Insee Conjoncture NormandieBilan économique 2019 - Normandie

Le rebond de 2019 balayé par la crise du début 2020

Avec 6 400 créations nettes, l’emploi salarié normand a augmenté de 0,5 % en 2019. Cette hausse, si elle témoigne d’un rebond sensible par rapport à la quasi-stagnation de l’année précédente, reste cependant moins prononcée qu’au niveau national. L’emploi augmente dans la quasi-totalité des secteurs d’activité, seuls l’intérim et le tertiaire non marchand étant orientés à la baisse. L’industrie, en particulier, progresse deux fois plus vite en Normandie qu’en France. Tous les départements bénéficient d’une accélération ou d’une reprise de l’emploi salarié ; c’est la Manche qui affiche le meilleur résultat, grâce notamment au dynamisme de son industrie. Concomitamment à la hausse de l’emploi, le marché du travail connaît une amélioration : le taux de chômage normand est, à la fin du 4ᵉ trimestre 2019, à son plus bas niveau depuis 2008.

Les bons résultats observés dans plusieurs domaines confirment le rebond de l’économie normande au cours de l’année passée. 2019 a ainsi été une année record pour la création d’entreprises (micro-entreprises, mais aussi sociétés et entreprises individuelles classiques) et la fréquentation touristique (dopée par les nombreux évènements du mois de juin). L’agriculture a bénéficié notamment des excellents rendements du blé et du dynamisme de la demande mondiale de lait, tandis que la construction profitait de la hausse du nombre de logements mis en chantier.

La conjoncture plutôt favorable de l’année 2019 s’est trouvée radicalement modifiée début 2020, avec l’émergence de l’épidémie de Covid-19 et la mise en place d’un confinement de la population. Cela a entraîné une lourde chute de l’activité, qui se serait située, au début du mois de mai, environ un tiers en deçà de son niveau en situation « normale ». Si la crise touche fortement l’ensemble des régions, des disparités apparaissent en fonction de la représentation des secteurs les plus ou les moins impactés. La Normandie, quant à elle, subirait une baisse d’activité de 32 %, proche de celle observée au niveau national (- 33 %).

L’économie de la Normandie étant particulièrement tournée vers l’industrie, ce secteur explique 8 points de la baisse d’activité régionale, nettement plus qu’au plan national (5 points). À l’inverse, les services marchands sont globalement moins développés en Normandie qu’en moyenne française. Aussi, si leur baisse explique la moitié de la diminution de l’activité totale dans la région, 16 points sur les 32, c’est moins qu’en France métropolitaine (20 points sur 33). La construction, qui a pâti de l’arrêt partiel, voire complet, des chantiers, participe fortement à la chute (près de 5 points). L’agriculture et les services non marchands sont nettement moins touchés et ne participent que plus modérément à la baisse globale.

Insee Conjoncture Normandie
No 22
Paru le : Paru le 18/06/2020
Étienne Silvestre (Insee)
Insee Conjoncture Normandie  No 22 - Juin 2020

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2019 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Cette année, la situation exceptionnelle de la pandémie dans les premiers mois de 2020 introduit une rupture avec la dynamique de 2019 et remet en question les éventuelles prévisions réalisées précédemment. Ainsi, ces bilans rendent également compte de la crise, uniquement sur la période de confinement.

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Emploi - En 2019, l’emploi salarié s’améliore en Normandie, mais moins nettement qu’en FranceBilan économique 2019

Étienne Silvestre (Insee)

Dans la région en 2019, l’emploi salarié repart (+ 0,5 %) mais progresse moins qu’en France (+ 1,1 %). Le rebond d’activité s’observe dans tous les grands secteurs marchands, les hausses les plus nettes concernant la construction et l’agriculture, mais la baisse de l’intérim s’accentue. Cette année, tous les départements normands bénéficient d’une accélération ou d’une reprise de l’emploi salarié. C’est la Manche qui affiche le meilleur résultat, grâce notamment au dynamisme de son industrie.

Insee Conjoncture Normandie

No 22

Paru le : 18/06/2020

Avertissement

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

Dans la région, l’emploi salarié (1 170 700 personnes en Normandie) progresse de 0,5 % en 2019 après avoir stagné en 2018 (+ 0,1 %). Il reste néanmoins moins dynamique qu’au niveau national (+ 1,1 % ; figure 1). La Normandie est d’ailleurs l’une des trois régions françaises où l’emploi salarié augmente le moins cette année, avec la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 1,1 %

Glissement annuel 2019-2018 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié total (Glissement annuel 2019-2018 (en %))
Zonage Valeur
Île-de-France 1,6
Centre - Val de Loire 0,6
Bourgogne-Franche-Comté 0,1
Normandie 0,5
Hauts-de-France 0,7
Grand Est 0,1
Pays-de-la-Loire 1,4
Bretagne 1,5
Nouvelle Aquitaine 1,0
Occitanie 1,8
Auvergne-Rhône-Alpes 1,0
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1,3
Corse 1,9
Guadeloupe 2,9
Martinique 1,8
Guyane 3,0
La Réunion 4,2
  • Notes : données CVS en fin de trimestre (données provisoires pour le dernier trimestre).
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 1,1 %

  • Notes : données CVS en fin de trimestre (données provisoires pour le dernier trimestre).
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La construction en nette hausse, l’intérim à nouveau déficitaire

En Normandie, les effectifs progressent de 0,8 % dans le secteur privé (après + 0,2 % en 2018) mais reculent à nouveau de 0,3 % dans le secteur public. En France, le secteur privé est plus dynamique (+ 1,4 %) et celui public repart (+ 0,4 %).

Dans la région, la baisse de l’intérim entamée en 2018 s’amplifie (- 3,8 %) alors qu’elle s’interrompt en France (- 0,3 % ; figure 3). Par ailleurs, l’emploi salarié normand hors intérim s’améliore dans l’ensemble des principaux secteurs, mais moins qu’au niveau national (figure 2). Seules l’agriculture (+ 1,9 %) et l’industrie (+ 0,6 %) font mieux en Normandie. La construction, dans la région comme en France, accélère particulièrement (+ 2,0 %). Le tertiaire marchand hors intérim progresse de 1,4 %, porté notamment par l’hôtellerie-restauration et le commerce, et malgré le mauvais résultat des transports (figure 4). L’industrie progresse essentiellement grâce à un net rebond dans l’agroalimentaire et un dynamisme toujours présent dans la fabrication de matériels de transport. Le tertiaire non marchand ne repart pas, mais atténue ses pertes (- 0,3 %).

Figure 2Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Normandie

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Normandie (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100 100 100,4 99,7
2ᵉ trim. 2011 99,2 99,8 100,1 99,7
3ᵉ trim. 2011 98,9 99,9 100,1 99,8
4ᵉ trim. 2011 99,1 99,7 100,5 99,6
1ᵉʳ trim. 2012 98,4 99,7 100,5 99,9
2ᵉ trim. 2012 98,1 99,3 100,3 100,2
3ᵉ trim. 2012 98,1 99,3 100,2 100,5
4ᵉ trim. 2012 96,9 98,7 99,8 100,3
1ᵉʳ trim. 2013 95,8 98,6 99,8 100,5
2ᵉ trim. 2013 95 97,9 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2013 94,3 97,6 99,2 100,7
4ᵉ trim. 2013 93,3 97,5 99 100,7
1ᵉʳ trim. 2014 92,8 97,1 99,1 100,9
2ᵉ trim. 2014 91,9 96,8 99,3 101
3ᵉ trim. 2014 90,7 96,1 99,2 101,3
4ᵉ trim. 2014 89,9 95,9 99,1 101,3
1ᵉʳ trim. 2015 88,5 95,6 98,9 101,4
2ᵉ trim. 2015 87,5 95,3 98,9 101,6
3ᵉ trim. 2015 86,7 94,9 99,1 101,2
4ᵉ trim. 2015 86,1 94,7 99,2 101,3
1ᵉʳ trim. 2016 85,6 94,2 99,3 101,4
2ᵉ trim. 2016 85,4 93,9 99,3 101,3
3ᵉ trim. 2016 84,6 94 99,5 101,5
4ᵉ trim. 2016 84,3 93,8 99,4 101,4
1ᵉʳ trim. 2017 84,4 93,7 99,5 101,4
2ᵉ trim. 2017 84,4 94 99,8 101,4
3ᵉ trim. 2017 84 94,3 100 101,2
4ᵉ trim. 2017 84,7 94,7 100,1 100,9
1ᵉʳ trim. 2018 84,5 94,8 100,3 100,8
2ᵉ trim. 2018 84,7 95 100,6 100,4
3ᵉ trim. 2018 84,6 94,8 100,6 100
4ᵉ trim. 2018 85,5 95,1 100,9 100,2
1ᵉʳ trim. 2019 86,1 95,3 101,2 100,1
2ᵉ trim. 2019 86,4 95,4 101,6 100,2
3ᵉ trim. 2019 86,9 95,5 101,8 99,6
4ᵉ trim. 2019 87,2 95,6 102,4 99,9
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Normandie

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Normandie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2007 123,8 109,5
1ᵉʳ trim. 2008 122,5 115,4
2ᵉ trim. 2008 112,6 106,7
3ᵉ trim. 2008 104,4 101,1
4ᵉ trim. 2008 90,2 87
1ᵉʳ trim. 2009 74,3 75,7
2ᵉ trim. 2009 74,3 76
3ᵉ trim. 2009 80 79,8
4ᵉ trim. 2009 82,1 84
1ᵉʳ trim. 2010 88,3 88,1
2ᵉ trim. 2010 92,2 91,7
3ᵉ trim. 2010 95,6 95,6
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,6 101,1
2ᵉ trim. 2011 102 101,5
3ᵉ trim. 2011 99,1 100,1
4ᵉ trim. 2011 99,4 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 91,9 95
2ᵉ trim. 2012 90,3 92
3ᵉ trim. 2012 86,1 88
4ᵉ trim. 2012 85,6 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 87,6 88,2
2ᵉ trim. 2013 86 87,2
3ᵉ trim. 2013 90,4 89,8
4ᵉ trim. 2013 89,9 90,3
1ᵉʳ trim. 2014 89,1 89,3
2ᵉ trim. 2014 93,3 91,2
3ᵉ trim. 2014 91,6 88,9
4ᵉ trim. 2014 92,7 90,1
1ᵉʳ trim. 2015 92,9 89,8
2ᵉ trim. 2015 93,5 93,4
3ᵉ trim. 2015 95,8 97
4ᵉ trim. 2015 97,3 99,6
1ᵉʳ trim. 2016 97,8 99,3
2ᵉ trim. 2016 100,1 102,2
3ᵉ trim. 2016 105 105,5
4ᵉ trim. 2016 107,5 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 109,2 115,4
2ᵉ trim. 2017 113,7 120,3
3ᵉ trim. 2017 115,3 124,3
4ᵉ trim. 2017 119,8 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 118,8 129,5
2ᵉ trim. 2018 117,6 127,8
3ᵉ trim. 2018 117,3 127,8
4ᵉ trim. 2018 118 126,7
1ᵉʳ trim. 2019 119,3 127,3
2ᵉ trim. 2019 115,8 126,9
3ᵉ trim. 2019 113,5 126,5
4ᵉ trim. 2019 113,4 126,2
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié total par secteur d'activité - Normandie

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité - Normandie (en %)
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2019 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2018/2013 ¹
Normandie Normandie France hors Mayotte Normandie France hors Mayotte
Agriculture 15,5 1,9 1,1 1,0 0,7
Industrie 199,9 0,6 0,3 -0,5 -0,5
Industrie agro-alimentaire 36,2 1,7 1,5 0,3 0,8
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 22,6 -0,1 0,7 0,5 -0,0
Biens d'équipement 20,2 0,4 0,2 -1,9 -1,0
Matériels de transport 25,4 0,9 0,4 -1,1 -1,0
Autres branches industrielles 95,5 0,3 -0,2 -0,6 -0,8
Construction 72,4 2,0 3,3 -1,7 -0,6
Tertiaire marchand 496,1 1,0 1,6 0,8 1,4
Commerce 142,8 1,5 1,2 0,4 0,6
Transports 68,1 -0,3 1,2 0,0 0,6
Hébergement - restauration 43,4 5,6 4,4 1,9 1,9
Information - communication 12,2 1,7 2,5 0,2 2,3
Services financiers 29,1 1,8 0,5 -0,6 0,5
Services immobiliers 9,7 0,7 0,2 -0,3 0,8
Services aux entreprises hors intérim 88,1 1,7 2,6 1,4 2,1
Intérim 43,0 -3,8 -0,3 5,6 7,0
Services aux ménages 59,7 -0,1 0,4 -1,0 -0,1
Tertiaire non marchand 386,8 -0,3 0,3 -0,1 0,2
Total 1 170,7 0,5 1,1 0,1 0,7
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La Manche reste la locomotive de l’emploi salarié normand

Cette année, l’emploi salarié progresse dans tous les départements normands (figure 5), mais notamment dans la Manche (+ 1,1 %). Dans ce département, si l’intérim se retourne sévèrement (- 6,8 % après + 7,6 %), l’industrie accélère (+ 4,4 % après + 2,7 %) et notamment les biens d’équipement (+ 7,3 %).

Figure 5Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Normandie

en %
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Normandie (en %)
Emploi au 31/12/2019 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Calvados 259,0 -0,2 0,3 2,8 1,5 -2,9 -0,4 0,7
Eure 176,0 1,8 -0,9 4,1 1,9 -3,7 0,0 0,8
Manche 174,9 3,9 4,4 -0,1 0,4 -6,8 -0,0 1,1
Orne 91,6 4,2 -0,7 -0,0 0,7 1,9 0,1 0,2
Seine-Maritime 469,2 0,4 -0,1 2,2 0,5 -4,3 -0,5 0,2
Normandie 1 170,7 1,9 0,6 2,0 1,0 -3,8 -0,3 0,5
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Après une année 2018 de stabilité, l’emploi progresse à un rythme proche dans l’Eure (+ 0,8 %) et le Calvados (+ 0,7 %). Dans ces deux départements, la construction et le tertiaire marchand hors intérim progressent le plus vivement. L’industrie reste néanmoins déficitaire dans l’Eure, de même que le tertiaire non marchand dans le Calvados.

Après un recul de 1,0 % en 2018, l’emploi salarié ornais progresse légèrement en 2019 (+ 0,2 %). Dans ce département, le tertiaire marchand hors intérim progresse légèrement, après plusieurs années de baisse. Par ailleurs, après avoir tous reculé en 2018, les autres secteurs se maintiennent, sauf l’industrie où les pertes s’atténuent néanmoins (- 0,7 %).

En Seine-Maritime, l’emploi augmente à nouveau très faiblement (+ 0,2 %). La hausse s’accélère dans la construction (+ 2,2 %) et plus modérément dans le tertiaire marchand (+ 1,0 %). L’industrie cesse néanmoins de progresser, et le tertiaire non marchand recule toujours.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

  • Auparavant, les estimations trimestrielles d'emploi, publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activités des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des estimations localisées est étendu à l'ensemble de l'emploi salarié et aux départements d'outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.
  • Les estimations trimestrielles régionales et départementales sont construites selon une méthodologie identique à celle employée au niveau national : les évolutions trimestrielles sont calculées à partir de données administratives, qui sont ensuite recalées pour chaque zone géographique sur les estimations annuelles au 31 décembre.
  • La source principale des évolutions d’emploi provient de la statistique établie par les Urssaf à partir des déclarations des établissements versant des cotisations sociales. En ce qui concerne l’emploi intérimaire, l’indicateur est élaboré par la Dares (ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social), à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.