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Insee Conjoncture Grand Est · Janvier 2024 · n° 40
Insee Conjoncture Grand EstL’emploi continue de fléchir Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2023

Liliane Clément, François Couzinié-Devy, Sklaërenn Marry, Béatrice Neiter (Insee)

Au 3e trimestre 2023, l’emploi salarié diminue pour le deuxième trimestre consécutif. Dans la construction et le tertiaire non marchand, la baisse est de respectivement 0,4 % et 0,3 %. L’emploi progresse uniquement dans le tertiaire marchand. Le taux de chômage augmente à nouveau ce trimestre, atteignant 7,4 % comme au niveau national. Il est en hausse dans tous les départements.

Les créations d’entreprises s’élèvent à 16 400, soit 4,5 % de plus que le trimestre précédent. Les défaillances s'accroissent toujours : sur un an, 3 800 entreprises sont placées en redressement ou en liquidation judiciaire.

Les hébergements touristiques marchands enregistrent 8,3 millions de nuitées, soit 2,4 % de plus qu’à l’été 2022. La fréquentation est soutenue dans les campings tandis qu’elle recule dans les hôtels. En septembre, l’activité touristique est dynamique grâce à un ensoleillement exceptionnel.

Insee Conjoncture Grand Est
No 40
Paru le :Paru le10/01/2024
Avertissement sur l’emploi

Pour la publication de l’emploi salarié au troisième trimestre 2023, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) ont été calées sur les Estimations annuelles d’emploi de fin 2021, qui ont été révisées en septembre 2023, avec pour principal impact de légèrement abaisser le niveau de l’emploi salarié à partir de 2021. En conséquence, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement (voir note méthodologique).

L’emploi salarié diminue pour le deuxième trimestre consécutif

L’emploi salarié baisse de 0,2 % au 3e trimestre 2023 dans le Grand Est, soit une perte de 3 300 emplois. Cette diminution s’explique en partie par le recul de l’emploi public (-1 400). L’emploi privé hors intérim stagne ce trimestre (-0,1 %).

En France, l’emploi salarié est quasi stable (+0,1 %). Le Grand Est est la région où l’emploi salarié baisse le plus.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,0 100,3 100,0 100,3
2ᵉ trim. 2018 99,9 100,3 100,0 100,5
3ᵉ trim. 2018 99,6 100,2 99,6 100,5
4ᵉ trim. 2018 99,6 100,6 99,6 100,9
1ᵉ trim. 2019 99,9 101,1 100,0 101,5
2ᵉ trim. 2019 100,0 101,3 100,1 101,8
3ᵉ trim. 2019 100,1 101,7 100,2 102,2
4ᵉ trim. 2019 100,1 102,1 100,3 102,6
1ᵉ trim. 2020 98,1 100,2 97,8 100,2
2ᵉ trim. 2020 97,8 99,8 97,6 100,0
3ᵉ trim. 2020 99,6 101,8 99,6 102,2
4ᵉ trim. 2020 99,5 101,8 99,6 102,1
1ᵉ trim. 2021 100,3 102,6 100,5 103,2
2ᵉ trim. 2021 101,3 103,8 101,7 104,7
3ᵉ trim. 2021 101,7 104,6 102,2 105,6
4ᵉ trim. 2021 102,1 105,0 102,8 106,2
1ᵉ trim. 2022 102,1 105,3 102,8 106,6
2ᵉ trim. 2022 102,3 105,7 103,1 107,1
3ᵉ trim. 2022 102,5 106,1 103,4 107,7
4ᵉ trim. 2022 102,7 106,4 103,6 108,0
1ᵉ trim. 2023 102,9 106,7 103,7 108,4
2ᵉ trim. 2023 102,7 106,8 103,5 108,5
3ᵉ trim. 2023 102,5 107,0 103,4 108,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Une baisse ou une stagnation dans la quasi-totalité des secteurs

Dans la région, l’emploi salarié stagne dans le secteur industriel et recule encore ce trimestre dans la construction (-0,4 %). Dans le tertiaire non marchand, l’emploi diminue également (-0,3 %), contrairement à la tendance nationale (+0,2 %).

Dans le tertiaire marchand, les emplois augmentent de 0,2 %, comparés au trimestre précédent. L’hébergement et la restauration demeurent dynamiques avec une forte progression de l’emploi (+0,9 %, soit près de 800 emplois supplémentaires). À l’inverse, les activités immobilières continuent de plonger (-0,9 % sur le trimestre et -1,6 % sur un an).

L’emploi intérimaire continue de baisser au 3e trimestre 2023, avec une diminution de 2,6 %, proche de celle du trimestre précédent (-2,3 %).

Au niveau départemental, le repli de l’emploi salarié est particulièrement fort en Haute-Marne et en Moselle (-0,6 % et -0,5 %). L’emploi progresse seulement en Meurthe-et-Moselle (+0,2 %) et stagne dans la Meuse, le Bas-Rhin et les Vosges.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 98,1 100,9
2ᵉ trim. 2018 98,4 99,8
3ᵉ trim. 2018 96,6 99,7
4ᵉ trim. 2018 92,0 96,4
1ᵉ trim. 2019 95,5 100,1
2ᵉ trim. 2019 93,8 99,8
3ᵉ trim. 2019 92,1 99,2
4ᵉ trim. 2019 86,8 96,6
1ᵉ trim. 2020 50,4 59,5
2ᵉ trim. 2020 64,7 72,9
3ᵉ trim. 2020 79,6 88,6
4ᵉ trim. 2020 83,4 91,2
1ᵉ trim. 2021 86,8 93,7
2ᵉ trim. 2021 88,1 97,1
3ᵉ trim. 2021 90,2 98,0
4ᵉ trim. 2021 97,7 102,4
1ᵉ trim. 2022 94,8 100,8
2ᵉ trim. 2022 93,1 99,2
3ᵉ trim. 2022 94,4 100,7
4ᵉ trim. 2022 94,2 101,2
1ᵉ trim. 2023 92,3 98,5
2ᵉ trim. 2023 89,8 97,7
3ᵉ trim. 2023 87,5 95,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,1 100,0 100,2 99,9
2ᵉ trim. 2018 100,5 99,7 100,4 99,5
3ᵉ trim. 2018 100,7 99,4 99,9 99,3
4ᵉ trim. 2018 101,0 99,4 100,2 99,4
1ᵉ trim. 2019 102,0 99,4 100,5 99,5
2ᵉ trim. 2019 102,7 99,3 100,5 99,4
3ᵉ trim. 2019 103,7 99,3 100,9 99,6
4ᵉ trim. 2019 104,5 99,2 101,4 99,6
1ᵉ trim. 2020 104,3 98,6 100,4 99,4
2ᵉ trim. 2020 104,7 98,0 99,2 98,5
3ᵉ trim. 2020 106,3 97,7 101,1 99,7
4ᵉ trim. 2020 107,3 97,3 100,3 100,0
1ᵉ trim. 2021 108,3 97,4 101,4 100,3
2ᵉ trim. 2021 109,0 97,5 103,0 100,7
3ᵉ trim. 2021 109,6 97,7 103,9 100,8
4ᵉ trim. 2021 110,1 97,9 104,4 100,6
1ᵉ trim. 2022 110,5 98,0 104,7 100,4
2ᵉ trim. 2022 110,4 98,3 105,5 100,4
3ᵉ trim. 2022 110,2 98,5 105,8 100,4
4ᵉ trim. 2022 110,0 98,5 106,0 100,5
1ᵉ trim. 2023 109,7 98,5 106,7 100,6
2ᵉ trim. 2023 109,0 98,3 106,6 100,6
3ᵉ trim. 2023 108,6 98,4 106,8 100,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

(en % par rapport au trimestre précédent)
Évolution de l'emploi salarié total par département ((en % par rapport au trimestre précédent))
2ᵉ trim. 2023 3ᵉ trim. 2023
Ardennes 0,1 -0,4
Aube -0,2 -0,2
Marne -0,1 -0,3
Haute-Marne -0,1 -0,6
Meurthe-et-Moselle -0,2 0,2
Meuse -0,2 0,0
Moselle -0,3 -0,5
Bas-Rhin -0,1 0,0
Haut-Rhin -0,2 -0,2
Vosges -0,1 0,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le chômage augmente sensiblement

Dans le Grand Est, le chômage continue d’augmenter au 3e trimestre 2023. Son taux s’établit à 7,4 % de la population active, comme au niveau national. La hausse est de 0,3 point ce trimestre, suivant la tendance observée dans la plupart des régions.

Le taux de chômage augmente dans tous les départements du Grand Est. Il progresse fortement dans les Ardennes et dans l’Aube (+0,4 point), atteignant respectivement 9,9 % et 9,8 %.

Le taux de chômage s’accroît ou stagne dans toutes les zones d’emploi de la région. La hausse est importante à Charleville-Mézières et Sedan (+0,6 point) ainsi qu’à Bar-le-Duc et Mulhouse (+0,5 point). Le taux de chômage est quasi stable dans les zones d’emploi de Saint-Avold, Saint-Dié-des-Vosges, Verdun et Épernay (+0,1 point). Enfin, le taux de chômage reste inférieur à 5 % dans les zones de Sélestat (4,9 %), Haguenau et Épernay (4,8 %).

Figure 5Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Grand Est France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 8,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 8,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,7 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 8,9
4ᵉ trim. 2018 8,4 8,8
1ᵉ trim. 2019 8,4 8,8
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,1 8,3
4ᵉ trim. 2019 7,9 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,7 7,9
2ᵉ trim. 2020 7,0 7,1
3ᵉ trim. 2020 8,7 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,8 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,7 7,9
3ᵉ trim. 2021 7,7 7,9
4ᵉ trim. 2021 7,3 7,5
1ᵉ trim. 2022 7,2 7,4
2ᵉ trim. 2022 7,2 7,4
3ᵉ trim. 2022 7,0 7,2
4ᵉ trim. 2022 7,0 7,2
1ᵉ trim. 2023 6,9 7,1
2ᵉ trim. 2023 7,1 7,2
3ᵉ trim. 2023 7,4 7,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2023

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2023 - Lecture : Dans la zone d'emploi de Reims, le taux de chômage au 3e trimestre 2023 atteint 8,5 %, en hausse de 0,3 point par rapport 2e trimestre 2023. Ce taux est 1,8 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Épernay, qui atteint 4,8 % au 3e trimestre 2023. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
CNTR Code Géographique Libellé Taux de chômage (en %) Évolution par rapport au trimestre précédent (en points de %)
BE BE3 Région wallonne 8,3 0,4
CH CH_NW Suisse du Nord-Ouest 3,8 0,3
DE DE1 Bade-Wurtemberg 4,0 0,2
DE DEB Rhénanie-Palatinat 5,0 0,2
DE DEC Sarre 6,8 0,1
LU LU Luxembourg 5,5 0,3
FR 0054 Beauvais 7,8 0,2
FR 0056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,6 0,2
FR 0060 Nevers 6,8 0,2
FR 1101 Cergy-Vexin 7,1 0,2
FR 1102 Coulommiers 5,8 0,2
FR 1103 Etampes 5,0 0,0
FR 1104 Evry 7,2 0,2
FR 1105 Fontainebleau-Nemours 7,0 0,3
FR 1106 Marne-la-Vallée 6,3 0,1
FR 1107 Meaux 7,0 0,1
FR 1108 Melun 7,4 0,2
FR 1109 Paris 6,9 0,2
FR 1110 Provins 7,8 0,2
FR 1111 Rambouillet 4,4 0,0
FR 1112 Roissy 9,3 0,2
FR 1113 Saclay 5,7 0,1
FR 1114 Seine-Yvelinoise 7,5 0,2
FR 1115 Versailles-Saint-Quentin 5,4 0,2
FR 2701 Autun 7,7 0,2
FR 2702 Auxerre 6,9 0,2
FR 2703 Avallon 6,4 0,3
FR 2704 Beaune 4,3 0,2
FR 2705 Belfort 8,6 0,3
FR 2706 Besançon 5,9 0,1
FR 2707 Chalon-sur-Saône 6,8 0,2
FR 2708 Charolais 5,6 0,2
FR 2709 Châtillon-Montbard 5,8 0,1
FR 2710 Creusot-Montceau 8,5 0,4
FR 2711 Dijon 6,1 0,2
FR 2712 Dole 6,0 0,3
FR 2713 Lons-le-Saunier 5,0 0,1
FR 2714 Montbéliard 10,0 0,4
FR 2715 Pontarlier 4,7 0,3
FR 2716 Saint-Claude 6,6 0,5
FR 2717 Sens 7,5 0,2
FR 2718 Vesoul 6,2 0,2
FR 2756 Cosne-Cours-sur-Loire - partie Bourgogne Franche Comté 7,4 0,3
FR 2759 Mâcon - partie Bourgogne Franche Comté 6,0 0,2
FR 2760 Nevers - partie Bourgogne Franche Comté 6,7 0,1
FR 3201 Abbeville 7,6 0,2
FR 3202 Amiens 9,2 0,2
FR 3203 Arras 6,0 0,1
FR 3204 Berck 6,4 0,2
FR 3205 Béthune 9,0 0,3
FR 3206 Boulogne-sur-Mer 8,2 0,1
FR 3207 Calais 11,5 0,4
FR 3208 Cambrai 10,2 0,2
FR 3209 Château-Thierry 9,1 0,2
FR 3210 Compiègne 7,8 0,2
FR 3211 Creil 7,5 0,1
FR 3212 Douai 11,5 0,3
FR 3213 Dunkerque 8,8 0,3
FR 3214 Laon 9,8 0,2
FR 3215 Lens 10,6 0,3
FR 3216 Lille 7,2 0,3
FR 3217 Maubeuge 12,4 0,3
FR 3218 Roubaix-Tourcoing 12,1 0,4
FR 3219 Saint-Omer 8,0 0,3
FR 3220 Saint-Quentin 11,3 0,2
FR 3221 Soissons 8,2 0,1
FR 3222 Valenciennes 12,3 0,4
FR 3254 Beauvais - partie Hauts de France 7,8 0,1
FR 3258 La Vallée de la Bresle - Vimeu - partie Hauts de France 7,6 0,4
FR 4401 Bar-le-Duc 7,3 0,3
FR 4402 Châlons-en-Champagne 7,2 0,2
FR 4403 Charleville-Mézières 10,8 0,5
FR 4404 Chaumont 5,9 0,2
FR 4405 Colmar 5,5 0,2
FR 4406 Epernay 4,8 0,1
FR 4407 Epinal 7,7 0,3
FR 4408 Forbach 10,9 0,3
FR 4409 Haguenau 4,8 0,2
FR 4410 Metz 7,3 0,2
FR 4411 Mulhouse 8,5 0,4
FR 4412 Nancy 7,1 0,2
FR 4413 Reims 8,5 0,3
FR 4414 Remiremont 6,8 0,3
FR 4415 Romilly-sur-Seine 9,1 0,1
FR 4416 Saint-Avold 7,7 0,1
FR 4417 Saint-Dié-des-Vosges 10,3 0,3
FR 4418 Saint-Louis 5,9 0,2
FR 4419 Sarrebourg 5,6 0,2
FR 4420 Sarreguemines 6,6 0,3
FR 4421 Sedan 9,4 0,5
FR 4422 Sélestat 4,9 0,2
FR 4423 Strasbourg 7,4 0,4
FR 4424 Thionville 6,8 0,2
FR 4425 Troyes 9,5 0,3
FR 4426 Verdun 7,6 0,1
FR 4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 8,0 0,3
  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Note : Données provisoires pour le 3e trimestre 2023.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : Dans la zone d'emploi de Reims, le taux de chômage au 3e trimestre 2023 atteint 8,5 %, en hausse de 0,3 point par rapport 2e trimestre 2023. Ce taux est 1,8 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Épernay, qui atteint 4,8 % au 3e trimestre 2023. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.

figure 6Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 3e trimestre 2023

  • * Zone d’emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Note : Données provisoires pour le 3e trimestre 2023.
  • Pour l'Allemagne et la Suisse, les valeurs affichées ne le sont pas selon le concept BIT, mais selon des concepts nationaux.
  • Lecture : Dans la zone d'emploi de Reims, le taux de chômage au 3e trimestre 2023 atteint 8,5 %, en hausse de 0,3 point par rapport 2e trimestre 2023. Ce taux est 1,8 fois plus élevé que celui de la zone d'emploi de Épernay, qui atteint 4,8 % au 3e trimestre 2023. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d'emploi contiguës, à travers l'épaisseur de la frontière et l'orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Sources : Insee, Statbel, Destatis, Statec, OFS.
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d'entreprises doivent obligatoirement s'effectuer sur le guichet électronique des formalités d'entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d'entreprises, en raison notamment d'une modification des délais d'enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d'entreprises enregistrées sur les premiers mois de l'année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l'onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Les créations d’entreprises sont au plus haut

Au 3e trimestre 2023, 16 400 entreprises sont créées dans le Grand Est, soit une hausse de 4,5 % par rapport au trimestre précédent. C’est le plus haut niveau de nouvelles immatriculations sur un trimestre . Les créations sous le régime de micro-entrepreneur progressent de 5,4 % et celles des entreprises classiques de 3,0 %. En France, les créations d’entreprises classiques croissent deux fois moins (+1,6 %) tandis que celles des micro-entrepreneurs sont en forte hausse (+9,1 %).

Le nombre de nouvelles entreprises augmente dans tous les secteurs, de 3,9 % dans l’industrie à 5,9 % dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration.

Le cumul des créations brutes sur douze mois (octobre 2022 à septembre 2023) progresse par rapport au cumul annuel mesuré le trimestre précédent dans la majorité des départements de la région : de 0,4 % dans les Vosges à 4,2 % dans les Ardennes. Il est quasi stable dans le Bas-Rhin et ne diminue que dans l’Aube et la Marne.

La hausse des défaillances d’entreprises démarrée début 2022 se poursuit. Entre octobre 2022 et septembre 2023, 3 800 entreprises sont placées en redressement ou en liquidation judiciaire dans le Grand Est ; c’est 5,9 % de plus qu’entre juillet 2022 et juin 2023, davantage qu’au niveau national (+4,5 %). Depuis le 4e trimestre 2021, le cumul annuel d’entreprises défaillantes a quasiment doublé dans la région.

Les défaillances s’accroissent dans tous les secteurs à l’exception de l’agriculture (-1,3 %). La hausse est plus prononcée dans le secteur information et communication (+19 %) et plus faible dans l’industrie et dans le secteur du commerce et de la réparation automobile (+1,3 % et +2,6 %).

Au niveau départemental, les progressions sont les plus fortes dans la Meuse et les Ardennes (+22 % et +11 %). Les défaillances ne baissent que dans le département de la Haute-Marne (-5,2 %).

Figure 7Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Grand Est hors micro-entrepreneurs France hors micro-entrepreneurs Grand Est y compris micro-entrepreneurs France y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 98,5 99,8 102,3 104,5
2ᵉ trim. 2018 102,1 100,9 106,7 107,8
3ᵉ trim. 2018 99,2 98,9 103,9 108,6
4ᵉ trim. 2018 101,3 101,5 108,2 112,7
1ᵉ trim. 2019 108,0 107,2 116,4 123,3
2ᵉ trim. 2019 102,8 106,5 115,5 123,8
3ᵉ trim. 2019 108,6 105,8 125,2 126,4
4ᵉ trim. 2019 103,0 102,4 129,4 128,3
1ᵉ trim. 2020 85,5 97,7 117,1 118,8
2ᵉ trim. 2020 75,2 74,1 100,5 97,7
3ᵉ trim. 2020 110,1 112,2 152,7 150,4
4ᵉ trim. 2020 107,6 113,7 151,0 149,9
1ᵉ trim. 2021 108,4 116,4 157,9 155,9
2ᵉ trim. 2021 107,8 120,7 158,5 154,4
3ᵉ trim. 2021 103,1 114,9 155,7 145,1
4ᵉ trim. 2021 104,1 114,8 156,1 146,3
1ᵉ trim. 2022 103,6 116,2 152,3 152,8
2ᵉ trim. 2022 101,5 118,4 157,6 149,3
3ᵉ trim. 2022 102,5 120,7 156,3 154,1
4ᵉ trim. 2022 103,9 118,4 159,3 155,2
1ᵉ trim. 2023 93,4 108,9 152,8 147,7
2ᵉ trim. 2023 92,0 110,6 154,2 149,6
3ᵉ trim. 2023 94,8 112,4 161,2 159,0
  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données CVS-CJO.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 8Défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2017)
Défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2017))
Grand Est France
déc. 2017 100,0 100,0
janv. 2018 98,1 99,1
févr. 2018 96,9 98,6
mars 2018 95,0 97,4
avr. 2018 93,8 97,6
mai 2018 92,8 96,7
juin 2018 93,8 96,7
juil. 2018 95,4 97,2
août 2018 94,2 97,7
sept. 2018 96,1 98,0
oct. 2018 96,7 99,0
nov. 2018 99,0 98,9
déc. 2018 98,7 99,0
janv. 2019 100,3 99,8
févr. 2019 102,1 99,7
mars 2019 102,4 99,3
avr. 2019 102,5 99,5
mai 2019 101,3 99,3
juin 2019 100,9 98,3
juil. 2019 100,4 98,3
août 2019 100,5 97,1
sept. 2019 98,4 96,3
oct. 2019 96,3 95,2
nov. 2019 94,9 94,3
déc. 2019 94,2 93,7
janv. 2020 90,0 91,5
févr. 2020 87,0 90,1
mars 2020 82,3 86,4
avr. 2020 76,8 80,8
mai 2020 72,2 76,0
juin 2020 69,9 73,5
juil. 2020 66,8 70,6
août 2020 66,0 69,7
sept. 2020 63,1 66,9
oct. 2020 59,7 63,3
nov. 2020 56,9 60,3
déc. 2020 54,8 57,2
janv. 2021 53,5 54,7
févr. 2021 51,0 51,6
mars 2021 50,7 51,4
avr. 2021 52,2 52,7
mai 2021 53,1 53,8
juin 2021 51,5 52,9
juil. 2021 49,9 51,5
août 2021 49,3 51,3
sept. 2021 47,3 50,4
oct. 2021 46,7 49,9
nov. 2021 46,6 49,9
déc. 2021 46,7 50,5
janv. 2022 47,9 51,5
févr. 2022 48,6 53,3
mars 2022 51,5 55,4
avr. 2022 53,3 57,5
mai 2022 55,7 59,4
juin 2022 57,4 61,5
juil. 2022 59,6 64,1
août 2022 60,5 65,3
sept. 2022 63,4 68,5
oct. 2022 66,7 71,2
nov. 2022 69,5 73,9
déc. 2022 72,3 75,7
janv. 2023 74,4 78,9
févr. 2023 77,4 81,1
mars 2023 80,1 84,1
avr. 2023 82,2 85,9
mai 2023 83,8 88,3
juin 2023 85,9 90,5
juil. 2023 86,5 92,2
août 2023 87,9 92,9
sept. 2023 91,0 94,5
  • Notes : données mensuelles brutes au 30 nov. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 30 nov. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Fréquentation touristique : un mois de septembre très favorable

Dans le Grand Est, de juillet à septembre 2023, les hébergements touristiques marchands enregistrent 8,3 millions de nuitées, un niveau supérieur de 2,4 % à celui de la même période de 2022. La baisse de fréquentation dans les hôtels (-1,6 %) est largement compensée par la hausse de fréquentation dans les campings et dans les autres hébergements collectifs de tourisme (respectivement +8,7 % et +3,9 %). À l’échelle de la France métropolitaine, les nuitées sont en légère baisse sur un an (-0,3 %).

Au cœur de l’été 2023, dans la région, la fréquentation est relativement stable par rapport à l’été précédent (+2 % en juillet et -1 % en août). En revanche, les nuitées progressent de 9 % en septembre grâce à un temps exceptionnellement ensoleillé.

Ce trimestre, la fréquentation hôtelière atteint 4,3 millions de nuitées, en baisse de 1,6 %, deux fois moins qu’au niveau national. Elle diminue de 1,8 % pour les touristes résidents et de 1,4 % pour les non-résidents. Les touristes belges sont venus moins nombreux (-3 %), ainsi que les Néerlandais (-15 %) mais ces derniers étaient venus en masse en 2022. À l’inverse, les nuitées des touristes allemands, qui représentent presque un quart des nuitées non résidentes, augmentent de 6 %, tout comme les nuitées des Britanniques (+8 %). La clientèle asiatique revient progressivement. Dans tous les départements, la fréquentation hôtelière baisse, hormis dans le Bas-Rhin, grâce au retour des touristes non résidents (+6 %).

Après l’embellie du 3e trimestre 2022, la fréquentation dans les campings poursuit sa progression ce trimestre avec 2,7 millions de nuitées dans la région, soit +8,7 % en un an, une évolution bien supérieure à la moyenne métropolitaine (+2,9 %). Cette hausse est portée aussi bien par les touristes résidents que par les non-résidents (+7,9 % et +9,4 %). Ces derniers viennent essentiellement de trois pays : les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, qui concentrent 83 % des nuitées non résidentes. Dans les hébergements de plein-air, les Néerlandais réalisent près de la moitié des nuitées des touristes en provenance de l’étranger. Grâce à la météo favorable, la fréquentation du mois de septembre augmente d’un quart, qu’il s’agisse de touristes résidents ou non-résidents.

Avec 1,4 million de nuitées, la fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) progresse de 3,9 % par rapport à 2022, grâce au retour de la clientèle non résidente (+18 %) ; la clientèle résidente est un peu en retrait (-2 %). Le mois de septembre a largement contribué à cette hausse, avec plus d’un tiers de nuitées non résidentes supplémentaires comparé à 2022. À l’échelle nationale, la fréquentation dans les AHCT diminue de 3 % sur un an.

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Grand Est France
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,9 100,9
2ᵉ trim. 2018 101,1 101,2
3ᵉ trim. 2018 101,1 101,8
4ᵉ trim. 2018 100,9 102,1
1ᵉ trim. 2019 100,7 102,0
2ᵉ trim. 2019 101,3 102,6
3ᵉ trim. 2019 101,7 102,7
4ᵉ trim. 2019 102,3 103,0
1ᵉ trim. 2020 98,0 82,9
2ᵉ trim. 2020 75,6 58,9
3ᵉ trim. 2020 65,4 47,8
4ᵉ trim. 2020 48,7 33,6
1ᵉ trim. 2021 41,7 40,9
2ᵉ trim. 2021 47,0 47,9
3ᵉ trim. 2021 51,0 53,2
4ᵉ trim. 2021 64,6 64,6
1ᵉ trim. 2022 72,6 74,0
2ᵉ trim. 2022 88,1 90,1
3ᵉ trim. 2022 94,5 96,4
4ᵉ trim. 2022 97,9 99,5
1ᵉ trim. 2023 100,7 102,7
2ᵉ trim. 2023 102,9 104,0
3ᵉ trim. 2023 102,4 102,9
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Encadré 1 - Contexte international - L’inflation est en repli dans l’ensemble des grandes économies occidentales

Au troisième trimestre 2023, l’économie mondiale a progressé en ordre dispersé : les économies chinoise et américaine ont, toutes les deux, accéléré alors que l’activité s’est légèrement contractée dans la zone euro. Le resserrement des politiques monétaires, entamé en 2022, aurait atteint un palier à la fin 2023 en lien avec le reflux de l’inflation. En effet, dans la plupart des économies occidentales, l’inflation baisse depuis début 2023 alors que la Chine se démarque par les pressions déflationnistes qui persistent. Malgré cette inflation encore élevée quoiqu’en repli, la consommation des ménages se montre relativement résistante dans la plupart des pays en 2023, excepté en Allemagne.

Encadré 2 - Contexte national - La croissance française hésitante au second semestre 2023

En France, les indicateurs avancés suggèrent que le reflux de l’inflation se poursuivrait au cours des prochains mois. Concernant l’activité économique, le PIB français a légèrement fléchi au troisième trimestre 2023 (-0,1 %). Si la consommation des ménages a rebondi, l’investissement des entreprises a en revanche décéléré et le commerce extérieur s’est dégradé, pesant sur l’évolution du PIB. En ce qui concerne le marché du travail, l’emploi a continué de progresser depuis début 2023 mais a tout de même ralenti dans le sillage de l’activité économique. Selon les enquêtes de conjoncture, la situation conjoncturelle demeure atone : dans ce contexte, le PIB serait stable au quatrième trimestre avant d’accélérer un peu au premier semestre 2024, à la faveur de la désinflation et malgré des taux d’intérêt élevés.

Publication rédigée par :Liliane Clément, François Couzinié-Devy, Sklaërenn Marry, Béatrice Neiter (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Le revenu de Solidarité active (RSA), entré en vigueur le 1er juin 2009 en France métropolitaine, se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI créé en 1988) et à l'allocation parent isolé (API).

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le revenu garanti est calculé comme la somme :

  • d'un montant forfaitaire, dont le montant varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge,
  • d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, fixée par décret à 62 %.

Si les ressources initiales du foyer sont inférieures au montant forfaitaire, la différence s'appelle le RSA socle. Le complément de revenu d'activité éventuel, égal à 62 % des revenus d'activité, s'appelle le RSA activité. Selon le niveau de ressources du foyer par rapport au montant forfaitaire et la présence ou non de revenus d'activité, un foyer peut percevoir une seule composante du RSA ou les deux.

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Dans le cadre de la nouvelle source SIDE, les données ont été rétropolées jusqu’en 2012.

Pour en savoir plus

(1) Insee, « Au troisième trimestre 2023, l’emploi salarié est stable ou en légère hausse dans presque toutes les régions », Informations rapides no 2, janvier 2024.

(2) « La désinflation en bonne voie », Note de conjoncture, Insee, décembre 2023.

(3) Tableau de bord Grand Est, décembre 2023.

(4) « Inflexion de la dynamique d’emploi », Insee Conjoncture Grand Est no 39, octobre 2023.

(5) Ouvrir dans un nouvel ongletHabitat, logement, construction, Dreal Grand Est, novembre 2023.