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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Octobre 2023 · n° 46
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireCroissance ralentie de l’emploi salarié et baisse de l’intérim Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2023

David Lemarchand, Florine Verdu, Jean-Baptiste Movellan, Thibaud Fégar (Insee)

Au printemps 2023, l’activité économique résiste dans un contexte international incertain conjugué à une inflation élevée. L’activité économique du Centre-Val de Loire, mesurée en heures rémunérées, est en hausse au deuxième trimestre 2023 (+1,2 %). Après une hausse continue depuis le troisième trimestre 2020, l’emploi salarié se maintient dans la région. Le taux de chômage est relativement stable (+0,1 point) à un niveau historiquement bas depuis plus d’un an, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi poursuit son repli depuis le deuxième trimestre 2021. L’activité dans le secteur de la construction se contracte. Ses effectifs salariés reculent encore (-0,2 %) par rapport au premier trimestre 2023 et les autorisations de construction dans la région sont en net repli avec une diminution de 12,7 % par rapport au trimestre précédent. Le nombre de créations d’entreprises s’accroît de 1,1 % après une baisse de 4,8 % le trimestre précédent. La hausse de la fréquentation hôtelière de 7,1 % par rapport au deuxième trimestre 2022 témoigne du retour des touristes résidents à l’étranger.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 46
Paru le :Paru le05/10/2023
Avertissement sur les créations d’entreprises

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d’entreprises doivent obligatoirement s’effectuer sur le guichet électronique des formalités d’entreprises. Ce changement important fragilise temporairement le suivi mensuel des créations d’entreprises, en raison notamment d’une modification des délais d’enregistrement des déclarations dans le répertoire Sirene. Les évolutions des créations d’entreprises enregistrées sur les premiers mois de l’année 2023 doivent donc être interprétées avec une grande prudence et peuvent faire l’objet de révisions significatives.

Des informations complémentaires concernant ce changement sont disponibles dans l’onglet Documentation de la version web de la publication nationale.

Le volume d’heures rémunérées reste supérieur à celui de l’année précédente

En France, le PIB progresse sensiblement au deuxième trimestre 2023 (+0,5 %), après être resté stable au premier trimestre. L’activité économique du Centre-Val de Loire, mesurée par le volume d’heures rémunérées des salariés, dépasse de 1,2 % sa valeur du deuxième trimestre de l’année précédente (+1,6 % en France hors Mayotte) : +0,9 % en avril, +1,4 % en mai et +1,3 % en juin par rapport au même mois un an plus tôt. Dans tous les départements de la région, le nombre d’heures rémunérées est supérieur à celui du deuxième trimestre 2022. L’évolution est la plus favorable en Indre-et-Loire (+1,9 % sur l’ensemble du trimestre).

Au niveau régional, le volume d’heures rémunérées est plus important qu’un an auparavant dans les services principalement non marchands (+1,8 %), dans l’industrie (+1,4 %) et dans les services principalement marchands (+1,3 %). Ce dernier secteur, représentant la moitié du volume d’heures rémunérées, est celui qui contribue le plus à l’augmentation globale (figure 1). La construction est le seul grand secteur où le nombre d’heures rémunérées est inférieur à celui du deuxième trimestre de l’année précédente (-0,7 %).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Centre-Val de Loire

(en points)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Centre-Val de Loire ((en points))
Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2022 0,3 0,1 3,7 0,1 4,2
févr. 2022 0,4 0,3 4,7 0,1 5,5
mars 2022 0,4 0,3 4,9 0,2 5,8
avr. 2022 0,3 0,0 6,2 0,3 6,7
mai 2022 0,8 0,5 5,2 0,4 6,9
juin 2022 0,5 -0,1 2,1 0,2 2,7
juil. 2022 0,0 -0,2 0,8 0,2 0,9
août 2022 0,7 0,1 1,2 0,3 2,3
sept. 2022 0,7 0,0 1,0 0,3 1,9
oct. 2022 0,5 -0,1 0,6 0,2 1,1
nov. 2022 0,4 0,0 0,5 0,2 1,1
déc. 2022 0,3 0,0 0,5 0,2 1,0
janv. 2023 1,0 0,0 1,6 0,5 3,1
févr. 2023 0,5 0,0 0,7 0,4 1,7
mars 2023 0,4 0,0 0,6 0,3 1,3
avr. 2023 0,2 -0,1 0,7 0,2 0,9
mai 2023 0,6 -0,2 0,7 0,2 1,4
juin 2023 0,3 0,0 0,7 0,2 1,3
juil. 2023 0,2 -0,1 0,3 0,1 0,5
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Centre-Val de Loire

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi salarié privé se stabilise à un niveau élevé

En Centre-Val de Loire, l’emploi salarié est stable au deuxième trimestre 2023 (figure 2) à son niveau le plus haut historiquement. Après une forte accélération en 2021, la croissance de l’emploi salarié ralentit en 2022 et au premier trimestre 2023 (+0,2 %). À la fin du mois de juin 2023, 943 500 personnes occupent un emploi salarié dans la région, soit une augmentation de 0,6 % en un an. La hausse de l’emploi salarié est supérieure en France hors Mayotte avec +1,0 % par rapport à l’année précédente et +0,1 % par rapport au premier trimestre de l’année.

La forte inflation en vigueur depuis début 2022 pourrait avoir favorisé le niveau élevé de l’emploi. La hausse des prix qui est l’évolution marquante depuis le début de l’année 2022 a pu avoir des effets contrastés sur l’emploi. Pour certaines entreprises qui subissent une augmentation des coûts sans grande possibilité de compensation (marché concurrentiel et mondialisé, importance des coûts d’énergie ou de transport), la hausse des prix est une difficulté supplémentaire pour maintenir l’activité. Pour d’autres, l’inflation peut se traduire par une baisse relative du coût du travail avant ajustement des salaires. Cependant l’inflation s’est également répercutée, avec le retard lié aux délais de renégociations, sur les niveaux de salaires. Ainsi, pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2021, les salaires ont augmenté légèrement plus que l'inflation au niveau national. Le salaire mensuel des salariés a progressé de 4,6 % sur un an, soit une progression plus importante que l’évolution des prix à la consommation (4,4 %).

En Centre-Val de Loire, les effectifs salariés des secteurs de l’industrie et du tertiaire marchand hors intérim croissent respectivement de 0,3 % et 0,1 % au deuxième trimestre 2023 (figure 3). Dans l’industrie, l’emploi salarié augmente modérément mais continuellement depuis plus d’un an. Il se rapproche de son niveau d’avant la crise sanitaire. Le secteur marchand hors intérim progresse légèrement après une hausse plus importante au premier trimestre 2023 (+0,7 %). Les effectifs salariés stagnent dans le secteur tertiaire non marchand après une faible évolution au premier trimestre 2023 (+0,1 %). Pour le deuxième trimestre consécutif, les effectifs du secteur de la construction poursuivent leur diminution (-0,2 %). Le repli de l’emploi salarié agricole (-0,5 %) fait suite à une faible évolution au trimestre précédent (+0,1 %).

Après une hausse au second semestre 2022, l’emploi salarié dans l’intérim diminue pour la seconde fois consécutive au deuxième trimestre 2023 dans la région (-0,6 %) (figure 4). Cette baisse est moins forte qu’au premier trimestre 2023 (-2,4 %). En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire diminue de 1,5 % aussi bien dans l’industrie que dans la construction. Dans le secteur du tertiaire, l’emploi intérimaire est en hausse (+0,6 %) après une baisse de 4,3 % au trimestre précédent. Ce repli pourrait laisser présager une baisse générale du niveau de l’emploi, du fait de la rapidité des mouvements d’embauche et de séparation de salariés dans l’intérim.

Dans la région, les effectifs salariés du secteur privé se maintiennent, après une progression de 0,2 % au trimestre précédent. Le nombre d’agents du secteur public augmente légèrement de 0,1 %. En France hors Mayotte l’évolution des deux secteurs est similaire (+0,1 %).

Au deuxième trimestre 2023, le niveau de l’emploi salarié croît dans deux départements du Centre-Val de Loire : en Indre-et-Loire (+0,3 %) et dans le Loir-et-Cher (+0,1 %) (figure 5). Les effectifs salariés y sont portés à la hausse par le secteur du tertiaire marchand hors intérim (respectivement +0,6 % et +0,7 %). Dans le Cher et le Loiret, l’emploi salarié est stable. Le tertiaire marchand hors intérim tire les effectifs vers le bas aussi bien dans le Cher (-0,6 %) que dans le Loiret (-0,2 %). En Eure-et-Loir et dans l’Indre, l’emploi salarié est en retrait de 0,1 %. Dans le premier, les secteurs de la construction (-0,8 %), du tertiaire marchand hors intérim (-0,3 %) ainsi que l’activité intérimaire (-1,3 %) contribuent à la baisse de l’emploi salarié. Dans le second, le niveau des effectifs salariés est pénalisé par l’emploi intérimaire (-6,0 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Emploi salarié total - Centre-Val de Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,0 100,3 100,0 100,4
2ᵉ trim. 2018 100,1 100,4 100,2 100,6
3ᵉ trim. 2018 99,6 100,3 99,7 100,5
4ᵉ trim. 2018 99,6 100,6 99,7 100,9
1ᵉ trim. 2019 100,1 101,2 100,3 101,6
2ᵉ trim. 2019 100,3 101,4 100,5 101,9
3ᵉ trim. 2019 100,2 101,7 100,6 102,2
4ᵉ trim. 2019 100,6 102,0 100,9 102,6
1ᵉ trim. 2020 98,4 100,2 98,1 100,3
2ᵉ trim. 2020 98,4 100,0 98,4 100,3
3ᵉ trim. 2020 100,1 101,9 100,3 102,3
4ᵉ trim. 2020 100,2 101,8 100,3 102,1
1ᵉ trim. 2021 100,7 102,4 101,0 102,9
2ᵉ trim. 2021 101,7 103,7 102,3 104,5
3ᵉ trim. 2021 102,4 104,6 103,1 105,6
4ᵉ trim. 2021 102,5 105,2 103,4 106,5
1ᵉ trim. 2022 102,8 105,6 103,6 106,9
2ᵉ trim. 2022 103,0 106,0 103,9 107,5
3ᵉ trim. 2022 103,3 106,4 104,3 108,1
4ᵉ trim. 2022 103,4 106,6 104,4 108,3
1ᵉ trim. 2023 103,6 107,0 104,7 108,8
2ᵉ trim. 2023 103,6 107,1 104,7 108,9
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,2 99,7 100,3 100,1
2ᵉ trim. 2018 100,5 99,9 100,8 99,7
3ᵉ trim. 2018 100,5 99,6 100,4 99,1
4ᵉ trim. 2018 100,1 99,8 100,7 99,2
1ᵉ trim. 2019 100,8 100,4 101,1 99,2
2ᵉ trim. 2019 101,4 100,4 101,3 99,4
3ᵉ trim. 2019 102,0 100,4 101,3 98,7
4ᵉ trim. 2019 102,8 100,3 102,4 99,3
1ᵉ trim. 2020 102,6 99,9 101,1 99,0
2ᵉ trim. 2020 103,7 99,2 100,6 98,2
3ᵉ trim. 2020 104,7 98,8 102,3 99,3
4ᵉ trim. 2020 105,2 98,4 101,7 99,6
1ᵉ trim. 2021 106,5 98,5 102,6 99,5
2ᵉ trim. 2021 107,0 98,3 104,6 99,5
3ᵉ trim. 2021 108,1 98,5 105,9 100,0
4ᵉ trim. 2021 108,5 98,5 106,4 99,6
1ᵉ trim. 2022 108,9 98,5 106,7 99,8
2ᵉ trim. 2022 109,0 98,8 107,4 99,9
3ᵉ trim. 2022 109,1 99,0 107,8 100,0
4ᵉ trim. 2022 109,1 99,2 107,6 99,9
1ᵉ trim. 2023 108,8 99,4 108,4 100,0
2ᵉ trim. 2023 108,6 99,6 108,5 100,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Évolution de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 98,8 100,9
2ᵉ trim. 2018 97,7 99,8
3ᵉ trim. 2018 96,2 99,7
4ᵉ trim. 2018 91,4 96,4
1ᵉ trim. 2019 94,2 100,1
2ᵉ trim. 2019 94,8 99,9
3ᵉ trim. 2019 94,1 99,2
4ᵉ trim. 2019 90,8 96,6
1ᵉ trim. 2020 55,5 59,5
2ᵉ trim. 2020 67,6 73,1
3ᵉ trim. 2020 85,0 88,7
4ᵉ trim. 2020 88,0 91,1
1ᵉ trim. 2021 89,0 93,7
2ᵉ trim. 2021 95,5 97,3
3ᵉ trim. 2021 92,9 98,1
4ᵉ trim. 2021 95,2 102,3
1ᵉ trim. 2022 95,0 100,9
2ᵉ trim. 2022 93,0 99,5
3ᵉ trim. 2022 95,7 100,9
4ᵉ trim. 2022 96,8 101,1
1ᵉ trim. 2023 94,5 98,6
2ᵉ trim. 2023 93,9 98,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié total par département

(en % par rapport au trimestre précédent)
Évolution de l'emploi salarié total par département ((en % par rapport au trimestre précédent))
1ᵉ trim. 2023 2ᵉ trim. 2023
Cher 0,2 0,0
Eure-et-Loir 0,1 -0,1
Indre 0,1 -0,1
Indre-et-Loire 0,3 0,3
Loir-et-Cher 0,1 0,1
Loiret 0,2 0,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le chômage est relativement stable à un niveau historiquement bas

En Centre-Val de Loire, 6,7 % des actifs sont au chômage au deuxième trimestre 2023, un niveau faible, relativement stable depuis fin 2021, et encore inférieur au taux de chômage national (7,2 %). Dans un contexte d’inflation durable et de baisse des salaires horaires réels, le taux de chômage est inférieur de 1,5 point au pic du troisième trimestre 2020 dû à la crise sanitaire (figure 6). Les variations du taux de chômage sont identiques au niveau national (+0,1 point par rapport au trimestre précédent, -0,2 point sur un an).

Le taux de chômage est stable par rapport au trimestre précédent dans la plupart des départements de la région (figure 7). Dans le Loiret, il est en hausse de 0,2 point. Il demeure le plus faible dans le Loir-et-Cher (5,9 % au deuxième trimestre) et le plus élevé dans le Cher (7,2 %), même si c’est dans ce département qu’il a le plus fortement diminué sur un an dans la région (-0,4 point). Entre le premier et le deuxième trimestre 2023, le taux de chômage est stable ou quasi stable (entre -0,1 et +0,1 point) dans la plupart des zones d’emploi de la région (figure 8). Sur un an, la plus forte baisse se situe dans la zone d’emploi de Gien (-0,7 point).

Figure 6Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2017 8,4 9,0
1ᵉ trim. 2018 8,7 9,3
2ᵉ trim. 2018 8,5 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,5 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,3 8,8
1ᵉ trim. 2019 8,4 8,8
2ᵉ trim. 2019 8,0 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,0 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,4 7,9
2ᵉ trim. 2020 6,8 7,1
3ᵉ trim. 2020 8,2 9,0
4ᵉ trim. 2020 7,2 8,1
1ᵉ trim. 2021 7,4 8,2
2ᵉ trim. 2021 7,2 7,9
3ᵉ trim. 2021 7,2 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,7 7,4
1ᵉ trim. 2022 6,8 7,4
2ᵉ trim. 2022 6,9 7,4
3ᵉ trim. 2022 6,8 7,3
4ᵉ trim. 2022 6,7 7,2
1ᵉ trim. 2023 6,6 7,1
2ᵉ trim. 2023 6,7 7,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 7Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
Territoires 2e trimestre 2023 (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 7,2 -0,1 -0,4
Eure-et-Loir 6,7 0,1 0,0
Indre 7,0 0,1 -0,3
Indre-et-Loire 6,4 0,1 -0,1
Loir-et-Cher 5,9 0,1 -0,2
Loiret 7,0 0,2 -0,3
Centre-Val de Loire 6,7 0,1 -0,2
France hors Mayotte 7,2 0,1 -0,2
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affichées sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 8Taux de chômage localisé par zone d’emploi au deuxième trimestre 2023

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au deuxième trimestre 2023 - Lecture : dans la zone d’emploi de Pithiviers, le taux de chômage au 2e trimestre 2023 atteint 6,7 %, en hausse de 0,2 point par rapport au 1er trimestre 2023. Ce taux est moins élevé que celui de la zone d’emploi de Montargis. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contiguës, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
Code de la zone d'emploi 2020 Libellé de la zone d'emploi 2020 Taux de chômage du 2e trimestre 2023 (en %) Évolution trimestrielle (en point)
2401 Blois 5,8 0,0
2402 Bourges 6,8 -0,1
2403 Chartres 6,0 0,2
2404 Châteaudun 6,6 0,1
2405 Châteauroux 7,0 0,0
2406 Chinon 5,4 0,0
2407 Gien 6,8 -0,1
2408 Loches 5,9 0,1
2409 Montargis 9,8 0,1
2410 Orléans 6,2 0,2
2411 Pithiviers 6,7 0,2
2412 Romorantin-Lanthenay 6,2 0,0
2413 Tours 6,6 0,2
2414 Vendôme 5,6 0,2
2415 Vierzon 10,5 0,1
0056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,5 0,0
0057 Dreux 8,1 0,1
0060 Nevers 6,6 -0,2
0061 Nogent-le-Rotrou 6,1 0,2
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Pithiviers, le taux de chômage au 2e trimestre 2023 atteint 6,7 %, en hausse de 0,2 point par rapport au 1er trimestre 2023. Ce taux est moins élevé que celui de la zone d’emploi de Montargis. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contiguës, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 8Taux de chômage localisé par zone d’emploi au deuxième trimestre 2023

  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Pithiviers, le taux de chômage au 2e trimestre 2023 atteint 6,7 %, en hausse de 0,2 point par rapport au 1er trimestre 2023. Ce taux est moins élevé que celui de la zone d’emploi de Montargis. La représentation de la discontinuité relative locale traduit cet écart de taux de chômage entre zones d’emploi contiguës, à travers l’épaisseur de la frontière et l’orientation (du taux de chômage le plus élevé vers le plus bas).
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Le nombre de demandeurs d’emploi reste en retrait

En Centre-Val de Loire, 191 850 demandeurs d’emploi de catégories A, B et C sont inscrits à Pôle emploi en moyenne au deuxième trimestre 2023. En baisse ces deux dernières années, ce nombre recule de 1,0 % par rapport au trimestre précédent (-0,5 % en France). En diminution trimestrielle dans tous les départements de la région, la variation est la plus forte dans le Loir-et-Cher (-1,9 %). Sur l’année, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi diminue davantage qu’au niveau national : -3,9 % contre -1,9 % (figure 9).

Le nombre d’entrées des listes de Pôle emploi diminue dans la région (-1,0 % au deuxième trimestre 2023), mais moins fortement que le nombre de sorties (-3,2 %).

Les demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus sont moins nombreux qu’au trimestre précédent (-0,9 % en un trimestre) tandis que l’effectif des moins de 25 ans est stable. Après un pic début 2021, le nombre d’inscrits depuis plus d’un an diminue. Cet effectif est en baisse de 1,8 % au deuxième trimestre 2023 (-10,1 % sur un an).

Figure 9Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
Territoires 2e trimestre 2023 Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 191 850 -1,0 -3,9
Dont moins de 25 ans 25 590 0,0 -3,4
Dont 50 ans ou plus 53 160 -0,9 -3,3
Dont inscrits depuis plus d’un an 87 680 -1,8 -10,1
France 5 343 200 -0,5 -1,9
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Les créations d’entreprises classiques repartent légèrement à la hausse

En baisse de 4,8 % au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises repart à la hausse (+1,1 %) au deuxième trimestre 2023 (figure 10) avec 7 200 nouvelles entreprises, dont 2 600 entreprises classiques, en Centre-Val de Loire. Cette augmentation est portée tant par les entreprises classiques (sociétés et entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs) (+1,7 %) que par les immatriculations des micro-entrepreneurs (+0,7 %).

À l’échelle nationale, l’augmentation du nombre de créations d’entreprises est légèrement plus faible qu’en Centre-Val de Loire au deuxième trimestre 2023 (+0,8 %). Concernant les nouveaux micro-entrepreneurs, la hausse est la même qu’au niveau national (+0,7 %), tandis que la progression des entreprises classiques est inférieure à celle de la région (+1,1 %).

Figure 10Créations d'entreprises

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017)
Créations d'entreprises ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2017))
Centre-Val de Loire hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Centre-Val de Loire y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2018 100,0 99,9 104,3 104,3
2ᵉ trim. 2018 102,1 101,0 108,7 107,7
3ᵉ trim. 2018 104,5 98,9 111,1 108,7
4ᵉ trim. 2018 104,4 101,4 114,8 112,8
1ᵉ trim. 2019 110,1 107,2 122,8 123,0
2ᵉ trim. 2019 107,6 106,7 126,2 123,4
3ᵉ trim. 2019 101,4 105,7 130,9 126,5
4ᵉ trim. 2019 97,0 102,3 127,8 128,4
1ᵉ trim. 2020 99,6 97,8 126,5 118,4
2ᵉ trim. 2020 82,6 74,2 97,9 97,2
3ᵉ trim. 2020 116,0 112,1 150,2 151,0
4ᵉ trim. 2020 113,2 113,6 152,4 150,1
1ᵉ trim. 2021 123,6 116,5 167,2 155,4
2ᵉ trim. 2021 122,8 120,7 156,2 153,2
3ᵉ trim. 2021 120,3 114,8 156,4 145,9
4ᵉ trim. 2021 119,0 114,8 159,7 146,3
1ᵉ trim. 2022 122,8 116,3 165,2 152,4
2ᵉ trim. 2022 118,2 118,5 157,7 147,8
3ᵉ trim. 2022 119,6 120,3 157,4 155,0
4ᵉ trim. 2022 117,3 118,5 162,8 155,6
1ᵉ trim. 2023 105,7 108,9 155,0 147,1
2ᵉ trim. 2023 107,6 110,1 156,7 148,3
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

La hausse du nombre de défaillances d’entreprises ralentit

Au deuxième trimestre 2023, l’augmentation du nombre de défaillances d’entreprises en Centre-Val de Loire ralentit en comparaison au premier trimestre 2023 (en glissement du cumul annuel). Le nombre de défaillances sur un an, entre juillet 2022 et juin 2023, dépasse 1 800. Ce nombre d’entreprises défaillantes avait fortement diminué pendant la crise sanitaire avec les nombreuses mesures de soutien au tissu productif, comme les prêts garantis par l’État ou les reports de charges. Il est supérieur de 5,1 % à celui mesuré sur la période allant d’avril 2022 à mars 2023, et de 53,4 % à celui mesuré entre juillet 2021 et juin 2022 (figure 11).

En France, la hausse est plus importante que dans la région. Le nombre de défaillances entre juillet 2022 et juin 2023 est supérieur de 7,6 % à celui mesuré sur la période allant d’avril 2022 à mars 2023. Par rapport à l’année précédente, le nombre de défaillances d’entreprises évolue légèrement moins vite (+47,0 %) que celui de la région (+53,4 %).

Figure 11Défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2017)
Défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2017))
Centre-Val de Loire France entière
déc. 2017 100,0 100,0
janv. 2018 98,3 99,1
févr. 2018 96,5 98,6
mars 2018 95,9 97,4
avr. 2018 95,9 97,6
mai 2018 94,4 96,7
juin 2018 93,7 96,7
juil. 2018 94,2 97,2
août 2018 94,7 97,7
sept. 2018 94,5 98,0
oct. 2018 97,2 99,0
nov. 2018 97,7 98,9
déc. 2018 97,5 99,0
janv. 2019 99,2 99,8
févr. 2019 101,0 99,7
mars 2019 100,0 99,3
avr. 2019 99,5 99,5
mai 2019 97,7 99,3
juin 2019 96,4 98,3
juil. 2019 96,5 98,3
août 2019 96,4 97,1
sept. 2019 95,5 96,3
oct. 2019 92,4 95,2
nov. 2019 91,9 94,3
déc. 2019 91,4 93,7
janv. 2020 87,7 91,5
févr. 2020 86,8 90,1
mars 2020 83,2 86,4
avr. 2020 77,8 80,8
mai 2020 74,6 76,0
juin 2020 73,4 73,5
juil. 2020 69,3 70,6
août 2020 68,2 69,7
sept. 2020 63,3 66,9
oct. 2020 58,8 63,3
nov. 2020 55,7 60,3
déc. 2020 52,4 57,2
janv. 2021 50,7 54,7
févr. 2021 48,1 51,6
mars 2021 48,7 51,4
avr. 2021 50,6 52,7
mai 2021 50,8 53,8
juin 2021 48,7 52,9
juil. 2021 48,1 51,5
août 2021 48,1 51,3
sept. 2021 48,9 50,4
oct. 2021 49,9 49,9
nov. 2021 50,2 50,0
déc. 2021 51,2 50,6
janv. 2022 51,8 51,5
févr. 2022 53,4 53,3
mars 2022 53,4 55,4
avr. 2022 54,6 57,5
mai 2022 58,8 59,4
juin 2022 62,4 61,5
juil. 2022 65,7 64,1
août 2022 66,9 65,3
sept. 2022 68,2 68,5
oct. 2022 72,2 71,2
nov. 2022 74,9 73,9
déc. 2022 78,6 75,7
janv. 2023 84,4 78,8
févr. 2023 85,9 81,1
mars 2023 91,0 84,0
avr. 2023 92,8 85,8
mai 2023 94,3 88,3
juin 2023 95,7 90,4
juil. 2023 96,1 92,1
  • Notes : données mensuelles brutes au 29 sept. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 11Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 29 sept. 2023, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Repli marqué des autorisations de construction

Le nombre d’autorisations de construction de logements en Centre-Val de Loire entre juillet 2022 et juin 2023 diminue de 12,7 % par rapport à celui mesuré sur la période allant d’avril 2022 à mars 2023 (figure 12). La tendance baissière observée le trimestre précédent se confirme. Ce repli concerne à la fois les logements individuels et collectifs (respectivement 40 % et 60 % des logements autorisés). Le nombre d’autorisations chute de 19,1 % sur un an dans la région. En France hors Mayotte, le phénomène est plus accentué avec une diminution de 20,1 % du nombre d’autorisations sur les 12 derniers mois par rapport à l’année dernière.

Le nombre de logements commencés entre juillet 2022 et juin 2023 en Centre-Val de Loire est en baisse de 4,8 % par rapport à celui mesuré entre les mois d’avril 2022 et mars 2023 (figure 12). Cette tendance est un peu plus marquée pour les logements individuels (-5,2 %) que les logements collectifs (-4,7 %). Sur l’ensemble du territoire français hors Mayotte, le nombre de mises en chantier, mesuré en données cumulées sur douze mois, est en repli de 5,9 % au deuxième trimestre 2023 en comparaison avec le premier trimestre 2023. Par rapport à l’année précédente, le nombre de logements commencés diminue de 15,0 %.

Figure 12Évolution du nombre de logements

(indice base 100 en décembre 2017)
Évolution du nombre de logements ((indice base 100 en décembre 2017))
Logements autorisés - Centre-Val de Loire Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - Centre-Val de Loire Logements commencés - France hors Mayotte
déc. 2017 100,0 100,0 100,0 100,0
janv. 2018 99,2 100,3 100,0 99,5
févr. 2018 100,0 100,9 98,2 99,1
mars 2018 94,4 99,6 96,5 98,0
avr. 2018 94,4 99,7 98,2 98,0
mai 2018 89,7 99,5 96,5 98,1
juin 2018 92,1 98,1 95,6 98,0
juil. 2018 90,5 96,9 93,8 97,0
août 2018 90,5 96,5 90,3 96,6
sept. 2018 88,1 95,7 88,5 96,1
oct. 2018 87,3 95,5 85,0 96,4
nov. 2018 85,7 95,3 86,7 95,2
déc. 2018 86,5 94,0 78,8 92,5
janv. 2019 86,5 93,5 83,2 92,6
févr. 2019 86,5 92,1 83,2 92,7
mars 2019 88,9 91,5 85,0 92,0
avr. 2019 90,5 91,7 83,2 91,8
mai 2019 90,5 91,2 83,2 91,0
juin 2019 90,5 91,0 84,1 89,9
juil. 2019 95,2 91,5 84,1 90,3
août 2019 94,4 90,6 85,0 89,9
sept. 2019 95,2 89,4 85,0 89,9
oct. 2019 94,4 90,0 85,0 88,8
nov. 2019 96,0 90,0 85,8 88,8
déc. 2019 95,2 91,5 90,3 88,9
janv. 2020 96,0 92,1 86,7 88,6
févr. 2020 99,2 93,1 89,4 88,4
mars 2020 106,3 93,0 85,0 86,7
avr. 2020 100,8 88,7 82,3 82,7
mai 2020 98,4 85,4 80,5 81,6
juin 2020 95,2 84,4 82,3 82,1
juil. 2020 88,9 82,3 88,5 81,8
août 2020 91,3 81,8 90,3 82,6
sept. 2020 91,3 81,9 90,3 82,4
oct. 2020 96,0 80,5 92,0 82,4
nov. 2020 94,4 80,6 91,2 81,8
déc. 2020 93,7 79,8 90,3 81,0
janv. 2021 93,7 79,1 90,3 80,4
févr. 2021 91,3 78,8 89,4 80,7
mars 2021 85,7 79,5 92,9 83,6
avr. 2021 92,1 83,8 101,8 87,4
mai 2021 98,4 87,3 105,3 89,1
juin 2021 112,7 89,0 103,5 89,1
juil. 2021 119,8 91,6 96,5 88,5
août 2021 122,2 92,6 96,5 88,3
sept. 2021 122,2 94,2 100,9 88,7
oct. 2021 123,0 94,5 102,7 89,4
nov. 2021 123,0 94,6 104,4 90,1
déc. 2021 127,0 95,2 104,4 90,3
janv. 2022 128,6 96,1 105,3 90,9
févr. 2022 134,1 98,5 110,6 90,7
mars 2022 138,1 101,2 112,4 90,6
avr. 2022 143,7 102,2 110,6 89,7
mai 2022 142,9 103,6 109,7 89,1
juin 2022 138,1 103,9 110,6 88,9
juil. 2022 138,9 104,3 115,0 88,1
août 2022 148,4 106,6 115,0 87,6
sept. 2022 146,8 104,7 115,0 87,0
oct. 2022 140,5 102,6 115,9 85,6
nov. 2022 139,7 101,0 114,2 84,3
déc. 2022 136,5 98,7 117,7 84,6
janv. 2023 134,9 97,1 117,7 83,7
févr. 2023 132,5 94,0 110,6 82,4
mars 2023 128,6 90,1 108,0 80,3
avr. 2023 119,8 87,9 104,4 79,0
mai 2023 120,6 84,6 102,7 77,8
juin 2023 111,9 83,0 102,7 75,5
juil. 2023 106,3 80,1 98,2 74,5
août 2023 92,1 76,8 97,3 73,4
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 12Évolution du nombre de logements

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

La fréquentation touristique régionale progresse

La fréquentation touristique hôtelière en Centre-Val de Loire au deuxième trimestre de l’année 2023 affiche une hausse de 7,1 % par rapport au deuxième trimestre 2022 (1 825 000 nuitées enregistrées). Par rapport aux mêmes mois de l’année précédente, la hausse est proportionnellement plus faible en juin (+2,1 %) qu’en mai ou en avril (respectivement +9,2 % et +11,0 %).

Cette hausse de fréquentation est moins portée par les clients résidant en France (+5,5 %) que par ceux qui proviennent d’ailleurs (+14,2 %). Le nombre de touristes habitant à l’étranger est 17,2 % plus élevé en avril 2023 qu’un an auparavant, tandis que la hausse de la clientèle française atteint 9,9 % ce même mois. Le printemps 2022 correspond à la fin des restrictions liées au Covid-19, notamment à la levée du dispositif de contrôle sanitaire aux frontières, ce qui explique en partie le retour de la clientèle non résidente.

L’augmentation du nombre de touristes au deuxième trimestre 2023 est moindre en France (+4,9 %) qu’en Centre-Val de Loire. À l’échelle nationale, le nombre de nuitées des clients résidant en France est relativement stable (+0,6 %), mais celui des clients résidant à l’étranger progresse (+13,4 %) par rapport au deuxième trimestre 2022.

Encadré 1 - Contexte international - Au premier semestre 2023, les grandes économies mondiales ont évolué en ordre dispersé

Les contraintes d’offre qui affectaient l’économie mondiale en 2022 (coût de l’énergie, difficultés d’approvisionnement) ont continué à s’alléger à la mi-2023. Les resserrements monétaires se sont par ailleurs poursuivis et l’inflation reflue dans plusieurs pays. Les grandes économies ont toutefois évolué en ordre dispersé : net ralentissement en Chine, entre moindres effets de rattrapage et inquiétudes croissantes sur la demande ; résilience aux États-Unis, notamment du marché du travail et de l’investissement des entreprises ; faible dynamisme en Europe, affectée par les effets des hausses de taux et des niveaux d’inflation encore élevés. La croissance européenne resterait peu dynamique d’ici la fin de l’année.

Encadré 2 - Contexte national - En France, l’activité a bénéficié de plusieurs effets de rattrapage

En France, l’activité a progressé de +0,5 % au deuxième trimestre 2023, après une stabilité en début d’année. Plusieurs branches ont bénéficié d’effets de rattrapage après des difficultés d’offre en 2022 (production d’électricité, industries automobile ou énergo-intensives…), ce qui a notamment soutenu les exportations. La consommation en revanche s’est repliée, notamment dans l’alimentation, et ce dans un contexte de prix à la consommation en ralentissement mais encore en nette progression sur un an. L’investissement des ménages a poursuivi son recul, affecté par le renchérissement des crédits immobiliers. L’emploi a ralenti (+0,1 % entre fin mars et fin juin) après plusieurs trimestres consécutifs de hausses soutenues. D’ici la fin de l’année, l’inflation refluerait quelque peu et l’activité progresserait, mais sans beaucoup de ressort.

Publication rédigée par :David Lemarchand, Florine Verdu, Jean-Baptiste Movellan, Thibaud Fégar (Insee)

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.