Rénovation énergétique : le Grand Est mieux couvert, mais pas au regard de la vulnérabilité énergétique

Vincent Monchatre, Loïc Rousseau (Insee)

La région Grand Est compte 4 670 établissements de rénovation énergétique, soit 1,0 % de l’ensemble des établissements de la région. De taille plus importante que les autres établissements des secteurs d’activité concernés, ils emploient plus d’ouvriers et d’employés. Les salaires y sont plus élevés à catégorie socioprofessionnelle identique. Les entreprises de rénovation énergétique sont un peu plus productives et utilisent du matériel plus coûteux que la moyenne des secteurs d’activité correspondants. La rénovation énergétique dans le Grand Est dispose de ressources humaines et matérielles relativement plus importantes qu’en France de province. Les disparités géographiques au sein du Grand Est sont néanmoins fortes et les ménages en situation de vulnérabilité énergétique moins bien couverts qu’ailleurs.

Insee Analyses Grand Est
No 116
Paru le : Paru le 22/07/2020
Vincent Monchatre, Loïc Rousseau (Insee)
Insee Analyses Grand Est  No 116 - juillet 2020

Au 31 décembre 2015, 4 670 établissements du Grand Est parmi ceux des secteurs des travaux d’installation électrique, des travaux de finition (pose de portes et de fenêtres entre autres) et des autres travaux de construction spécialisés (parmi lesquels les travaux de couverture ou de charpente) sont labellisés « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE) pour la réalisation de travaux d’amélioration énergétique. Ces établissements constituent le champ de la rénovation énergétique au sens de cette étude (figure 1). Ils représentent près de neuf dixièmes des 5 260 établissements RGE de la région et 80 % de leurs salariés (figure 2).

Tous secteurs d’activité confondus, les établissements RGE sont le plus fréquemment labellisés pour les travaux concernant les « équipements électriques (hors énergies renouvelables) », les « chaudières à condensation », l’« isolation du toit », la « pose de fenêtres, volets et portes » et l’« isolation des murs et planchers » : plus d’un quart des établissements sont labellisés pour chacun de ces cinq domaines de travaux (plus d’un tiers pour les deux derniers).

Figure 1Des établissements RGE aux établissements de rénovation énergétique

Des établissements RGE aux établissements de rénovation énergétique
Nombre d’établissements ETP salariés Taille carré en mm (1mm2 pour 5 ETP)
Établissements de rénovation énergétique 4 672 26 243 72,45
3 secteurs de la rénovation énergétique 37 805 72 714 120,59
Établissement RGE 5 260 32 957 81,19
  • Champ : établissements du Grand Est au 31/12/2015.
  • Source : Insee, Clap 2015.

Figure 1Des établissements RGE aux établissements de rénovation énergétique

  • Champ : établissements du Grand Est au 31/12/2015.
  • Source : Insee, Clap 2015.

Figure 2Nombre d’établissements reconnus garants de l’environnement (RGE) et effectifs salariés par secteur d’activité

Nombre d’établissements reconnus garants de l’environnement (RGE) et effectifs salariés par secteur d’activité
Activité principale Grand Est France de province
Établissements Salariés en ETP Part des établissements RGE dans le secteur (en %) Part des salariés des établissements RGE dans le secteur (en %)
Nombre Répartition (en %) Part des établissements RGE dans le secteur (en %) Nombre Répartition (en %) Part des salariés des établissements RGE dans le secteur (en %)
Travaux d'installation électrique, plomberie et autres travaux d'installation 1 980 38 17,4 9 900 30 36,0 14,6 32,3
Travaux de finition 1 680 32 10,1 9 720 30 39,4 9,5 36,1
Autres travaux de construction spécialisés 1 020 19 10,4 6 620 20 32,2 7,3 26,5
Ensemble des trois secteurs d’intérêt 4 670 89 12,4 26 240 80 36,1 10,3 31,7
Autres secteurs d’activité 590 11 0,1 6 710 20 0,4 0,1 0,3
Total 5 260 100 1,1 32 960 100 2,1 1,0 1,8
  • RGE : Reconnu Garant de l’environnement
  • ETP : Equivalent Temps Plein
  • Champ : établissements de France métropolitaine labellisés RGE hors prestations intellectuelles au 31/12/2015.
  • Source : Clap 2015.

La rénovation énergétique est plus présente dans le Grand Est

Au 31 décembre 2015, la rénovation énergétique représente 1,0 % des établissements du Grand Est. Elle emploie 26 240 salariés, soit 1,7 % des salariés de la région. En France de province (France métropolitaine hors Île-de-France), cette activité concerne 0,9 % des établissements et 1,5 % des salariés.

Rapportée au poids des trois secteurs d’intérêt (travaux d’installation électrique, travaux de finition et autres travaux de construction spécialisés), la rénovation énergétique est plus présente dans le Grand Est qu’en France de province. Dans la région, 36,1 % des salariés des trois secteurs d’intérêt travaillent dans un établissement de rénovation énergétique, soit 5 points de plus qu’en France de province. Avec 12,4 % des établissements relevant de la rénovation énergétique, contre 10,3 % en France de province, le Grand Est se place au 6e rang des régions, derrière les Pays de la Loire, la Bretagne, la Bourgogne-Franche-Comté, la Normandie et le Centre-Val-de-Loire.

En Haute-Marne, un établissement sur cinq est labellisé pour la rénovation énergétique parmi l’ensemble de ceux des secteurs d’intérêt, plus d’un sur six dans les Vosges et la Meuse, mais moins d’un établissement sur dix en Moselle (figure 3). Au sein du Grand Est, la part des établissements de rénovation énergétique est la plus importante dans les Vosges et la plus faible dans la Marne (de 1,7 % à 0,7 % de l’ensemble des établissements). Ils emploient 2,6 % des salariés dans la Meuse, 2,0 % dans les Vosges, la Haute-Marne et les Ardennes.

Figure 3Plus d’établissements de rénovation énergétique dans le sud du Grand EstRépartition géographique et poids des établissements des secteurs d’activité concernés par la rénovation énergétique dans le Grand Est

Plus d’établissements de rénovation énergétique dans le sud du Grand Est - Lecture : les Vosges comptent 3 170 établissements des secteurs d’activité de la rénovation énergétique. Parmi eux, 17,6 % sont des établissements de rénovation énergétique.
Département Nombre d’établissements Part de la rénovation énergétique (en %)
08 1 965 14,50
10 2 321 12,62
51 3 624 10,87
52 1 153 20,29
54 4 627 12,06
55 1 230 17,24
57 7 124 8,87
67 7 994 11,68
68 4 599 12,48
88 3 168 17,55
  • Lecture : les Vosges comptent 3 170 établissements des secteurs d’activité de la rénovation énergétique. Parmi eux, 17,6 % sont des établissements de rénovation énergétique.
  • Champ : établissements du Grand Est des secteurs des « travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation », des « travaux de finition » et des « autres travaux de construction spécialisés ».
  • Source : Insee, Clap 2015.

Figure 3Plus d’établissements de rénovation énergétique dans le sud du Grand EstRépartition géographique et poids des établissements des secteurs d’activité concernés par la rénovation énergétique dans le Grand Est

  • Lecture : les Vosges comptent 3 170 établissements des secteurs d’activité de la rénovation énergétique. Parmi eux, 17,6 % sont des établissements de rénovation énergétique.
  • Champ : établissements du Grand Est des secteurs des « travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation », des « travaux de finition » et des « autres travaux de construction spécialisés ».
  • Source : Insee, Clap 2015.

Trois fois plus de salariés dans les établissements de rénovation énergétique

Fin 2015 dans le Grand Est, les établissements de rénovation énergétique emploient en moyenne 6,2 salariés, contre 2,1 en considérant l’ensemble des secteurs d’intérêt. Ils sont à la fois plus souvent employeurs (4 établissements sur 5, contre moins de 2 sur 5 dans les secteurs d’intérêt), mais emploient aussi plus de salariés que l’ensemble des établissements employeurs de ces secteurs (7,8 salariés par établissement pour 5,4). Les établissements de rénovation énergétique du Grand Est sont également de taille un peu plus grande que ceux de l’ensemble de la France de province (0,8 salarié de plus par établissement).

Dans les établissements de rénovation énergétique du Grand Est, 72,5 % des salariés sont des ouvriers. C’est un peu plus que dans l’ensemble des secteurs d’intérêt. À l’inverse, la part des professions intermédiaires et des cadres y est un peu plus faible (figure 4). Comparés à ceux de France de province, les établissements de rénovation énergétique régionaux comptent une proportion moindre d’ouvriers (1,6 point de moins).

Les salariés des établissements de rénovation énergétique du Grand Est mieux rémunérés

Dans le Grand Est, les salariés sont mieux rémunérés dans les établissements de rénovation énergétique que dans l’ensemble des secteurs d’intérêt, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle considérée. L’écart de salaire net médian par ETP (Équivalent Temps Plein) varie de 1,8 % pour les employés, à 10,7 % pour les artisans, commerçants et chefs d’entreprises. Le salaire médian des ouvriers de la rénovation énergétique s’élève à 1 740 € net contre 1 702 € en moyenne dans les secteurs d’intérêt, soit 2,2 % de plus. Toutes catégories socioprofessionnelles confondues, l’écart n’est que de 1,1 % en faveur des salariés de la rénovation énergétique, en lien avec la plus faible part de cadres et de chefs d’entreprise, aux salaires les plus élevés.

Les salariés des établissements de rénovation énergétique sont également un peu mieux payés dans le Grand Est que dans l’ensemble de la France de province, à l’exception des artisans commerçants et chefs d’entreprises. Le salaire médian des ouvriers est ainsi plus élevé de 1,4 % dans la région et celui des professions intermédiaires de 3,4 %. Toutes professions confondues, le salaire médian dans la rénovation énergétique est supérieur dans le Grand Est de 2,4 % à la moyenne de la France de province.

Figure 4Plus d’ouvriers et moins de cadres dans les entreprises de rénovation énergétiqueRépartition des salariés (en équivalent temps plein) par catégorie socioprofessionnelle dans les établissements de rénovation énergétique du Grand Est en 2015

Plus d’ouvriers et moins de cadres dans les entreprises de rénovation énergétique - Lecture : 4,2 % des salariés des établissements de rénovation énergétique du Grand Est sont des cadres et professions intellectuelles supérieures.
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions Intermédiaires Employés Ouvriers
Rénovation énergétique du Grand Est 2,5 4,2 12,0 8,8 72,5
  • Lecture : 4,2 % des salariés des établissements de rénovation énergétique du Grand Est sont des cadres et professions intellectuelles supérieures.
  • Champ : établissements de France métropolitaine labellisés RGE hors prestations intellectuelles au 31/12/2015.
  • Source : DADS 2015.

Figure 4Plus d’ouvriers et moins de cadres dans les entreprises de rénovation énergétiqueRépartition des salariés (en équivalent temps plein) par catégorie socioprofessionnelle dans les établissements de rénovation énergétique du Grand Est en 2015

  • 4,2 % des salariés des établissements de rénovation énergétique du Grand Est sont des cadres et professions intellectuelles supérieures.
  • Champ : établissements de France métropolitaine labellisés RGE hors prestations intellectuelles au 31/12/2015.
  • Source : DADS 2015.

Des entreprises plus productives avec du matériel plus coûteux

Les entreprises de rénovation énergétique du Grand Est sont aussi productives que l’ensemble des entreprises régionales des secteurs d’intérêt. La productivité du travail s’y élève à respectivement 54 500 et 54 300 € par ETP salarié. L’écart est marqué dans le secteur des travaux de finition où la productivité est supérieure de 1 700 € par ETP salarié dans la rénovation énergétique à la productivité moyenne du secteur. À l’inverse, dans les deux autres secteurs d’intérêt, la productivité du travail au sein des entreprises de rénovation énergétique est plus faible que dans l’ensemble de chaque secteur. En France de province, contrairement au Grand Est, la productivité du travail est globalement plus basse dans les entreprises employeuses de rénovation énergétique que dans les autres des mêmes secteurs d’activité.

Dans le Grand Est, les entreprises de rénovation énergétique disposent de biens d’utilisation durable (machines, gros équipements, véhicules, bâtiments) d’une valeur totale rapportée au nombre de salariés plus élevée que dans l’ensemble des entreprises des secteurs d’intérêt (28 300 € de matériel par ETP salarié contre 28 000 €). En revanche elles consacrent une moindre part de leur valeur ajoutée à l’investissement corporel (4,5 % contre 5,2 %).

Ces entreprises utilisent également des biens d’utilisation durable d’une valeur plus élevée par salarié que celles de l’ensemble de la France de province (+ 4,0 % soit + 1 100 € par ETP salarié). Le taux d’investissement corporel est plus faible dans les entreprises de rénovation énergétique de la région que dans celles de France de province (- 0,3 points). Ces deux constats ne sont pas spécifiques aux entreprises de rénovation énergétique : la valeur des biens d’utilisation durables rapportée au nombre de salariés est plus élevée dans le Grand Est qu’en France de province et la part de la valeur ajoutée consacrée à l’investissement corporel plus faible dans l’ensemble des secteurs d’intérêt.

Une plus grande part de la valeur ajoutée consacrée à la rémunération des salariés

Dans les entreprises de rénovation énergétique du Grand Est employeuses, la valeur ajoutée au coût des facteurs est davantage consacrée à la rémunération du personnel que dans l’ensemble des entreprises employeuses des mêmes secteurs d’activité (89,0 % contre 88,2 %). C’est également le cas dans l’ensemble de la France de province (87,3 % contre 86,6 %). Cette plus grande part de valeur ajoutée consacrée aux salaires peut être mise en relation avec les rémunérations plus élevées dans ces entreprises.

Le Grand Est mieux couvert mais plus concerné par la vulnérabilité énergétique

La population du Grand Est est mieux couverte que la France de province (4,7 ETP salariés des établissements de rénovation énergétique pour 1 000 habitants contre 4,4 en France de province, 6e région de France de Province). Au sein de la région, deux départements sont peu couverts : la Meurthe-et-Moselle et la Moselle (moins de 4 ETP pour 1 000 habitants). À l’inverse, les populations de la Meuse, du Bas-Rhin et des Vosges sont mieux couvertes (plus de 5,5 ETP pour 1 000 habitants).

Comme la population, les bâtiments du Grand Est sont mieux couverts que ceux de France de province (6,2 ETP salariés pour 1 000 bâtiments contre 5,5, aussi 6e des 12 régions de province). Là encore, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle le sont moins bien, avec moins de 5 ETP pour 1 000 bâtiments (figure 5), alors que les Vosges, les Ardennes, le Bas-Rhin et la Meuse comptent plus de 7 ETP/1 000 bâtiments. La Meuse est même le 9e département le mieux couvert de France.

Contrairement aux locaux et à la population, la couverture des ménages en situation de vulnérabilité énergétique est nettement moins bonne qu’en France de province (47 ETP pour 1 000 ménages vulnérables dans le Grand Est contre 64). Ceci renvoie à la plus forte part de ménages vulnérables dans le Grand Est (24,3 % des ménages contre 16,1 % en France de province), due notamment à un climat plus rigoureux. Le Grand Est est la deuxième région la moins couverte pour ses ménages vulnérables, derrière les Hauts-de-France (40 ETP pour 1 000 ménages vulnérables). La couverture régionale est très hétérogène, de 35 ETP/1 000 ménages en Moselle à 67 dans le Bas-Rhin, seul département du Grand Est mieux couvert que la France de province.

Figure 5Les départements alsaciens et la Meuse mieux couverts pour la rénovation énergétiqueCouverture des bâtiments et des ménages vulnérables dans le Grand Est

Les départements alsaciens et la Meuse mieux couverts pour la rénovation énergétique
Nombre de batiments ETP des établissements de rénovation énergétique pour 1 000 batiments
08 190 032 7,1
10 229 056 5,7
51 424 235 5,9
52 140 040 6,9
54 588 280 4,5
55 134 757 8,3
57 792 510 5,0
67 865 153 7,5
68 581 598 6,8
88 290 463 7,0
  • Source : Insee, Clap, Filosofi et Fideli 2015, RP2013 ; SDES, enquête Phébus 2013, Pegase 2015 et fichiers fonciers 2016.

Figure 5Les départements alsaciens et la Meuse mieux couverts pour la rénovation énergétiqueCouverture des bâtiments et des ménages vulnérables dans le Grand Est

  • Source : Insee, Clap, Filosofi et Fideli 2015, RP2013 ; SDES, enquête Phébus 2013, Pegase 2015 et fichiers fonciers 2016.

Encadré 1 - Accessibilité de la population aux établissements RGE d’isolation

Les habitants du Grand Est habitent en moyenne à 1,5 km des établissements RGE des trois types de travaux d’isolation (fenêtres, murs et planchers/toits) les plus proches, soit 0,2 de plus qu’en France de province. Le Grand Est est ainsi 9e des 12 régions de France de province, nettement après les Pays de la Loire (0,5 km) et loin devant la Corse (8,7 km).

La situation au sein de la région est très hétérogène : de moins de 1 km pour le Bas-Rhin à plus de 3 km dans la Meuse, 5e département français où les travaux d’isolation sont les moins accessibles (figure 6).

Les bâtiments du Grand Est sont toutefois mieux situés : en moyenne à 1,3 km des plus proches établissements RGE des trois types de travaux d’isolation, un peu moins proche que la moyenne de France de province (1,2 km), ce qui classe le Grand Est au 5e rang des régions.

Comme pour la population, les différences entre départements sont marquées : les bâtiments du Bas-Rhin sont en moyenne à 1,0 km des établissements d’isolation les plus proches, alors que ceux de la Meuse sont à 4,6 km.

Figure 6Le nord de la Meuse et l’est de la Moselle plus éloignés des travaux d’isolationDistance moyenne aux établissements réalisant des travaux d’isolation les plus proches

  • Source : Insee, distancier Metric

Encadré 2 - Partenaires

L’étude a été réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Direction régionale de l’Insee Grand Est, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) du Grand Est et l'Ademe.

Définitions


Rénovation énergétique : ensemble des travaux permettant de réduire la consommation énergétique nette d’un bâtiment existant. Ces travaux consistent par exemple en l’isolation du toit, le remplacement de fenêtres par d’autres plus isolantes ou le changement d’une chaudière. La rénovation énergétique concerne à la fois les logements et les locaux (bâtiments non résidentiels).


RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) : La certification « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE) a été créée en 2011, pour identifier les établissements se distinguant par leur valeur environnementale. Un établissement peut avoir plusieurs mentions RGE. Chaque labellisation porte sur un domaine de travaux spécifique : isolation des toits, pompe à chaleur, audit énergétique…


Établissement de rénovation énergétique : Dans cette étude, les établissements de rénovation énergétique sont les établissements des secteurs d’activité des « travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation », des « travaux de finition » et des « autres travaux de construction spécialisés » qui sont labellisés RGE pour la réalisation de travaux.


Entreprise de rénovation énergétique : les entreprises de rénovation énergétique sont les entreprises employeuses des secteurs d’activité des « travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation », « travaux de finition » et « autres travaux de construction spécialisés » dont la majorité des salariés travaillent dans un établissement labellisé RGE pour la réalisation de travaux, ainsi que les entreprises non employeuses de ces trois secteurs dont plus de la moitié des établissements sont qualifiés RGE pour la réalisation de travaux.


Sur un territoire, la couverture de la population (resp. des bâtiments : logements et locaux non résidentiels) par l’offre de rénovation énergétique est approchée par le rapport entre le nombre d'ETP salariés des établissements de rénovation énergétique et le nombre d’habitants ou de ménages (resp. de bâtiments).


Vulnérabilité énergétique : un ménage est dit en situation de vulnérabilité énergétique si ses dépenses énergétiques « contraintes » (chauffage, eau chaude, ventilation) dépassent 8,2 % de son revenu disponible. Les ménages les plus riches sont exclus.


Entreprise régionale : les entreprises régionales sont les entreprises employeuses dont plus de 80 % des salariés travaillent dans un ou plusieurs établissements d’une même région et les entreprises non employeuses dont plus de 80 % des établissements sont situés dans une même région.


Productivité du travail : valeur ajoutée pour une quantité de travail donnée, mesurée en € par ETP.


Investissement corporel brut : flux de capital augmentant la valeur des actifs physiques immobilisés d’une entreprise. Par exemple achat d’une machine ou construction/grosse rénovation d’un bâtiment.


Valeur ajoutée au coût des facteurs : valeur ajoutée après paiement des impôts et taxes (excepté l’impôt sur les bénéfices). Elle est répartie entre rémunération du personnel (salaires et charges sociales) et marge de l’entreprise (Excédent brut d’exploitation).

Pour en savoir plus

Briand A., Oparowski S.,« Les dépenses des Français en électricité depuis 1960 », Insee Première no 1746, avril 2019.

Ducharne T., Lu A-V., « Vulnérabilité énergétique dans le Grand Est : Le Grand Est, région la plus touchée par la vulnérabilité énergétique pour se chauffer », Insee Dossier Grand Est no 10, janvier 2019.

« La rénovation énergétique des logements dans le Grand Est (synthèse 2017) », CERC, Dreal, Région et Ademe Grand Est, octobre 2018.

« Le déficit de cycle de vie en France : une évaluation pour la période 1979-2011 », Économie et Statistique / Economics and Statistics, n° 491-492, 47-70, mars 2017.