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Insee Conjoncture Réunion · Mars 2024 · n° 31
Insee Conjoncture RéunionAu 4e trimestre, le ralentissement de l’emploi se confirme Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2023

Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

Au quatrième trimestre 2023, les créations d’emplois sont atones, confirmant le ralentissement observé depuis le début de l’année. En 2023, 2 600 emplois salariés supplémentaires sont créés, contre 6 300 emplois en 2022. En effet, la dynamique de l’emploi dans le privé est moins forte qu’en 2022, même si les secteurs du commerce et des services aux entreprises créent toujours des emplois. Dans la construction et l’hébergement-restauration, les emplois fléchissent, en lien avec la baisse des constructions de logements et le léger recul de la fréquentation touristique. En 2023, les créations d'entreprises atteignent un niveau record mais les défaillances augmentent. Dans ce contexte, le chômage concerne 19 % de la population active.

Insee Conjoncture Réunion
No 31
Paru le :Paru le29/03/2024
 trimestre 2023 à La Réunion
Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

297 000 salariés et salariées travaillent à La Réunion fin 2023

Fin décembre 2023, 297 000 salariés et salariées travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Au 4e trimestre, le ralentissement de l’emploi observé depuis le début de l’année se confirme : l’emploi est stable par rapport au 3e trimestre alors que l’année 2022 était dynamique. Sur l’ensemble de l’année 2023, La Réunion crée 2 600 emplois (+0,9 %) contre 6 300 emplois supplémentaires en 2022 (+2,2 %) (figure 1). Au niveau national également, l’emploi progresse moins en 2023 qu’en 2022 (+1,5 % contre : +0,6 %) (encadré 2).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - La Réunion Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - La Réunion Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 99,3 100,3 99,9 100,4
2ᵉ trim. 2018 98,5 100,3 99,3 100,6
3ᵉ trim. 2018 98,5 100,2 99,4 100,5
4ᵉ trim. 2018 98,1 100,6 98,8 100,9
1ᵉ trim. 2019 100,1 101,1 101,1 101,5
2ᵉ trim. 2019 101,0 101,3 102,2 101,8
3ᵉ trim. 2019 101,7 101,7 103,4 102,2
4ᵉ trim. 2019 103,0 102,0 104,4 102,6
1ᵉ trim. 2020 102,4 100,2 103,3 100,2
2ᵉ trim. 2020 102,2 99,8 103,4 100,0
3ᵉ trim. 2020 104,3 101,8 106,3 102,2
4ᵉ trim. 2020 105,9 101,8 108,3 102,1
1ᵉ trim. 2021 108,4 102,6 112,0 103,2
2ᵉ trim. 2021 110,3 103,8 114,3 104,7
3ᵉ trim. 2021 112,0 104,6 116,5 105,6
4ᵉ trim. 2021 113,4 105,0 118,6 106,2
1ᵉ trim. 2022 113,7 105,3 119,3 106,6
2ᵉ trim. 2022 114,3 105,8 120,5 107,2
3ᵉ trim. 2022 114,9 106,2 121,7 107,7
4ᵉ trim. 2022 115,9 106,5 123,6 108,2
1ᵉ trim. 2023 116,1 106,7 123,6 108,4
2ᵉ trim. 2023 116,4 106,8 123,9 108,5
3ᵉ trim. 2023 116,9 107,1 124,5 108,8
4ᵉ trim. 2023 116,9 107,1 124,7 108,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’inflation reste élevée. En décembre 2023, à La Réunion, les prix à la consommation sont supérieurs de 3,3 % à leur niveau un an plus tôt, en décembre 2022, soit un peu moins qu’en France (+3,7 %). Nettement moindre depuis début 2022, l’inflation sur un an à La Réunion s’est peu à peu rapprochée du niveau national au 2e semestre 2023 pour atteindre un niveau équivalent en novembre.

Sur un an, les prix des services augmentent de 3 % à La Réunion. Tous les secteurs des services (transports, santé, loyers, communications, etc.) contribuent à cette hausse. Les services pèsent pour près de la moitié de la consommation des ménages. Les prix de l’alimentation augmentent de 6,4 %. L’alimentaire pèse pour 15 % dans le budget des ménages réunionnais. Sur un an, les prix de l’énergie augmentent de 5,8 %. Cette hausse est portée par celle des prix de l’électricité sur un an (+28,8 %), tandis que les prix des produits pétroliers reculent de 3,9 % (+0,5 % en France).

Fort ralentissement de l’emploi dans le privé

Le nombre d’emplois dans le secteur privé augmente de 200 au 4e trimestre 2023, par rapport au trimestre précédent. Sur un an, ce secteur crée 1 800 emplois, contre 8 200 emplois en 2022.

En particulier, la dynamique des contrats d’apprentissage se stabilise en 2023. Fin décembre 2023, 13 700 jeunes sont en contrat d’apprentissage, un niveau élevé par rapport à l'avant-crise, mais identique à l’année précédente (figure 2).

L’emploi public perd 200 emplois au 4e trimestre. Cependant, sur l’ensemble de l’année 2023, 800 emplois publics supplémentaires sont créés alors que le nombre d'emplois dans le secteur public avait baissé de 1 900 en 2022. Les contrats aidés non marchands « Parcours emploi compétences » (PEC) sont stables : fin 2023, 9 300 personnes bénéficient de ce type de contrat ; elles étaient 9 400 fin 2022.

Figure 2Évolution du nombre d’apprentis

(en nombre)
Évolution du nombre d’apprentis ((en nombre))
Mois Nombre d’apprentis
déc.-17 4 545
janv.-18 4 435
févr.-18 4 336
mars-18 4 245
avr.-18 4 168
mai-18 4 106
juin-18 4 109
juil.-18 4 160
août-18 3 353
sept.-18 3 623
oct.-18 3 759
nov.-18 3 896
déc.-18 3 902
janv.-19 3 806
févr.-19 3 762
mars-19 3 738
avr.-19 3 735
mai-19 3 701
juin-19 3 701
juil.-19 3 700
août-19 2 976
sept.-19 3 443
oct.-19 3 673
nov.-19 3 787
déc.-19 3 813
janv.-20 3 880
févr.-20 3 995
mars-20 4 079
avr.-20 4 064
mai-20 4 065
juin-20 4 076
juil.-20 4 635
août-20 4 937
sept.-20 6 256
oct.-20 7 285
nov.-20 7 842
déc.-20 8 294
janv.-21 8 511
févr.-21 9 229
mars-21 9 578
avr.-21 9 681
mai-21 9 827
juin-21 10 106
juil.-21 10 305
août-21 10 228
sept.-21 11 395
oct.-21 11 894
nov.-21 12 285
déc.-21 12 289
janv.-22 12 139
févr.-22 12 034
mars-22 12 127
avr.-22 12 152
mai-22 12 231
juin-22 12 596
juil.-22 12 622
août-22 12 258
sept.-22 13 124
oct.-22 13 318
nov.-22 13 575
déc.-22 13 830
janv.-23 13 514
févr.-23 13 469
mars-23 13 464
avr.-23 13 286
mai-23 13 163
juin-23 13 046
juil.-23 12 721
août-23 12 381
sept.-23 13 255
oct.-23 13 578
nov.-23 13 755
déc.-23 13 692
  • Note : stock d’apprentis, données brutes.
  • Champ : secteurs public et privé.
  • Source : Dares.

Figure 2Évolution du nombre d’apprentis

  • Note : stock d’apprentis, données brutes.
  • Champ : secteurs public et privé.
  • Source : Dares.

Un fléchissement de l’emploi particulièrement marqué dans la construction et l’hébergement-restauration

Entre 2022 et 2023, le ralentissement de l’emploi est particulièrement important dans la construction et l’hébergement-restauration.

Ainsi, le secteur de la construction perd 200 emplois hors intérim au 4e trimestre 2023, comme au trimestre précédent. Et sur un an, 500 emplois sont détruits alors qu’en 2022, 600 étaient créés (figure 3).

Dans l’hébergement et la restauration, 100 emplois sont détruits au 4e trimestre, hors emplois en intérim. En 2023, seuls 100 emplois sont créés, contre 1 300 en 2022 (figure 4).

Ces deux secteurs, construction et hébergement-restauration, font partie des secteurs qui réalisent des ajustements de court-terme en ayant recours à l’intérim. Fin 2023, 4 900 personnes sont en mission d’intérim, 200 de moins qu’au trimestre précédent, 500 de moins que fin 2022. En 2022, 200 emplois intérimaires avaient été créés.

Au 4e trimestre 2023, 300 emplois sont détruits dans le secteur des , essentiellement constitué d’associations. Ce secteur ne crée plus d’emplois depuis le 2e trimestre 2023. Sur l’ensemble de l’année, 200 emplois sont détruits. En 2022, 700 emplois avaient été créés.

Au 4e trimestre 2023, dans le secteur de l’agriculture, l’emploi salarié augmente (+200 emplois) après avoir stagné les deux trimestres précédents. Sur un an, 100 emplois sont détruits, alors qu’en 2022, 500 avait été créés.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,6 100,5 99,6 98,4
2ᵉ trim. 2018 99,5 101,4 98,5 97,4
3ᵉ trim. 2018 100,1 101,7 98,5 97,2
4ᵉ trim. 2018 101,6 100,8 97,9 97,4
1ᵉ trim. 2019 103,8 100,9 99,9 99,2
2ᵉ trim. 2019 105,9 101,3 101,3 99,7
3ᵉ trim. 2019 106,4 102,3 102,4 100,0
4ᵉ trim. 2019 107,0 103,6 103,7 101,5
1ᵉ trim. 2020 107,1 103,9 102,9 102,0
2ᵉ trim. 2020 108,7 103,2 102,3 101,3
3ᵉ trim. 2020 112,0 105,3 104,6 102,3
4ᵉ trim. 2020 114,5 108,2 106,2 103,6
1ᵉ trim. 2021 117,5 110,1 110,4 104,7
2ᵉ trim. 2021 118,5 111,0 113,1 106,1
3ᵉ trim. 2021 118,4 112,2 115,9 107,2
4ᵉ trim. 2021 122,1 113,7 118,0 107,2
1ᵉ trim. 2022 121,8 114,3 118,5 107,3
2ᵉ trim. 2022 122,8 116,0 119,9 107,1
3ᵉ trim. 2022 124,4 116,0 121,0 107,2
4ᵉ trim. 2022 126,1 117,7 122,4 107,0
1ᵉ trim. 2023 125,5 117,1 123,1 107,6
2ᵉ trim. 2023 125,4 117,0 123,5 108,0
3ᵉ trim. 2023 124,3 117,5 124,3 108,4
4ᵉ trim. 2023 123,0 118,2 124,4 108,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié par secteur d’activité détaillé

Emploi salarié par secteur d’activité détaillé - Lecture : L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
Emploi salarié (en milliers) Évolution trimestrielle (en %) Évolution annuelle (en %)
Ensemble 297,0 0,0 0,9
Privé 208,6 0,1 0,9
Public 88,4 -0,2 0,9
Par secteur d'activité
Agriculture 3,8 4,5 -3,5
Industrie 21,1 0,6 0,4
dont Agro-alimentaire 8,4 1,6 0,4
Construction 17,9 -1,0 -2,4
Tertiaire marchand 132,6 -0,1 1,2
Commerce 38,0 0,4 2,5
Transports 13,6 0,9 1,9
Hébergement - restauration 13,2 -0,5 1,1
Information et communication 3,8 -0,1 -0,9
Services financiers 6,6 1,3 2,8
Services immobiliers 2,3 1,2 1,1
Services aux entreprises* 25,0 0,1 3,2
Intérim 4,9 -3,5 -10,1
Services aux ménages 25,3 -1,0 -0,6
Tertiaire non marchand 121,5 0,0 1,3
  • * hors intérim.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • Lecture : L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Toujours des créations d’emplois dans le commerce et les services aux entreprises

Dans le commerce, les créations d’emplois progressent ce trimestre : +200 emplois hors emplois intérimaires. Au total, en 2023, 900 emplois sont créés, un rythme analogue à celui de 2022.

Dans le secteur des , l’emploi est stable ce trimestre. Sur un an, 800 emplois sont créés, contre 1200 en 2022.

Dans le secteur du transport, l’emploi est en légère hausse : 100 emplois hors intérim sont créés ce trimestre. En 2023, 300 emplois sont créés, autant qu’en 2022.

Sur l’année 2023, l’emploi dans les autres secteurs est stable par rapport à 2022 : la croissance de l’emploi est atone dans l’industrie, l’information et communication, les activités immobilières et financières.

L’emploi augmente dans les services non marchands

Fin décembre 2023, 121 500 salariés et salariées travaillent dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Ces personnes travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.). L’emploi non marchand stagne ce trimestre. Sur un an, le nombre d’emplois augmente de 1 600 dans les services non marchands, après avoir baissé de 200 en 2022.

Le chômage s’établit en moyenne à 19 %

À La Réunion, au 4e trimestre 2023, le au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 19 % de la population active. Il oscille entre 17 % et 20 % depuis le 4e trimestre 2020, à un niveau bien en deçà de sa valeur de fin 2018 (24 %) (figure 5). Au niveau national, le chômage concerne 7,5 % de la population active au 4e trimestre 2023.

Figure 5Taux de chômage lissé

(en %)
Taux de chômage lissé ((en %))
La Réunion Taux de chômage « lissé » - La Réunion France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 22,8 23,2 9,0
1ᵉ trim. 2018 23,8 23,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 24,3 24,2 9,1
3ᵉ trim. 2018 24,3 24,1 8,9
4ᵉ trim. 2018 23,5 23,7 8,8
1ᵉ trim. 2019 22,3 22,8 8,8
2ᵉ trim. 2019 22,1 21,9 8,4
3ᵉ trim. 2019 20,4 20,7 8,3
4ᵉ trim. 2019 20,1 19,5 8,2
1ᵉ trim. 2020 18,9 18,1 7,9
2ᵉ trim. 2020 13,4 17,3 7,1
3ᵉ trim. 2020 19,6 16,9 9,0
4ᵉ trim. 2020 17,1 17,0 8,1
1ᵉ trim. 2021 17,5 17,6 8,2
2ᵉ trim. 2021 16,7 18,0 7,9
3ᵉ trim. 2021 18,6 18,1 7,9
4ᵉ trim. 2021 19,0 18,1 7,4
1ᵉ trim. 2022 18,5 17,9 7,4
2ᵉ trim. 2022 18,9 17,9 7,4
3ᵉ trim. 2022 17,6 18,0 7,3
4ᵉ trim. 2022 17,1 18,3 7,1
1ᵉ trim. 2023 18,6 18,7 7,1
2ᵉ trim. 2023 18,6 19,0 7,2
3ᵉ trim. 2023 20,2 19,2 7,5
4ᵉ trim. 2023 18,7 19,3 7,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage lissé

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

La fréquentation des hébergements touristiques collectifs recule légèrement

Avec 450 000  enregistrées, la fréquentation touristique dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques recule légèrement au 4e trimestre 2023 à La Réunion (-1 % par rapport au 4e trimestre 2022) (figure 6). Cette baisse est imputable à une fréquentation moindre en octobre (-4 %) et en décembre (-3 %). Pour ces deux mois, le des chambres recule de 4 points et l’offre de chambres de 1 %. La fréquentation touristique augmente néanmoins (+3 %) par rapport à son niveau du 4e trimestre 2019, avant la crise sanitaire.

Cette baisse de la fréquentation fin 2023 impacte le plus les établissements non classés et ceux classés de 1 et 2 étoiles (-17 % par rapport au 4e trimestre 2022), notamment en raison de la baisse de l’offre de chambres de 16 %. À l’inverse, la fréquentation touristique croît le plus dans les établissements classés de 3 à 5 étoiles (+6 % par rapport au même trimestre de 2022).

La fréquentation touristique baisse dans les établissements de l’Ouest et du Sud (-4 %), sous l’effet cumulé du recul du taux d’occupation et de l’offre de chambres. En revanche, elle augmente dans le Nord-Est (+12 %) en lien avec une hausse de l’offre de chambres (+15 %).

Au 4e trimestre 2023, la clientèle des hébergements touristiques collectifs reste essentiellement d’origine française : elle représente 90 % des nuitées. Leur fréquentation diminue cependant de 5 % par rapport au 4e trimestre 2022. Les nuitées de la clientèle d’origine étrangère continuent de progresser (+13 500 nuitées, soit +42 % en un an), mais demeurent inférieures à leur niveau d’avant-crise sanitaire (-10 % par rapport au 4e trimestre 2019).

Sur l’ensemble de l’année 2023, la fréquentation touristique dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques recule légèrement (-2 % par rapport à 2022).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
La Réunion France
1ᵉ trim. 2021 72,9 40,9
2ᵉ trim. 2021 84,8 47,9
3ᵉ trim. 2021 84,6 53,2
4ᵉ trim. 2021 95,2 64,6
1ᵉ trim. 2022 98,2 74,0
2ᵉ trim. 2022 109,1 90,1
3ᵉ trim. 2022 118,4 96,4
4ᵉ trim. 2022 119,0 99,5
1ᵉ trim. 2023 119,4 102,7
2ᵉ trim. 2023 118,9 104,0
3ᵉ trim. 2023 116,6 102,9
4ᵉ trim. 2023 116,1 102,1
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Sources : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) ; enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Sources : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) ; enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.

Moins de construction de logements

En un an, de janvier à décembre 2023, 7 100 logements sont autorisés à la construction à La Réunion, soit 700 logements de moins par rapport à la même période un an auparavant (–9 %) (figure 7). Cette baisse concerne davantage les permis de construire des logements individuels que les permis collectifs. Au niveau national, la baisse est plus forte (–24 %), comme aux trimestres derniers.

Avec 5 700 logements commencés sur un an à La Réunion, les mises en chantier reculent elles aussi en 2023 (-8 % par rapport à 2022). Au niveau national, la baisse est encore plus marquée (-24 %). À La Réunion comme en France, la baisse touche à la fois les logements individuels et collectifs.

Figure 7Évolution du nombre de logements

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution du nombre de logements ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Logements autorisés - La Réunion Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - La Réunion Logements commencés - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 72,9 100,0 66,8 84,6
2ᵉ trim. 2018 88,3 97,2 93,5 89,4
3ᵉ trim. 2018 139,0 97,7 94,3 83,1
4ᵉ trim. 2018 70,0 93,0 72,4 88,1
1ᵉ trim. 2019 87,2 90,0 117,9 83,6
2ᵉ trim. 2019 84,0 94,9 71,3 80,8
3ᵉ trim. 2019 74,8 90,4 75,3 82,6
4ᵉ trim. 2019 92,2 102,6 97,8 84,5
1ᵉ trim. 2020 107,0 96,1 85,4 80,5
2ᵉ trim. 2020 88,4 58,7 66,7 69,1
3ᵉ trim. 2020 76,3 80,9 69,3 86,8
4ᵉ trim. 2020 97,1 94,5 90,8 81,6
1ᵉ trim. 2021 90,5 94,1 115,4 87,5
2ᵉ trim. 2021 110,3 97,8 105,8 88,1
3ᵉ trim. 2021 105,8 101,0 124,0 88,4
4ᵉ trim. 2021 93,9 98,8 93,2 89,1
1ᵉ trim. 2022 93,3 117,7 81,9 89,7
2ᵉ trim. 2022 86,6 109,3 79,6 83,5
3ᵉ trim. 2022 111,5 105,2 79,8 79,8
4ᵉ trim. 2022 88,7 76,0 107,2 81,7
1ᵉ trim. 2023 76,7 82,6 70,6 70,3
2ᵉ trim. 2023 68,3 77,7 86,7 65,7
3ᵉ trim. 2023 97,6 72,6 78,8 59,2
4ᵉ trim. 2023 102,5 78,3 81,4 58,2
  • Note : données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
  • Source : SDES, Sitadel.

Figure 7Évolution du nombre de logements

  • Note : données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
  • Source : SDES, Sitadel.

Les créations d’entreprises atteignent un niveau record en 2023

À La Réunion, le nombre de créations d’entreprises dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles se stabilise par rapport au 3e trimestre 2023 (-1 %), avec 3 200 créations au 4e trimestre (figure 8). Les créations d’entreprises augmentent dans les secteurs de la construction (+19 %) et des « commerces, transports, hébergements et restauration » (+3 %). Elles reculent dans le secteur des « autres services » (-18 %). Au niveau national, les créations d’entreprises sont également stables.

Au 4e trimestre 2023, les créations d’entreprises individuelles sous le régime de micro-entrepreneur représentent 59 % des créations d’entreprises, une part qui se rapproche du niveau national (63 %). Ces créations reculent légèrement par rapport au 3e trimestre 2023 (-4 %), soit une baisse proche de celle observée au niveau national (-3 %). Quant aux créations d’entreprises hors micro-entrepreneur, elles augmentent à peine à La Réunion (+4 %), comme au niveau national (+3 %).

Sur l’ensemble de l’année 2023, 12 300 entreprises sont créées, soit une hausse de 3 % par rapport à 2022 et de 49 % par rapport à 2019. Ce nombre record de créations confirme la dynamique des deux dernières années, portée par les créations sous le régime de micro-entrepreneur. Quant aux défaillances d’entreprises, elles augmentent de 58 % par rapport à 2022 : 880 défaillances d’entreprises sont enregistrées en 2023 à La Réunion contre 550 en 2022. Elles sont notamment importantes au 4e trimestre 2023 (270 défaillances enregistrées).

Figure 8Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
La Réunion hors micro-entrepreneurs France hors micro-entrepreneurs La Réunion y compris micro-entrepreneurs France y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 97,1 99,8 100,7 104,4
2ᵉ trim. 2018 107,1 100,9 110,0 107,7
3ᵉ trim. 2018 87,5 98,8 95,6 108,6
4ᵉ trim. 2018 83,5 101,4 95,1 112,5
1ᵉ trim. 2019 88,7 107,3 105,1 123,3
2ᵉ trim. 2019 94,2 106,4 106,5 123,7
3ᵉ trim. 2019 92,9 105,7 106,4 126,3
4ᵉ trim. 2019 92,4 102,2 107,1 128,2
1ᵉ trim. 2020 102,2 97,9 116,3 118,8
2ᵉ trim. 2020 84,7 74,0 96,0 97,5
3ᵉ trim. 2020 94,2 112,3 131,5 150,4
4ᵉ trim. 2020 103,9 113,6 146,5 149,6
1ᵉ trim. 2021 99,4 116,5 142,2 156,0
2ᵉ trim. 2021 94,8 120,5 154,7 154,1
3ᵉ trim. 2021 96,6 115,2 148,1 145,2
4ᵉ trim. 2021 91,2 114,5 140,3 145,8
1ᵉ trim. 2022 99,3 116,6 158,0 153,3
2ᵉ trim. 2022 94,7 118,4 149,0 149,0
3ᵉ trim. 2022 96,3 120,7 151,6 153,9
4ᵉ trim. 2022 101,9 117,8 159,7 154,3
1ᵉ trim. 2023 90,7 106,8 153,5 146,5
2ᵉ trim. 2023 93,6 107,8 153,0 147,6
3ᵉ trim. 2023 90,4 109,9 164,5 156,0
4ᵉ trim. 2023 93,9 112,9 162,7 154,5
  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d'entreprises doivent obligatoirement s'effectuer sur le guichet électronique des formalités d'entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d'entreprises, en raison notamment d'une modification des délais d'enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d'entreprises enregistrées sur les premiers mois de l'année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l'onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Encadré 1 - Contexte international - La zone euro à la traîne de l’économie mondiale

En 2023, les économies mondiales ont évolué en ordre dispersé. La croissance américaine a ainsi atteint +2,5 % contre +0,5 % dans la zone euro, où l’activité est globalement étale depuis la fin 2022. L’Europe est restée exposée à des prix énergétiques élevés, bien qu’en repli, et pâtit des effets du resserrement monétaire. L’économie américaine y a été moins sensible, bénéficiant de puissants soutiens publics. En Chine, passé le rebond consécutif à la réouverture de l’économie, la croissance s’est stabilisée à un rythme sensiblement inférieur à celui de la décennie 2010, pénalisée notamment par la contraction du secteur immobilier. Ces divergences conjoncturelles se prolongeraient début 2024.

Encadré 2 - Contexte national - La reprise se fait attendre

Au quatrième trimestre 2023, le PIB français est resté quasi stable (+0,1 %). La consommation des ménages s’est stabilisée tandis que l’investissement, des ménages comme des entreprises, a reculé. Le commerce extérieur a soutenu l’activité mais ce soutien provient, pour une large part, d’un phénomène de déstockage. L’épisode inflationniste s’estompe : l’inflation est tombée à +3,0 % sur un an en février 2024. L’emploi salarié a nettement ralenti en 2023, augmentant de 0,6 % sur l’année. Début 2024, le climat des affaires se situe un peu en deçà de sa moyenne de longue période. Les premières données disponibles pour janvier 2024 (notamment production industrielle et consommation des ménages) sont mal orientées et la croissance serait nulle au premier trimestre. L’amélioration de la consommation ne se traduirait dans la croissance qu’au printemps (+0,3 % prévu au deuxième trimestre 2024).

Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié

Créations d’entreprises

Nomenclature

Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de Solidarité active (RSA), entré en vigueur le 1er juin 2009 en France métropolitaine, se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI créé en 1988) et à l'allocation parent isolé (API).

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le revenu garanti est calculé comme la somme :

  • d'un montant forfaitaire, dont le montant varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge,
  • d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, fixée par décret à 62 %.

Si les ressources initiales du foyer sont inférieures au montant forfaitaire, la différence s'appelle le RSA socle. Le complément de revenu d'activité éventuel, égal à 62 % des revenus d'activité, s'appelle le RSA activité. Selon le niveau de ressources du foyer par rapport au montant forfaitaire et la présence ou non de revenus d'activité, un foyer peut percevoir une seule composante du RSA ou les deux.

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Les services aux ménages sont majoritairement composés des activités des organisations associatives, ils comportent également les activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels.

Les nuitées (ou fréquentation) correspondent au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une seule nuit.

Le taux d’occupation correspond au rapport entre le nombre de chambres occupées et le nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).