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Insee Conjoncture Corse · Avril 2022 · n° 38
Insee Conjoncture CorseMalgré la poursuite de l’épidémie, la reprise économique se confirme au 4ᵉ trimestreNote de conjoncture régionale - 4ᵉ trimestre 2021

Déborah Caruso, Marie-Pierre Nicolaï (Insee)

Au 4e trimestre 2021, l’emploi insulaire rebondit de + 2 % par rapport au trimestre précédent et dépasse son niveau d’avant crise. L’activité, mesurée via le nombre d’heures rémunérées par les entreprises, est plus dynamique qu’en 2019. Le nombre de demandeurs d’emploi diminue, mais parallèlement les déclarations d’embauches, bien orientées en début de trimestre, marquent le pas en fin d’année. De même, les créations d’entreprises fléchissent. L’augmentation des autorisations de construire se confirme sans permettre au secteur de la construction de retrouver son niveau de 2019, d’autant que les mises en chantier restent faibles. Le trafic de marchandises dépasse son niveau d’avant crise avec la reprise des échanges internationaux. Sous l’impulsion de l’aérien, le trafic de voyageurs progresse nettement par rapport à 2019 ; l’arrière-saison est tonique y compris dans le transport maritime.

Insee Conjoncture Corse
No 38
Paru le : Paru le 27/04/2022

Le 4trimestre est, à l’image des précédents, touché par une nouvelle dégradation de la situation sanitaire en France. La circulation des variants Delta puis Omicron s’intensifie dans l’île, mais les contraintes sanitaires reposent essentiellement sur la généralisation du passe sanitaire en lien avec l’élargissement de la couverture vaccinale.

Net rebond de l’emploi salarié insulaire au 4ᵉ trimestre

L’emploi salarié régional augmente de + 2,0 % par rapport au 3e trimestre 2021. Ce rebond est essentiellement lié à celui de l’emploi privé (+ 2,7 %), la progression du public restant plus modérée (+ 0,2 %). La région totalise ainsi 120 800 emplois en fin de trimestre. La dynamique insulaire s’inscrit dans une tendance nationale légèrement positive (+ 0,4 %) (figure 1). En effet, l’allègement des mesures restrictives et le regain d’activité induit permettent une hausse de l’emploi et un dépassement du niveau d’avant-crise, au niveau régional comme national.

Par rapport au trimestre précédent, les effectifs salariés progressent d’une centaine de postes dans l’industrie (+ 1,2 %). L’emploi reste orienté à la hausse dans le secteur de la fabrication de denrées alimentaires, boissons et tabac (+ 1,4 %), stimulé par le bon niveau de fréquentation touristique d’arrière-saison. Les effectifs s’étoffent également dans les activités de production d’énergie, eau et gestion des déchets (+ 1,3 %). Dans la fabrication de matériels de transport, secteur fortement impacté par le contexte sanitaire, le repli de l’emploi s’atténue (- 1,3 % après - 17,8 % au précédent trimestre).

La construction reste relativement bien orientée au 4e trimestre (+ 0,4 %, soit une cinquantaine de postes supplémentaires).

Dans le tertiaire marchand hors intérim, le rebond des effectifs est plus fort (+ 1 900 postes soit + 3,6 %). La reprise est particulièrement marquée dans les activités immobilières (+ 4,1 %). L’emploi progresse aussi dans le commerce & réparations automobiles (+ 1,7 %) comme dans les activités financières et d’assurance (+ 1,3 %).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Corse Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Corse Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 100,1 100,2 100,4 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,6 100,3 101,0 100,4
3ᵉ trim. 2011 100,8 100,2 101,0 100,4
4ᵉ trim. 2011 100,8 100,3 100,9 100,4
1ᵉ trim. 2012 101,4 100,3 101,7 100,4
2ᵉ trim. 2012 101,4 100,3 101,6 100,3
3ᵉ trim. 2012 101,5 100,1 101,6 100,1
4ᵉ trim. 2012 101,9 100,0 101,9 99,9
1ᵉ trim. 2013 101,9 100,0 101,9 99,9
2ᵉ trim. 2013 102,0 99,9 101,7 99,7
3ᵉ trim. 2013 102,2 100,1 102,0 99,8
4ᵉ trim. 2013 102,7 100,4 102,4 99,9
1ᵉ trim. 2014 103,1 100,4 102,7 99,9
2ᵉ trim. 2014 103,3 100,4 102,8 99,9
3ᵉ trim. 2014 103,5 100,3 102,7 99,8
4ᵉ trim. 2014 103,5 100,4 102,5 99,8
1ᵉ trim. 2015 103,6 100,4 102,5 99,8
2ᵉ trim. 2015 103,9 100,6 103,0 100,0
3ᵉ trim. 2015 104,3 100,7 103,5 100,1
4ᵉ trim. 2015 104,4 100,9 103,4 100,3
1ᵉ trim. 2016 104,8 101,1 104,2 100,5
2ᵉ trim. 2016 105,5 101,3 105,0 100,8
3ᵉ trim. 2016 105,8 101,6 105,4 101,1
4ᵉ trim. 2016 105,4 101,7 105,4 101,3
1ᵉ trim. 2017 106,4 102,1 106,9 101,8
2ᵉ trim. 2017 107,3 102,4 107,9 102,2
3ᵉ trim. 2017 107,1 102,7 107,8 102,6
4ᵉ trim. 2017 107,5 103,1 108,5 103,1
1ᵉ trim. 2018 108,8 103,2 110,1 103,4
2ᵉ trim. 2018 110,4 103,3 112,3 103,6
3ᵉ trim. 2018 110,0 103,4 111,8 103,8
4ᵉ trim. 2018 109,5 103,7 111,3 104,1
1ᵉ trim. 2019 110,6 104,2 112,6 104,6
2ᵉ trim. 2019 111,8 104,4 113,8 104,9
3ᵉ trim. 2019 112,2 104,5 114,2 105,1
4ᵉ trim. 2019 111,0 104,8 112,7 105,4
1ᵉ trim. 2020 110,9 102,9 112,4 102,9
2ᵉ trim. 2020 103,4 102,0 102,5 102,2
3ᵉ trim. 2020 109,1 103,7 109,4 103,8
4ᵉ trim. 2020 111,6 103,5 112,7 103,5
1ᵉ trim. 2021 111,6 104,2 112,8 104,4
2ᵉ trim. 2021 111,8 105,4 113,2 105,9
3ᵉ trim. 2021 112,7 105,9 114,2 106,5
4ᵉ trim. 2021 115,0 106,4 117,3 107,2
  • Notes : données révisées ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données révisées ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Dans l’hébergement-restauration, secteur le plus affecté depuis le début de la crise sanitaire, la forte hausse des effectifs (+ 16,0 %) traduit un rattrapage de l’emploi en lien avec le prolongement tardif de la saison touristique et une arrière-saison dynamique.

Dans le tertiaire non marchand, l’emploi progresse légèrement avec + 0,2 % par rapport au trimestre précédent. L’enseignement et l’hébergement médico-social restent bien orientés (respectivement + 0,5 % et + 0,7 %). Enfin, confirmant le rebond économique, l’intérim excède nettement le niveau de 2019 avec 575 salariés.

Ainsi, l’emploi dépasse désormais son niveau d’avant crise (+ 3,6 % par rapport au 4ᵉ trimestre 2019). Un cinquième de cette évolution est porté par la croissance des effectifs de l’hébergement-restauration (+ 9,0 % par rapport à leur niveau d'avant crise).

Des signaux au vert pour l’activité économique

Au niveau national, l’activité économique redémarre au 4ᵉ trimestre et le PIB renoue avec son niveau d’avant crise. En région, le niveau d’activité peut être estimé à partir du nombre d’heures de travail rémunérées et déclarées par les employeurs du secteur privé, qui traduit à la fois l’évolution du nombre de contrats, des heures réalisées par les contrats existants et le recours au chômage partiel.

En Corse, au 4ᵉ trimestre 2021, l’activité économique rebondit. Tous secteurs confondus, la progression s’établit à 2,8 % par rapport à la même période de 2019.

En octobre, le nombre d’heures rémunérées progresse de 2,9 % et ce rythme s’accélère en novembre pour atteindre 3,7 %. En décembre, l’activité insulaire progresse plus modérément mais dépasse de 1,8 % son niveau d’avant crise (figure 2).

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Corse Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 3,6 6,2 6,9 0,7 4,0 2,7 1,9
févr. 2020 0,4 4,0 7,4 0,9 4,0 2,3 1,8
mars 2020 -22,1 -32,0 -36,4 -19,8 -8,6 -22,0 -13,3
avr. 2020 -45,7 -64,3 -86,1 -47,9 -19,4 -51,5 -33,2
mai 2020 -31,0 -19,6 -87,1 -34,9 -12,8 -38,6 -22,4
juin 2020 -17,7 -4,2 -60,7 -21,0 -4,6 -24,5 -10,3
juil. 2020 -12,1 1,1 -30,1 -13,0 -1,1 -13,7 -6,8
août 2020 -8,9 16,1 -21,6 -10,1 -1,6 -10,6 -4,5
sept. 2020 -8,0 -0,2 -21,3 -8,4 -0,4 -8,9 -4,4
oct. 2020 -6,6 0,1 -18,7 -6,3 -0,2 -6,2 -4,8
nov. 2020 -14,6 1,3 -59,3 -16,7 -1,5 -15,4 -9,8
déc. 2020 -13,2 -2,2 -64,1 -9,1 1,4 -11,6 -6,7
janv. 2021 -9,9 7,5 -52,4 -6,5 4,0 -6,8 -5,2
févr. 2021 -9,9 5,3 -55,0 -6,8 6,0 -7,2 -5,4
mars 2021 -9,6 5,4 -58,8 -7,6 5,7 -8,3 -5,1
avr. 2021 -10,1 3,5 -69,8 -15,2 2,7 -16,5 -7,8
mai 2021 -8,4 3,9 -49,3 -10,2 5,0 -12,8 -5,7
juin 2021 -3,9 4,8 -13,3 -4,1 5,0 -3,7 -0,5
juil. 2021 -3,4 5,5 -4,8 -2,4 4,9 -1,3 -0,8
août 2021 -3,5 3,7 -4,0 -2,6 3,6 -2,0 -0,2
sept. 2021 -1,5 4,3 -1,1 -1,5 3,8 -0,1 0,7
oct. 2021 -0,5 5,6 10,1 1,1 2,1 2,9 0,7
nov. 2021 -0,2 4,7 14,1 2,5 3,2 3,7 2,4
déc. 2021 -3,0 -0,6 8,0 1,6 4,3 1,8 1,9
janv. 2022 0,1 7,2 9,4 0,7 5,0 2,9 0,1
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - Corse

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Dans l’hébergement-restauration, au 4ᵉ trimestre, le nombre d’heures travaillées atteint un niveau de 10,7 % supérieur à celui enregistré en 2019. Pénalisé jusqu’au plus haut de la saison estivale, ce secteur retrouve des couleurs dès le mois d’octobre (+ 10,1 %). Le bon niveau de fréquentation en arrière-saison induit une progression de l’activité encore très soutenue en novembre (+ 14,1 %). Dans la fabrication des denrées alimentaires-boissons&tabac le rebond est très net, les heures rémunérées progressent de 2,7 % au 4ᵉ trimestre. Le commerce dépasse aussi de 3,2 % son niveau 2019. L’embellie se prolonge dans la construction avec une progression de 3,5 % par rapport à 2019, des heures rémunérées. En revanche, l’activité reste dégradée dans la fabrication de matériel de transports où les heures rémunérées sont encore inférieures de 35,3 % à leur niveau 2019.

Ainsi, avec la reprise d’activité, le recours à l’activité partielle diminue au 4ᵉ trimestre de 96 % par rapport au 4ᵉ trimestre 2020. Quasiment inexistant en fin d’année, il concerne moins de 700 salariés sur l’île.

Un bon niveau de recrutements qui masque néanmoins des difficultés sectorielles

Hors contrats d’intérim, les Déclarations Préalables à l’Embauche (DPAE) progressent de 0,4 % ce trimestre par rapport au même trimestre de 2019 (figure 3). La dynamique d’embauche, amorcée en cours de saison estivale, se prolonge en arrière-saison jusqu’en novembre. Au cours de ce mois, les recrutements dépassent même de 8 % leur niveau de 2019. Mais les incertitudes liées à une nouvelle dégradation sanitaire courant décembre portent un coup d’arrêt aux perspectives d’embauche qui se contractent brutalement (- 7,2 %).

Particulièrement toniques dans le secteur du commerce, elles dépassent de 12 % celles du 4e trimestre 2019. De même, dans le secteur des transports&entreposage, les intentions d’embauche sont stimulées en octobre et novembre (de 13 % à 33 % supérieures à leur niveau d’avant crise). Ce trimestre, elles dépassent ainsi de 16 % celles de 2019.

Toutefois, dans les deux secteurs clés de l’économie régionale, les DPAE se replient nettement.

Dans l’hébergement&restauration, cela peut traduire des difficultés de recrutement ou de moindres besoins, en lien avec une fin de saison plus tardive et donc des salariés encore présents dans les entreprises. En effet, après une activité soutenue en arrière-saison, les DPAE régressent de 19 % au 4ᵉ trimestre par rapport à leur niveau d’avant crise. En octobre et novembre, elles se situent à un niveau inférieur de 16 % à celui de 2019, et reculent de 25 % le mois suivant par rapport à décembre 2019.

De même, les recrutements du secteur de la construction se contractent nettement. Au 4ᵉ trimestre, les DPAE sont inférieures de 13 % à leur niveau de 2019. Le repli atteint 26 % au cours du mois de décembre 2021.

Figure 3Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021

Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021
Mois 2019 2020 2021
janv. 4 704 4 657 3 880
fév. 3 711 4 113 3 261
mars 5 690 4 230 4 312
avril 10 995 1 618 5 378
mai 10 353 2 801 11 166
juin 10 628 10 509 13 459
juil. 11 943 12 909 11 730
août 5 625 5 550 5 700
sept. 6 723 6 373 6 917
oct. 5 621 5 329 5 627
nov. 4 424 3 384 4 767
dec. 4 016 2 968 3 727
  • Source : Urssaf-Acoss, déclarations préalables à l’embauche 2019, 2020, 2021

Figure 3Nombre de déclarations préalables à l’embauche en 2019, 2020, 2021

  • Source : Urssaf-Acoss, déclarations préalables à l’embauche 2019, 2020, 2021

Le nombre de demandeurs d’emploi diminue nettement

Au 4ᵉ trimestre 2021, le nombre de demandeurs d’emploi décroît de 9,0 % en Corse par rapport au trimestre précédent. Ainsi, 19 470 personnes sont inscrites à pôle emploi et tenues de rechercher activement un emploi (catégorie A, B et C ; données corrigées des variations saisonnières). Le repli est bien plus rapide en région qu’en France (- 3,6 %). Le nombre de demandeurs inscrits en catégorie A, sans emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, recule de 12,5 %, poursuivant ainsi la tendance baissière amorcée au 3ᵉ trimestre.

Le repli trimestriel des demandeurs d’emploi ABC concerne toutes les tranches d’âges et davantage les hommes que les femmes. Elle est plus marquée chez les moins de 25 ans (- 13,8 %) que chez les 50 ans ou plus (- 6,9 %). Le nombre de personnes inscrites depuis plus d’un an recule également, de 8,9 % ce trimestre.

Par rapport à la situation d’avant crise (au 4ᵉ trimestre 2019), le nombre de demandeurs d’emploi ABC régresse plus fortement sur l’île (- 7,8 %) qu’en France (- 1,5 %). Parallèlement, il chute de 19,7 % sur la même période en catégorie A, se situant à son niveau le plus faible depuis 2012, à l’instar du taux de chômage.

Le taux de chômage insulaire en baisse

Au 4e trimestre 2021, en Corse, le taux de chômage au sens du BIT continue de diminuer et s’établit à 6,3 % de la population active. Ce niveau, le plus bas jamais atteint, est inférieur de 1,6 point à son niveau d’avant crise (4e trimestre 2019).

Parallèlement, en France hors Mayotte, il régresse nettement par rapport au 3ᵉ trimestre 2021. Avec 7,4 % de la population active, il reste inférieur de 0,8 point à son niveau d’avant crise (figure 4).

Figure 4Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Corse France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 8,8 9,2
1ᵉ trim. 2011 8,9 9,2
2ᵉ trim. 2011 8,7 9,1
3ᵉ trim. 2011 8,9 9,2
4ᵉ trim. 2011 9,0 9,3
1ᵉ trim. 2012 9,0 9,5
2ᵉ trim. 2012 9,2 9,7
3ᵉ trim. 2012 9,2 9,8
4ᵉ trim. 2012 9,6 10,1
1ᵉ trim. 2013 9,8 10,3
2ᵉ trim. 2013 10,0 10,5
3ᵉ trim. 2013 10,0 10,3
4ᵉ trim. 2013 10,0 10,1
1ᵉ trim. 2014 9,9 10,1
2ᵉ trim. 2014 10,1 10,2
3ᵉ trim. 2014 10,4 10,3
4ᵉ trim. 2014 10,7 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,7 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,9 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,6 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,4 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,4 10,2
2ᵉ trim. 2016 10,2 10,0
3ᵉ trim. 2016 10,0 9,9
4ᵉ trim. 2016 10,2 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,8 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,6 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,7 9,5
4ᵉ trim. 2017 9,1 9,0
1ᵉ trim. 2018 9,5 9,3
2ᵉ trim. 2018 9,0 9,1
3ᵉ trim. 2018 8,7 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,6 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,8 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,0 8,4
4ᵉ trim. 2019 7,9 8,2
1ᵉ trim. 2020 7,7 7,8
2ᵉ trim. 2020 7,7 7,2
3ᵉ trim. 2020 9,5 9,1
4ᵉ trim. 2020 7,1 8,1
1ᵉ trim. 2021 6,9 8,1
2ᵉ trim. 2021 7,2 8,0
3ᵉ trim. 2021 7,0 8,0
4ᵉ trim. 2021 6,3 7,4
  • Notes : données révisées ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données révisées ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.
Avertissement sur le marché du travail

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données durant la phase de montée en charge du dispositif.

Les créations d’entreprises marquent le pas

En Corse, au 4ᵉ trimestre 2021, 1 480 entreprises sont créées (données corrigées des variations saisonnières), en recul de 1,4 % par rapport au trimestre précédent. Ce net repli des créations régionales contraste avec la dynamique des deux précédents trimestres et l’embellie au niveau national (+ 2,2 %) (figure 5).

Néanmoins, ce retournement n’affecte pas l’ensemble des secteurs d’activité.

La construction (- 18,3 %) connaît la baisse la plus marquée, suivie de l’industrie où le recul atteint 9,2 %. En revanche, les créations restent bien orientées dans le commerce-transport-hébergement-restauration (+ 5,7 %) et progressent dans les services (+ 2,5 %).

En Corse, les créations d’entreprises dépassent de 7 % leur niveau du 4e trimestre 2019, une augmentation deux fois moins rapide qu’au niveau national (+ 15,3 %).

Les défaillances d’entreprises sont stables au 4ᵉ trimestre. En cumul sur 12 mois, la Corse enregistre 144 défaillances d’entreprises fin décembre, soit un repli de 27,3 % sur l’année et de 40 % du niveau d’avant crise. Au niveau national, la tendance est identique et la stabilité trimestrielle contraste avec le repli annuel de 11,7 %.

Figure 5Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Corse hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Corse y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 81,1 93,3 92,6 94,6
2ᵉ trim. 2015 79,2 93,3 94,5 94,1
3ᵉ trim. 2015 86,6 97,0 95,5 95,8
4ᵉ trim. 2015 88,3 100,4 97,3 98,6
1ᵉ trim. 2016 94,9 103,9 101,7 99,9
2ᵉ trim. 2016 98,5 107,5 98,7 104,4
3ᵉ trim. 2016 100,4 106,4 99,8 102,9
4ᵉ trim. 2016 100,9 110,4 100,9 104,6
1ᵉ trim. 2017 103,6 110,6 104,2 106,2
2ᵉ trim. 2017 106,8 111,6 104,7 107,1
3ᵉ trim. 2017 101,9 115,1 102,7 115,1
4ᵉ trim. 2017 122,5 117,7 116,1 118,5
1ᵉ trim. 2018 107,7 116,8 113,8 122,9
2ᵉ trim. 2018 113,2 118,5 115,2 126,9
3ᵉ trim. 2018 118,3 116,1 115,8 128,2
4ᵉ trim. 2018 123,6 119,7 121,5 134,0
1ᵉ trim. 2019 143,6 125,6 130,4 145,0
2ᵉ trim. 2019 142,5 124,6 124,7 145,2
3ᵉ trim. 2019 149,8 124,7 135,8 150,0
4ᵉ trim. 2019 146,0 120,8 138,9 153,0
1ᵉ trim. 2020 129,4 114,3 121,7 139,3
2ᵉ trim. 2020 72,5 86,5 76,4 114,0
3ᵉ trim. 2020 158,7 132,3 154,5 178,8
4ᵉ trim. 2020 153,2 134,3 151,2 178,9
1ᵉ trim. 2021 134,9 136,0 141,5 182,7
2ᵉ trim. 2021 123,4 139,4 144,1 178,3
3ᵉ trim. 2021 120,2 135,8 150,7 173,0
4ᵉ trim. 2021 122,6 136,6 148,6 176,3
1ᵉ trim. 2022 124,5 134,9 165,3 178,0
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

La construction de logements peine à retrouver l’élan d’avant crise

En Corse, le nombre de permis de construire délivrés reste en retrait de 20 % par rapport au 4ᵉ trimestre 2019, contrairement à la France hors Mayotte où le niveau d’avant crise est dépassé de 4,1 %. Cependant, avec 4 000 permis validés cumulés à fin décembre, les autorisations de construire progressent au 4e trimestre de 7,9 % par rapport au trimestre précédent (figure 6).

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Corse France hors Mayotte
déc. 2010 100,0 100,0
janv. 2011 98,5 101,6
févr. 2011 88,2 101,8
mars 2011 89,7 101,2
avr. 2011 89,7 101,0
mai 2011 89,7 102,6
juin 2011 92,6 102,9
juil. 2011 88,2 103,1
août 2011 86,8 104,3
sept. 2011 91,2 105,9
oct. 2011 91,2 106,6
nov. 2011 91,2 107,5
déc. 2011 89,7 108,6
janv. 2012 88,2 108,4
févr. 2012 86,8 108,6
mars 2012 89,7 108,6
avr. 2012 89,7 109,1
mai 2012 86,8 107,7
juin 2012 83,8 107,2
juil. 2012 88,2 106,4
août 2012 88,2 106,7
sept. 2012 86,8 104,5
oct. 2012 86,8 104,0
nov. 2012 86,8 102,9
déc. 2012 86,8 101,1
janv. 2013 88,2 101,3
févr. 2013 92,6 102,8
mars 2013 92,6 103,1
avr. 2013 92,6 101,4
mai 2013 91,2 99,4
juin 2013 89,7 97,7
juil. 2013 86,8 95,7
août 2013 83,8 92,5
sept. 2013 76,5 91,0
oct. 2013 70,6 90,4
nov. 2013 67,6 89,6
déc. 2013 64,7 88,7
janv. 2014 61,8 86,6
févr. 2014 57,4 83,5
mars 2014 48,5 82,6
avr. 2014 48,5 81,4
mai 2014 48,5 81,4
juin 2014 48,5 81,4
juil. 2014 50,0 81,8
août 2014 52,9 81,6
sept. 2014 52,9 81,8
oct. 2014 52,9 81,0
nov. 2014 52,9 80,0
déc. 2014 52,9 79,9
janv. 2015 50,0 79,7
févr. 2015 48,5 79,2
mars 2015 52,9 78,3
avr. 2015 52,9 79,2
mai 2015 52,9 78,7
juin 2015 52,9 79,6
juil. 2015 50,0 79,5
août 2015 51,5 80,4
sept. 2015 51,5 81,2
oct. 2015 55,9 81,8
nov. 2015 70,6 83,8
déc. 2015 107,4 85,0
janv. 2016 107,4 85,3
févr. 2016 114,7 86,7
mars 2016 114,7 87,1
avr. 2016 117,6 88,1
mai 2016 114,7 90,1
juin 2016 116,2 90,5
juil. 2016 113,2 91,5
août 2016 110,3 92,6
sept. 2016 111,8 94,7
oct. 2016 110,3 95,4
nov. 2016 95,6 96,3
déc. 2016 63,2 97,4
janv. 2017 69,1 98,1
févr. 2017 66,2 98,3
mars 2017 70,6 100,4
avr. 2017 67,6 100,3
mai 2017 72,1 101,0
juin 2017 76,5 102,1
juil. 2017 91,2 103,4
août 2017 91,2 103,9
sept. 2017 91,2 104,1
oct. 2017 89,7 104,6
nov. 2017 89,7 103,7
déc. 2017 88,2 103,4
janv. 2018 85,3 103,6
févr. 2018 82,4 104,1
mars 2018 77,9 102,8
avr. 2018 79,4 102,9
mai 2018 82,4 102,7
juin 2018 83,8 101,3
juil. 2018 72,1 100,0
août 2018 72,1 99,6
sept. 2018 82,4 98,7
oct. 2018 85,3 98,5
nov. 2018 92,6 98,3
déc. 2018 95,6 96,9
janv. 2019 97,1 96,6
févr. 2019 100,0 95,2
mars 2019 101,5 94,5
avr. 2019 102,9 94,8
mai 2019 98,5 94,2
juin 2019 94,1 94,0
juil. 2019 94,1 94,5
août 2019 94,1 93,6
sept. 2019 86,8 92,4
oct. 2019 83,8 93,0
nov. 2019 76,5 93,0
déc. 2019 73,5 94,5
janv. 2020 70,6 95,1
févr. 2020 67,6 96,1
mars 2020 67,6 96,0
avr. 2020 61,8 91,4
mai 2020 55,9 88,1
juin 2020 54,4 87,1
juil. 2020 54,4 84,9
août 2020 52,9 84,3
sept. 2020 52,9 84,4
oct. 2020 51,5 83,1
nov. 2020 50,0 83,3
déc. 2020 47,1 82,6
janv. 2021 47,1 81,9
févr. 2021 50,0 81,7
mars 2021 48,5 82,6
avr. 2021 51,5 87,1
mai 2021 54,4 90,8
juin 2021 54,4 92,6
juil. 2021 54,4 95,3
août 2021 54,4 96,3
sept. 2021 54,4 97,9
oct. 2021 54,4 98,2
nov. 2021 57,4 98,1
déc. 2021 58,8 98,4
janv. 2022 60,3 99,2
févr. 2022 57,4 101,4
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Les mises en chantiers peinent également à retrouver leur dynamique d’avant crise avec un repli de 23,4 %. Elles se démarquent de la tendance nationale (+ 1,5 %) où elles sont désormais plus nombreuses qu’en décembre 2019 (figure 7).

Au 4ᵉ trimestre, le nombre de logements commencés en Corse régresse même de 4,6 % par rapport au trimestre précédent. Il s’établit à 3 600 mises en chantier en cumul annuel fin décembre.

Figure 7Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Corse France hors Mayotte
déc. 2010 100,0 100,0
janv. 2011 100,0 101,4
févr. 2011 100,0 102,3
mars 2011 102,4 103,5
avr. 2011 100,0 103,9
mai 2011 104,8 105,0
juin 2011 104,8 103,8
juil. 2011 100,0 103,4
août 2011 102,4 102,9
sept. 2011 104,8 102,4
oct. 2011 109,5 101,3
nov. 2011 119,0 102,9
déc. 2011 119,0 104,2
janv. 2012 116,7 103,7
févr. 2012 135,7 103,6
mars 2012 138,1 103,8
avr. 2012 135,7 102,3
mai 2012 131,0 99,9
juin 2012 131,0 100,0
juil. 2012 131,0 99,4
août 2012 133,3 98,8
sept. 2012 128,6 96,8
oct. 2012 126,2 96,1
nov. 2012 116,7 92,6
déc. 2012 116,7 92,6
janv. 2013 121,4 92,3
févr. 2013 102,4 92,5
mars 2013 100,0 91,4
avr. 2013 104,8 92,4
mai 2013 107,1 92,8
juin 2013 107,1 92,6
juil. 2013 104,8 92,4
août 2013 100,0 92,0
sept. 2013 97,6 92,1
oct. 2013 92,9 90,6
nov. 2013 95,2 89,5
déc. 2013 92,9 86,7
janv. 2014 95,2 86,3
févr. 2014 90,5 84,7
mars 2014 92,9 83,5
avr. 2014 88,1 83,2
mai 2014 85,7 82,5
juin 2014 83,3 81,7
juil. 2014 83,3 81,7
août 2014 81,0 81,4
sept. 2014 83,3 81,5
oct. 2014 85,7 81,4
nov. 2014 81,0 81,3
déc. 2014 81,0 81,6
janv. 2015 71,4 81,0
févr. 2015 69,0 81,1
mars 2015 64,3 81,1
avr. 2015 66,7 80,3
mai 2015 69,0 79,7
juin 2015 69,0 80,3
juil. 2015 71,4 79,8
août 2015 76,2 80,3
sept. 2015 71,4 80,6
oct. 2015 66,7 80,8
nov. 2015 66,7 81,9
déc. 2015 66,7 82,9
janv. 2016 69,0 83,1
févr. 2016 76,2 84,3
mars 2016 78,6 83,5
avr. 2016 78,6 84,4
mai 2016 78,6 86,6
juin 2016 81,0 86,8
juil. 2016 81,0 87,1
août 2016 78,6 87,1
sept. 2016 88,1 87,5
oct. 2016 111,9 88,5
nov. 2016 114,3 89,2
déc. 2016 114,3 90,0
janv. 2017 116,7 91,8
févr. 2017 111,9 92,4
mars 2017 114,3 95,2
avr. 2017 116,7 96,2
mai 2017 114,3 96,3
juin 2017 111,9 97,7
juil. 2017 111,9 99,5
août 2017 111,9 99,9
sept. 2017 104,8 100,6
oct. 2017 83,3 101,4
nov. 2017 90,5 103,1
déc. 2017 92,9 106,0
janv. 2018 97,6 105,6
févr. 2018 95,2 105,3
mars 2018 95,2 104,3
avr. 2018 95,2 104,3
mai 2018 92,9 104,4
juin 2018 95,2 104,4
juil. 2018 95,2 103,3
août 2018 95,2 102,8
sept. 2018 95,2 102,2
oct. 2018 97,6 102,1
nov. 2018 92,9 100,6
déc. 2018 95,2 97,5
janv. 2019 92,9 97,3
févr. 2019 97,6 97,2
mars 2019 100,0 96,5
avr. 2019 102,4 96,1
mai 2019 102,4 95,1
juin 2019 104,8 93,9
juil. 2019 109,5 94,0
août 2019 111,9 93,7
sept. 2019 111,9 93,7
oct. 2019 111,9 92,9
nov. 2019 111,9 93,0
déc. 2019 111,9 93,0
janv. 2020 114,3 93,1
févr. 2020 111,9 92,9
mars 2020 104,8 90,9
avr. 2020 102,4 86,7
mai 2020 102,4 85,5
juin 2020 97,6 85,9
juil. 2020 90,5 85,7
août 2020 90,5 86,4
sept. 2020 88,1 86,2
oct. 2020 83,3 86,0
nov. 2020 83,3 85,3
déc. 2020 85,7 84,6
janv. 2021 83,3 83,8
févr. 2021 83,3 83,9
mars 2021 85,7 87,2
avr. 2021 85,7 91,2
mai 2021 85,7 93,0
juin 2021 88,1 92,9
juil. 2021 90,5 92,3
août 2021 90,5 92,4
sept. 2021 90,5 92,7
oct. 2021 90,5 93,6
nov. 2021 90,5 94,3
déc. 2021 85,7 94,4
janv. 2022 83,3 94,7
févr. 2022 81,0 94,6
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 7Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Le transport de marchandises bien orienté, en particulier dans les échanges avec l’étranger

Au 4ᵉ trimestre 2021, le trafic total dans le transport maritime de fret s’établit à 546 199 tonnes transportées. En cumul annuel, par rapport au trimestre précédent, il augmente de 2,5 %. Les échanges progressent à la fois avec le continent (+ 2,4 %) et avec l’étranger (+ 2,5 %).

Le trafic trimestriel dépasse ainsi de 1,7 % (soit +9 000 tonnes) celui de la même période de 2019 (figure 8). Par rapport au 4e trimestre 2019, le rebond avec l’étranger atteint + 48 %. En revanche les échanges avec la France cèdent encore ce trimestre 5,7 % à leur niveau d’avant crise. Ce retrait est plus sensible en octobre et novembre.

En décembre, le tonnage mensuel total dépasse de 23 % celui atteint en 2019.

Figure 8Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2021

en tonnage
Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2021 (en tonnage)
Période Étranger Francais
T1 2019 89 747 444 443
T2 2019 111 273 479 033
T3 2019 100 969 467 352
T4 2019 74 175 462 965
T1 2020 85 759 376 552
T2 2020 62 562 346 792
T3 2020 83 090 428 088
T4 2020 97 977 396 654
T1 2021 87 632 384 810
T2 2021 101 681 424 090
T3 2021 113 957 469 282
T4 2021 109 685 436 514
  • Note : Volume en tonnage du transport de marchandises – Échanges avec la France et avec l'étranger.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Figure 8Trafic trimestriel de marchandises de 2019 à 2021

  • Note : Volume en tonnage du transport de marchandises – Échanges avec la France et avec l'étranger.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Le niveau de 2019 est dépassé dans le transport de voyageurs et dans l’hébergement insulaire

Au 4e trimestre, le transport de passagers dépasse son niveau d’avant crise avec 4 % de voyageurs supplémentaires.

Le rebond est essentiellement porté par l’aérien qui progresse au cours du trimestre de 10 % par rapport au 4ᵉ trimestre 2019 (figure 9). Au cours du mois d’octobre 2021, le trafic aérien de passagers augmente de 9 % par rapport à octobre 2019. En novembre et décembre, il est également supérieur respectivement de 12 % et 9 % aux volumes d’avant crise.

Le transport maritime reste en revanche légèrement en retrait (- 3 % sur le trimestre) en lien avec la poursuite des restrictions des déplacements internationaux, notamment avec l’Italie. Si en novembre, le trafic est supérieur à son niveau d’avant crise (+ 6 %), celui d’octobre et de décembre est nettement en retrait (respectivement - 2 % et - 14 %).

Figure 9Évolution du trafic de passagers

Évolution du trafic de passagers
Mois AIR 2019 MER 2019 AIR 2020 MER 2020 AIR 2021 MER 2021
janv. 135 692 83 840 138 529 86 325 87 328 53 442
fév. 121 552 77 079 134 468 89 908 76 404 52 418
mars 152 302 105 141 65 948 42 283 77 705 58 831
avril 336 602 239 918 5 048 3 774 81 311 58 485
mai 401 360 260 949 12 196 22 095 264 531 170 430
juin 551 325 474 185 113 112 149 670 402 494 275 746
juil. 669 764 732 444 467 340 497 335 719 026 650 861
août 766 412 1 044 542 673 248 798 058 794 488 844 095
sept. 501 549 462 424 399 683 308 867 492 561 378 467
oct. 317 182 226 388 240 762 176 450 346 796 221 836
nov. 154 227 101 544 46 754 32 339 172 278 107 550
déc. 153 265 112 752 109 237 70 246 168 088 97 280
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Figure 9Évolution du trafic de passagers

  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Au 4ᵉ trimestre, la fréquentation touristique témoigne d’un attrait renforcé pour l’arrière-saison dans les hôtels de la région. Elle dépasse de 10,7 % celle de 2019. L’allègement des contraintes sanitaires et la douceur des températures en période de vacances de la Toussaint stimulent la présence touristique.

La fréquentation est uniquement portée par la clientèle française, plus présente en cette fin d’année qu’à la même période de 2019 (+ 17,4 %). De même, dans les Autres Hébergements Collectifs de Tourisme (AHCT), le nombre de nuitées, en hausse de 15,3 % au 4ᵉ trimestre par rapport à 2019, traduit le rebond de la fréquentation française en arrière-saison (+ 24,3 % par rapport à 2019).

Encadré 1 : Le montant des dépenses par carte bancaire reste élevé en arrière saison

Les achats effectués par carte bancaire stimulés par la saison estivale demeurent bien orientés jusqu’en fin d’année. Les dépenses se situent à un niveau nettement supérieur à celui de 2019 au cours du 4ᵉ trimestre. En octobre, le montant des transactions par carte bancaire dépasse jusqu’à + 33 % son niveau de 2019 (figure 10).

De moindre ampleur, le différentiel de dépenses est encore supérieur de près de 16 % au cours des 3 premières semaines de novembre, par rapport aux mêmes semaines de 2019. Après un tassement courant décembre, les achats par cartes bancaires dopés par les fêtes de fin d’année progressent au-delà de 27 % au cours de la semaine de Noël.

Le surplus de dépenses par CB reste plus important en Corse qu’au niveau national au cours de l’ensemble de la période et la tendance semble même se prolonger en début d’année 2022 (avertissement).

Figure 10Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019

en %
Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019 (en %)
année semaine premier jour de la semaine Corse France entière
2020 2 06/01/2020 5,6 3,3
2020 3 13/01/2020 7,9 4,1
2020 4 20/01/2020 6,2 6,9
2020 5 27/01/2020 7,6 4,5
2020 6 03/02/2020 5,3 2,8
2020 7 10/02/2020 5,1 2,3
2020 8 17/02/2020 6,4 4,0
2020 9 24/02/2020 4,8 0,0
2020 10 02/03/2020 3,4 4,1
2020 11 09/03/2020 8,9 8,3
2020 12 16/03/2020 -32,5 -40,5
2020 13 23/03/2020 -54,4 -57,9
2020 14 30/03/2020 -52,7 -54,4
2020 15 06/04/2020 -46,4 -46,6
2020 16 13/04/2020 -53,9 -48,4
2020 17 20/04/2020 -51,1 -41,5
2020 18 27/04/2020 -53,5 -44,9
2020 19 04/05/2020 -44,6 -34,4
2020 20 11/05/2020 -6,6 3,9
2020 21 18/05/2020 -22,5 -1,2
2020 22 25/05/2020 -22,4 2,9
2020 23 01/06/2020 -22,3 2,5
2020 24 08/06/2020 -25,0 4,3
2020 25 15/06/2020 -14,4 7,2
2020 26 22/06/2020 -14,8 -4,2
2020 27 29/06/2020 -9,1 -1,5
2020 28 06/07/2020 -5,0 6,0
2020 29 13/07/2020 2,3 8,7
2020 30 20/07/2020 1,1 12,1
2020 31 27/07/2020 0,0 5,8
2020 32 03/08/2020 5,7 15,5
2020 33 10/08/2020 8,1 12,4
2020 34 17/08/2020 13,1 11,0
2020 35 24/08/2020 12,1 4,9
2020 36 31/08/2020 13,0 6,0
2020 37 07/09/2020 11,3 5,4
2020 38 14/09/2020 15,1 4,6
2020 39 21/09/2020 9,5 0,8
2020 40 28/09/2020 11,9 0,9
2020 41 05/10/2020 11,2 2,4
2020 42 12/10/2020 13,5 7,3
2020 43 19/10/2020 13,6 2,2
2020 44 26/10/2020 4,1 -2,4
2020 45 02/11/2020 -28,8 -33,5
2020 46 09/11/2020 -23,1 -29,7
2020 47 16/11/2020 -20,6 -28,4
2020 48 23/11/2020 -18,1 -27,0
2020 49 30/11/2020 17,0 4,7
2020 50 07/12/2020 10,4 -1,7
2020 51 14/12/2020 1,1 -7,7
2020 52 21/12/2020 0,4 -1,7
2020 53 28/12/2020 2,9 -3,3
2021 1 04/01/2021 3,5 -5,5
2021 2 11/01/2021 8,4 -6,3
2021 3 18/01/2021 14,9 4,4
2021 4 25/01/2021 16,8 3,0
2021 5 01/02/2021 7,0 -7,2
2021 6 08/02/2021 8,5 -6,3
2021 7 15/02/2021 10,2 -4,3
2021 8 22/02/2021 7,7 -6,6
2021 9 01/03/2021 12,1 0,1
2021 10 08/03/2021 10,0 -1,9
2021 11 15/03/2021 15,8 1,9
2021 12 22/03/2021 -4,3 -21,6
2021 13 29/03/2021 20,7 4,6
2021 14 05/04/2021 -23,9 -24,5
2021 15 12/04/2021 -19,2 -15,5
2021 16 19/04/2021 -21,3 -13,0
2021 17 26/04/2021 -32,9 -22,8
2021 18 03/05/2021 -13,3 -7,7
2021 19 10/05/2021 1,2 -10,2
2021 20 17/05/2021 25,7 11,5
2021 21 24/05/2021 16,5 12,0
2021 22 31/05/2021 7,2 9,4
2021 23 07/06/2021 15,4 17,4
2021 24 14/06/2021 22,2 14,5
2021 25 21/06/2021 12,7 -2,8
2021 26 28/06/2021 14,5 6,3
2021 27 05/07/2021 14,3 13,0
2021 28 12/07/2021 22,8 7,5
2021 29 19/07/2021 20,6 15,1
2021 30 26/07/2021 16,0 6,4
2021 31 02/08/2021 18,7 15,6
2021 32 09/08/2021 21,8 15,3
2021 33 16/08/2021 26,2 10,2
2021 34 23/08/2021 28,4 5,3
2021 35 30/08/2021 22,3 9,6
2021 36 06/09/2021 23,1 10,1
2021 37 13/09/2021 24,8 10,2
2021 38 20/09/2021 22,0 5,1
2021 39 27/09/2021 21,2 5,2
2021 40 04/10/2021 23,6 13,0
2021 41 11/10/2021 22,4 14,6
2021 42 18/10/2021 13,4 7,3
2021 43 25/10/2021 32,8 11,9
2021 44 01/11/2021 16,3 4,2
2021 45 08/11/2021 16,7 12,1
2021 46 15/11/2021 16,1 7,2
2021 47 22/11/2021 3,5 -2,4
2021 48 29/11/2021 8,1 2,6
2021 49 06/12/2021 12,6 5,9
2021 50 13/12/2021 4,1 -1,0
2021 51 20/12/2021 27,4 19,3
2021 52 27/12/2021 9,1 4,5
2022 1 03/01/2022 6,5 0,2
2022 2 10/01/2022 25,6 11,1
2022 3 17/01/2022 26,3 13,1
2022 4 24/01/2022 21,4 6,8
2022 5 31/01/2022 21,5 9,9
2022 6 07/02/2022 20,9 8,1
2022 7 14/02/2022 27,6 12,9
2022 8 21/02/2022 10,9 2,6
2022 9 28/02/2022 20,4 14,7
  • Sources : Cartes bancaires CB, Calculs Insee.

Figure 10Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019

  • Note : transactions par carte bancaire CB en face-à-face qui n'incluent pas la vente à distance (internet). Les traits pointillés permettent d'identifier les périodes pendant lesquelles les commerces « non-essentiels » étaient fermés sur l'ensemble du territoire métropolitain. Le trait vertical plein indique la dernière semaine de 2020.
  • Champ : France.
  • Sources : Cartes bancaires CB, Calculs Insee.
Avertissement sur les cartes bancaire CB

Les données utilisées proviennent de Cartes Bancaires CB et couvrent l’essentiel des transactions par carte bancaire, à l’exception des transactions CB en vente à distance (internet). Elles sont issues d’une extraction de transactions anonymisées et agrégées à l’échelle départementale afin de respecter les exigences de confidentialité.

Encadré 2 - Contexte international – En Europe, l’activité fragilisée fin 2021 par la dégradation de la situation sanitaire

Au quatrième trimestre 2021, l’activité économique a ralenti en Europe, et même reculé en Allemagne, en raison d’effets de rattrapage plus faibles qu’au trimestre précédent et d’une consommation des ménages fragilisée par les vagues épidémiques des variants Delta et Omicron. Par ailleurs, le PIB a rebondi dans les principales économies hors zone euro, stimulant la reprise du commerce mondial. Au premier semestre 2022, l’activité serait affectée par les conséquences de la guerre en Ukraine, en particulier via le renchérissement de l’énergie, ainsi que par des perturbations des chaînes d’approvisionnement, notamment liées à de nouveaux confinements en Chine.

Encadré 3 - Contexte national – En France, l’activité a continué de se redresser fin 2021

Fin 2021, l’activité française a poursuivi sa reprise (+ 0,7 % au quatrième trimestre, soit un rebond du PIB de 7,0 % en moyenne annuelle en  2021 après sa chute de 8,0 % l’année précédente). L’empreinte sectorielle de la crise reste forte néanmoins, certains secteurs continuant de pâtir de la situation sanitaire (hébergement-restauration par exemple) ou bien des problèmes d’approvisionnement (industrie automobile). La consommation des ménages a continué de progresser (+ 0,5 %), notamment dans les services de transports et les services aux ménages, et ce malgré la hausse de l’inflation et l’émergence du variant Omicron en fin d’année. Au premier trimestre 2022 cependant, l’activité aurait ralenti, du fait de la dégradation de la situation sanitaire en janvier puis du déclenchement de la guerre en Ukraine fin février.

Publication rédigée par : Déborah Caruso, Marie-Pierre Nicolaï (Insee)

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du Répertoire des entreprises et des établissements (REE), issu de Sirene. Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.