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Insee Analyses Pays de la Loire · Décembre 2021 · n° 101
Insee Analyses Pays de la LoireRalentissement démographique dans la région, mais renforcement en Loire-Atlantique

Élodie Lalande, Matthieu Vahé (Insee)

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 3 806 461 personnes résident dans les Pays de la Loire. Avec + 0,7 % par an, le rythme de croissance de la population est supérieur à la moyenne nationale. Toutefois, la région n’échappe pas au ralentissement de la croissance démographique observé dans la majorité des régions françaises. La population augmente de 24 270 personnes par an entre 2013 et 2019, contre 30 135 entre 2008 et 2013.

La Loire-Atlantique, véritable locomotive de la région, affiche un gain de population de 1,2 % par an en moyenne. Au contraire des autres départements, sa croissance ne cesse de s’accélérer. La Vendée affiche une augmentation de population encore soutenue (+ 0,7 % par an), mais en fort ralentissement. La croissance démographique plus modérée en Maine-et-Loire (+ 0,4 %), s’érode légèrement. Si la Sarthe et la Mayenne connaissent une croissance démographique entre 2008 et 2013, ces deux départements se situent entre 2013 et 2019 dans une phase de relative stabilité.

Insee Analyses Pays de la Loire
No 101
Paru le : Paru le 29/12/2021

Pays de la Loire : la croissance démographique reste soutenue

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 3 806 461 personnes résident dans les Pays de la Loire, ce qui situe la région au 8ᵉ rang des régions de France métropolitaine. Entre 2013 et 2019, la population ligérienne s’est accrue de 24 270 habitants par an (figure 1), l’équivalent des communes de Sablé-sur-Sarthe et Châteaubriant réunies. La population augmente en moyenne de 0,7 % par an, une croissance supérieure à celle enregistrée au niveau national (+ 0,4 %). Ainsi, les Pays de la Loire se classent au 3ᵉ rang des régions métropolitaines pour leur rythme de croissance derrière la Corse et l’Occitanie.

Malgré tout, les Pays de la Loire n’échappent pas au ralentissement de la croissance démographique observé au niveau national. Sur la période 2008-2013, la région gagnait 5 870 habitants de plus par an qu’entre 2013 et 2019.

La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée gagnent des habitants, tandis que la Mayenne et la Sarthe connaissent une relative stabilité de leur population.

La dynamique démographique est positive dans 57 % des communes contre 74 % sur la période précédente. Elle est plus particulièrement positive dans 77 % des communes de plus de 10 000 habitants.

Figure 1Évolution annuelle moyenne de population par commune entre 2013 et 2019

  • Retrouver les données de la carte dans le fichier en téléchargement.
  • Note : limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2021.
  • Source : Insee, Recensements de la population (RP) 2013 et 2019.

Une dynamique qui se concentre sur les grandes métropoles

L’augmentation de population est plus localisée que par le passé. La croissance démographique se recentre autour des grandes métropoles de la région. Elle est particulièrement marquée dans l’agglomération de Nantes et sur une bande littorale. A contrario, la population diminue sur un territoire plus étendu que précédemment : au nord de la Loire-Atlantique, au nord et à l’est de la Mayenne, aux pourtours de la Sarthe, à l’est et au sud du Maine-et-Loire et au sud de la Vendée.

À l’échelle des intercommunalités, Nantes Métropole bénéficie de la plus forte accélération de la croissance démographique de la région et représente 38 % du gain de population régional contre 19 % entre 2008 et 2013. Quatre autres intercommunalités voient aussi leur population augmenter plus rapidement entre 2013 et 2019 qu’entre 2008 et 2013 : la Communauté urbaine (CU) Angers Loire Métropole, les communautés d’agglomérations (CA) de la Région Nazairienne et de l’Estuaire (CARENE), des Sables-d’Olonne Agglomération et de la Presqu’île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique).

D’autres grandes intercommunalités conservent un rythme de croissance soutenu et proche de celui observé sur la période précédente : notamment la CA Clisson Sèvre et Maine Agglo, la Communauté de communes (CC) d’Erdre et Gesvres et la CA Pornic Agglo Pays de Retz. Avec une croissance moins marquée, la CA de Laval Agglomération, la CU Le Mans Métropole et la CA du Choletais conservent un rythme proche de celui observé sur la période précédente.

À l’inverse, le rythme de croissance recule nettement dans certaines intercommunalités comme la CC du Pays des Achards ou la CC du Pays de Pontchâteau Saint-Gildas-des-Bois, mais elles conservent une dynamique démographique soutenue. D’autres perdent désormais de la population entre 2013 et 2019 alors qu’elles en gagnaient encore entre 2008 et 2013 : la CA Saumur Val de Loire, les CC de Sablé-sur-Sarthe et de Mayenne Communauté notamment.

Loire-Atlantique : un renforcement de la croissance démographique

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 1 429 272 personnes résident en Loire-Atlantique (figure 2). Le département confirme son rôle de locomotive de la région, en lien avec la présence de Nantes Métropole. En effet, la Loire-Atlantique génère 69 % du gain de population des Pays de la Loire, alors qu’elle rassemble seulement 38 % de ses résidents. Elle gagne 100 500 habitants entre 2013 et 2019, soit 16 750 habitants par an, l’équivalent des communes de Bouaye et des Sorinières réunies.

Figure 2Population et évolution annuelle moyenne de la population au cours des périodes 2008-2013 et 2013-2019

Population et évolution annuelle moyenne de la population au cours des périodes 2008-2013 et 2013-2019
Population 2008 Population 2013 Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2008 et 2013 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019
en nombre en % en nombre en %
Loire-Atlantique 1 256 040 1 328 774 1 429 272 14 547 1,1 16 750 1,2
Maine-et-Loire 774 654 800 037 818 273 5 077 0,6 3 039 0,4
Vendée 616 906 655 506 685 442 7 720 1,2 4 989 0,7
Sarthe 559 587 569 035 566 412 1 890 0,3 – 437 – 0,1
Mayenne 302 983 307 500 307 062 903 0,3 – 73 0,0
Pays de la Loire 3 510 170 3 660 852 3 806 461 30 136 0,8 24 268 0,7
France métropolitaine 62 134 866 63 697 865 65 096 768 312 600 0,5 233 151 0,4
France hors Mayotte 63 961 859 65 564 756 66 988 403 320 579 0,5 237 275 0,4
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2021.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2019.

La population de la Loire-Atlantique progresse de 1,2 % en moyenne chaque année. Cette croissance la situe au 3ᵉ rang des départements métropolitains, derrière la Gironde et la Haute-Garonne. Toutes les intercommunalités de la Loire-Atlantique concourent à la croissance de la population ligérienne (figure 3).

L’évolution démographique est au minimum deux fois supérieure à la moyenne régionale dans la CC d’Erdre et Gesvres, la CA Pornic Agglo Pays de Retz, Nantes Métropole et la CC Estuaire et Sillon.

Figure 3Évolution annuelle moyenne de la population par intercommunalitéPériode 2008-2013

Évolution annuelle moyenne de la population par intercommunalité
Codes intercommunalités Libellés intercommunalités Population municipale 2008 Population municipale 2013 Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2013 (en nombre) Variation annuelle moyenne entre 2008 et 2013 (en %)
200000438 CC du Pays de Pontchâteau Saint-Gildas-des-Bois 30 395 33 734 668 2,1
200023778 CC du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie 43 577 46 939 672 1,5
200033298 CC des Coëvrons 27 129 27 541 82 0,3
200040475 CC Loué - Brûlon - Noyen 17 753 18 582 166 0,9
200042182 CC du Mont des Avaloirs 17 148 16 666 – 96 – 0,6
200048551 CC du Pays de Craon 28 184 28 531 69 0,2
200055887 CC Mayenne Communauté 36 538 37 344 161 0,4
200060010 CA Mauges Communauté 113 167 119 098 1 186 1,0
200067346 CA Pornic Agglo Pays de Retz 53 796 58 448 930 1,7
200067635 CA Clisson Sèvre et Maine Agglo 49 011 52 177 633 1,3
200067866 CC Sèvre et Loire 42 004 45 735 746 1,7
200068955 CC Anjou Loir et Sarthe 26 146 27 198 210 0,8
200068963 CC Maine Cœur de Sarthe 20 256 21 007 150 0,7
200070233 CC Terres-de-Montaigu, communauté de communes Montaigu-Rocheservière 42 315 46 589 855 1,9
200070373 CC Loir-Lucé-Bercé 24 661 24 475 – 37 – 0,2
200071165 CA Les Sables d'Olonne Agglomération 48 904 50 516 322 0,7
200071546 CC Sud Retz Atlantique 22 007 23 755 350 1,5
200071553 CC Loire Layon Aubance 52 791 55 560 554 1,0
200071629 CC Challans-Gois Communauté 41 061 44 485 685 1,6
200071678 CA du Choletais 100 868 102 718 370 0,4
200071868 CC des Vallées du Haut-Anjou 32 310 34 993 537 1,6
200071876 CA Saumur Val de Loire 99 092 100 424 266 0,3
200071900 CC Vendée Grand Littoral 29 193 32 498 661 2,2
200071918 CC du Pays de Saint-Fulgent - Les Essarts 24 356 26 742 477 1,9
200071934 CC Pays de Fontenay-Vendée 35 460 35 352 – 22 – 0,1
200072676 CC Maine Saosnois 28 527 28 420 – 21 – 0,1
200072676 dont CC Maine Saosnois des Pays de la Loire 27 970 27 879 – 18 – 0,1
200072684 CC Le Gesnois Bilurien 29 483 30 633 230 0,8
200072692 CC des Vallées de la Braye et de l'Anille 16 412 15 939 – 95 – 0,6
200072700 CC Haute Sarthe Alpes Mancelles 22 922 23 286 73 0,3
200072718 CC de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé 18 082 18 775 139 0,8
200072726 CC Châteaubriant-Derval 42 573 43 952 276 0,6
200072734 CC Estuaire et Sillon 33 599 36 484 577 1,7
200072882 CC de Vie et Boulogne 37 361 41 663 860 2,2
200073112 CC Sud Sarthe 23 816 23 751 – 13 – 0,1
200073260 CC Sud Vendée Littoral 52 112 54 231 424 0,8
200083392 CA de Laval Agglomération 110 267 112 424 431 0,4
243500741 CA Redon Agglomération 63 254 65 761 501 0,8
243500741 dont CA Redon Agglomération des Pays de la Loire 19 361 21 062 340 1,7
244400404 Nantes Métropole 580 839 609 198 5 672 1,0
244400438 CC de Grand Lieu 34 540 37 266 545 1,5
244400453 CC de la Région de Blain 14 452 15 787 267 1,8
244400503 CC d'Erdre et Gesvres 52 494 57 776 1 056 1,9
244400537 CC de Nozay 13 972 15 219 249 1,7
244400552 CC du Pays d'Ancenis 60 480 64 912 886 1,4
244400586 CC du Sud-Estuaire 26 991 28 831 368 1,3
244400610 CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) 71 606 72 424 164 0,2
244400610 dont CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) des Pays de la Loire 66 157 66 558 80 0,1
244400644 CA de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (CARENE) 115 932 120 518 917 0,8
244900015 CU Angers Loire Métropole 280 693 287 595 1 380 0,5
244900809 CC Anjou Bleu Communauté 33 410 34 566 231 0,7
244900882 CC Baugeois Vallée 33 614 35 247 327 1,0
245300223 CC du Pays de Meslay-Grez 13 480 13 922 88 0,6
245300355 CC de l'Ernée 20 534 20 916 76 0,4
245300389 CC du Bocage Mayennais 19 801 19 489 – 62 – 0,3
245300447 CC du Pays de Château-Gontier 29 134 29 900 153 0,5
246100663 CU d'Alençon 57 478 56 617 – 172  – 0,3
246100663 dont CU d'Alençon des Pays de la Loire 7 929 7 898 – 6 – 0,1
247200090 CC de Sablé-sur-Sarthe 28 665 29 392 145 0,5
247200090 CC de Sablé-sur-Sarthe 28 665 29 392 145 0,5
247200132 CU Le Mans Métropole 203 409 205 399 398 0,2
247200348 CC du Pays Fléchois 26 492 27 062 114 0,4
247200421 CC du Sud Est du Pays Manceau 16 018 16 979 192 1,2
247200447 CC Orée de Bercé - Belinois 18 675 19 419 149 0,8
247200629 CC du Val de Sarthe 29 143 30 215 214 0,7
247200686 CC du Pays de l'Huisne Sarthoise 28 669 29 111 88 0,3
248500191 CC de l'Île de Noirmoutier 9 750 9 435 – 63 – 0,7
248500258 CC Océan Marais de Monts 17 660 18 624 193 1,1
248500340 CC Pays de Chantonnay 20 911 21 889 196 0,9
248500415 CC du Pays de la Châtaigneraie 15 255 15 673 84 0,5
248500464 CC du Pays de Pouzauges 22 299 23 127 166 0,7
248500530 CC du Pays des Achards 15 381 17 752 474 2,9
248500563 CC Vendée, Sèvre, Autise 15 361 16 155 159 1,0
248500589 CA La Roche-sur-Yon Agglomération 88 350 93 148 960 1,1
248500621 CC du Pays des Herbiers 26 622 28 902 456 1,7
248500662 CC du Pays de Mortagne 26 171 27 150 196 0,7
Sans objet 4 807 4 636 – 34 – 0,7
  • Notes : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2021.
  • La ligne « Sans objet » correspond à la population de l'Île-d'Yeu qui n’appartient à aucune intercommunalité.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2019.

Figure 3Évolution annuelle moyenne de la population par intercommunalitéPériode 2008-2013

  • Notes : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2021.
  • Les informations ne sont pas représentées pour l'Île-d'Yeu, qui n'appartient à aucune intercommunalité.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2019.

La Loire-Atlantique fait figure d’exception dans la région : le département n’est pas concerné par le ralentissement démographique. Il gagne même 2 205 résidents de plus par an qu’entre 2008 et 2013. L’accroissement de la population s’est recentré autour de Nantes. L’accélération de la croissance démographique est portée essentiellement par Nantes Métropole et la CARENE. En revanche, les quelques communes en ralentissement démographique se situent au nord du département.

À Nantes Métropole, la population s’est accrue de 9 335 habitants par an entre 2013 et 2019. La commune de Nantes concentre 47 % de cette augmentation (+ 4 350). Au sein de l’agglomération nantaise, 11 des 23 autres communes ont vu leur population croître de plus de 200 habitants par an sur la période : Saint-Herblain (+ 605), Rezé (+ 560), Vertou (+ 455), Orvault (+ 380), Couëron (+ 370), Saint-Sébastien-sur-Loire (+ 315), Thouaré-sur-Loire (+ 290), Carquefou (+ 290), Sautron (+ 250), Bouaye (+ 240) et Bouguenais (+ 205).

Sur le littoral, les plus fortes augmentations de population concernent Saint-Nazaire et Pornic, avec des gains respectifs de 480 et 260 habitants par an entre 2013 et 2019. La commune de La Baule-Escoublac gagne elle aussi 135 habitants par an entre 2013 et 2019, alors qu’elle perd de la population sur la période précédente (– 255 habitants par an). A contrario, la population continue de diminuer au Pouliguen (– 105) et à Batz sur-Mer (– 30). Le Pouliguen, comme pour la période 2008-2013, se démarque par un repli annuel moyen à hauteur de – 2,4 % par an, le rythme de baisse le plus marqué du département.

Vendée : une dynamique soutenue mais un ralentissement marqué

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 685 442 personnes résident en Vendée. Ce département reste dynamique. La Vendée contribue pour 21 % au gain de population des Pays de la Loire, alors qu’elle rassemble 18 % de ses résidents. Elle gagne 4 990 habitants par an entre 2013 et 2019, l’équivalent de la commune de Mouilleron-le-Captif.

La population de la Vendée progresse de 0,7 % en moyenne chaque année. Ce rythme, équivalent à la moyenne régionale et presque deux fois supérieur à la moyenne nationale, place le département au 15ᵉ rang des départements métropolitains.

Cependant, dans les Pays de la Loire, la Vendée connaît le plus fort ralentissement démographique.

En effet, entre 2008 et 2013, la Vendée affichait la plus forte croissance de la région et se classait au 6ᵉ rang des départements métropolitains, avec un taux de croissance annuel moyen de 1,2 %. Le ralentissement concerne toutes les intercommunalités vendéennes sauf l’agglomération des Sables d’Olonne qui se distingue en gagnant près de deux fois plus d’habitants qu’auparavant.

Les communes en croissance démographique se situent principalement sur une large bande littorale allant de Notre-Dame-de-Monts à Grues et au nord du département. Les communes gagnant le plus d’habitants entre 2013 et 2019 sont Les Sables d’Olonne (+ 480 par an), La Roche-sur-Yon (+ 405) et Challans (+ 305).

La dynamique est nettement moindre aux franges est du département. Quatre communautés de communes voient leur population se stabiliser : le Pays de Fontenay-Vendée, le pays de la Châtaigneraie, la CC Vendée, Sèvre, Autise ainsi que le Pays de Pouzauges. La CC de l’île de Noirmoutier, quant à elle, perd de la population.

Maine-et-Loire : la croissance démographique se maintient

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 818 273 personnes résident en Maine-et-Loire. La dynamique démographique du département est modérée. S’il rassemble 21 % des résidents de la région, il contribue pour 13 % à l’augmentation de la population régionale.

Sur l’ensemble de la période allant de 2013 à 2019, il gagne 18 235 habitants, l’équivalent de la commune de Mauges sur-Loire. La population du Maine-et-Loire progresse de 0,4 % en moyenne chaque année.

Ce rythme, moins soutenu que celui de la région, est comparable à celui de la France métropolitaine. Le Maine-et-Loire se place ainsi au 32ᵉ rang des départements métropolitains. Toutes les intercommunalités du département concourent positivement à la dynamique démographique, hormis la CA Saumur Val de Loire qui perd de la population. La croissance de la population se resserre autour de la métropole angevine et des intercommunalités à proximité. Aux franges du département, les intercommunalités n’échappent pas au ralentissement démographique, à l’exception de la CA du Choletais.

Angers Loire Métropole se démarque par son dynamisme démographique particulièrement élevé et est la seule intercommunalité du Maine-et-Loire à connaître une accélération de sa croissance. Sa population augmente de + 0,8 % entre 2013 et 2019 contre + 0,5 % entre 2008 et 2013. Elle contribue pour 81 % à la croissance démographique du département. Ce gain de population représente 10 % de l’augmentation régionale. La croissance démographique se renforce à Angers avec + 955 habitants par an entre 2013 et 2019, 2ᵉ plus fort gain de population de la région. L’augmentation est également forte à Trélazé (+ 305) et Avrillé (+ 245).

Dans la CA du Choletais, l’augmentation de la population est marquée (+ 280 par an en moyenne), mais en recul par rapport à la période précédente (+ 370). La croissance démographique repose principalement sur la commune de Saint-Léger-sous-Cholet (+ 70). Les communes de Trémentines (+ 45), Saint-Christophe-du-bois (+ 35) et Cholet (+ 25), qui perdaient des habitants entre 2008 et 2013, en gagnent à présent. La commune du May-sur-Èvre connaît la plus forte baisse (– 20 habitants).

Autour de la métropole angevine, les intercommunalités continuent de gagner des habitants, mais à un rythme nettement moins soutenu qu’entre 2008 et 2013. Ainsi, la CC des Vallées du Haut-Anjou gagne 220 habitants par an en moyenne. Le Lion-d’Angers porte l’essentiel de cette croissance démographique (+ 95). Dans les CC Loire Layon Aubance (+ 160) et Anjou Loir et Sarthe (+ 120), les dynamiques démographiques se maintiennent.

Mayenne : une population stable

Peuplée de 307 062 personnes au 1ᵉʳ janvier 2019, la Mayenne rassemble 8 % des résidents des Pays de la Loire. Le département ne contribue pas à l’augmentation de la population entre 2013 et 2019. Cette stabilité démographique place la Mayenne au 68ᵉ rang des départements métropolitains pour le rythme de croissance. Le ralentissement est net par rapport à la période 2008-2013 : la population mayennaise augmentait de 0,3 % en moyenne chaque année.

Entre 2013 et 2019, seules la CA de Laval Agglomération et les CC du Pays de Château-Gontier et du Pays de Craon connaissent une modeste augmentation de leur population. Les autres intercommunalités voient leur croissance démographique diminuer.

Avec un gain de 320 habitants par an en moyenne entre 2013 et 2019, la CA de Laval Agglomération est l’intercommunalité la plus dynamique du département. Cette croissance repose principalement sur les communes de la couronne lavalloise : Changé (+ 125), Louverné (+ 55), Bonchamp-lès-Laval (+ 50). Ces communes ont les gains de population parmi les plus élevés du département. A contrario, Laval est la commune qui perd le plus d’habitants en Mayenne (– 125).

Dans les intercommunalités du sud du département, la dynamique démographique se maintient à un rythme plus modéré que sur la période 2008-2013. Ainsi, la CC du Pays de Château-Gontier voit son gain de population divisé par deux entre les deux périodes. L’essentiel de la croissance démographique est porté par Château-Gontier-sur-Mayenne avec un gain de 75 habitants.

Au nord du département, les intercommunalités des CC du Mont des Avaloirs (– 138 habitants par an), du Bocage Mayennais (– 135), de Mayenne Communauté (– 105) et des Coëvrons (– 65) perdent de la population. Mayenne est, après Laval, la commune du département qui perd le plus d’habitants (– 90).

Sarthe : une croissance atone, un ralentissement marqué

Au 1ᵉʳ janvier 2019, 566 412 personnes résident en Sarthe. Le département rassemble 15 % des Ligériens, mais ne contribue plus à l’augmentation de la population régionale. Sur l’ensemble de la période allant de 2013 à 2019, la Sarthe perd 2 625 habitants, l’équivalent d’une commune comme Noyen-sur-Sarthe.

Le département se place au 77ᵉ rang des départements métropolitains pour le rythme de croissance. Le ralentissement est net par rapport à 2008-2013, période pendant laquelle la population augmentait de 9 450 habitants. Entre 2013 et 2019, dix intercommunalités perdent des habitants, le double de la période précédente.

Si les communes de la métropole mancelle et du cœur du département maintiennent une dynamique démographique modérée, la population baisse sur les pourtours de la Sarthe. La hausse de la population se poursuit dans Le Mans Métropole (+ 280 habitants par an en moyenne). Les gains de population figurent parmi les plus élevés du département à Mulsanne (+ 75) ou Arnage (+ 60). En revanche, au Mans, la population tend à diminuer (– 65). Dans la couronne du Mans, la population progresse, comme à Parigné-l’Évêque (+ 75), mais le rythme est moins soutenu et les communes en perte d’habitants sont plus nombreuses.

Dans le reste de la Sarthe, si la CC du Pays Fléchois se maintient, aucune intercommunalité aux pourtours du département ne gagne d’habitants. Au nord et à l’est, la population continue de baisser à Fresnay-sur-Sarthe (– 35), Mamers (– 35) et La Ferté-Bernard (– 40). Au sud, la commune de Sablé-sur-Sarthe enregistre la plus forte baisse du département (– 75). Dans les communes de Montval-sur-Loir (– 50) et Le Lude (– 55), la diminution de la population est également marquée.

Publication rédigée par : Élodie Lalande, Matthieu Vahé (Insee)

Pour comprendre

Les populations publiées fin 2021 sont millésimées 2019. Ces chiffres de population sont authentifiés par décret pour entrer en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2022. Ils sont publiés dans les périmètres géographiques existant au 1ᵉʳ janvier 2021.

Le choix des périodes d’évolution de la population

La méthode du recensement annuel est basée sur des cycles de collecte de cinq ans. Pour plus de pertinence, les données sont donc traditionnellement analysées avec un pas de cinq ans. Toutefois, l’évolution de la situation sanitaire a conduit à reporter à 2022 l’enquête annuelle de recensement prévue en 2021. Pour toutes les communes de moins de 10 000 habitants, il y aura donc dorénavant (pendant les cinq prochaines années) un intervalle entre deux collectes de recensement de six ans au lieu de cinq habituellement. La méthode de calcul des populations annuelles a été adaptée en conséquence. Pour être robustes, les évolutions mesurées sur la dernière période (ici 2013-2019) doivent donc être analysées avec un pas de six ans. Dans le présent document, les comparaisons sont donc basées sur une période de six ans pour la plus récente (2013-2019) et une période de cinq ans (2008-2013) pour la plus ancienne. La comparaison des évolutions de la population sur ces périodes de durée différente n’en reste pas moins pertinente, car toutes les données sont présentées en moyenne annuelle.

Pourquoi le questionnaire évolue ?

Afin d’améliorer la prise en compte de la multirésidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. La croissance de population mesurée entre 2013 et 2019 est ainsi affectée d’un léger effet questionnaire, qui est négligeable sur cette période.

Pour en savoir plus

Brutel C., « La dégradation du solde naturel affaiblit le dynamisme démographique entre 2013 et 2019 », Insee Focus, n° 257, décembre 2021.

Chesnel H., Kaiser O., « Recul de la natalité et de l’espérance de vie en 2020 », Insee Flash Pays de la Loire, n° 113, mai 2021.

Lalande É., Vahé M., « Pays de la Loire : une dynamique démographique soutenue, portée par la Loire-Atlantique », Insee Analyses Pays de la Loire, n° 84, décembre 2020.

Insee, note technique « Recensement de la population », janvier 2020.