %), et plus modérée dans l’Hérault, le Tarn et les Pyrénées-Orientales (-0,3 %), ainsi que dans les Hautes-Pyrénées (-0,2 %).
À l’inverse, l’emploi augmente légèrement en Ariège (+0,2 %). Enfin, il est quasi stable dans cinq départements : l’Aude, l’Aveyron, la Haute-Garonne ainsi que le Tarn-et-Garonne et le Lot.
L’emploi diminue dans la plupart des secteurs
Ce trimestre, l’emploi du secteur tertiaire marchand hors intérim reste quasi stable en Occitanie (-0,1 %, soit -600 emplois) comme au niveau national. Au sein de ce secteur, l’emploi salarié augmente dans les services aux entreprises (+0,4 %, soit 1 000 emplois) et baisse dans le secteur de l’information et de la communication (-0,9 %, soit -600 emplois), ainsi que dans le commerce (-0,4 %, soit -1 200 emplois).
Contrairement au trimestre précédent, l’emploi salarié du secteur tertiaire non marchand se replie (-0,4 %, soit -2 800 emplois) au quatrième trimestre (figure 2). Au sein de ce secteur, l’emploi salarié baisse surtout dans l’enseignement (-0,8 %, soit -1 400 emplois) et l’administration publique (-0,4 %, soit -1 000 emplois).
L’emploi salarié dans l’industrie baisse légèrement de 0,2 % ce trimestre (soit -400 emplois), après une stabilité au trimestre précédent. Il est quasi stable au niveau national (-0,1 %). La baisse dans la région provient majoritairement du secteur des biens d’équipement (-0,7 %) ainsi que de la fabrication d’autres produits industriels (-0,4 %), alors que l’emploi industriel de la filière aérospatiale regagne en dynamisme (encadré).
Dans la construction, l’emploi salarié reste orienté à la baisse : il diminue à nouveau de 0,5 % ce trimestre (soit -700 emplois) après une baisse de 0,3 % au trimestre précédent. Il recule également au niveau national ce trimestre (-0,4 %).
Après un recul de 0,5 % au trimestre précédent, l’emploi intérimaire diminue de nouveau de 1,2 % ce trimestre en Occitanie (soit -600 emplois), contre -0,2 % en France hors Mayotte. Ce recul est particulièrement net dans le Gard, le Gers et le Tarn-et-Garonne.
L’emploi salarié agricole rebondit au quatrième trimestre (+1,8 %, soit +600 emplois). Il s’était replié au trimestre précédent à la suite de vendanges particulièrement précoces à l’été 2025, plus concentrées en août, ce qui avait entraîné un nombre inhabituellement faible d’emplois dans le secteur en septembre.
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,5 | 99,8 | 98,9 | 99,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,8 | 99,4 | 97,0 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,4 | 99,5 | 99,7 | 100,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,8 | 99,3 | 99,4 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,4 | 99,4 | 100,4 | 101,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,3 | 99,5 | 102,6 | 101,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,0 | 99,9 | 104,1 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,4 | 100,3 | 105,5 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 100,3 | 106,1 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 100,7 | 106,6 | 102,6 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 101,5 | 107,2 | 102,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 108,0 | 101,9 | 107,8 | 103,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,0 | 102,7 | 108,5 | 103,5 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 107,7 | 103,0 | 108,7 | 103,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,2 | 103,8 | 109,0 | 103,8 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,7 | 104,2 | 108,9 | 104,4 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 105,6 | 105,2 | 109,5 | 104,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 104,9 | 105,4 | 109,2 | 105,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 104,8 | 105,7 | 109,4 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 104,0 | 105,8 | 109,3 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 103,2 | 105,8 | 109,2 | 105,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,5 | 105,8 | 109,3 | 105,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 102,2 | 105,9 | 109,3 | 105,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 101,6 | 105,7 | 109,3 | 105,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le taux de chômage augmente à nouveau légèrement
En Occitanie, le taux de chômage s’établit à 9,4 % de la population active en moyenne au quatrième trimestre 2025. En légère hausse sur le trimestre (+0,2 point), il augmente de 0,7 point sur un an (figure 3). En France hors Mayotte, il croît également de +0,2 point ce trimestre pour atteindre 7,9 % de la population active (+0,6 point sur un an).
Dans la région, au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage va de 4,8 % en Lozère à 12,7 % dans les Pyrénées-Orientales, département de France métropolitaine où il est le plus élevé. Sur le trimestre, il croît dans neuf départements de la région dans une fourchette allant de 0,2 à 0,5 point. La plus forte hausse concerne les Pyrénées-Orientales (0,5 point), suivie des Hautes-Pyrénées (0,4 point). En Haute-Garonne et dans l’Hérault, l’augmentation est respectivement de 0,3 et 0,2 point. Le taux de chômage est quasi stable dans les quatre autres départements de la région (Ariège, Lot, Lozère et Tarn-et-Garonne).
tableauFigure 3 – Taux de chômage
| Période | Occitanie | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 9,6 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 9,3 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 8,4 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 10,4 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 9,4 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 9,6 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 9,4 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 9,3 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 8,8 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 8,8 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 8,9 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 8,6 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 8,5 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 8,5 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 8,6 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 8,9 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 8,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 8,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 9,0 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 9,2 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 9,4 | 7,9 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Encadré - L’emploi aéronautique et spatial regagne en dynamisme
Au quatrième trimestre 2025, l’emploi dans la filière aérospatiale en Occitanie (pour comprendre) progresse de 0,6 %, soit la hausse la plus forte enregistrée en 2025. Après une stagnation de l’emploi sur les deux premiers trimestres de l’année, l’emploi de la filière avait amorcé une légère progression au troisième trimestre (+0,2 %).
Ce regain d’emploi au quatrième trimestre est porté à la fois par les segments tertiaire (+0,6 %) et industriel (+0,5 %) de la filière. Le segment industriel crée ainsi 400 postes au cours du trimestre, principalement parmi les constructeurs (+0,6 %) mais également au sein de la chaîne d’approvisionnement (+0,3 %). Le segment tertiaire crée 300 postes (+1,4 %), quasi exclusivement dans les activités d’ingénierie.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Méthodologie de l’estimation de l’emploi de la filière aéronautique et spatiale :
Pour 2025, l’emploi salarié (hors intérim) de la filière aéronautique et spatiale est estimé à partir de l’enquête « filière aéronautique et spatiale dans le Grand Sud-Ouest » 2022 et de sources auxiliaires.
L’estimation est produite à partir des fichiers détails trimestriels d’emploi (Insee, Urssaf, Dares) pour les établissements des entreprises appartenant à la filière au 31/12/2022 (dernière année d’enquête disponible), employant au moins un salarié dans la filière et toujours actifs au 31 décembre 2025. Ces établissements représentent 87 % des établissements du périmètre de la filière telle qu’appréhendée au 31/12/2022 et 98 % des salariés. Afin de suivre l’évolution du périmètre dans le temps, les établissements de plus de 10 salariés classés en « construction aéronautique et spatiale » (code NAF 30.30Z) ou « transports spatiaux » (51.22Z) sont intégrés à l’estimation.
Les évolutions dues aux cessations d’activité ou à d’éventuelles créations d’établissements ne sont donc que partiellement prises en compte. L’hypothèse est donc faite que les effectifs de l’ensemble de la filière ont évolué de la même manière que ceux des établissements observés.
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) « En 2025, l’économie tourne au ralenti en Occitanie », Insee Conjoncture Occitanie no 52, avril 2026.
(2) Données complémentaires par département, Insee - Tableau de bord de la conjoncture : Occitanie, avril 2026.
(3) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture de l’Insee, mars 2026.
(4) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.