Insee Analyses Pays de la LoirePays de la Loire : une dynamique démographique soutenue, portée par la Loire-Atlantique

Élodie Lalande, Matthieu Vahé (Insee)

Au 1er janvier 2018, 3 781 420 personnes résident dans les Pays de la Loire. Avec + 0,7 % par an, le rythme de croissance de la population est supérieur à la moyenne nationale. Toutefois, la région n’échappe pas au ralentissement de la croissance démographique observé dans la majorité des régions françaises. La population augmente de 120 570 personnes entre 2013 et 2018, contre 150 680 entre 2008 et 2013. La Loire-Atlantique, véritable locomotive de la région, affiche un gain de population de 1,2 % par an en moyenne. Au contraire des autres départements, sa croissance ne cesse de s’accélérer. La Vendée, quant à elle, affiche une augmentation de population encore soutenue (+ 0,7 % par an), mais en fort ralentissement. La croissance démographique, plus modérée en Maine-et-Loire (+ 0,4 %), s’érode légèrement. Si la Sarthe et la Mayenne connaissaient une croissance démographique entre 2008 et 2013, ces deux départements se situent entre 2013 et 2018 dans une phase de relative stabilité.

Insee Analyses Pays de la Loire
No 84
Paru le : Paru le 29/12/2020
Élodie Lalande, Matthieu Vahé (Insee)
Insee Analyses Pays de la Loire  No 84 - Décembre 2020

Pays de la Loire : une dynamique démographique soutenue mais ralentie

Au 1er janvier 2018, 3 781 420 personnes résident dans les Pays de la Loire, ce qui situe la région au 8e rang des régions de France métropolitaine. Entre 2013 et 2018, la population ligérienne s’est accrue de 120 570 habitants (figure 1), l’équivalent de la Communauté d’agglomération (CA) Mauges Communauté. La population augmente en moyenne de 0,7 % par an, une croissance bien supérieure à celle enregistrée au niveau national (+ 0,4 %). Ainsi, les Pays de la Loire se classent au 3ᵉ rang des régions métropolitaines pour leur rythme de croissance derrière la Corse (+ 1,1 %) et l’Occitanie (+ 0,7 %).

Malgré tout, les Pays de la Loire n’échappent pas au ralentissement de la croissance démographique observé au niveau national : entre 2008 et 2013, la région gagnait 30 110 habitants de plus qu’entre 2013 et 2018. La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée gagnent des habitants, tandis que la Mayenne et la Sarthe connaissent une relative stabilité de leur population. La dynamique démographique est positive dans 59 % des communes contre 74 % cinq ans auparavant. Cependant, cette dynamique démographique reste positive dans 77 % des communes de plus de 10 000 habitants.

Figure 1Un dynamisme de population inégal sur le territoireÉvolution annuelle moyenne de la population par commune entre 2013 et 2018

  • Note : limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2020.
  • Source : Insee, Recensements de la population (RP) 2013 et 2018.

Une dynamique plus localisée que par le passé

L’augmentation de population est plus localisée que par le passé. La croissance démographique se recentre autour des grandes métropoles de la région, alors que l’étalement urbain ralentit fortement. Elle est particulièrement marquée dans l’agglomération de Nantes et sur une bande littorale. A contrario, la population diminue sur un territoire plus étendu que précédemment : au nord et à l’est de la Mayenne, aux frontières de la Sarthe, à l’est du Maine-et-Loire et au sud-est de la Vendée.

Le gain de population de Nantes Métropole représente 39 % du gain régional contre 19 % entre 2008 et 2013. Nantes Métropole bénéficie de la plus forte accélération de la croissance démographique de la région. Seulement cinq autres intercommunalités voient leur population augmenter plus rapidement entre 2013 et 2018 qu’entre 2008 et 2013 : la Communauté urbaine (CU) Angers Loire Métropole, les CA de la Région Nazairienne et de l’Estuaire (CARENE), des Sables-d’Olonne Agglomération et de la Presqu’île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique).

D’autres grandes intercommunalités conservent un rythme de croissance proche de celui observé sur la période précédente. C’est le cas, entre autres, de la CA Clisson Sèvre et Maine Agglo, de la CA du Choletais, de la Communauté de communes (CC) d’Erdre et Gesvres, de la CA de Laval Agglomération, de la CU Le Mans Métropole et de la CA Pornic Agglo Pays de Retz.

À l’inverse, le rythme de croissance recule nettement dans certaines intercommunalités comme la CC du Pays des Achards ou la CC du Pays de Pontchâteau Saint-Gildas-des-Bois mais elles conservent une dynamique démographique soutenue.

D’autres perdent désormais de la population entre 2013 et 2018 alors qu’elles en gagnaient encore entre 2008 et 2013 : la CA Saumur Val de Loire, les CC de Sablé-sur-Sarthe et de Mayenne Communauté notamment.

Loire-Atlantique : la locomotive de la région

Au 1er janvier 2018, 1 412 500 personnes résident en Loire-Atlantique (figure 2). Ce département est la locomotive de la région, Nantes Métropole en tête. En effet, la Loire-Atlantique génère 69 % du gain de population des Pays de la Loire, alors qu’elle rassemble seulement 37 % de ses résidents. Elle gagne 83 730 habitants entre 2013 et 2018, l’équivalent des communes de Saint-Herblain, Orvault et Pontchâteau réunies.

La population de la Loire-Atlantique progresse de 1,2 % en moyenne chaque année. Cette croissance la situe au 3ᵉ rang des départements métropolitains, derrière la Gironde et la Haute-Garonne. Sa dynamique démographique est 1,8 fois plus élevée que la moyenne régionale et 3,5 fois supérieure à la moyenne nationale. Toutes les intercommunalités de la Loire-Atlantique concourent positivement à la croissance de la population ligérienne (figure 3). La croissance démographique est au moins deux fois supérieure à la moyenne régionale dans la CC d’Erdre et Gesvres, la CA Pornic Agglo Pays de Retz, la CC Estuaire et Sillon et Nantes Métropole.

La Loire-Atlantique fait figure d’exception dans la région, puisque c’est le seul département qui n’est pas concerné par le ralentissement démographique. Elle gagne même 10 990 résidents de plus qu’entre 2008 et 2013. L’accroissement de la population s’est recentré autour de Nantes. L’accélération de la croissance démographique est portée essentiellement par Nantes Métropole et la CARENE. Les quelques communes en ralentissement démographique se concentrent, quant à elles, au nord du département.

À Nantes Métropole, la population s’est accrue de 47 075 habitants entre 2013 et 2018. La commune de Nantes concentre 45 % de cette augmentation (+ 21 420).

Figure 2La croissance démographique des Pays de la Loire est portée par la Loire-AtlantiqueÉvolution de la population au cours des périodes 2008-2013 et 2013-2018 (en nombre d’habitants)

La croissance démographique des Pays de la Loire est portée par la Loire-Atlantique
Population 2008 Population 2013 Population 2018 Évolution
2008-2013 2013-2018
Loire-Atlantique 1 256 040 1 328 774 1 412 502 72 734 83 728
Maine-et-Loire 774 654 800 037 815 883 25 383 15 846
Vendée 616 906 655 506 679 991 38 600 24 485
Sarthe 559 587 569 035 565 963 9 448 -3 072
Mayenne 302 983 307 500 307 084 4 517 -416
Pays de la Loire 3 510 170 3 660 852 3 781 423 150 682 120 571
France métropolitaine 62 134 866 63 697 865 64 844 037 1 562 999 1 146 172
France hors Mayotte 63 961 859 65 564 756 66 732 538 1 602 897 1 167 782
  • Champ : France hors Mayotte, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2018.

Au sein de l’agglomération nantaise, 12 des 23 autres communes ont vu leur population croître de plus de 1 000 habitants en cinq ans : Rezé (+ 2 800), Saint-Herblain (+ 2 570), Vertou (+ 2 225), Orvault (+ 2 000), Couëron (+ 1 780), Saint-Sébastien-sur-Loire (+ 1 775), Thouaré-sur-Loire (+ 1 510), Sautron (+ 1 485), Carquefou (+ 1 385), Bouaye (+ 1 360), La Chapelle-sur-Erdre (+ 1 115) et Sainte-Luce-sur-Loire (+ 1 070).

Sur la côte, les plus fortes augmentations de population sont enregistrées à Saint-Nazaire et à Pornic avec des gains respectifs de 2 105 et 1 280 habitants en cinq ans. Sur la période 2008-2013, la commune de La Baule-Escoublac perdait de la population. Ce n’est plus le cas entre 2013 et 2018 (+ 660). A contrario, la population continue de diminuer au Pouliguen (– 500) et à Batz-sur-Mer (– 145). Le Pouliguen, comme pour la période 2008-2013, se démarque par son taux de croissance annuel moyen, le plus faible du département.

La tendance s’inverse dans plusieurs communes situées au nord du département, plus précisément autour de Châteaubriant. En effet, si les populations de Sion-les-Mines, Fercé, Ruffigné et Mouais augmentaient entre 2008 et 2013, elles diminuent sur la période quinquennale récente.

Vendée : une dynamique soutenue mais en fort ralentissement

Au 1er janvier  2018, 679 990 personnes résident en Vendée. Ce département reste dynamique. La Vendée contribue pour 20 % au gain de population des Pays de la Loire, alors qu’elle rassemble 18 % de ses résidents. Elle gagne 24 485 habitants entre 2013 et 2018, l’équivalent des communes de Montaigu-Vendée et Soullans réunies.

La population de la Vendée progresse de 0,7 % en moyenne chaque année. Ce rythme, équivalent à la moyenne régionale et presque deux fois supérieur à la moyenne nationale, place le département au 14e rang des départements métropolitains. Il est particulièrement élevé pour les CC du Pays des Achards (+ 1,3 %), de Vie et Boulogne et Challans-Gois Communauté (+ 1,2 % pour chacune d’entre elles).

Dans les Pays de la Loire, la Vendée se démarque puisque c’est le département qui connaît le plus fort ralentissement démographique. En effet, sur la période précédente, la Vendée, avec un taux de croissance annuel moyen de 1,2 %, avait la plus forte croissance de la région et se classait au 6e rang des départements métropolitains. Le recul concerne toutes les intercommunalités vendéennes sauf l’agglomération des Sables-d’Olonne qui se distingue en gagnant près de deux fois plus d’habitants qu’auparavant.

Figure 3Une dynamique démographique plus localiséeÉvolution annuelle moyenne de la population par intercommunalité sur les périodes 2008-2013 et 2013-2018

Une dynamique démographique plus localisée
Code Intercommunalité Variation annuelle moyenne 2008-2013 (en %)
200000438 CC du Pays de Pontchâteau Saint-Gildas-des-Bois 2,1
200067346 CA Pornic Agglo Pays de Retz 1,7
200067635 CA Clisson Sèvre et Maine Agglo 1,3
200067866 CC Sèvre et Loire 1,7
200071546 CC Sud Retz Atlantique 1,5
200072726 CC Châteaubriant-Derval 0,6
200072734 CC Estuaire et Sillon 1,7
243500741 CA Redon Agglomération 0,8
dont communes situées en Loire-Atlantique* 1,7
244400404 Nantes Métropole 1,0
244400438 CC de Grand Lieu 1,5
244400453 CC de la Région de Blain 1,8
244400503 CC d'Erdre et Gesvres 1,9
244400537 CC de Nozay 1,7
244400552 CC du Pays d'Ancenis 1,4
dont communes situées en Loire-Atlantique* 1,5
244400586 CC du Sud-Estuaire 1,3
244400610 CA de la Presqu'île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) 0,2
dont communes situées en Loire-Atlantique* 0,1
244400644 CA de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (CARENE) 0,8
200060010 CA Mauges Communauté 1,0
200068955 CC Anjou Loir et Sarthe 0,8
200071553 CC Loire Layon Aubance 1,0
200071678 CA du Choletais 0,4
200071868 CC des Vallées du Haut-Anjou 1,6
200071876 CA Saumur Val de Loire 0,3
dont communes situées en Maine-et-Loire* 0,6
244900015 CU Angers Loire Métropole 0,5
244900809 CC Anjou Bleu Communauté 0,7
244900882 CC Baugeois Vallée 1,0
200033298 CC des Coëvrons 0,3
200042182 CC du Mont des Avaloirs -0,6
200048551 CC du Pays de Craon 0,2
200055887 CC Mayenne Communauté 0,4
200083392 CA de Laval Agglomération 0,4
245300223 CC du Pays de Meslay-Grez 0,6
245300355 CC de l'Ernée 0,4
245300389 CC du Bocage Mayennais -0,3
245300447 CC du Pays de Château-Gontier 0,5
247200090 CC de Sablé-sur-Sarthe 0,5
dont communes situées en Mayenne* 0,0
200040475 CC Loué - Brûlon - Noyen 0,9
200068963 CC Maine Cœur de Sarthe 0,7
200070373 CC Loir-Lucé-Bercé -0,2
200072676 CC Maine Saosnois -0,1
dont communes situées dans la Sarthe* -0,1
200072684 CC Le Gesnois Bilurien 0,8
200072692 CC des Vallées de la Braye et de l'Anille -0,6
200072700 CC Haute Sarthe Alpes Mancelles 0,3
200072718 CC de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé 0,8
200073112 CC Sud Sarthe -0,1
246100663 CU d'Alençon -0,3
dont communes situées dans la Sarthe* -0,1
dont communes situées dans la Sarthe* 0,5
247200132 CU Le Mans Métropole 0,2
247200348 CC du Pays Fléchois 0,4
247200421 CC du Sud Est du Pays Manceau 1,2
247200447 CC Orée de Bercé - Belinois 0,8
247200629 CC du Val de Sarthe 0,7
247200686 CC du Pays de l'Huisne Sarthoise 0,3
200023778 CC du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie 1,5
200070233 CC Terres-de-Montaigu, communauté de communes Montaigu-Rocheservière 1,9
200071165 CA Les Sables d'Olonne Agglomération 0,7
200071629 CC Challans-Gois Communauté 1,6
200071900 CC Vendée Grand Littoral 2,2
200071918 CC du Pays de Saint-Fulgent - Les Essarts 1,9
200071934 CC Pays de Fontenay-Vendée -0,1
200072882 CC de Vie et Boulogne 2,2
200073260 CC Sud Vendée Littoral 0,8
248500191 CC de l'Île de Noirmoutier -0,7
248500258 CC Océan Marais de Monts 1,1
248500340 CC Pays de Chantonnay 0,9
248500415 CC du Pays de la Châtaigneraie 0,5
248500464 CC du Pays de Pouzauges 0,7
248500530 CC du Pays des Achards 2,9
248500563 CC Vendée, Sèvre, Autise 1,0
248500589 CA La Roche-sur-Yon Agglomération 1,1
248500621 CC du Pays des Herbiers 1,7
248500662 CC du Pays de Mortagne 0,7
Sans objet -0,7
  • * Les données des intercommunalités qui n'appartiennent pas strictement au contour du département correspondent aux communes situées à l'intérieur du département.
  • Notes : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2020.
  • La ligne « Sans objet » correspond à la population de l'Île-d'Yeu qui n’appartient à aucune intercommunalité.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2018.

Figure 3Une dynamique démographique plus localiséeÉvolution annuelle moyenne de la population par intercommunalité sur les périodes 2008-2013 et 2013-2018

  • * Les données des intercommunalités qui n'appartiennent pas strictement au contour du département correspondent aux communes situées à l'intérieur du département.
  • Note : les données proposées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au 01/01/2020.
  • Source : Insee, RP 2008, 2013 et 2018.

Les communes en croissance démographique se situent principalement sur une large bande littorale allant de Notre-Dame-de-Monts à La Tranche-sur-Mer et au nord du département. Les communes gagnant le plus d’habitants entre 2013 et 2018 sont Les Sables-d’Olonne (+ 2 210), La Roche-sur-Yon (+ 2 035) et Challans (+ 1 395).

La dynamique est moindre dans le sud-est de la Vendée. Deux communautés de communes – Pays de Fontenay-Vendée et Île de Noirmoutier – perdaient déjà des habitants sur la période précédente et continuent d’en perdre entre 2013 et 2018. Les plus fortes baisses de population concernent Fontenay-le-Comte (– 345), Le Langon (– 125) et L’Aiguillon-sur-Mer (– 105).

Maine-et-Loire : maintien de la croissance démographique

Au 1er janvier 2018, 815 885 personnes résident en Maine-et-Loire. Le dynamisme démographique de ce département est modéré. S’il rassemble 22 % des résidents de la région, il contribue pour 13 % à l’augmentation de la population régionale. Entre 2013 et 2018, il gagne 15 845 habitants, l’équivalent d’une commune comme Loire-Authion.

La population du Maine-et-Loire progresse de 0,4 % en moyenne chaque année. Ce rythme moins soutenu que celui de la région, mais équivalent à celui de la France métropolitaine place le Maine-et-Loire au 31e rang des départements métropolitains.

Toutes les intercommunalités du département conservent une dynamique positive hormis la CA Saumur Val de Loire qui perd de la population.

La croissance démographique est portée par la métropole d’Angers, les intercommunalités à proximité de la métropole angevine et la CA du Choletais. Le Maine-et-Loire n’échappe pas au ralentissement démographique qui est particulièrement marqué à l’est du département.

Angers Loire Métropole se démarque par son dynamisme démographique particulièrement élevé. C’est la seule intercommunalité du département à connaître une accélération de la croissance démographique entre les deux périodes, passant de + 0,5 % en moyenne annuelle entre 2008 et 2013 à + 0,8 % sur la période récente. Elle gagne 11 880 habitants entre 2013 et 2018, contre 6 900 entre 2008 et 2013. Ce gain de population représente près de 10 % de l’augmentation régionale. La croissance démographique est forte dans la commune d’Angers (+ 4 385) après une augmentation modérée de la population sur les cinq années précédentes. C’est le 2e plus fort gain de population de la région. L’augmentation de la population est également forte dans trois communes de la métropole angevine : Trélazé (+ 1 635), Avrillé (+ 1 095) et Les Ponts-de-Cé (+ 700).

Dans la CA du Choletais, l’augmentation de la population est marquée (+ 1 665), mais en léger recul par rapport à la période précédente (+ 1 850). La croissance démographique repose sur les communes de Saint-Léger-sous-Cholet (+ 365) et de Cholet (+ 295). Elle progresse également dans les communes de Trémentines (+ 225) et de La Séguinière (+ 205). La commune du May-sur-Èvre perd des habitants (– 140) alors que sa population augmentait sur la période précédente.

La CA Mauges Communauté continue de gagner des habitants (+ 785), mais beaucoup moins qu’entre 2008 et 2013 (+ 5 930). La croissance démographique repose principalement sur Beaupréau-en-Mauges (+ 920) et dans une moindre mesure Sèvremoine (+ 360) et Orée d’Anjou (+ 330). Les communes de Chemillé-en-Anjou (– 320), de Montrevault-sur-Èvre (– 275) et de Mauges-sur-Loire (– 230) perdent des habitants, contrairement à la période précédente.

Dans les intercommunalités autour de la métropole angevine, la croissance se poursuit, mais elle est moins soutenue que sur la période 2008-2013. La CC des Vallées du Haut-Anjou gagne 1 265 habitants. La croissance démographique est principalement liée à l’augmentation de population du Lion-d’Angers (+ 510), des Hauts-d’Anjou (+ 215) et de Val d’Erdre-Auxence (+ 205). Dans la CC Anjou Loir et Sarthe, la croissance démographique se maintient également (+ 675). Le ralentissement est plus marqué pour la CC Loire Layon Aubance, avec un gain de population trois fois inférieur à celui de la période précédente.

Au nord et à l’est du département, l’augmentation de la population ralentit fortement. Entre 2013 et 2018, la croissance démographique des CC Anjou Bleu Communauté et Baugeois Vallée est stable, alors qu’elle était soutenue sur la période 2008-2013.

Ainsi, Noyant-Villages perd des habitants (– 365) sur cinq ans. Mais la population continue d’augmenter modérément à Mazé-Milon (+ 235) et Beaufort-en-Anjou (+ 200).

Après un gain de population de 1 330 habitants entre 2008 et 2013, la CA Saumur Val de Loire perd 1 190 habitants. Les communes de Montreuil-Bellay (– 290) et Saumur (– 815) contribuent notamment à cette baisse. C’est la perte de population la plus importante dans le département.

Mayenne : la population se stabilise

Au 1er janvier 2018, 307 085 personnes peuplent la Mayenne. Si le département rassemble 8 % des résidents de la région, il ne contribue pas à l’augmentation de la population régionale entre 2013 et 2018.

Cette stabilité démographique place le département au 67e rang pour le rythme de croissance. Le ralentissement est net par rapport à la période précédente : entre 2008 et 2013, la population mayennaise augmentait de 0,3 % en moyenne chaque année, soit 4 515 habitants supplémentaires sur cinq ans. Entre 2013 et 2018, la baisse de la population s’accentue dans les CC du Bocage Mayennais et du Mont des Avaloirs. À cette baisse viennent s’ajouter la CC de Mayenne Communauté et la CC des Coëvrons pour lesquelles l’évolution de population s’est inversée. Entre 2013 et 2018, les autres intercommunalités maintiennent une augmentation modeste de leur population.

Avec un gain de population de 1 430 habitants entre 2013 et 2018, Laval Agglomération est l’intercommunalité la plus dynamique du département. Cette croissance est principalement due aux communes de la périphérie de Laval : Changé (+ 660), Louverné (+ 350), Bonchamp-lès-Laval (+ 260) et Loiron-Ruillé (+ 255). Ces quatre communes ont les gains de population parmi les plus élevés du département. A contrario, Laval perd 905 habitants après une baisse modérée de sa population entre 2008 et 2013.

Dans les intercommunalités du sud-ouest de la Mayenne, la dynamique démographique se maintient, mais à un rythme moins soutenu que sur la période précédente. Ainsi, la CC du Pays de Château-Gontier a vu son gain de population divisé par deux entre les deux périodes quinquennales. Si la population de Château-Gontier-sur-Mayenne augmente de 415 personnes entre 2013 et 2018, celle des autres communes de l’intercommunalité se stabilise.

Dans la CC du Pays de Meslay-Grez, le ralentissement est net. L’intercommunalité voit sa population se stabiliser entre 2013 et 2018, alors qu’elle augmentait durant la période précédente (+ 440).

Au nord du département, les intercommunalités perdent des habitants. Ainsi, entre 2013 et 2018, la population diminue dans la CC de Mayenne Communauté (– 615 habitants), alors qu’elle augmentait entre 2008 et 2013 (+ 805). Les pertes de population s’accélèrent dans les communes de Mayenne (– 500), Villaines-la-Juhel (– 170), Lassay-les-Châteaux (– 150), Saint-Denis-de-Gastines (– 140), Gorron (– 135) et Montsûrs (– 110). Elles sont les plus fortes du département après Laval.

Sarthe : une croissance atone en net ralentissement

Au 1er janvier 2018, 565 960 personnes résident dans la Sarthe. Le département rassemble 15 % des Ligériens, mais ne contribue plus à l’augmentation de la population régionale entre 2013 et 2018.

Sur cette période, la Sarthe perd 3 070 habitants, l’équivalent d’une commune comme Guécélard. Le département se place ainsi au 76e rang pour le rythme de croissance.

Le ralentissement est net par rapport à la période quinquennale précédente : entre 2008 et 2013, la population du département augmentait de 0,3 % en moyenne chaque année, soit 9 450 habitants supplémentaires en cinq ans.

Entre 2013 et 2018, 11 intercommunalités perdent des habitants. Elles n’étaient que cinq dans cette situation lors de la période précédente. Si les communes de la métropole mancelle maintiennent un dynamisme démographique modéré, la population baisse sur les pourtours du département.

La hausse de population se poursuit dans Le Mans Métropole (+ 410). Les gains de population figurent parmi les plus élevés du département à Mulsanne (+ 460), Arnage (+ 210) et La Milesse (+ 195). Mais la population du Mans tend à diminuer (– 990).

Dans la couronne du Mans, la population progresse, comme à Parigné-l’Évêque (+ 330) ou Moncé-en-Belin (+ 240). Mais le rythme est plus lent et les communes perdant des habitants sont plus nombreuses.

Si la population de la CC du Pays Flèchois se maintient, aucune intercommunalité aux pourtours du département ne gagne d’habitant. Au nord du département, la population continue de baisser à Fresnay-sur-Sarthe (– 175) et Mamers (– 130). Au Sud, la population diminue dans la majorité des communes, à l’instar de Sablé-sur-Sarthe (– 450), Le Lude (– 295) ou encore Montval-sur-Loir (– 270). À l’est, la baisse de population se poursuit à La Ferté-Bernard (– 265) par exemple.

Pour comprendre

Pourquoi l’Insee publie en 2020 les chiffres de 2018 ?

Les populations publiées fin 2020 sont millésimées 2018, car elles sont calculées à partir des enquêtes de recensement de 2016 à 2020 et ramenées à une même date : celle du milieu de la période. L’égalité de traitement entre les communes est ainsi assurée.

Pourquoi le questionnaire évolue ?

Afin d’améliorer la prise en compte de la multirésidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. La croissance de population mesurée entre 2013 et 2018 est ainsi affectée d’un léger effet questionnaire, qui est négligeable sur cette période [Insee, note technique 2019].

Dans quelle géographie administrative les chiffres sont-ils publiés ?

Les chiffres de population sont authentifiés par décret pour entrer en vigueur au 1er janvier 2021. Ils sont publiés dans les périmètres géographiques existant au 1er janvier 2020.

Pour en savoir plus

Brutel C. et Vallès V., Le dynamisme démographique faiblit entre 2013 et 2018, avec la dégradation du solde naturel, Insee Focus n° 221, décembre 2020.

Hervy C. et Loizeau P., Les aires d’attraction des villes en 2020, Insee Flash Pays de la Loire n° 104, octobre 2020.