Entre risques commerciaux et soutiens budgétairesNote de conjoncture - juin 2019

Julien Pouget - Frédéric Tallet - Thomas Ouin-Lagarde - Mikael Beatriz

Marqué notamment par les tensions commerciales parties des États-Unis et par la perspective du Brexit, l’environnement international paraît moins porteur que l’an dernier. Les banques centrales comme les différents gouvernements ont néanmoins pris acte du risque de ralentissement et ajustent en conséquence leur politique économique. Début 2019, les principaux pays de la zone euro ont ainsi pour la plupart mis en place, d’une manière ou d’une autre, des mesures de soutien budgétaire.

C’est le cas en France, avec, entre autres, les mesures d’urgence annoncées en décembre 2018. Au niveau agrégé, le pouvoir d’achat des ménages progresserait donc assez nettement en 2019 (+2,3 %, soit +1,8 % par unité de consommation), dans un contexte d’inflation contenue. Cette augmentation ne se transmettrait que graduellement à la consommation des ménages, qui serait tout de même le principal soutien à la croissance. Le PIB français augmenterait de 0,3 % par trimestre d’ici la fin 2019, soit, en moyenne annuelle, une croissance de 1,3 %, légèrement supérieure à la croissance prévue dans l’ensemble de la zone euro (+1,2 %). Avec 241 000 créations nettes d’emplois prévues sur l’année, le taux de chômage poursuivrait sa baisse pour s’établir à 8,3 % fin 2019.

Julien Pouget - Frédéric Tallet - Thomas Ouin-Lagarde - Mikael Beatriz
Note de conjoncture
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