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Insee Conjoncture Guyane · Juillet 2022 · n° 20
Insee Conjoncture GuyaneHausse continue de l’emploiNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2022

Éric Mével, Océane Lasnier, Nora Eliot (Insee)

Au premier trimestre 2022, l’emploi salarié augmente en Guyane comme en France (hors Mayotte). Hormis dans l’intérim, l’emploi progresse dans tous les grands secteurs notamment dans le tertiaire. Le taux de chômage s’établit à 15,6 % de la population active. Dans le même temps, le nombre de demandeurs d’emploi augmente. Dans la construction, le nombre d’autorisations délivrées est en recul tandis que les mises en chantier sont en hausse. Ce trimestre, les créations d’entreprises reculent. En ce début d’année, la fréquentation touristique de Guyane est fragilisée par l’absence de clientèle en provenance de l’étranger.

Insee Conjoncture Guyane
No 20
Paru le : Paru le 12/07/2022

L’emploi salarié toujours bien orienté

En Guyane, le nombre d’emplois salariés s’établit à 69 060 au premier trimestre 2022. Les effectifs salariés augmentent ainsi de 0,4 % (figure 1) par rapport au trimestre précédent, ce qui représente 270 emplois supplémentaires. Cette hausse confirme la bonne orientation observée au quatrième trimestre (+0,5 %).

Le secteur privé et le secteur public contribuent autant à cette tendance positive du marché de l’emploi. Les deux secteurs progressent chacun de 0,4 %. Dans le privé ce sont 150 salariés supplémentaires qui sont ainsi enregistrés, contre 120 dans le public.

Avec 1 970 emplois supplémentaires en un an, le niveau de l’emploi salarié est supérieur de 2,9 % à celui du premier trimestre 2021.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié progresse également au premier trimestre 2022 (+0,3 %). Sur un an, les effectifs augmentent de 2,9 %.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Guyane Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Guyane Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,0 100,0 100,4 99,9
2ᵉ trim. 2015 100,2 100,2 98,9 100,2
3ᵉ trim. 2015 101,1 100,3 98,8 100,3
4ᵉ trim. 2015 101,6 100,4 100,2 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,4 100,6 100,8 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,5 100,8 100,3 101,0
3ᵉ trim. 2016 99,9 101,1 100,4 101,3
4ᵉ trim. 2016 100,5 101,2 102,3 101,4
1ᵉ trim. 2017 98,0 101,6 97,9 101,9
2ᵉ trim. 2017 99,0 102,0 99,0 102,4
3ᵉ trim. 2017 101,3 102,1 101,1 102,6
4ᵉ trim. 2017 101,7 102,5 102,3 103,2
1ᵉ trim. 2018 103,0 102,7 103,0 103,5
2ᵉ trim. 2018 103,8 102,8 104,2 103,7
3ᵉ trim. 2018 103,6 102,7 103,7 103,7
4ᵉ trim. 2018 104,6 103,1 103,9 104,1
1ᵉ trim. 2019 105,7 103,6 105,2 104,8
2ᵉ trim. 2019 106,6 103,9 106,5 105,0
3ᵉ trim. 2019 107,6 104,3 107,6 105,6
4ᵉ trim. 2019 108,5 104,6 108,3 106,0
1ᵉ trim. 2020 107,4 102,5 105,7 103,2
2ᵉ trim. 2020 106,6 102,0 104,9 102,8
3ᵉ trim. 2020 108,8 103,8 107,2 104,7
4ᵉ trim. 2020 111,2 103,8 110,2 104,6
1ᵉ trim. 2021 112,4 104,5 112,4 105,6
2ᵉ trim. 2021 112,9 105,8 112,9 107,1
3ᵉ trim. 2021 114,6 106,6 115,7 108,1
4ᵉ trim. 2021 115,2 107,2 116,3 109,0
1ᵉ trim. 2022 115,7 107,5 116,8 109,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire, moteur des créations d’emploi

Le secteur tertiaire non marchand est le principal moteur de la bonne orientation de l’emploi salarié ce trimestre. Les effectifs augmentent de 0,6 % au premier trimestre 2022 (figure 2). Le nombre de personnes employées par le secteur s’élève à 35 730, soit 210 nouveaux emplois salariés.

Dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim), les effectifs salariés augmentent de 0,5 % au premier trimestre. Cette hausse contribue à la bonne dynamique de l’emploi salarié en Guyane. Le secteur emploie désormais 22 360 salariés, soit 120 de plus qu’au trimestre précédent. Ce secteur subit tout de même une baisse des effectifs dans l’hébergement-restauration qui perd 60 postes.

Dans le secteur de la construction, les effectifs sont en hausse de 1,6 % au premier trimestre. Cette progression porte les effectifs du secteur à 3 950 salariés, soit 60 de plus qu’au trimestre précédent.

Le nombre de salariés dans le secteur de l’industrie augmente de 1,3 % au premier trimestre. Cette hausse contribue à la bonne dynamique de l’emploi salarié en Guyane. Le secteur emploie désormais 4 670 salariés, soit 60 de plus qu’au trimestre précédent.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guyane

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guyane (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,1 99,4 100,2 101,7
2ᵉ trim. 2015 94,7 97,9 99,8 101,4
3ᵉ trim. 2015 93,8 96,4 100,0 103,3
4ᵉ trim. 2015 93,2 96,7 101,1 103,1
1ᵉ trim. 2016 89,4 97,5 101,3 102,3
2ᵉ trim. 2016 85,7 97,2 101,5 101,4
3ᵉ trim. 2016 86,9 98,5 100,1 99,9
4ᵉ trim. 2016 87,8 99,8 101,3 99,4
1ᵉ trim. 2017 87,0 97,2 98,2 98,7
2ᵉ trim. 2017 89,4 95,6 100,1 98,3
3ᵉ trim. 2017 89,0 97,7 99,6 101,7
4ᵉ trim. 2017 92,4 97,2 100,3 101,5
1ᵉ trim. 2018 94,5 99,4 101,6 102,5
2ᵉ trim. 2018 94,8 99,9 102,7 103,0
3ᵉ trim. 2018 94,2 99,1 102,3 103,2
4ᵉ trim. 2018 93,2 99,1 103,0 105,1
1ᵉ trim. 2019 95,9 101,2 103,1 106,5
2ᵉ trim. 2019 98,4 102,6 104,4 106,9
3ᵉ trim. 2019 103,4 104,6 104,5 107,8
4ᵉ trim. 2019 104,8 104,0 104,8 109,3
1ᵉ trim. 2020 105,0 103,0 103,2 110,1
2ᵉ trim. 2020 106,4 102,4 101,3 109,0
3ᵉ trim. 2020 107,3 103,8 103,1 111,2
4ᵉ trim. 2020 106,8 104,0 106,6 112,8
1ᵉ trim. 2021 109,0 105,1 108,7 113,0
2ᵉ trim. 2021 109,0 107,2 108,7 113,7
3ᵉ trim. 2021 111,6 106,1 112,5 113,9
4ᵉ trim. 2021 111,4 105,8 112,8 114,9
1ᵉ trim. 2022 113,2 107,2 113,4 115,6
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guyane

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Contraction de l’intérim

L’emploi intérimaire recule nettement au premier trimestre 2022. Le nombre d’intérimaires baisse de 7,8 % (figure 3), après une légère baisse au trimestre précédent (-0,4 %), et s’établit à 1 940.

Sur un an, le niveau de l’emploi intérimaire est ainsi en baisse. Il recule de 2,4 % par rapport au premier trimestre de l’année précédente , ce qui représente 50 emplois en moins.

En France (hors Mayotte), le nombre d’emplois intérimaires baisse de 1,7 % par rapport au quatrième trimestre 2022. Il progresse néanmoins de 7,8 % en un an.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Guyane France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 102,4 99,8
2ᵉ trim. 2015 102,9 103,7
3ᵉ trim. 2015 98,3 107,5
4ᵉ trim. 2015 118,7 109,9
1ᵉ trim. 2016 144,3 110,1
2ᵉ trim. 2016 130,3 112,7
3ᵉ trim. 2016 167,4 116,8
4ᵉ trim. 2016 185,9 121,9
1ᵉ trim. 2017 125,1 126,9
2ᵉ trim. 2017 159,4 132,8
3ᵉ trim. 2017 203,1 137,3
4ᵉ trim. 2017 221,0 142,4
1ᵉ trim. 2018 225,3 143,7
2ᵉ trim. 2018 234,5 141,0
3ᵉ trim. 2018 222,8 141,0
4ᵉ trim. 2018 214,9 137,6
1ᵉ trim. 2019 215,9 142,8
2ᵉ trim. 2019 218,2 140,9
3ᵉ trim. 2019 224,4 140,3
4ᵉ trim. 2019 223,0 138,1
1ᵉ trim. 2020 152,4 85,1
2ᵉ trim. 2020 179,2 102,9
3ᵉ trim. 2020 203,2 125,5
4ᵉ trim. 2020 230,1 130,7
1ᵉ trim. 2021 247,0 134,1
2ᵉ trim. 2021 249,1 136,8
3ᵉ trim. 2021 262,7 138,8
4ᵉ trim. 2021 261,5 146,9
1ᵉ trim. 2022 241,2 144,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié en hausse en Martinique et en légère baisse en Guadeloupe

En Martinique, l’emploi salarié progresse de 0,5 % au premier trimestre 2022 (figure 4). Tous les secteurs d’activité sont concernés par cette hausse. Le nombre d’emplois intérimaires progresse de 10,9 %, soit 240 emplois supplémentaires. Le nombre de salariés augmente de 240 dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim), de 210 dans l’industrie, de 50 dans le tertiaire non marchand et de 30 dans la construction. Sur un an, en Martinique, l’emploi salarié progresse de 2,5 %.

En Guadeloupe le nombre d’emplois salariés reste stable (-0,1 %) au premier trimestre 2022. Le secteur tertiaire non marchand perd 210 emplois (-0,4 %). Le nombre d’emplois intérimaires recule de 4,5 %, soit 110 emplois en moins. A l’inverse, le nombre de salariés dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) progresse de 0,5 %, soit 260 emplois supplémentaires. Il est aussi en légère hausse dans le secteur de la construction, avec +30 emplois (soit +0,4 %). Les effectifs de l’industrie sont stables. En Guadeloupe l’emploi salarié progresse de 1,6 % sur un an.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
4ᵉ trim. 2021 1ᵉ trim. 2022
Guadeloupe 0,6 -0,1
Martinique 1,0 0,5
Guyane 0,5 0,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement sur l’emploi salarié localisé

Les Estimations trimestrielles d’emploi au premier trimestre 2022 sont davantage révisées sur le passé qu’habituellement, car elles bénéficient de plusieurs changements méthodologiques.

La Caisse nationale de l’Urssaf a, en juin 2021, basculé l’ensemble de son système statistique vers la source des déclarations sociales nominatives (DSN), générant des révisions des séries longues du nombre de postes salariés sur le champ privé hors intérim. Cette révision est maintenant prise en compte dans les séries diffusées par l’Insee. S’y ajoute la révision, habituelle, liée à la mise à jour des modèles calculant les corrections des variations saisonnières.

Par ailleurs, les alternants (en apprentissage ou contrat de professionnalisation) sont désormais inclus explicitement dans la dynamique de l’emploi salarié sur les années récentes. Cela conduit à comptabiliser 240 000 créations d’emplois supplémentaires entre fin 2019 et fin 2021, l’apprentissage ayant fortement augmenté entre fin 2019 et fin 2021.

Enfin, les niveaux d’emploi en séries longues des Estimations trimestrielles d’emploi sont calés sur les Estimations annuelles d’emploi, qui ont été l’objet d’un rebasement au printemps 2022.

Ces différentes révisions sont détaillées dans la note méthodologique sur l’emploi salarié.

Avec ce rebasement, le niveau d’emploi salarié est revu en hausse en Guyane (+18,0 %), en Martinique (+3,0 %), et en Guadeloupe (+2,1 %). La révision en Guyane est de grande ampleur : elle s’explique par le fait que le précédent « niveau de base » en fin d’année 2007 était fortement sous-estimé. Il avait été établi à l’aide de bases d’origine administrative qui semblent a posteriori avoir souffert d’un défaut d’exhaustivité. Les progrès des systèmes de collecte et de traitement statistiques depuis lors permettent de mesurer un niveau d’emploi plus conforme aux autres sources statistiques disponibles sur ce département, en particulier l’enquête Emploi et le recensement de la population, au regard des différences habituelles entre ces sources. Pour plus de détails sur la méthodologie de la révision des estimations annuelles de l’emploi, se référer à la documentation sur le sujet.

Rebond du taux de chômage

Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) s’établit à 15,6 % (figure 5) de la population active en Guyane ce trimestre. Il est en hausse de 1,3 points par rapport au trimestre précédent. En France (hors Mayotte), le taux de chômage au premier trimestre est quasi stable (-0,1 point) et s’établit à 7,3 % de la population active.

Sur un an, le taux de chômage en Guyane augmente de 3,1 points. En France (hors Mayotte), il recule de 0,8 point par rapport au premier trimestre 2021.

Figure 5Taux de chômage lissé

en %
Taux de chômage lissé (en %)
Guyane Taux de chômage « lissé » - Guyane France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 22,3 22,0 10,5
1ᵉ trim. 2015 21,1 21,8 10,3
2ᵉ trim. 2015 19,5 21,8 10,5
3ᵉ trim. 2015 23,5 22,0 10,3
4ᵉ trim. 2015 23,7 22,3 10,2
1ᵉ trim. 2016 21,9 22,7 10,2
2ᵉ trim. 2016 22,5 23,0 10,0
3ᵉ trim. 2016 25,3 23,1 9,9
4ᵉ trim. 2016 21,9 23,0 10,0
1ᵉ trim. 2017 21,2 22,8 9,6
2ᵉ trim. 2017 23,0 22,3 9,5
3ᵉ trim. 2017 22,7 21,6 9,5
4ᵉ trim. 2017 20,5 20,7 9,0
1ᵉ trim. 2018 18,2 19,6 9,3
2ᵉ trim. 2018 19,3 18,9 9,1
3ᵉ trim. 2018 19,3 18,6 9,0
4ᵉ trim. 2018 19,1 18,9 8,7
1ᵉ trim. 2019 17,8 19,5 8,7
2ᵉ trim. 2019 19,9 19,8 8,4
3ᵉ trim. 2019 20,3 19,5 8,4
4ᵉ trim. 2019 19,6 18,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 16,6 17,6 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,4 16,5 7,2
3ᵉ trim. 2020 19,1 15,7 9,1
4ᵉ trim. 2020 20,7 15,0 8,1
1ᵉ trim. 2021 12,5 14,6 8,1
2ᵉ trim. 2021 13,2 14,3 8,0
3ᵉ trim. 2021 17,8 14,4 8,0
4ᵉ trim. 2021 14,3 14,7 7,4
1ᵉ trim. 2022 15,6 15,2 7,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 5Taux de chômage lissé

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Les demandes d’emploi des jeunes connaissent la plus forte progression

Au premier trimestre 2022, en Guyane, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fin de mois (DEFM) tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) s’établit à 24 290. Il augmente de 1,1 % (figure 6) par rapport au trimestre précédent. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi ne concerne de nouveau que les femmes (+2,2 %), les hommes inscrits à Pôle emploi étant en légère baisse (-0,3 %).

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) concerne toutes les tranches d’âges. Les moins de 25 ans sont à nouveau les plus concernés avec une augmentation trimestrielle de 2,1 %. En évolution annuelle, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans progresse de 8,1 %. En regard, celui des demandeurs d’emploi de plus de 25 ans est quasi-stable (+0,3 %). Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis un an ou plus diminue de 6,3 % ce trimestre et de 26,4 % sur un an.

Parmi les demandeurs d’emplois, 20 840 n’ont exercé aucune activité au cours du trimestre (catégorie A). Leur nombre augmente de 0,5 % au premier trimestre 2022. Dans le même temps, 1 430 ont exercé une activité mensuelle de 78 heures maximum (catégorie B). Ce nombre augmente de 11,7 % ce trimestre et de 20,2 % en un an. Il atteint un niveau historique en Guyane. Sur ce trimestre, 2 030 ont exercé une activité mensuelle de plus de 78 heures (catégorie C). Leur nombre progresse de 1,0 % ce trimestre et de 5,2 % sur un an.

Ce trimestre, en Guadeloupe et en Martinique la demande d’emploi (catégories A, B, C) baisse respectivement de 0,9 % et 1,0 %. Au niveau national, la demande recule de 2,7 %.

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 1,5 % en Guyane, mais il baisse en Guadeloupe (-1,9 %), en Martinique (-3,5 %) et au niveau national (-8,2 %).

Figure 6Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Guyane France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 101,5 101,7
2ᵉ trim. 2015 104,1 103,9
3ᵉ trim. 2015 104,3 104,1
4ᵉ trim. 2015 103,8 105,0
1ᵉ trim. 2016 104,4 105,3
2ᵉ trim. 2016 102,1 104,6
3ᵉ trim. 2016 100,9 105,1
4ᵉ trim. 2016 100,9 105,4
1ᵉ trim. 2017 99,3 106,1
2ᵉ trim. 2017 100,0 106,9
3ᵉ trim. 2017 102,2 107,8
4ᵉ trim. 2017 104,2 108,3
1ᵉ trim. 2018 104,0 108,4
2ᵉ trim. 2018 105,4 108,4
3ᵉ trim. 2018 106,2 108,4
4ᵉ trim. 2018 104,9 108,2
1ᵉ trim. 2019 106,2 108,1
2ᵉ trim. 2019 103,3 107,2
3ᵉ trim. 2019 101,0 106,2
4ᵉ trim. 2019 98,9 105,2
1ᵉ trim. 2020 97,8 105,0
2ᵉ trim. 2020 98,0 111,3
3ᵉ trim. 2020 100,8 110,8
4ᵉ trim. 2020 97,0 110,1
1ᵉ trim. 2021 97,7 109,9
2ᵉ trim. 2021 97,6 108,8
3ᵉ trim. 2021 97,1 106,8
4ᵉ trim. 2021 98,1 103,8
1ᵉ trim. 2022 99,1 101,0
  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Figure 6Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

  • Notes : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Un net recul de la clientèle brésilienne et européenne en Guyane

Au cours du 1er trimestre 2022, les hôtels de Guyane enregistrent 83 300 nuitées, soit une baisse de 30 % par rapport au 1er trimestre 2019 (figure 7). Le taux d’occupation des hôtels s’établit à 46 % contre 65 % au premier trimestre 2019.

La fréquentation de la clientèle française recule de 14 %, soit une baisse de 11 390 nuitées par rapport au 1er trimestre 2019. La fréquentation des touristes étrangers chute fortement (-63 %), soit 24 900 nuitées en moins. Ces derniers ne représentent plus que 17 % des nuitées totales contre 33 % au 1er trimestre 2019. La clientèle étrangère séjourne traditionnellement plus longtemps que la clientèle Française. La désaffection de la clientèle étrangère entraîne à la baisse la durée moyenne de séjour par hôtel (2,6 jours au premier trimestre 2019 contre 2,4 jours au premier trimestre 2022).

Malgré la réouverture de la frontière terrestre entre le Brésil et la Guyane fin décembre 2021, la clientèle touristique Brésilienne ne revient pas en Guyane : les nuitées sont en baisse de 93 %. Le classement du Brésil en zone Covid-19 orange, qui se caractérise par une circulation active du virus, ainsi que l’arrêt des liaisons aériennes contribuent à cette chute de la fréquentation. En effet, ce classement impose aux voyageurs brésiliens de justifier d’un motif impérieux pour se rendre en Guyane et de présenter un test négatif. Par ailleurs, la clientèle européenne recule fortement avec une baisse de 59 % de ses nuitées. Enfin, le tourisme d’affaire subit également une forte baisse (-41 %) mais, la part de cette clientèle dans l’hôtellerie reste prédominante (60 %).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Guyane France entière
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 103,5 100,3
2ᵉ trim. 2015 104,9 100,5
3ᵉ trim. 2015 107,8 101,0
4ᵉ trim. 2015 108,5 100,3
1ᵉ trim. 2016 102,8 100,7
2ᵉ trim. 2016 100,3 99,7
3ᵉ trim. 2016 97,1 98,5
4ᵉ trim. 2016 100,9 99,5
1ᵉ trim. 2017 111,3 100,1
2ᵉ trim. 2017 112,0 101,8
3ᵉ trim. 2017 116,7 103,5
4ᵉ trim. 2017 113,9 104,6
1ᵉ trim. 2018 112,4 105,5
2ᵉ trim. 2018 113,3 105,8
3ᵉ trim. 2018 113,3 106,5
4ᵉ trim. 2018 121,3 106,8
1ᵉ trim. 2019 127,5 106,6
2ᵉ trim. 2019 132,7 107,3
3ᵉ trim. 2019 133,8 107,4
4ᵉ trim. 2019 138,4 107,7
1ᵉ trim. 2020 101,8 86,7
2ᵉ trim. 2020 81,0 61,6
3ᵉ trim. 2020 73,0 50,0
4ᵉ trim. 2020 53,5 35,1
1ᵉ trim. 2021 72,3 42,8
2ᵉ trim. 2021 81,2 50,1
3ᵉ trim. 2021 85,9 55,6
4ᵉ trim. 2021 97,9 67,5
1ᵉ trim. 2022 104,6 77,4
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2014.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT).

Repli des créations d’entreprises

Au premier trimestre 2022, 718 entreprises ont été créées en Guyane, dont la moitié sous le régime des micro-entrepreneurs. Les créations d’entreprises diminuent de 40 unités (-5,3 %), par rapport au trimestre précédent (figure 8), alors qu’elles avaient augmenté de 20 % entre le premier trimestre 2021 et le quatrième trimestre 2020. Les immatriculations sous le régime des micro-entrepreneurs accusent une baisse de 5,1 %.

La création d’entreprises augmente de 17 % dans le secteur de la construction et de 4,3 % dans le secteur de l’industrie. Les secteurs des services et du commerce, transports, hébergement et restauration connaissent une baisse des immatriculations (respectivement de -6,8 % et -13 %). Au niveau national, les immatriculations augmentent de 1,0 %.

En Guyane, le nombre de créations d’entreprises est en baisse de 0,6 % sur un an. Les immatriculations hors micro-entrepreneurs baissent (-8,8 %), alors que la création sous le régime des micro-entrepreneurs est en hausse (+9,5). Sur un an, les créations sont en hausse en Martinique (+4,7 %) et en Guadeloupe (+7,3 %). Au niveau national, leur nombre est en diminution (-2,6 %).

Figure 8Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Guyane hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Guyane y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 87,6 93,3 93,4 94,6
2ᵉ trim. 2015 76,7 93,3 86,2 94,1
3ᵉ trim. 2015 67,7 97,0 81,1 95,8
4ᵉ trim. 2015 71,6 100,4 81,1 98,6
1ᵉ trim. 2016 68,8 103,9 79,2 99,9
2ᵉ trim. 2016 75,8 107,5 81,1 104,4
3ᵉ trim. 2016 73,3 106,4 72,8 102,9
4ᵉ trim. 2016 64,0 110,4 72,0 104,6
1ᵉ trim. 2017 65,2 110,6 70,0 106,2
2ᵉ trim. 2017 58,4 111,6 61,3 107,1
3ᵉ trim. 2017 73,3 115,1 78,2 115,1
4ᵉ trim. 2017 75,8 117,7 84,2 118,5
1ᵉ trim. 2018 88,5 116,8 96,5 122,9
2ᵉ trim. 2018 83,7 118,5 93,2 126,9
3ᵉ trim. 2018 78,4 116,1 88,1 128,2
4ᵉ trim. 2018 96,9 119,7 96,9 134,0
1ᵉ trim. 2019 102,8 125,6 105,6 145,0
2ᵉ trim. 2019 92,1 124,6 95,1 145,2
3ᵉ trim. 2019 86,0 124,7 94,4 150,0
4ᵉ trim. 2019 74,2 120,8 88,7 153,0
1ᵉ trim. 2020 64,6 114,3 77,0 139,3
2ᵉ trim. 2020 55,6 86,5 72,8 114,0
3ᵉ trim. 2020 93,8 132,3 119,5 178,8
4ᵉ trim. 2020 96,3 134,3 117,5 178,9
1ᵉ trim. 2021 111,5 136,0 140,5 182,7
2ᵉ trim. 2021 117,4 139,4 143,4 178,3
3ᵉ trim. 2021 111,0 135,8 144,6 173,0
4ᵉ trim. 2021 107,6 136,6 147,5 176,3
1ᵉ trim. 2022 101,7 134,9 139,7 178,0
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

Plus de mises en chantier, moins d’autorisations

Au premier trimestre 2022, le nombre de logements commencés sur un an s’élève à 1 200 en Guyane. Il augmente de 3,9 % (figure 9) par rapport au trimestre précédent mais décroît de 25 % par rapport à l’année précédente. En France (hors Mayotte), les ouvertures de chantier augmentent de 0,6 % ce trimestre et de 9 % sur un an.

Le nombre de logements autorisés à la construction sur un an s’élève à 2 200 dans la région. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre baisse de 5,5 %. Il augmente de 5,6 % en France (hors Mayotte). Sur un an, le nombre d’autorisations augmente de 49,9 % au niveau régional et de 25,9 % au niveau national.

Ce trimestre, le cumul annuel des autorisations de surfaces de plancher des locaux d’activité atteint 125 000 m2 (-21,9 %). Sur un an, il recule de 23,3 %.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2014
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2014)
Guyane France hors Mayotte
déc. 2014 100,0 100,0
janv. 2015 114,3 99,7
févr. 2015 114,3 99,1
mars 2015 114,3 98,0
avr. 2015 119,0 99,1
mai 2015 114,3 98,4
juin 2015 119,0 99,6
juil. 2015 109,5 99,4
août 2015 109,5 100,5
sept. 2015 100,0 101,5
oct. 2015 114,3 102,3
nov. 2015 109,5 104,7
déc. 2015 114,3 106,3
janv. 2016 95,2 106,7
févr. 2016 85,7 108,4
mars 2016 81,0 108,8
avr. 2016 71,4 110,1
mai 2016 76,2 112,6
juin 2016 66,7 113,0
juil. 2016 76,2 114,3
août 2016 81,0 115,7
sept. 2016 81,0 118,4
oct. 2016 71,4 119,2
nov. 2016 81,0 120,4
déc. 2016 81,0 121,8
janv. 2017 81,0 122,6
févr. 2017 81,0 122,9
mars 2017 81,0 125,6
avr. 2017 85,7 125,4
mai 2017 85,7 126,4
juin 2017 90,5 127,7
juil. 2017 90,5 129,4
août 2017 85,7 129,9
sept. 2017 81,0 130,2
oct. 2017 81,0 130,8
nov. 2017 71,4 129,7
déc. 2017 57,1 129,3
janv. 2018 61,9 129,6
févr. 2018 76,2 130,3
mars 2018 81,0 128,6
avr. 2018 76,2 128,7
mai 2018 76,2 128,4
juin 2018 71,4 126,7
juil. 2018 61,9 125,1
août 2018 61,9 124,6
sept. 2018 61,9 123,4
oct. 2018 61,9 123,2
nov. 2018 61,9 122,9
déc. 2018 57,1 121,2
janv. 2019 57,1 120,8
févr. 2019 47,6 119,0
mars 2019 61,9 118,1
avr. 2019 71,4 118,5
mai 2019 85,7 117,8
juin 2019 90,5 117,5
juil. 2019 90,5 118,2
août 2019 95,2 117,0
sept. 2019 100,0 115,6
oct. 2019 109,5 116,4
nov. 2019 114,3 116,4
déc. 2019 128,6 118,2
janv. 2020 157,1 118,9
févr. 2020 152,4 120,3
mars 2020 138,1 120,1
avr. 2020 128,6 114,5
mai 2020 119,0 110,2
juin 2020 114,3 109,0
juil. 2020 109,5 106,2
août 2020 109,5 105,4
sept. 2020 100,0 105,5
oct. 2020 100,0 103,7
nov. 2020 95,2 104,0
déc. 2020 85,7 103,0
janv. 2021 57,1 102,1
févr. 2021 66,7 101,8
mars 2021 66,7 102,9
avr. 2021 85,7 108,5
mai 2021 76,2 113,1
juin 2021 76,2 115,3
juil. 2021 81,0 118,6
août 2021 85,7 119,9
sept. 2021 95,2 121,9
oct. 2021 104,8 122,4
nov. 2021 100,0 122,3
déc. 2021 109,5 122,6
janv. 2022 109,5 123,7
févr. 2022 104,8 126,7
mars 2022 104,8 129,5
avr. 2022 90,5 130,7
mai 2022 85,7 131,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Encadré 1 - Contexte international – L’économie mondiale face aux chocs

Début 2022, les principales économies mondiales ont été confrontées à une situation sanitaire dégradée ainsi qu’au déclenchement de la guerre en Ukraine qui, notamment, a accentué les tensions sur les prix. L’activité économique a ainsi marqué le pas dans les principales économies occidentales, grevée en zone euro par l’inflation et le recul de la consommation des ménages. Au Royaume-Uni et aux États-Unis en revanche, la consommation a progressé, soutenue par les hausses de salaire et la baisse du taux d’épargne des ménages. Au deuxième trimestre, l’activité mondiale aurait progressé à un rythme modéré, affectée par les confinements en Chine et la hausse de l’inflation, et ce malgré l’amélioration de la situation sanitaire en zone euro.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité s’est repliée début 2022

Début 2022, l’activité française s’est légèrement repliée (–0,2 % au premier trimestre). La consommation des ménages, en particulier, a nettement reculé (–1,5 %), du fait d’une situation sanitaire dégradée et d’une hausse continue de l’inflation, accentuée fin février par le déclenchement de la guerre en Ukraine (+4,5 % d’inflation sur un an en mars après +2,9 % en janvier). L’emploi, en revanche, a continué de progresser, tout en ralentissant. Il a notamment été porté par l’alternance et de possibles besoins de main-d’œuvre pour pallier les absences liées à la pandémie. Au deuxième trimestre, l’amélioration de la situation sanitaire aurait conduit l’activité à se redresser, tirée par les secteurs ayant pâti de la vague pandémique (hébergement-restauration, services de transport…). La consommation ne se serait reprise que modérément, la hausse de l’inflation continuant de peser sur les décisions d’achat des ménages.

Publication rédigée par : Éric Mével, Océane Lasnier, Nora Eliot (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.