Les entreprises de taille intermédiaire concentrent 45 % de l’emploi sous contrôle étranger en France

Anne-Lise Duplessy (pôle Liaisons financières - Insee)

En 2017, en France, les entreprises sous contrôle étranger emploient 2,2 millions de personnes, principalement dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI). L’industrie, les services aux entreprises (dont intérim) et le commerce représentent plus des trois quarts de ces emplois. Les coûts salariaux moyens par tête y sont plus élevés que dans les firmes françaises. Les entreprises sous contrôle étranger réalisent 17 % de la valeur ajoutée de l’ensemble des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers. En France, les entreprises sous contrôle étranger investissent légèrement moins que les firmes multinationales françaises.

Insee Focus
No 167
Paru le : Paru le 05/11/2019
Anne-Lise Duplessy (pôle Liaisons financières - Insee)
Insee Focus  No 167 - novembre 2019

L’emploi sous contrôle étranger se concentre principalement dans des ETI

En 2017, 16 800 entreprises sont sous le contrôle de firmes multinationales étrangères en France. Ces entreprises représentent moins de 1 % des entreprises en France dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers (figure 1). Leur part dans l’emploi est beaucoup plus élevée : fin 2017, elles emploient en France 2,2 millions de personnes (salariés et non-salariés), soit 13 % des effectifs des secteurs concernés. Ces effectifs incluent environ 400 000 travailleurs intérimaires.

Figure 1 - Contribution aux grands agrégats par type de contrôle des entreprises en 2017

en %
Figure 1 - Contribution aux grands agrégats par type de contrôle des entreprises en 2017 (en %) - Lecture : en 2017, les firmes multinationales étrangères contrôlent 0,6 % du nombre total d'entreprises.
Firmes multinationales étrangères Firmes multinationales françaises Autres entreprises françaises
Nombre d'entreprises 0,6 0,5 98,9
Effectifs employés 13,1 28,9 58,1
Investissement 14,1 48,1 37,8
Valeur ajoutée 17,2 39,9 42,9
Coûts de personnel 17,8 38,6 43,6
Chiffre d'affaires 20,7 40,8 38,5
  • Lecture : en 2017, les firmes multinationales étrangères contrôlent 0,6 % du nombre total d'entreprises.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Figure 1 - Contribution aux grands agrégats par type de contrôle des entreprises en 2017

  • Lecture : en 2017, les firmes multinationales étrangères contrôlent 0,6 % du nombre total d'entreprises.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

45 % de l’emploi en France sous contrôle étranger se concentre dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 38 % dans les grandes entreprises. En comparaison, les firmes multinationales françaises concentrent 32 % de leurs emplois en France dans les ETI et 61 % dans les grandes entreprises. Pour les autres entreprises françaises, indépendantes ou sans filiale à l’étranger, un dixième des emplois sont au sein d’ETI ; leurs emplois s’exercent majoritairement dans des microentreprises.

En 2017, 16 pays concentrent 95 % de l’emploi en France sous contrôle étranger. L’Union européenne en concentre 55 % : au premier rang, l’Allemagne avec 324 400 emplois (figure 2), suivie par les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Belgique. Hors Union européenne, ce sont surtout les multinationales des États-Unis qui emploient le plus en France (532 800 emplois dont 146 000 dans l’intérim), puis viennent la Suisse, le Japon et plus loin le Canada. Au total, 108 pays étrangers contrôlent des entreprises en France.

Figure 2 - Emplois sous contrôle étranger, par pays d'origine en 2017

Figure 2 - Emplois sous contrôle étranger, par pays d'origine en 2017 - Lecture : en 2017, 533 000 emplois en France sont dans une entreprise contrôlée par une firme multinationale américaine.
Pays Emplois
États-Unis 532 800
Allemagne 324 400
Suisse 265 200
Pays-Bas 200 500
Grande-Bretagne 184 600
Belgique 131 500
Japon 98 600
Suède 78 900
Luxembourg 71 400
Italie 64 900
Espagne 61 500
Danemark 36 600
Irlande 29 300
Canada 21 700
Finlande 17 400
Chine 16 200
Hong Kong 14 000
Autriche 12 300
  • Lecture : en 2017, 533 000 emplois en France sont dans une entreprise contrôlée par une firme multinationale américaine.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers contrôlées par des firmes multinationales étrangères ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Figure 2 - Emplois sous contrôle étranger, par pays d'origine en 2017

  • Lecture : en 2017, 533 000 emplois en France sont dans une entreprise contrôlée par une firme multinationale américaine.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers contrôlées par des firmes multinationales étrangères ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Les emplois sous contrôle étranger surreprésentés dans l’industrie, les services aux entreprises et le commerce

Les emplois dans le secteur industriel sont surreprésentés dans les entreprises sous contrôle étranger (figure 3), notamment dans l’industrie manufacturière. Cette dernière représente 32 % des emplois sous contrôle étranger en France, contre 26 % des emplois des firmes multinationales françaises et 12 % de ceux des autres entreprises françaises. La concentration des emplois dans ce secteur varie fortement selon le pays d’origine. Parmi les pays contrôlant plus de 50 000 emplois en France, le Japon, l’Italie, l’Allemagne et la Suède concentrent plus de 40 % de leurs emplois dans l’industrie, contre seulement respectivement 18 % et 15 % pour la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Les activités de services administratifs et de soutien, dont l’intérim, représentent le deuxième secteur le plus important avec 24 % des emplois sous contrôle étranger. Les trois principales entreprises d’intérim présentes en France sont étrangères. Ainsi, un emploi sous contrôle étranger sur cinq s’exerce dans le secteur de l’intérim.

Le commerce regroupe 23 % des emplois en France dépendant de multinationales étrangères, en particulier grâce au commerce de gros. Les emplois dans ce secteur représentent 16 % des effectifs des multinationales françaises et 24 % des effectifs des autres entreprises françaises.

À l’inverse, moins de 2 % des emplois sur le sol français des entreprises sous contrôle étranger sont dans le secteur de la construction.

Figure 3 - Répartition de l'emploi entre les secteurs, par type de contrôle des entreprises en 2017

en %
Figure 3 - Répartition de l'emploi entre les secteurs, par type de contrôle des entreprises en 2017 (en %) - Lecture : en 2017, l'industrie emploie 32,3 % des effectifs des entreprises contrôlées par des firmes multinationales étrangères.
Secteurs Firmes multinationales étrangères Firmes multinationales françaises Autres entreprises françaises
Industrie 32,3 32,7 13,1
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 23,0 16,4 24,4
Services aux entreprises 24,0 11,4 10,9
Information et communication 5,6 8,6 4,1
Transports et entreposage 4,2 15,0 5,9
Hébergement et restauration 3,2 3,4 10,1
Construction 1,6 6,7 15,4
Autres 6,1 5,9 16,2
  • Note : l'industrie regroupe ici les secteurs B à E et non la seule industrie manufacturière (secteur C). « Autres » regroupe les secteurs L, M et S95. Les effectifs intérimaires sont regroupés dans les sociétés d’intérim, dans le secteur services aux entreprises.
  • Lecture : en 2017, l'industrie emploie 32,3 % des effectifs des entreprises contrôlées par des firmes multinationales étrangères.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Figure 3 - Répartition de l'emploi entre les secteurs, par type de contrôle des entreprises en 2017

  • Note : l'industrie regroupe ici les secteurs B à E et non la seule industrie manufacturière (secteur C). « Autres » regroupe les secteurs L, M et S95. Les effectifs intérimaires sont regroupés dans les sociétés d’intérim, dans le secteur services aux entreprises.
  • Lecture : en 2017, l'industrie emploie 32,3 % des effectifs des entreprises contrôlées par des firmes multinationales étrangères.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers ; effectifs employés y compris non-salariés et intérimaires.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Les coûts salariaux moyens par tête sont plus élevés dans les entreprises sous contrôle étranger

Les emplois salariés dans les multinationales étrangères génèrent 128 milliards d’euros de coûts salariaux en France en 2017 (dont 115 milliards hors intérim). À 57 300 euros, les coûts salariaux moyens par tête sont plus élevés dans ces entreprises que dans les multinationales sous contrôle français (55 900 euros). L’écart provient principalement du commerce, où les coûts salariaux moyens par tête en France s’élèvent à 57 500 euros dans les entreprises sous contrôle étranger, contre 42 700 euros dans les multinationales françaises.

Comparés aux multinationales étrangères, les coûts salariaux moyens par tête sont également plus faibles dans les autres entreprises françaises (42 900 euros) ; l’écart est principalement dû à l’industrie et au commerce.

Les firmes étrangères réalisent 169 milliards d’euros de valeur ajoutée

Les entreprises sous contrôle étranger réalisent 169 milliards d’euros de valeur ajoutée en France, soit 17 % de la valeur ajoutée totale des entreprises en France, dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers (figure 4). L’industrie manufacturière, le commerce ainsi que les activités de services administratifs et de soutien réalisent les trois quarts de la valeur ajoutée des entreprises sous contrôle étranger, contre un peu moins de la moitié pour les multinationales françaises.

Cette création de valeur ajoutée correspond à 22 % du chiffre d’affaires des entreprises sous contrôle étranger en France : c’est moins que dans les multinationales françaises (26 %). Cette plus faible part s’explique par des consommations intermédiaires plus élevées de biens mais aussi de services externalisés.

Figure 4a - Chiffre d'affaires par secteur par type de contrôle des entreprises en 2017

en milliards d’euros
Figure 4a - Chiffre d'affaires par secteur par type de contrôle des entreprises en 2017 (en milliards d’euros) - Lecture : en France, en 2017, les firmes multinationales étrangères réalisent un chiffre d'affaires de 299 milliards d'euros dans l'industrie.
Firmes multinationales étrangères Firmes multinationales françaises Autres entreprises françaises
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 309,4 382,9 626,5
Industrie 299,3 693,8 195,9
Services aux entreprises 36,3 45,4 65,1
Information et communication 33,7 114,7 44,7
Transports et entreposage 28,2 122,6 62,6
Hébergement et restauration 9,0 16,8 72,2
Construction 15,1 83,5 195,6
Autres 37,2 60,0 169,8
  • Note : l'industrie regroupe ici les secteurs B à E et non la seule industrie manufacturière (secteur C). « Autres » regroupe les secteurs L, M et S95.
  • Lecture : en France, en 2017, les firmes multinationales étrangères réalisent un chiffre d'affaires de 299 milliards d'euros dans l'industrie.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Figure 4a - Chiffre d'affaires par secteur par type de contrôle des entreprises en 2017

  • Note : l'industrie regroupe ici les secteurs B à E et non la seule industrie manufacturière (secteur C). « Autres » regroupe les secteurs L, M et S95.
  • Lecture : en France, en 2017, les firmes multinationales étrangères réalisent un chiffre d'affaires de 299 milliards d'euros dans l'industrie.
  • Champ : France, entreprises des secteurs marchands non agricoles et non financiers.
  • Source : Insee, Ésane, Lifi 2017.

Elles investissent légèrement moins en France que les firmes françaises

Les multinationales étrangères réalisent moins d’investissements corporels que les autres sur le sol français. Leur investissement global de 28 milliards d’euros correspond à 17 % de leur valeur ajoutée en France contre 25 % pour les multinationales françaises. À structure sectorielle égale, leur taux d’investissement en France atteindrait 23 %.

Les entreprises sous contrôle des pays membres de l’Union européenne concentrent les deux tiers des investissements réalisés sur le sol français par des entreprises sous contrôle étranger. Les entreprises sous contrôle luxembourgeois, irlandais ou allemand investissent en France une plus grande part de leur valeur ajoutée (de 31 à 26 %). A contrario, cette part est assez faible dans les firmes suisses et britanniques (11 %) ou américaines (14 %).

Sources

Les résultats sont issus de la réponse « Inward » au règlement européen Foreign AffiliaTes Statistics (FATS).

À compter du millésime 2017 les données issues du dispositif Ésane sont pour la première fois produites et diffusées entièrement selon la définition économique de l’entreprise, telle que précisée par le décret n° 2008-1354 pris en application de la loi de modernisation de l’économie (LME).

Par ailleurs, les effectifs des entreprises du secteur de l’intérim incluent dorénavant les travailleurs intérimaires. Ces modifications méthodologiques rendent impossible toute comparaison par rapport à l’année précédente mais le poids de l’intérim a été mentionné dès que possible pour faciliter la compréhension des écarts par rapport aux chiffres de l’an dernier.

Définitions

La catégorie d’entreprise est définie par le décret n° 2008-1354. Pour une entreprise sous contrôle étranger, cette catégorie est calculée sur sa partie française et non sur l’entreprise au niveau mondial.

Cette étude porte sur l’ensemble des entreprises sous contrôle étranger. Celles-ci comportent principalement les entreprises sous contrôle de firmes multinationales étrangères (88 %), mais aussi les unités indépendantes de nationalité étrangère (12 %). Ces dernières regroupent à la fois des unités locales implantées en France et des unités étrangères ayant une activité en France, mais sans implantation. Dans l’étude, on parlera indifféremment d’entreprises sous contrôle étranger ou sous contrôle de firmes multinationales étrangères.

Les secteurs retenus sont les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers. Les secteurs non principalement marchands sont exclus. Les effectifs incluent les non-salariés.

Chiffre d'affaires (statistique d'entreprise) : le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (hors taxes) réalisées par l'entreprise avec les tiers dans l'exercice de son activité professionnelle normale et courante. Il correspond à la somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des activités annexes.

Remarque : le chiffre d'affaires témoigne du volume d'affaires généré par l'activité courante de l'entreprise et permet ainsi d'en apprécier la dimension. Cependant, pour mesurer l'activité d'une entreprise ou d'un secteur, et effectuer des comparaisons, le chiffre d'affaires n'est pas toujours un indicateur significatif car il peut inclure ou non des achats pour la revente et des sous-traitance selon le mode de comptabilisation retenu.


Entreprise :

l'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.


Firme multinationale étrangère :

une firme multinationale étrangère est un groupe de sociétés dont le centre de décision est situé à l'étranger et qui contrôle au moins une filiale en France.


Entreprise de taille intermédiaire / ETI :

une entreprise de taille intermédiaire (ETI) est une entreprise qui a entre 250 et 4999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros.

Une entreprise qui a moins de 250 salariés, mais plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 43 millions d'euros de total de bilan est aussi considérée comme une ETI.

Les ETI constituent une catégorie d'entreprises intermédiaire entre les petites et moyennes entreprises (PME) et les grandes entreprises.

Remarque :

Cette catégorie d'entreprises est définie par le décret d'application (n°2008-1354) de l'article 51 de la loi de modernisation de l'économie, relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d'appartenance d'une entreprise pour les besoins de l'analyse statistique et économique.


Grande entreprise :

une grande entreprise est une entreprise qui vérifie au moins une des deux conditions suivantes :

  • avoir au moins 5000 salariés;
  • avoir plus de 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 2 milliards d'euros de total de bilan.
Remarque :

Cette catégorie d'entreprises est définie par le décret d'application (n°2008-1354) de l'article 51 de la loi de modernisation de l'économie, relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d'appartenance d'une entreprise pour les besoins de l'analyse statistique et économique.


Firme multinationale française :

une firme multinationale française est un groupe de sociétés dont le centre de décision est situé en France et qui contrôle au moins une filiale à l'étranger.


Microentreprise :

une microentreprise est une entreprise occupant moins de 10 personnes, et qui a un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros. Les microentreprises font partie des petites et moyennes entreprises (PME).

Cette notion, utilisée à des fins d'analyse statistique et économique, diffère de celle du régime fiscal de la micro-entreprise et ne s'apparente pas non plus au statut de micro-entrepreneur, appelé auto-entrepreneur avant le 19 décembre 2014.

Remarque :

Cette catégorie d'entreprises est définie par le décret d'application (n°2008-1354) de l'article 51 de la loi de modernisation de l'économie, « relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d'appartenance d'une entreprise pour les besoins de l'analyse statistique et économique ».


Coût salarial :

le coût salarial est constitué par l'ensemble des dépenses qui incombent à l'entreprise pour l'emploi d'un salarié. Il se répartit en :

  • un coût direct, composé principalement des salaires bruts auxquels s'ajoutent différents avantages salariaux (avantages en nature, intéressement et participation) ;
  • un coût indirect formé essentiellement des cotisations patronales légales et conventionnelles et de diverses charges (formation professionnelle, frais de transport, œuvres sociales).

Valeur ajoutée :

solde du compte de production. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire.


Consommation intermédiaire :

valeur des biens et services transformés ou entièrement consommés au cours du processus de production. L'usure des actifs fixes mis en œuvre n'est pas prise en compte ; elle est enregistrée dans la consommation de capital fixe.


Investissements corporels :

les investissements corporels sont les investissements en actifs physiques destinés à être utilisés durablement par l'entreprise comme moyens de production (constructions, installations techniques, matériel et outillage industriels…).