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Insee Conjoncture Réunion · Octobre 2023 · n° 29
Insee Conjoncture RéunionAu 2e trimestre, le ralentissement de l’emploi salarié se confirme Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2023

Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

Au deuxième trimestre 2023, le ralentissement de l’emploi se confirme : alors que 1 600 emplois salariés étaient créés chaque trimestre en 2022, seuls 800 emplois sont créés au deuxième trimestre 2023, après 500 emplois créés au premier trimestre. Le secteur privé cesse en effet de porter la dynamique de l’emploi observée en 2022. Le commerce et les services aux entreprises sont ainsi les rares secteurs qui créent des emplois ce trimestre. Les constructions de logements et la fréquentation touristique ralentissent. Les créations d’entreprise restent stables alors que les défaillances augmentent. Tout comme au premier trimestre, l’emploi croît légèrement dans le secteur public, après une année 2022 plutôt marquée par des destructions d’emploi. Dans ce contexte, le chômage touche 19 % de la population active.

Insee Conjoncture Réunion
No 29
Paru le :Paru le05/10/2023
Au 2e trimestre, le ralentissement de l’emploi salarié se confirme.
Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

291 800 salariés et salariées travaillent à La Réunion

Fin juin 2023, 291 800 salariés et salariées travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Au 2e trimestre, le ralentissement de l’emploi salarié se confirme : alors que 1 600 emplois étaient créés en moyenne chaque trimestre en 2022, seuls 800 emplois sont créés au 2e trimestre (+0,3 %) après 500 emplois créés au 1er trimestre (figure 1). Au niveau national, l’emploi ralentit lui aussi : les créations d’emplois augmentent de 0,1 % au 2e trimestre après +0,4 % au trimestre précédent.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - La Réunion Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - La Réunion Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 99,3 100,3 99,9 100,4
2ᵉ trim. 2018 98,6 100,4 99,5 100,6
3ᵉ trim. 2018 98,5 100,3 99,5 100,5
4ᵉ trim. 2018 98,1 100,6 98,7 100,9
1ᵉ trim. 2019 100,1 101,2 101,2 101,6
2ᵉ trim. 2019 101,1 101,4 102,4 101,9
3ᵉ trim. 2019 101,8 101,7 103,5 102,2
4ᵉ trim. 2019 103,0 102,0 104,4 102,6
1ᵉ trim. 2020 102,6 100,2 103,6 100,3
2ᵉ trim. 2020 102,8 100,0 104,4 100,3
3ᵉ trim. 2020 104,5 101,9 106,7 102,3
4ᵉ trim. 2020 105,9 101,8 108,2 102,1
1ᵉ trim. 2021 107,8 102,4 111,0 102,9
2ᵉ trim. 2021 109,2 103,7 112,7 104,5
3ᵉ trim. 2021 110,8 104,6 114,7 105,6
4ᵉ trim. 2021 111,9 105,2 116,7 106,5
1ᵉ trim. 2022 112,3 105,6 117,4 106,9
2ᵉ trim. 2022 112,9 106,0 118,7 107,5
3ᵉ trim. 2022 113,5 106,4 119,8 108,1
4ᵉ trim. 2022 114,4 106,6 121,4 108,3
1ᵉ trim. 2023 114,6 107,0 121,5 108,8
2ᵉ trim. 2023 114,9 107,1 121,8 108,9
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Dans un contexte mondial encore perturbé, les tensions sur les prix à la consommation perdurent (encadré 1 et encadré 2). En août 2023, à La Réunion, les prix augmentent de 2,4 % sur un an. Cependant, cette hausse est nettement moins marquée qu’en France (+4,9 %). Les hausses de prix sont moins prononcées à La Réunion pour tous les grands postes de consommation, que ce soit les services (+0,8 % contre +3 % au niveau national), les produits manufacturés (+2,1 % contre +3,1 %), l’alimentaire (+8,2 % contre +11,2 %) ou l’énergie (+1,8 % contre +3,8 %). Cependant, comme au niveau national, l’inflation sur un an repart à la hausse en août après avoir atteint un point bas en juillet (+1,5 % à La Réunion et +4,3 % en France).

Légère hausse de l’emploi, dans le privé comme dans le public

Au 2e trimestre 2023, l’emploi privé continue à ralentir par rapport à la dynamique observée en 2022 : un peu moins de 600 emplois sont créés (après 100 au 1er trimestre). En 2022, le secteur privé créait 2 000 emplois en moyenne chaque trimestre, en lien avec la dynamique des contrats d’apprentissage. Depuis le début d’année 2023, le recours aux contrats d’apprentissage diminue légèrement : en juin 2023, 13 000 personnes, jeunes pour la plupart, sont en apprentissage, soit 600 de moins qu’en fin d’année 2022 (figure 2).

Ce trimestre, comme au trimestre précédent, l’emploi public progresse de 250 emplois. Pourtant, le nombre de bénéficiaires de « Parcours emploi compétences » (PEC ) est stable depuis le début d’année 2023 : 10 100 personnes sont concernées en juin 2023. En 2022, 400 emplois publics étaient détruits chaque trimestre en moyenne, suite notamment à la baisse des PEC.

Figure 2Évolution du nombre d’apprentis

Évolution du nombre d’apprentis
Mois Nombre d’apprentis
déc.-17 4 545
janv.-18 4 435
févr.-18 4 336
mars-18 4 245
avr.-18 4 168
mai-18 4 106
juin-18 4 109
juil.-18 4 160
août-18 3 354
sept.-18 3 624
oct.-18 3 761
nov.-18 3 897
déc.-18 3 903
janv.-19 3 808
févr.-19 3 763
mars-19 3 739
avr.-19 3 736
mai-19 3 702
juin-19 3 702
juil.-19 3 701
août-19 2 977
sept.-19 3 444
oct.-19 3 672
nov.-19 3 784
déc.-19 3 813
janv.-20 3 880
févr.-20 3 991
mars-20 4 077
avr.-20 4 061
mai-20 4 063
juin-20 4 072
juil.-20 4 631
août-20 4 930
sept.-20 6 253
oct.-20 7 280
nov.-20 7 839
déc.-20 8 288
janv.-21 8 508
févr.-21 9 232
mars-21 9 582
avr.-21 9 683
mai-21 9 830
juin-21 10 094
juil.-21 10 293
août-21 10 222
sept.-21 11 388
oct.-21 11 885
nov.-21 12 281
déc.-21 12 280
janv.-22 12 142
févr.-22 12 044
mars-22 12 125
avr.-22 12 155
mai-22 12 238
juin-22 12 598
juil.-22 12 615
août-22 12 215
sept.-22 13 021
oct.-22 13 192
nov.-22 13 419
déc.-22 13 627
janv.-23 13 357
févr.-23 13 317
mars-23 13 339
avr.-23 13 171
mai-23 13 023
juin-23 12 985
  • Note : stock d’apprentis.
  • Champ : secteurs public et privé.
  • Source : Dares.

Figure 2Évolution du nombre d’apprentis

  • Note : stock d’apprentis.
  • Champ : secteurs public et privé.
  • Source : Dares.

Commerce et services aux entreprises, rares secteurs qui créent des emplois

Au 2e trimestre 2023, l’emploi augmente dans les secteurs du commerce et des services aux entreprises, à un rythme proche des trimestres précédents : +300 emplois hors intérim dans le commerce, +200 dans les services aux entreprises.

Dans les autres secteurs marchands, l’emploi est stable ou diminue. Dans l’hébergement et la restauration, le nombre d’emplois hors intérim diminue de 100 emplois, après +100 au trimestre précédent. En 2022, ce secteur créait 300 emplois en moyenne chaque trimestre. Ce ralentissement fait écho à une fréquentation touristique qui ne progresse plus depuis le dernier trimestre 2022.

Dans la construction, l’emploi diminue aussi (–100 emplois hors intérim), comme au trimestre précédent, en lien avec le ralentissement de la construction de logements (figure 3).

L’emploi est stable dans l’agriculture, l’industrie, les transports et l’intérim (figure 4).

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,6 100,7 99,6 98,4
2ᵉ trim. 2018 99,7 101,9 98,6 97,4
3ᵉ trim. 2018 100,5 102,1 98,5 97,2
4ᵉ trim. 2018 101,5 100,8 97,9 97,4
1ᵉ trim. 2019 104,0 101,2 99,9 99,2
2ᵉ trim. 2019 106,2 101,6 101,4 99,7
3ᵉ trim. 2019 106,7 102,8 102,5 100,0
4ᵉ trim. 2019 106,7 103,4 103,7 101,5
1ᵉ trim. 2020 107,3 104,3 103,3 102,1
2ᵉ trim. 2020 109,5 104,4 103,4 101,5
3ᵉ trim. 2020 112,3 105,7 105,0 102,4
4ᵉ trim. 2020 114,1 108,1 106,3 103,6
1ᵉ trim. 2021 117,5 109,9 109,3 104,5
2ᵉ trim. 2021 118,1 110,6 111,2 105,6
3ᵉ trim. 2021 118,2 112,0 113,4 106,8
4ᵉ trim. 2021 121,0 113,5 115,2 106,7
1ᵉ trim. 2022 120,6 113,8 115,8 106,9
2ᵉ trim. 2022 122,0 115,6 117,3 106,6
3ᵉ trim. 2022 123,5 115,6 118,3 106,8
4ᵉ trim. 2022 125,3 117,2 119,4 106,6
1ᵉ trim. 2023 124,6 116,7 120,2 107,0
2ᵉ trim. 2023 124,2 116,5 120,6 107,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié par secteur d’activité détaillé

Emploi salarié par secteur d’activité détaillé
Secteur Emploi salarié (en milliers) Évolution trimestrielle (en %) Évolution anuelle (en %)
Ensemble 291,8 0,3 1,7
Privé 203,8 0,3 2,6
Public 88,0 0,3 -0,2
Par secteur d'activité
Agriculture 3,6 -0,1 3,5
Industrie 20,8 -0,2 0,7
Dont agro-alimentaire 8,3 -0,4 1,6
Construction 18,1 -0,3 1,8
Tertiaire marchand 128,8 0,3 2,6
Commerce 37,5 0,9 1,8
Transports 13,6 -0,4 3,4
Hébergement - restauration 13,0 -1,1 3,8
Information et communication 3,8 0,2 0,7
Services financiers 6,5 0,2 0,2
Services immobiliers 2,3 -0,6 2,1
Services aux entreprises* 25,5 0,9 5,1
Intérim 5,1 -0,1 -2,0
Services aux ménages 21,5 0,0 2,3
Tertiaire non marchand 120,5 0,4 0,9
  • * hors intérim.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi augmente également dans les services non marchands

Fin juin 2023, 120 500 salariés et salariées travaillent dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Ces personnes travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.). L’effectif du secteur augmente de 500 emplois, comme au trimestre précédent.

Le chômage s’établit en moyenne à 19 %

À La Réunion, au 2e trimestre 2023, le au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 19 % de la population active. Depuis deux ans, le chômage est quasi stable : il oscille entre 17 % et 19 %, à un niveau bien en deçà de sa valeur de fin 2018 (24 %) (figure 5). Au niveau national, le chômage concerne 7,2 % de la population active au 2e trimestre 2023.

Figure 5Taux de chômage lissé

(en %)
Taux de chômage lissé ((en %))
La Réunion Taux de chômage « lissé » - La Réunion France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 22,8 23,2 9,0
1ᵉ trim. 2018 23,8 23,9 9,3
2ᵉ trim. 2018 24,3 24,2 9,1
3ᵉ trim. 2018 24,3 24,1 9,0
4ᵉ trim. 2018 23,5 23,7 8,8
1ᵉ trim. 2019 22,3 22,8 8,8
2ᵉ trim. 2019 22,1 21,9 8,4
3ᵉ trim. 2019 20,4 20,7 8,4
4ᵉ trim. 2019 20,1 19,5 8,2
1ᵉ trim. 2020 18,9 18,2 7,9
2ᵉ trim. 2020 13,4 17,3 7,1
3ᵉ trim. 2020 19,6 16,9 9,0
4ᵉ trim. 2020 17,1 17,0 8,1
1ᵉ trim. 2021 17,5 17,6 8,2
2ᵉ trim. 2021 16,7 17,9 7,9
3ᵉ trim. 2021 18,6 18,1 8,0
4ᵉ trim. 2021 19,0 18,1 7,4
1ᵉ trim. 2022 18,5 18,0 7,4
2ᵉ trim. 2022 18,9 17,9 7,4
3ᵉ trim. 2022 17,6 18,0 7,3
4ᵉ trim. 2022 17,1 18,2 7,2
1ᵉ trim. 2023 18,7 18,5 7,1
2ᵉ trim. 2023 18,8 18,7 7,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage lissé

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

La fréquentation touristique baisse légèrement au 2e trimestre 2023

Avec 353 000  enregistrées, la fréquentation touristique dans les hôtels et autres hébergements collectifs touristiques baisse légèrement au 2e trimestre 2023 à La Réunion (-2 % par rapport au 2e trimestre 2022) (figure 6). Cette baisse, plus prononcée en juin, est liée au recul de l’offre de chambres (-3,2 %) et à la stabilisation du à 64 %. La fréquentation touristique reste toutefois supérieure à son niveau du 2e trimestre 2019, avant la crise sanitaire.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
La Réunion France entière
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 104,1 100,9
2ᵉ trim. 2018 108,4 101,2
3ᵉ trim. 2018 110,8 101,8
4ᵉ trim. 2018 108,9 102,1
1ᵉ trim. 2019 110,0 102,0
2ᵉ trim. 2019 109,8 102,6
3ᵉ trim. 2019 111,5 102,7
4ᵉ trim. 2019 114,1 103,0
1ᵉ trim. 2020 87,5 82,9
2ᵉ trim. 2020 65,9 58,9
3ᵉ trim. 2020 59,0 47,8
4ᵉ trim. 2020 49,2 33,6
1ᵉ trim. 2021 72,9 40,9
2ᵉ trim. 2021 84,8 47,9
3ᵉ trim. 2021 84,6 53,2
4ᵉ trim. 2021 95,2 64,6
1ᵉ trim. 2022 98,2 74,0
2ᵉ trim. 2022 109,1 90,1
3ᵉ trim. 2022 118,4 96,4
4ᵉ trim. 2022 119,0 99,5
1ᵉ trim. 2023 119,4 102,7
2ᵉ trim. 2023 118,9 104,0
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2017.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

La baisse de la fréquentation des hébergements touristiques est plus marquée pour les établissements non classés et ceux de 1 et 2 étoiles (-2,5 %) que pour ceux de 3 à 5 étoiles (-1,8 %).

La fréquentation touristique diminue plus fortement dans les établissements du Sud (-5 % par rapport au 2e trimestre 2022) en lien avec le recul de l’offre de chambres (-4,9 %). Dans l’Ouest, la fréquentation baisse plus modérément (-1,4 %), sous l’effet cumulé de la baisse du taux d’occupation (-0,8 point) et de l’offre de chambres (- 2 %). Dans le Nord-Est, elle est stable.

Au 2e trimestre 2023, la clientèle des hébergements touristiques reste essentiellement d’origine française : elle génère 92 % des nuitées. Leur fréquentation diminue cependant par rapport au 2e trimestre 2022 (-14 000 nuitées, soit -4 %). À l’inverse, les nuitées de la clientèle d’origine étrangère continuent de progresser (+6 000 nuitées, soit +28 %) mais restent tout de même en dessous de leur niveau d’avant crise sanitaire (-32 % par rapport au 2e trimestre 2019).

Ralentissement de la construction de logements

En un an, de juillet 2022 à juin 2023, 7 100 logements sont autorisés à la construction à La Réunion, soit 800 logements de moins par rapport à la même période un an auparavant (-10 %). Cette baisse concerne les permis pour les logements individuels (-7 %) et collectifs (-13 %) (figure 7). Au niveau national, la diminution est plus forte (-20 %), notamment pour les logements individuels (-32 %).

À La Réunion, 5 800 logements sont mis en chantier entre juillet 2022 et juin 2023, soit 1 000 de moins par rapport à la même période un an plus tôt (-15 %). Au niveau national, les mises en chantier diminuent également (-15 %) et concerne comme à La Réunion les logements collectifs et individuels.

Figure 7Évolution du nombre de logements

(indice base 100 en décembre 2017)
Évolution du nombre de logements ((indice base 100 en décembre 2017))
Logements autorisés - La Réunion Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - La Réunion Logements commencés - France hors Mayotte
déc. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
janv. 2018 98,7 100,3 94,9 99,5
févr. 2018 98,7 100,9 96,6 99,1
mars 2018 96,2 99,6 96,6 98,0
avr. 2018 97,5 99,7 100,0 98,0
mai 2018 93,7 99,5 103,4 98,1
juin 2018 96,2 98,1 105,1 98,0
juil. 2018 100,0 96,9 110,2 97,0
août 2018 97,5 96,5 110,2 96,6
sept. 2018 102,5 95,7 108,5 96,1
oct. 2018 100,0 95,5 110,2 96,4
nov. 2018 97,5 95,3 103,4 95,2
déc. 2018 97,5 94,0 98,3 92,5
janv. 2019 98,7 93,5 103,4 92,6
févr. 2019 98,7 92,1 103,4 92,7
mars 2019 100,0 91,5 106,8 92,0
avr. 2019 100,0 91,7 103,4 91,8
mai 2019 102,5 91,2 100,0 91,0
juin 2019 96,2 91,0 101,7 89,9
juil. 2019 92,4 91,5 100,0 90,3
août 2019 89,9 90,6 98,3 89,9
sept. 2019 83,5 89,4 96,6 89,9
oct. 2019 84,8 90,0 96,6 88,8
nov. 2019 88,6 90,0 100,0 88,8
déc. 2019 88,6 91,5 105,1 88,9
janv. 2020 88,6 92,1 103,4 88,6
févr. 2020 93,7 93,1 100,0 88,4
mars 2020 92,4 93,0 98,3 86,7
avr. 2020 91,1 88,7 94,9 82,7
mai 2020 86,1 85,4 94,9 81,6
juin 2020 93,7 84,4 96,6 82,1
juil. 2020 94,9 82,3 94,9 81,8
août 2020 94,9 81,8 94,9 82,6
sept. 2020 94,9 81,9 94,9 82,4
oct. 2020 94,9 80,5 93,2 82,4
nov. 2020 94,9 80,6 94,9 81,8
déc. 2020 96,2 79,8 89,8 81,0
janv. 2021 94,9 79,1 91,5 80,4
févr. 2021 92,4 78,8 93,2 80,7
mars 2021 94,9 79,5 100,0 83,6
avr. 2021 101,3 83,8 106,8 87,4
mai 2021 105,1 87,3 110,2 89,1
juin 2021 98,7 89,0 110,2 89,1
juil. 2021 100,0 91,6 115,3 88,5
août 2021 103,8 92,6 120,3 88,3
sept. 2021 106,3 94,2 123,7 88,7
oct. 2021 105,1 94,5 120,3 89,4
nov. 2021 106,3 94,6 120,3 90,1
déc. 2021 106,3 95,2 128,8 90,3
janv. 2022 107,6 96,1 127,1 90,9
févr. 2022 106,3 98,5 125,4 90,7
mars 2022 107,6 101,2 122,0 90,6
avr. 2022 105,1 102,2 120,3 89,7
mai 2022 102,5 103,6 118,6 89,1
juin 2022 100,0 103,9 115,3 88,9
juil. 2022 98,7 104,3 111,9 88,1
août 2022 97,5 106,6 106,8 87,6
sept. 2022 101,3 104,7 103,4 87,0
oct. 2022 102,5 102,6 111,9 85,6
nov. 2022 98,7 101,0 115,3 84,3
déc. 2022 100,0 98,7 105,1 84,6
janv. 2023 100,0 97,1 103,4 83,7
févr. 2023 98,7 94,0 103,4 82,4
mars 2023 96,2 90,1 103,4 80,3
avr. 2023 94,9 87,9 100,0 79,0
mai 2023 91,1 84,6 100,0 77,8
juin 2023 89,9 83,0 98,3 75,5
juil. 2023 94,9 80,1 100,0 74,5
août 2023 94,9 76,8 100,0 73,4
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 7Évolution du nombre de logements

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Les créations d’entreprises se maintiennent au 2e trimestre 2023

À La Réunion, le nombre de créations d’entreprises dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles est stable par rapport au 1er trimestre 2023 (+0,6 %), avec 3 000 créations (figure 8). Les créations d’entreprises augmentent dans les secteurs des « commerces, transports, hébergements et restauration » (+2 %). À l’inverse, elles diminuent dans les « autres services » (-5 %). Elles sont stables dans la construction et dans l’industrie. Au niveau national, les créations d’entreprises sont en légère hausse (+0,8 %), notamment dans l’industrie (+5 %).

Au 2e trimestre 2023, les créations d’entreprises individuelles sous le régime de micro-entrepreneur représentent 57 % des créations d’entreprises, soit une part moins élevée qu’au niveau national (63 %). Ces créations reculent de 2,2 % par rapport au 1er trimestre 2023, alors qu’elles progressent légèrement en France (+0,7 %). Quant aux créations d’entreprises hors micro-entrepreneur, elles augmentent ce trimestre à la fois à La Réunion (+4,5 %) et en France (+1,1 %).

Au cours du 2e trimestre 2023, 220  d’entreprises sont enregistrées à La Réunion. Elles augmentent de 64 % par rapport au 2e trimestre 2022, contre +35 % en France.

Figure 8Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
La Réunion hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs La Réunion y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 95,9 99,9 99,8 104,3
2ᵉ trim. 2018 106,6 101,0 109,6 107,7
3ᵉ trim. 2018 87,4 98,9 95,5 108,7
4ᵉ trim. 2018 83,1 101,4 94,8 112,8
1ᵉ trim. 2019 87,9 107,2 104,4 123,0
2ᵉ trim. 2019 93,5 106,7 105,9 123,4
3ᵉ trim. 2019 92,4 105,7 106,0 126,5
4ᵉ trim. 2019 92,1 102,3 106,8 128,4
1ᵉ trim. 2020 101,2 97,8 115,2 118,4
2ᵉ trim. 2020 84,1 74,2 95,3 97,2
3ᵉ trim. 2020 93,9 112,1 131,3 151,0
4ᵉ trim. 2020 103,6 113,6 146,3 150,1
1ᵉ trim. 2021 98,3 116,5 140,9 155,4
2ᵉ trim. 2021 94,6 120,7 153,8 153,2
3ᵉ trim. 2021 95,6 114,8 147,4 145,9
4ᵉ trim. 2021 91,4 114,8 140,7 146,3
1ᵉ trim. 2022 98,1 116,3 156,2 152,4
2ᵉ trim. 2022 93,9 118,5 147,8 147,8
3ᵉ trim. 2022 95,1 120,3 150,7 155,0
4ᵉ trim. 2022 102,2 118,5 160,5 155,6
1ᵉ trim. 2023 91,1 108,9 154,1 147,1
2ᵉ trim. 2023 95,1 110,1 155,0 148,3
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d’entreprises doivent obligatoirement s’effectuer sur le guichet électronique des formalités d’entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d’entreprises, en raison notamment d’une modification des délais d’enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d’entreprises enregistrées sur les premiers mois de l’année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence et peuvent faire l’objet de révisions significatives.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l’onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Encadré 1 - Contexte international - Au premier semestre 2023, les grandes économies mondiales ont évolué en ordre dispersé

Les contraintes d’offre qui affectaient l’économie mondiale en 2022 (coût de l’énergie, difficultés d’approvisionnement) ont continué à s’alléger à la mi-2023. Les resserrements monétaires se sont par ailleurs poursuivis et l’inflation reflue dans plusieurs pays. Les grandes économies ont toutefois évolué en ordre dispersé : net ralentissement en Chine, entre moindres effets de rattrapage et inquiétudes croissantes sur la demande ; résilience aux États-Unis, notamment du marché du travail et de l’investissement des entreprises ; faible dynamisme en Europe, affectée par les effets des hausses de taux et des niveaux d’inflation encore élevés. La croissance européenne resterait peu dynamique d’ici la fin de l’année.

Encadré 2 - Contexte national - En France, l’activité a bénéficié de plusieurs effets de rattrapage

En France, l’activité a progressé de +0,5 % au deuxième trimestre 2023, après une stabilité en début d’année. Plusieurs branches ont bénéficié d’effets de rattrapage après des difficultés d’offre en 2022 (production d’électricité, industries automobile ou énergo-intensives…), ce qui a notamment soutenu les exportations. La consommation en revanche s’est repliée, notamment dans l’alimentation, et ce dans un contexte de prix à la consommation en ralentissement mais encore en nette progression sur un an. L’investissement des ménages a poursuivi son recul, affecté par le renchérissement des crédits immobiliers. L’emploi a ralenti (+0,1 % entre fin mars et fin juin) après plusieurs trimestres consécutifs de hausses soutenues. D’ici la fin de l’année, l’inflation refluerait quelque peu et l’activité progresserait, mais sans beaucoup de ressort.

Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)
Publication rédigée par :Florian Rageot, Isabelle Rivière (Insee)

Définitions

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs au sens du BIT et le nombre de personnes en emploi ou au chômage.

Les nuitées (ou fréquentation) correspondent au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Un couple séjournant trois nuits dans un établissement compte pour six nuitées, de même que six personnes ne séjournant qu’une seule nuit.

Le taux d’occupation correspond au rapport entre le nombre de chambres occupées et le nombre de chambres effectivement offertes sur une période donnée (c’est-à-dire en excluant les fermetures saisonnières).

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure intervient lorsqu’une unité légale est en état de cessation de paiement, c’est-à-dire qu’elle n’est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Les services aux ménages sont majoritairement composés des activités des organisations associatives, ils comportent également les activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels.